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Claroline Connect, ça vous dit quelque chose …

Cela fait quelques mois qu’on en parle à demi-mots, ici et là-bas, en Belgique et Outre-Quiévrain …
Mais voilà, les accords sont pris et la campagne de presse s’annonce !

Une petite histoire

C’était en avril 2012, lors du WWW2012, qu’avec mon comparse de causeries (Christophe Batier de l’UCBLyon I), nous avons discuté de projets pour un nouveau genre de LMS. Il était temps car la plupart des plateformes actuelles sont nées il y a une dizaine d’années. En mai, à l’AIPU de Trois-Rivières (Québec), on en parlait lors d’une causerie.

Claroline est née en 2001 à l’Université catholique de Louvain et avec toutes ces années, les outils, les usages, les besoins … se sont développés d’une manière tellement radicale, qu’on ne pouvait plus faire évoluer ces outils à coups de « patch », de rafistoler la plateforme pour la mettre au « goût du jour ». Dans le cadre du Consortium Claroline, nous y réfléchissions depuis quelques années : la décision fut difficile tant l’investissement était lourd. Pourtant, il fallait y aller, il fallait reconstruire un « noyau », une sorte de moteur pour le logiciel qui permettrait de tenir compte de l’avancée des outils « déjà-là » du Web 2.0, des usages des générations (les natifs et les autres), des besoins de la formation initiale et continue, toutes deux secouées par les approches-compétences et les approches-programmes, par la disponibilité des ressources (Tout est transmis, dirait Michel Serres), par les MOOC (Massive Open Online Courses), les EPA (Environnements personnels d’apprentissage), l’édition numérique, l’internationalisation de la formation … vous complèterez bien la liste.

Donc, j’en ai parlé avec Christophe (qui lui, pilote à Lyon le projet Spiral Connect, une plateforme découverte lors de mon séjour sabbatique à Lyon) et très vite on s’est mis d’accord : on va bosser ensemble avec nos équipes sur ce nouveau concept de plateforme … Claroline Connect : l’innovation, l’ingéniosité de Spiral et l’intuitivité, la rigueur de Claroline … le feu et l’eau, l’ordre et le désordre (j’exagère) … une des mes métaphores favorites. Plutôt, des espaces de liberté avec des jalons, des indicateurs …

Les partenariats avec la Région « Rhône-Alpes » (car évidemment nos partenaires de la Région, déjà membres effectifs du Consortium s’y sont vite intéressés : Ecole centrale de Lyon, EM Lyon, Saint-Etienne …), le soutien de la Région Wallonne … se sont rapidement mis en place, les équipes sont constituées … le prototype fonctionnel de Claroline Connect est prévu pour septembre 2013 et la migration des plateformes institutionnelles (utilisatrices de Claroline, de Spiral et pourquoi pas d’autres plateformes) est prévue à la rentrée (septembre 2014). En outre des projets de recherche-développement sont venus accompagner, soutenir et fertiliser le projet.

Des idées génériques vers des fonctionnalités revues

Sans vouloir faire le décompte exhaustif de nos chantiers et de nos objectifs en voici quelques-uns :

(1) Dépasser (sans la négliger) la notion de « cours » pour aller vers le « développement de compétences ». Les plateformes actuelles sont construites principalement sur des « cours » créés par les utilisateurs enseignants. Sans les mettre de côté, nous proposons la notion d’espaces d’activités plus souples dans les contextes actuels : une approche par problèmes, par exemple, est transversale à plusieurs « cours » et vise le développement de compétences, contextualisation fertile d’un ensemble de connaissances, de ressources ; un portfolio est un espace d’activité orientée et gérée par les étudiants dans le cadre de la validation d’un parcours ; ces compétences sont pilotées et construites dans une approche-programme association interactive de plusieurs enseignants … Il s’agit aussi d’une occasion d’ouverture à d’autres types d’activités : des projets de recherche dans une université, un projet d’innovation ou de co-élaboration au sein d’une entreprise … bref, une plateforme d’eLearning et d’eWorking …

(2) Utiliser les ressources externes pour mieux se concentrer sur le dispositif d’apprentissage. Les réformes éducatives actuelles visent au développement de l’autonomie voire de l’autodidaxie (Apprendre à apprendre) des étudiants. Les EPA (Environnement Personnel d’Apprentissage) se développent à l’heure des MOOC (tels Coursera ou EdX). Aussi, notre attention est dirigée vers les réservoirs de ressources disponibles au travers des UNT (Universités numériques thématiques) voire des MOOC et des éditions numériques des Textbooks. Une plateforme actuelle se doit de tenir compte de ces nouvelles ressources, de ces bases de données de ressources partagées … et aussi d’offrir des environnements proches de ceux qui se développent au sein du Web 2.0 ou du moins de permettre une interaction transparente avec ceux-ci. C’est ainsi que des espaces d’activités, véritables agrégateurs de savoirs, pourraient être créé par les étudiants eux-mêmes au sein d’un projet pédagogique dûment balisé.

(3) Travailler en réseau pour redonner du sens à la présence. Le collectif, l’apprentissage collaboratif ou mieux co-élaboratif est à l’ordre du jour. Des réseaux d’apprenants (et nous sommes tous apprenants toute la vie durant) se créent, ils se mêlent aux réseaux de praticiens du monde socio-professionnel. Les universités « traditionnelles » redonnent du sens à la présence (les « campus ») dans des collaborations larges avec leur région voire à l’international. Des plateformes locales se doivent donc de communiquer entre elles permettant ainsi la flexibilité et la mobilité des environnements des étudiants, des enseignants, des travailleurs. La plateforme « Claroline Connect » communiquera (ou pourra communiquer) ainsi avec d’autres plateformes dans le cadre du partage et de la construction des connaissances et des dispositifs de formation établis. Des banques de dispositifs pédagogiques pourront être partagés entre des enseignants ou des utilisateurs du monde entier au service de leur développement professionnel (dans une optique de SOTL).

(4) Gérer les collectifs, les communautés, les groupes … Le collectif encore. Des étudiants, des utilisateurs, des chercheurs sont inscrits respectivement ou cumulativement dans des « cours », dans des programmes, dans des équipes, dans des groupes où alors ils travaillent en duo ou même en solo sur un projet précis. On comprendra aisément que toutes ces liaisons sont difficiles à gérer, à suivre au sein du bureau de l’utilisateur. Ce dernier répondra à ce besoin d’ordre en proposant des trémies (des filtres) et en se reconfigurant selon les choix du moment : le travail que je mène avec tel autre étudiant, le projet que je conduis avec telle équipe, mes abonnements à tels services ou au portail de l’institution … Selon le choix, le bureau sera à même de se configurer en mettant en place, en action, les ressources nécessaires, les autres utilisateurs concernés … et les outils nécessaires à l’exécution des tâches.

(5) Partager des dispositifs pédagogiques. Pour terminer ce bref aperçu, un enseignant ou un formateur qui aura construit un scénario intéressant, un dispositif particulier (imaginons un « peer review » entre étudiants) … pourra abstraire ce dispositif en le rendre disponible sous forme d’un modèle, d’un patron, d’un « template » à d’autres enseignants, formateurs. Le partage des pratiques est une donnée incontournable dans le développement professionnel des enseignants, la nouvelle plateforme permettra de les objectiver.

(6) Mobiles. Les outils mobiles, smartphones et tablettes, sont de plus en plus utilisés par nos apprenants pour visualiser des ressources, rester connectés avec « ses groupes », partager les informations. Ils sont devenus de facto les outils de l’apprendre toute la vie durant … Claroline Connect devra s’adapter pour s’infiltrer dans ces écrans de formes variées.

Et vous ?

Notre projet, notre Consortium est largement ouvert. Vous avez des idées, vous voulez les voir à l’oeuvre dans le nouvel outil. Rejoignez-nous ! Dès que le noyau sera fonctionnel, les membres effectifs pourront contribuer à la plateforme via son architecture modulaire.

C’est vrai, pas mal d’institutions ont fait d’autres choix (Moodle, Dokeos … d’excellentes plateformes par ailleurs … et même des LMS commerciaux). Ce que nous vous proposons c’est une Communauté proche, largement européenne, d’origine francophone et largement ouverte sur la francophonie, latine de coeur mais ouverte aux cultures différentes … Nous pensons fortement que deux orientations importantes nous démarquent de la concurrence :

(1) Simplicité, intuitivité toujours. S’il s’agit de contribuer au développement professionnel des enseignants et plus largement à celui du système éducatif, il nous paraît important de ne pas orienter le choix de la plateforme sur une longue liste de fonctionnalités, de modules. Trop souvent, ce sont de telles considérations purement informatiques qui guident le choix. Une plateforme qui offre tous les modules possibles permettant de « faire des choses complexes » sur le plan pédagogique, rend bien souvent la réalisation de « choses simples » compliquée. Nous pensons qu’une plateforme simple, intuitive (une des caractéristiques largement reconnues de Claroline et que nous souhaitons maintenir) est le meilleur moyen de faire entrer les enseignants dans l’évolution, pédagogique et technologique, de plus en plus impérative du monde éducatif. Encore faut-il que la technologie ne soit pas l’obstacle premier.

(2) Généricité et spécificité. Tout en souhaitant et encourageant le développement et le partage de modules plus spécifiques voulus par les institutions-membres voire les utilisateurs, il nous semble important que la plateforme, au travers de son noyau, permette la construction de dispositifs pédagogiques partageables à partir de briques de base intelligentes, les outils de la plateforme. Les modèles (ou Templates décrits au point 5) sont ainsi plus facilement accessibles et exploitables par les enseignants, étant construits sur les outils génériques (fonctionnalités) de la plateforme. Bon nombre de plateformes  disposent bien évidemment d’une large collection de modules spécifiques mais ceux-ci demandent des apprentissages particuliers chaque fois à refaire.

Alors venez nous rejoindre ou pourquoi pas soutenez notre projet

Marcel, président du Consortium international Claroline :=)

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13 comments to Claroline Connect, ça vous dit quelque chose …

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