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Web 2.0, Apprendre 2.0 et Enseigner 2.0

Web 2.0 ?  Enseigner 2.0 ?

Comme à chaque avancée des technologies, certains y voient des promesses pour la société en général, pour l’enseignement en particulier, d’autres augurent des pires périls pour une humanité qu’ils revendiquent. Le Web 2.0 est une de ces inventions de notre invention. Comme l’outil a prolongé le bras de l’homme il y a bien longtemps, l’Internet sera-t-il ce prolongement de notre cerveau, de notre intelligence ?

Web 2.0, qu’est-ce que c’est ?

Il est difficile de définir ces nouvelles potentialités du Web, tant elles sont mouvantes, tant elles se recouvrent, tant le recul nous manque. Un petit essai ? A l’origine, le Web 0.0 était une affaire de spécialistes qui avaient acquis les techniques nécessaires pour publier … des pages Web. L’utilisateur se contentait d’examiner ces productions, les mêmes pages pour tous,  en les parcourant de quelques clics. Ensuite, sur le Web 1.0, on a vu apparaître une possibilité d’identification pour l’utilisateur (les fameux login et mot de passe) qui permettait à l’utilisateur de recevoir les pages qui lui étaient destinées … sur iCampus, par exemple, vous recevez les cours auxquels vous vous êtes inscrits. Vous pouvez aussi facilement adjoindre des documents, des images … Et puis récemment, progressivement, est arrivé le Web 2.0. En plus des possibilités citées précédemment, vous pouvez facilement envoyer un commentaire en laissant un message sur la page de l’utilisateur-auteur, organiser des groupes d’intérêt, plébisciter un apport qui correspond à votre opinion, intégrer des médias de diverses natures … Aujourd’hui, vous pouvez contribuer à la Wikipédia (une excellente encyclopédie en ligne selon la revue Nature), vous soumettez une nouvelle sur AgoraVox (un journal où chacun peut contribuer et piloté par le bien connu Joël de Rosnay), vous commentez les productions des autres sur les réseaux sociaux, vous donnez votre avis sur un livre vendu chez Amazon, vous évaluez un vendeur sur eBay, vous téléchargez de la musique ou vous podcastez un cours de l’université Berkeley, vous partagez des photos avec vos amis et vos collègues, vous écrivez à plusieurs un article avec GoogleDocs, vous conservez vos références sur del.icio.us, vous interpellez des experts …  Si en plus, vous vous sentez perdus par tous ces services épars, vous vous abonnerez (par les flux rss) ou vous utiliserez un agrégateur pour rassembler les nouveautés émanant de tous ces sites.

Apprendre 2.0 ?

Si ces nouveautés vous sont encore étrangères, vous vous serez sans doute rendus compte qu’elles le sont beaucoup moins pour vos enfants ou vos petits-enfants, pour ces jeunes que la presse appelle déjà les digital natives, ceux qui sont nés avec Internet et les technologies associées. Le Monde de l’éducation faisait état en avril 2008 et pour la France d’environ 35% des 12-15 ans qui contribuent quotidiennement à leur blog, l’enquête MediaPro annonçait pour 2005-2006 qu’environ 70 % des Belges de 12-18 ans consultait Internet au moins une fois par jour à la maison mais seulement 9 % à l’école … Pourtant, chercher et analyser les informations, débattre et argumenter avec d’autres, exercer son esprit critique, appréhender son environnement et le monde, produire les signes des apprentissages effectués … n’est-ce pas apprendre ?  On les dit multimodaux, multitâches, hyperconnectés … ne sont-ce pas des potentiels formidables pour l’éducation ?  Que diraient aujourd’hui Jean Piaget, Lev Vigotsky, Carl Rogers face aux demandes de nos sociétés et aux atouts des jeunes d’aujourd’hui qui demandent bien évidemment d’être guidés par nous, les enseignants 2.0 ?

Flash Back : l’outil n’est-il que l’outil ?
Petit retour en arrière. C’est dès les années 80 que l’EAO (enseignement assisté par ordinateur) pointait son nez porteur des plus grandes promesses pour l’enseignement. Comme le dieu égyptien Thot à propos de l’écriture ou Edison en 1922 à propos du cinéma, toutes les technologies ont connu leurs chantres qui ont annoncé à grands renforts médiatiques le sauvetage du système éducatif par l’outil : ordinateur personnel, cédérom, plate-forme Internet, réseaux sociaux, Web 2.0 … Les recherches postérieures furent cependant plus discrètes. L’impact principal des technologies dépendait grandement des méthodes pédagogiques mises en place par l’enseignant : l’outil était là, mais qu’allait en faire l’enseignant dans sa classe ? Mieux encore, quel dispositif allait-il mettre en place pour que son élève, son étudiant, son apprenant puisse apprendre ? Enfin, si au niveau des résultats dans les disciplines enseignées, l’impact des outils n’était pas évident (ni mieux ni pire, tel est le résultat des recherches qui ont conduit au NSD : No Significant Difference), des effets significatifs se manifestaient de nouveau au travers des méthodes mises en place pour atteindre certaines compétences « transversales » visées : apprendre à chercher l’information, à la valider, à la synthétiser … Par ailleurs, travailler en équipe, argumenter ses propos, persévérer dans la tâche, apprendre à apprendre de manière autonome … L’outil n’est que l’outil … L’outil est une condition peut-être nécessaire mais certes pas suffisante. Allons-nous en rester là ? Cyrano disait : Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !

Enseigner 2.0

En effet, comme nous l’avons dit, l’outil n’est pas que l’outil. Il influe et influera encore davantage la manière dont nous appréhendons le réel, la manière dont nous communiquons, la manière dont nous nous développons et nous posons en tant que personne. Les méthodes actives et interactives associées à ces technologies nouvelles permettent de concrétiser le rêve du pédagogue : mettre en place des conditions dans lesquelles l’étudiant puisse apprendre.
Par rapport à « l’antique » et pionnier EAO, l’accent est mis sur l’apprenant qui va construire ses connaissances en interagissant avec d’autres dans un environnement préparé pour lui. Ce n’est pas seulement du futur : la plate-forme d’apprentissage en ligne Claroline (le logiciel à la base de iCampus), deuxième en popularité de par le monde, prix Unesco pour l’usage des technologies en éducation, est née au tout début du troisième millénaire en Région Wallonne à l’UCL et elle permet déjà un bon nombre des fonctionnalités dont nous avons parlé et ce pour l’école, pour l’enseignement supérieur, pour l’eLearning et l’eWorking. La prochaine édition de l’Annual Conference of Claroline Users Parlera de « Claroline au futur » … tout un programme dont nous vous reparlerons.

(Extrait de Résonances de mai 2009)

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