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	<title>Blog de M@rcel &#187; Formation des enseignants</title>
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	<description>Un blog sur la pédagogie, la technologie et aussi sur un peu de tout</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Jul 2018 08:38:36 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Classes inversées, les effets : I. Les &#171;&#160;résultats&#160;&#187; des élèves et des étudiants</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jul 2018 13:20:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (sans TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article est le premier relatif aux effets des classes inversées. Il porte essentiellement sur les aspects cognitifs, les connaissances et compétences acquises par les élèves et les étudiants ayant reçu un enseignement en classe inversée et sur les effets éventuels de cette panoplie de méthodes [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Introduction</h2>
<p>Cet article est le premier relatif aux effets des classes inversées. Il porte essentiellement sur les aspects cognitifs, les connaissances et compétences acquises par les élèves et les étudiants ayant reçu un enseignement en classe inversée et sur les effets éventuels de cette panoplie de méthodes. Le second portera davantage sur les éléments motivationnels. Nous ferons tout d&rsquo;abord un rappel sur La ou Les classes(s) inversée(s). Ensuite, nous aborderons quelques préalables ou précautions à prendre pour aborder la question de l&rsquo;efficacité des méthodes. Finalement, nous passerons en revue brièvement (en renvoyant vers des références utiles et récentes), quelques résultats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1. De LA classe inversée aux ClasseS InverséeS</h2>
<p>Les dispositifs pédagogiques de classes inversées sont apparus, il y a quelques années, dans le panorama des dispositifs pédagogiques (des stratégies pédagogiques). Pour ma part, après une brève allusion sur ce Blog dès 2011, j&rsquo;en parlais déjà dans une <a href="https://youtu.be/kYbxdfGxRi4">causerie</a> avec mon collègue et ami Christophe Batier lors du Congrès AIPU 2012 (Association Internationale de Pédagogie Universitaire) tenu au Quebec à l&rsquo;Université de Trois-Rivières. Le propos (un peu provocant certes) concernait ce que j&rsquo;ai appelé plus tard &laquo;&nbsp;La classe inversée&nbsp;&raquo; avec le slogan &laquo;&nbsp;Les leçons à la maison, les devoirs en classe&nbsp;&raquo;. Comme bien souvent dans les processus d&rsquo;innovation, ce concept, cette idée initiale (issue de pionniers créatifs &#8230; on cite Eric Mazur, Jonathan Bergmann &amp; Aaron Sans &#8230;) allait se transformer et s&rsquo;adapter dans un processus progressif d&rsquo;appropriation par les enseignants et formateurs pour devenir une véritable &laquo;&nbsp;tête de pont&nbsp;&raquo; de l&rsquo;innovation pédagogique voire une pratique de plus en plus institutionnalisée ; en cela, l&rsquo;innovation ressemble à un processus d&rsquo;apprentissage à large échelle (des idées déjà-là en l&rsquo;état embryonnaire, encore imparfaites qui vont se transformer par &laquo;&nbsp;assimilation et accommodation&nbsp;&raquo;). Un peu plus tard en 2016, je démontrais le large éventail de pratiques effectives sous la seule dénomination &laquo;&nbsp;Classe inversée&nbsp;&raquo; : c&rsquo;est ainsi que je proposais de parler plutôt &laquo;&nbsp;des classes inversées&nbsp;&raquo; avec un éloquent pluriel.</p>
<p><strong>Sur ce Blog, nous trouvons les jalons de cette évolution :</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=583">Dispositif Hybride, flipped classroom … suite</a> <strong>en 2011</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=612">Classes inversées, Flipped Classrooms … Ca flippe quoi au juste ?</a> <strong>en 2012</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">Classes Inversées, étendons et « systémisons » le concept !</a> <strong>en 2014</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=868">Les classes inversées : intégration d’idées pédagogiques anciennes pour une réelle innovation</a> <strong>en 2017</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=791">Les classes inversées … paysage ouvert et visite guidée</a> <strong>en 2017</strong></p>
<p>Pour le lecteur pressé, voici une petite vidéo (20 minutes) pour appréhender la largeur des dispositifs de classes inversées :</p>
<p><iframe  id="_ytid_66873" width="480" height="270" src="https://www.youtube.com/embed/U8J24T-eY0U?enablejsapi=1&#038;autoplay=0&#038;cc_load_policy=0&#038;iv_load_policy=1&#038;loop=0&#038;modestbranding=0&#038;rel=1&#038;showinfo=1&#038;playsinline=0&#038;autohide=2&#038;theme=dark&#038;color=red&#038;wmode=opaque&#038;vq=&#038;controls=2&#038;" frameborder="0" class="__youtube_prefs__" allowfullscreen data-no-lazy="1"></iframe></p>
<p>Pour le lecteur à la recherche de bases plus scientifiques à la typologie des classes inversées et à leurs effets différentiés, un article de 2016 d&rsquo;<a href="http://revueeducationformation.be/index.php?revue=25&amp;page=3">Education &amp; Formation</a> à télécharger <a href="http://revueeducationformation.be/include/download.php?idRevue=25&amp;idRes=268">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> 2. L&rsquo;efficacité des méthodes pédagogiques, un large champ encore à explorer ?</h2>
<p>Que voici une question fréquente sur les réseaux sociaux et dans les journées pédagogiques ! Une question très difficile à aborder en fait. Elle revient &#8211; légitimement &#8211; lors de la venue de chaque innovation pédagogique que ce soit l&rsquo;apport de certains outils technologiques (tablettes, tableau blanc interactif &#8230;) ou encore dans le cadre de &laquo;&nbsp;nouvelles&nbsp;&raquo; méthodes comme l&rsquo;apprentissage par problèmes, l&rsquo;apprentissage collaboratif &#8230; On se pose alors &#8211; tout aussi légitimement &#8211; la question de l&rsquo;efficacité mais par  rapport à quoi : l&rsquo;acquisition des savoirs, le développement de compétences et d&rsquo;attitudes, l&rsquo;adoption de certaines valeurs &#8230; voire par rapport à l&rsquo;enseignement dit &laquo;&nbsp;traditionnel&nbsp;&raquo; dont on ne s&rsquo;interroge plus sur l&rsquo;efficacité, un enseignement moyen, passe-partout en quelque sorte. Dans notre livre &laquo;&nbsp;Théories et méthodes pour enseigner et apprendre&nbsp;&raquo; (De Boeck, 2007), nous écrivions à propos des outils technologiques :</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Parler de l’efficience </strong>(ou de l&rsquo;efficacité)<strong> d’un outil pédagogique nécessite de se référer aux méthodes dans lesquelles cet outil prendra place et plus loin encore aux objectifs éducatifs qui les sous-tendent&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Il s&rsquo;agit donc, pour évaluer l&rsquo;efficacité d&rsquo;une quelconque méthode pédagogique, de considérer les objectifs pédagogiques qu&rsquo;elle permettra d&rsquo;atteindre. S&rsquo;agit-il de mémoriser, de comprendre, de résoudre des exercices ou de décortiquer des problèmes, d&rsquo;analyser des situations, de développer la compétence à travailler en équipe ou à communiquer, d&rsquo;élaborer un système de valeurs ? La méthode, c&rsquo;est le chemin (de &laquo;&nbsp;<em>odos</em>&nbsp;&raquo; en grec) mais pour aller où ? Il s&rsquo;agit aussi selon l&rsquo;alignement pédagogique (<em>Constructive Alignment</em>, alignement constructif de Biggs, voir <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=289">cette référence</a> en son point III) de se doter des indicateurs qui permettront de jauger l&rsquo;atteinte de ces objectifs par les apprenants, bref de se donner les moyens d&rsquo;évaluer cette atteinte. Tout ceci me fait penser à la citation de Mager (un pionnier de la théorie des objectifs pédagogiques) : <em>Si vous n&rsquo;êtes pas certain d&rsquo;où vous voulez aller, vous risquez de vous retrouver ailleurs</em>. J&rsquo;avais d&rsquo;ailleurs ajouté &laquo;&nbsp;vous risquez de vous retrouver ailleurs &#8230; et de ne pas le savoir&nbsp;&raquo;. Richard Prégent, un auteur très connu en pédagogie, concluait sur un point relatif à l&rsquo;efficacité des méthodes qu&rsquo;aucune méthode n&rsquo;est, en soi, meilleure qu&rsquo;une autre. Tout dépend des objectifs que vous vous donnez ou mieux que vous donnez comme buts à vos élèves ou étudiants.</p>
<p>Pour beaucoup, ces propos, sur la cohérence à rechercher entre Objectifs, Méthodes et Évaluation relèvent de l&rsquo;évidence. Et pourtant ! Voici un exemple &#8211; souvent cité, indûment selon nous, à l&rsquo;encontre des méthodes dites actives &#8211; relatif aux travaux de Hattie (dans son livre <em>Visible Learning, </em>voir <a href="http://people.oregonstate.edu/~flayb/MY%20COURSES/H676%20Meta-Analysis%20Fall2016/Examples%20of%20SRs%20&amp;%20MAs%20of%20interventions/Hattie2000%20Synthesis%20of%20over%20800%20meta-analyses%20relating%20to%20achievement%20-%20first%2029%20pages.pdf">cette référence</a> pour une synthèse). Il mena des recherches sur (aujourd&rsquo;hui)  plus de 1400 méta-analyses qui résument plus que 80000 études particulières sur différents types de méthodes pédagogiques. On dit même que, en tout, 300 millions d’élèves &laquo;&nbsp;en âge d&rsquo;école&nbsp;&raquo; (les K-12 entre 6 et 18 ans) ont été concernés par ces recherches sur la réussite et l’apprentissage. La figure ci-dessous (tirée de <a href="http://www.cambridgeinternational.org/images/271174-active-learning.pdf">cette référence</a>) résume les résultats de son travail.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Capture-d’écran-2018-07-11-à-11.49.06.png"><img class="aligncenter wp-image-885 " src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Capture-d’écran-2018-07-11-à-11.49.06.png" alt="Capture d’écran 2018-07-11 à 11.49.06" width="880" height="320" /></a></p>
<p><strong>Tout d&rsquo;abord, on le voit, les différentes méthodes sont classées en deux colonnes</strong> :</p>
<ul>
<li>celle de gauche avec <strong>un rôle central de l&rsquo;enseignant</strong> qui agit comme un activateur en forte interaction avec les apprenants (à ne pas confondre avec un enseignement frontal ou expositif) et</li>
<li>celle de droite où <strong>l&rsquo;apprentissage est laissé dans une certaine autonomie guidée à l&rsquo;apprenant</strong> et où l&rsquo;enseignent agit comme facilitateur (apprentissage par découverte, par résolution de problèmes  &#8230;) .</li>
</ul>
<p>Par exemple, à gauche,  le &laquo;&nbsp;Reciprocal teaching&nbsp;&raquo; est un enseignement dans lequel la signification (d&rsquo;un texte par exemple) est construite au travers d&rsquo;un dialogue serré entre l&rsquo;enseignant et les étudiants. Le &laquo;&nbsp;Direct instruction&nbsp;&raquo; (trop souvent traduit par une certaine forme d&rsquo;enseignement magistral) consiste en une méthode où les connaissances à transmettre sont découpées en &laquo;&nbsp;grains&nbsp;&raquo; suffisamment petits pour être accessibles aux élèves en interaction forte avec l&rsquo;enseignant ou d&rsquo;autres élèves en groupe. On passe ainsi du plus simple au plus complexe dans des étapes soigneusement scénarisées. On y souligne l&rsquo;importance des interactions et des feedbacks dans une sorte d&rsquo;échafaudage constructif. A droite, on retrouve l&rsquo;enseignement sur la base de différentes situations de recherche (inquiry-based) ou de problèmes (problem-based) avec une autonomie plus grande des élèves dans la construction des savoirs.</p>
<p>Le paramètre &laquo;&nbsp;d&nbsp;&raquo; représente le gain entre la méthode considérée et un échantillon aléatoire (la méthode de référence). Un gain (un effet) de 1 unité représente un décalage vers le haut d&rsquo;environ un écart-type (dans son livre, Hattie fait l&rsquo;analogie, considérant la distribution de la taille des humains, entre une personne de 1, 60 m et une autre de 1, 83, c&rsquo;est visible ; un effet de 0,29 différencierait une personne de 1,80 m d&rsquo;une autre de 1, 82 m) . Un gain de 0,4 représente un gain typique (moyen) correspondant à une année d&rsquo;étude &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nulle critique donc dans ces travaux des méthodes actives ou interactives : nous y lisons plutôt l&rsquo;importance mise sur la guidance de l&rsquo;enseignant (activateur) et une critique d&rsquo;un constructivisme &laquo;&nbsp;radical&nbsp;&raquo; dans lequel l&rsquo;apprentissage serait mis dans les seules mains de l&rsquo;apprenant.</p>
<p>Ceci dit, intéressons-nous à ce qui est mesuré (sur quoi portent les tests, objets des comparaisons effectuées) dans cette ample recherche : dans les comparaisons effectuées, on compare les résultats à des tests standardisés (dans différentes disciplines) passés par les élèves ayant travaillé dans la méthode considérée aux résultats obtenus par d&rsquo;autres élèves dans la méthode de référence. Ces tests portent sur des niveaux cognitifs de l&rsquo;ordre de la mémorisation, de la compréhension ou encore de l&rsquo;application (des objectifs dont l&rsquo;évaluation est de nature quantitative et accessible à des tests standardisés). Pour ces compétences-là et celles-là seulement, il n&rsquo;est pas étonnant d&rsquo;observer que la méthode de &laquo;&nbsp;direct instruction&nbsp;&raquo; (basée sur des feedbacks et des interactions fortes avec l&rsquo;enseignant) donne des résultats supérieurs à une méthode du type &laquo;&nbsp;Problem-based learning&nbsp;&raquo; (davantage orientée vers la prise d&rsquo;autonomie des élèves ou alors vers des compétences transversales dont la mesure du développement est hors de portée le plus souvent de tests quantitatifs).</p>
<p>On peut aussi considérer que les méthodes dans la colonne de droite, sans donner des résultats spectaculaires &#8211; des différences significatives &#8211; en termes de connaissances ou d&rsquo;application de ces dernières, restent dans &laquo;&nbsp;la moyenne&nbsp;&raquo; : s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;effet positif (pour les compétences de mémorisation, de compréhension ou encore d&rsquo;application), il n&rsquo;y pas de perte non plus. Une méthode comme l&rsquo;apprentissage par problèmes ou l&rsquo;apprentissage par recherche vise des compétences plus larges (transversales) en particulier, l&rsquo;analyse, le sens critique, l&rsquo;évaluation, la créativité ou encore la recherche et la validation d&rsquo;informations le plus souvent hors de portée de tests standardisés. Encore une fois, difficile de classer des méthodes sans y associer les objectifs poursuivis. C&rsquo;est une question de validité du test.</p>
<p><strong>C&rsquo;est un constat auquel je suis de maintes fois arrivé dans le domaine des &laquo;&nbsp;effets des technologies et du numérique sur l&rsquo;apprentissage&nbsp;&raquo;</strong>. Typiquement, on y compare un groupe d&rsquo;élèves avec TICs et un groupe sans TIC, on prend la précaution de faire un prétest (identique pour les deux groupes) avant l&rsquo;expérimentation et un posttest après l&rsquo;expérimentation. On en déduit alors le gain entre les deux groupes. On conclut bien souvent par des résultats mitigés voire un NSD (<strong>No Significant Difference</strong>, pas de différence significative). Il n&rsquo;y a ni gain ni perte sur les connaissances et compétences cognitives. Les auteurs concluent souvent sur des effets ailleurs, hors de portée des évaluations classiques, probablement sur des compétences de haut niveau (analyse, synthèse, créativité &#8230;) ou des compétences transversales (chercher et valider l&rsquo;information, exercer son esprit critique, travailler en équipe, évaluer les productions de pairs &#8230;). Le lecteur intéressé par mes analyses ira voir <a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm">cet article</a> (que j&rsquo;ai écrit en 2010) portant sur les effets des technologies et du numérique.</p>
<p><strong>En voici un extrait particulièrement ciblé sur notre problématique</strong> :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Les recherches les plus fréquentes, souvent construites sur une comparaison « avec et sans technologie » et axées sur les effets en termes de « réussite » des apprenants dans un contexte limité (par exemple : une institution donnée, un outil particulier, une discipline spécifique) ont la plupart du temps été marquées par un no significant difference, un phénomène amplement relevé dans la littérature <span class="indexbiblio"><a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm#(Russell, 2009)">(Russell, 2009)</a></span>. Remarquons que ces effets en demi-teinte peuvent être étendus à des recherches « avec telle ou telle méthode pédagogique comparée à l’enseignement dit traditionnel ». Les méta-recherches pionnières de Kulik et al. allaient également déjà dans ce sens, les légères différences observées entre les dispositifs étant bien souvent entachées de variance importante ou alors noyées dans un bruit de fond lié à la variété des disciplines, aux différentes méthodes pédagogiques encadrant les outils, ainsi qu&rsquo;aux modalités d&rsquo;évaluations des apprentissages réalisés <span class="indexbiblio"><a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm#(Kulik et al., 1980)">(Kulik et al., 1980)</a></span>. Environ vingt ans plus tard, Morgan dans son analyse des effets des LMS (Learning Management System) parle de pédagogies accidentelles pour les qualifier <span class="indexbiblio"><a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm#(Morgan, 2003)">(Morgan, 2003)</a></span>.</em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>Les causes les plus probables de ces résultats peu probants et peu décisifs, en termes de stratégie institutionnelle, par exemple, sont selon nous :</em></strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em><tt>- </tt>soit que le véhicule technologique n’implique pas nécessairement une refonte des ressources ou de la pédagogie utilisée (le dispositif pédagogique) &#8230; pas plus que le camion qui amène les victuailles au supermarché n’améliore la nutrition d’une communauté <span class="indexbiblio"><a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm#(Clark, 1983)">(Clark, 1983)</a></span>,</em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em><tt>- </tt>soit que les objectifs, les méthodes et les évaluations se modifiant par les usages « bien pensés » des TIC (les Technologies de l’Information et de la Communication), la comparaison avec des approches plus traditionnelles est rendue difficile ou caduque,</em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em><tt>- </tt>soit encore que les effets recherchés (en termes de compétences ou de savoir-être) restent hors de portée des évaluations certificatives encore largement basées sur des compétences de bas niveau comme la restitution ou l’application <span class="indexbiblio"><a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm#(Bloom, 1956)">(Bloom, 1956)</a></span>.</em></p>
<h2></h2>
<h2>3. Les classes inversées, quels effets ?</h2>
<p>Contrairement à ce qu&rsquo;une lecture du fameux mais pervers &laquo;&nbsp;Les leçons à la maison, les devoirs en classe&nbsp;&raquo; (le slogan initial de la classe inversée en 2007-2008 : <em>Lectures at home and Homework in class</em>) pourrait laisser entendre, il s&rsquo;agit bien dans le chef des promoteurs de la méthode et des praticiens qui s&rsquo;y engagent de REDONNER DU SENS A LA PRESENCE, de mieux accompagner (que ce soit comme activateur ou comme facilitateur) l&rsquo;élève dans son apprentissage, de tenir compte des niveaux et des difficultés des uns et des autres, des styles d&rsquo;apprentissage &#8230; bref, d&rsquo;être davantage en mesure de différentier les apprentissages. Il s&rsquo;agit donc bien de mettre en place davantage de méthodes actives et interactives en classe en externalisant certains éléments relatifs à la pure transmission de savoirs (que ce soit à la maison, en classe dans des groupes d&rsquo;élèves travaillant ces savoirs en ilots, dans des lieux spécialement équipés dans l&rsquo;école elle-même). L&rsquo;activité en classe est donc centrale (souvenons-nous du pôle &laquo;&nbsp;activation&nbsp;&raquo; de Hattie) et non pas le fait que les savoirs soient transmis par des textes ou des vidéos, c&rsquo;est de l&rsquo;histoire ancienne. Nous allons passer en revue quelques articles récents sur la mesure des effets de la classe inversée (le plus souvent ou des classes inversées parfois). Les titres originaux de nos sources sont donnée ci-dessous en <strong><span style="color: #0000ff;">intertitres bleus</span></strong>. Nous commençons d&rsquo;abord par des articles sur les méthodes actives, une catégorie large qui contient la ou les classe(s) inversée(s).</p>
<h5 id="page-title" class="highwire-cite-title"><span style="color: #0000ff;">Active learning increases student performance in science, engineering, and mathematics</span></h5>
<p>Chez des étudiants de premier cycle (<em>undergraduate students</em>) de différentes disciplines, les <a href="http://www.pnas.org/content/111/23/8410">recherches de Freeman et al.</a> (2014) démontraient par une méta-analyse (255 études) que l&rsquo;effet majeur de ces méthodes (par rapport à d&rsquo;autres plus traditionnelles, frontales, expositives &#8230; des <em><strong>lectures</strong></em> au sens anglo-saxon) était <strong>une augmentation des résultats</strong> moyens des élèves (environ 0,5 écart-type) et <strong>une réduction du taux d&rsquo;échec</strong> des élèves [PNAS, <em>Proceedings of the National Academy of Sciences</em>, 2014, 111 (23)]. La figure ci-dessous, tirée de cet article, illustre notre propos (partie A, l&rsquo;augmentation des scores lors des évaluations (l&rsquo;indice <em>Hedges&rsquo;s g</em> est proche du &laquo;&nbsp;d&nbsp;&raquo; de Hattie et une variation moyenne de 0,5 &#8230; ce n&rsquo;est pas si mal) ; partie B, la réduction des taux d&rsquo;échec) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Freeman.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-886" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Freeman.jpg" alt="Freeman" width="612" height="404" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5 class="Head"><span class="title-text" style="color: #0000ff;">Toward a set of design principles for mathematics flipped classrooms: A synthesis of research in mathematics education</span></h5>
<p>Chez des étudiants de K-12 (équivalent du primaire et du secondaire chez nous), <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1747938X17300295">des recherches de Chung Kwan Lo</a> (2017) se basent sur une méta-analyse d&rsquo;études comparant un enseignement en classes inversées à un enseignement traditionnel (<em>lectures</em> en anglais, des exposés) et ceci en mathématiques [<em>Educational Research Review</em>, 2017, 22, pp 50-73]. La figure résume les résultats en montrant un avantage certain aux classes inversées.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Chung-Lo.png"><img class="aligncenter  wp-image-887" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Chung-Lo.png" alt="Chung Lo" width="857" height="519" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les auteurs de cette étude dégagent aussi (dans un autre article ci-dessous) des aspects plus qualitatifs de leurs analyses (nous les citons ici car nous pensons, qu&rsquo;au-delà de l&rsquo;intérêt objectif des chiffres, des recherches &laquo;&nbsp;meta&nbsp;&raquo; et qualitatives devraient aussi être faites). Les classes inversées apporteraient des avantages sur les points suivant : (1) un accroissement du<strong> temps d&rsquo;activité</strong> (time on tas) et de <strong>l&rsquo;application</strong>, (2) intégration de <strong>nouvelles connaissances modifiant les préconceptions</strong> et (3) la possibilité de <strong>recevoir des feedbacks &laquo;&nbsp;en temps réel&nbsp;&raquo;</strong> (sans attendre que les enseignants aient corrigé les copies).</p>
<h5 class="ArticleTitle" lang="en"><span style="color: #0000ff;">A critical review of flipped classroom challenges in K-12 education: possible solutions and recommendations for future research</span></h5>
<p>Dans <a href="https://telrp.springeropen.com/articles/10.1186/s41039-016-0044-2">un autre article </a>toujours de 2017, les auteurs du précédent retirent différents constats (des défis) et des perspectives de solutions relatives au design (scénario, méthodologie &#8230;) des classes inversées [<span class="JournalTitle"><em>Research and Practice in Technology Enhanced Learning</em>, 2017, 12:4]</span>. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un article basé sur 936 articles (soumis à des revues et évalués par les pairs)  sur l&rsquo;enseignement (général cette fois) en K-12. Le schéma ci-dessous présente les différentes phases et activités &laquo;&nbsp;en classes inversées&nbsp;&raquo; trouvées dans les articles (on remarquera la prédominance du Type 1 somme toute classique, La classe inversée mais aussi d&rsquo;éléments du Type 2 comme les présentations par les étudiants).</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/schéma-claases-inversées.gif"><img class="aligncenter  wp-image-888" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/schéma-claases-inversées.gif" alt="schéma claases inversées" width="608" height="367" /></a></p>
<p>Les auteurs en retirent différents défis pour les étudiants, les enseignants et aussi au niveau institutionnel. De là, ils proposent différentes recommandations que nous synthétisons ici :</p>
<p><strong>Envers les étudiants :</strong></p>
<ol>
<li>Expliciter les attentes et expliquer la façon de travailler (le dispositif) aux élèves (l&rsquo;explicitation des consignes, de attentes, des critères &#8230; est une clé de la motivation)</li>
<li>Préparer les élèves à la façon d’apprendre en « mode inversé » (commencer progressivement avec des vidéos ou des textes en classe)</li>
<li>Concevoir finement les productions vidéos (par exemple <a href="http://www.digitaledidactiek.be/modules/2-ontwerp/theorie/mayer/mayers-ontwerpprincipes-van-multimedialeren/?lang=fr">les principes de conception de Mayer</a>, théories cognitives du multimedia)</li>
<li>Délimiter le temps de travail en autonomie (en enseignement supérieur, max 20 min)</li>
<li>Associer une plateforme (<a href="https://www.claroline.net">Claroline Connect</a> par exemple) pour les interactions en dehors de la classe (soutenir les élèves même à distance ou en autonomie).</li>
</ol>
<p><strong>Envers les enseignants :</strong></p>
<ol>
<li>Continuer à se former « aux classes inversées » : échanger, mutualiser, évaluer … avec les autres</li>
<li>Préparer le matériel (les ressources, les outils …) progressivement … envisager d’exploiter des ressources tierces (cfr 1).</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au terme de ce billet relatif principalement à l&rsquo;efficacité des classes inversées en ce qui concerne les résultats des élèves, nous souhaitons répondre même partiellement à la question suivante : à qui profitent les effets observés ? Est-ce un décalage moyen relatif à l&rsquo;ensemble de la classe (un décalage global), est-ce que ce sont &laquo;&nbsp;les plus forts&nbsp;&raquo; qui en profitent le mieux ou alors &laquo;&nbsp;les plus faibles&nbsp;&raquo; ? Quelques recherches répondent à ces questions. En général, lors d&rsquo;un pré-test ou en fonction de résultats antérieurs, les élèves sont classés selon leurs performances (souvenons-nous le plus souvent sur la base de questionnaires de connaissances ou d&rsquo;applications) en &laquo;&nbsp;faible&nbsp;&raquo; (low), en &laquo;&nbsp;moyen&nbsp;&raquo; (médium) et &laquo;&nbsp;fort&nbsp;&raquo; (high). Les effets (les différences entre le test initial et final après expérimentation) sont alors catégorisés selon ces trois populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5 class="Head"><span class="title-text" style="color: #0000ff;">Investigating the impact of Flipped Classroom on students&rsquo; learning experiences: A Self-Determination Theory approach</span></h5>
<p>Dans cette première recherche de Stylianos et al. (2018)  située pour des élèves K-12, ici des 14-16 ans), 3 cours (studies) ont été observés : un cours de <strong>technologies (TIC)</strong> avec des élèves de 14 ans (Study#1), un <strong>cours d&rsquo;algèbre</strong> avec des élèves de 16 ans (Study#2) et un <strong>cours de sciences humaines et socio-économie</strong> (<em>humanities</em>) avec des élèves de 14 ans (Study#3) [<em>Computers in Human Behavior</em>, 2018, 78]. Cette intéressante recherche, menée conjointement par des enseignants et des chercheurs,  portait à la fois sur des éléments cognitifs (les acquis d&rsquo;apprentissage, <em>learning outcomes</em>, savoirs et compétences) mais aussi sur des éléments relatifs à la motivation, à l&rsquo;autodétermination &#8230; nous y reviendrons dans le prochain billet.</p>
<p>Suite à un pré-test, les élèves ont été classés en 3 groupes (Low,  Medium et High) à la fois pour le groupe contrôle et le groupe expérimental (classes inversées). La figure ci-dessous présente les gains pour les 3 catégories d&rsquo;élèves dans les trois études :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Test-FC.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-889" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/Test-FC.jpg" alt="Test FC" width="660" height="396" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;étude montre que si tous les étudiants bénéficient de l&rsquo;approche en classes inversées, <strong>les plus forts gains relatifs sont ceux des élèves de la catégorie des élèves les plus faibles</strong>. Plusieurs hypothèses se côtoient actuellement : soit les élèves les plus forts, ceux qui ont le mieux intégrés &laquo;&nbsp;la coutume scolaire&nbsp;&raquo; sont davantage déstabilisés par cette méthode plus ouverte, plus autonome ; soit les élèves les plus forts sont relativement non-dépendants de la méthode proposée ; à l&rsquo;inverse les élèves les plus faibles, peu enclins à adopter les routines de l&rsquo;école ou alors avides d&rsquo;exercer des compétences d&rsquo;un autre ordre (par exemple, les créatifs que l&rsquo;école pénalise comme dirait Ken Robinson) trouvent dans la classe inversée une sorte d&rsquo;exutoire ; soit &#8230; Il serait donc injustifié voire fallacieux de croire que ces méthodes interactives et interactives seraient défavorables aux élèves les plus faibles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><span class="title" style="color: #0000ff;">La pédagogie inversée : recherche sur la pratique de la classe inversée au lycée</span></h5>
<p>Terminons par<a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2014/23r-faillet/sticef_2014_faillet_23r.htm"> une dernière étude </a>réalisée cette fois en francophonie pour des élèves de Lycée. Vincent Faillet (2014) montre  &laquo;&nbsp;que les élèves de bon niveau en sciences dans le système de classe traditionnelle sont globalement moins performants en classe inversée alors que les élèves de niveau plus faible dans la classe traditionnelle sont plus performants dans le système de classe inversée. Cette inversion de la performance est à rapprocher avec une adaptation des élèves de bon niveau au système traditionnel et une tendance à travailler plus pour les élèves de moins bon niveau lorsqu’ils sont dans un système de classe inversée&nbsp;&raquo; [<em>STICEF</em>, 2014, 21].</p>
<p>L&rsquo;étude &laquo;&nbsp;concerne deux classes de première scientifique (n1=28 et n2=30) qui ont été suivies sur une année scolaire dans un lycée parisien. Pour ces deux classes, le cours de sciences physiques et chimiques1 a été conduit soit en enseignement traditionnel (leçon en classe et exercices d’application hors du temps scolaire) soit en enseignement inversé (leçon hors du temps scolaire et exercices d’application en classe). Ainsi, sur un total de quinze chapitres traités dans le programme, huit ont été abordés dans le cadre d’un enseignement traditionnel et sept dans le cadre d’un enseignement inversé&nbsp;&raquo;. En s&rsquo;appuyant sur les différents tests réalisés tout au long de l&rsquo;année (relatifs à la matière vue en mode inversé ou en mode traditionnel selon les chapitres), un indice de performance a été calculé : il s&rsquo;agit de la différence algébrique entre la moyenne classe inversée et la moyenne académique. Plus l’indice de performance est élevé, plus l’impact de la classe inversée sur la moyenne est bénéfique. La figure ci-dessous illustre les résultats (indices de performance) obtenus par chaque élève pour l&rsquo;une des classes (la classe 2 où l&rsquo;effet de la classe inversée est le plus fort) :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/sticef_2014_faillet_23rp03.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-890" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2018/07/sticef_2014_faillet_23rp03.jpg" alt="sticef_2014_faillet_23rp03" width="901" height="536" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On remarque que ce sont les élèves de niveau faible (C et D) qui sont majoritairement performants en classe inversée (indice de performance positif). Tous les élèves qui sont moins performants (indice de performance négatif) se révèlent être de bon niveau académique (A+, A voire B).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4. Quelques mots de conclusion &#8230; en attendant d&rsquo;autre recherches</h2>
<p>(1) Selon nous (et bien d&rsquo;autres chercheurs antérieurs), il n&rsquo;est pas possible de comparer des méthodes entre elles sans considérer les objectifs (et les modes d&rsquo;évaluation de leur atteinte). Si une méthode vise à développer l&rsquo;esprit critique, c&rsquo;est sur ce point (aussi) que doivent porter les évaluations (ce qui ne veut pas dire qu&rsquo;il faut éclipser l&rsquo;atteinte d&rsquo;autres objectifs de type mémoriser, appliquer &#8230;)</p>
<p>(2) Il ne faut pas conclure trop vite que des méta-analyses portant sur la comparaison de différentes méthodes via des observables comme l&rsquo;acquisition de connaissances et leur application (les résultats) peuvent être généralisées à d&rsquo;autres compétences de haut niveau (selon Bloom) ou à des compétences transversales.</p>
<p>(3) Même si ces analyses montrent que des méthodes comme les projets ou les situations problèmes sont moins bien classées (par rapport à ces tests toujours), cela ne veut pas dire qu&rsquo;elles ne sont pas performantes pour d&rsquo;autres compétences. C&rsquo;est un appel aux Sciences de l&rsquo;éducation et aux praticiens pour le développement d&rsquo;instruments de mesure de ces compétences que les anglo-saxons appellent parfois &laquo;&nbsp;floues&nbsp;&raquo; (<em>Fuzzy compétences</em>).</p>
<p>(4) La ou les classes inversées poursuivent un vaste panel de compétences qui dépassent le bas niveau selon Bloom. Les recherches montrent que les résultats des élèves sont meilleurs en particulier pour les élèves les plus faibles (différenciation et variété des approches expliquent cela). Des effets sont attendus &laquo;&nbsp;ailleurs&nbsp;&raquo; là où se nichent les compétences transversales de plus en plus reconnues comme impératives pour survivre, vivre et continuer à se développer dans la Société en mutation qui se prépare. Mesurons-les.</p>
<p>(5) La plupart des recherches citées ici portent sur le modèle originel de La classe inversée (que nous avons appelé Type 1). Il serait intéressant d&rsquo;étendre le panel par d&rsquo;autres recherches sur des dispositifs de Type 2 ou de Type 3 (voir <a href="http://revueeducationformation.be/index.php?revue=25&amp;page=3">la typologie que j&rsquo;ai proposée</a>) qui accentuent encore davantage les compétences de plus haut niveau ou les compétences transversales. Nous pensons sans exclusive (le <a href="https://clic2018.sciencesconf.org">Congrès CLIC 2018</a> nous en a donné une foule d&rsquo;exemples) aux dispositifs mis en place par <a href="http://tablettes-coursdefrancais.eklablog.com/accueil-c20969231">Marie Soulié</a> (les tâches complexes),  <a href="http://blogs17.ac-poitiers.fr/miniflip/">Soledad Garnier</a> (les miniflips et les professeurs de 10 ans), <a href="http://blog.educpros.fr/jean-charles-cailliez/2018/07/09/la-classe-renversee-au-lycee/">Christelle Caucheteux</a> (la classe renversée au Lycée) &#8230; et tant d&rsquo;autres.</p>
<p>(6) Et finalement, les méta-analyses que j&rsquo;ai passées en revue montrent de grandes fluctuations (comme celles de Chung Kwan Lo de 2017 dans une des figures ci-dessus &#8211; celle dénommée Fig. 5 dans leur article) : les gains, selon les études vont de 0 à 1. Peut-on dès lors répondre à la question des effets de la classe inversée sauf à effectuer une &laquo;&nbsp;misérable&nbsp;&raquo; moyenne ? Chaque classe est différente d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, même avec un même enseignant. Alors, d&rsquo;une ville ou d&rsquo;une région à l&rsquo;autre ! Je dis souvent &laquo;&nbsp;les étudiants ne sont pas des particules élémentaires&nbsp;&raquo; (et les classes n&rsquo;en sont pas &laquo;&nbsp;des familles&nbsp;&raquo;) et je me demande pourquoi les Sciences de l&rsquo;éducation tiennent tellement à adopter des paradigmes quantitatifs inspirés des sciences exactes &#8230; du 18ème siècle. Je prône davantage des études longitudinales et transversales mais d&rsquo;ordre qualitatif (comme celle des mêmes auteurs présentées après la figure) en examinant &laquo;&nbsp;ce qui se passe en classe&nbsp;&raquo; &#8230; et tant pis pour ceux qui veulent des chiffres (mais j&rsquo;en ai quand même donné quelques-uns).</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Vous avez aimé ce billet ? Vous avez des commentaires, des ajouts, des bémols &#8230; Merci de les écrire ci-dessous ou encore de les faire connaître sur Twitter (@mlebrun2). Vous souhaitez utiliser certains éléments de ce travail. Servez-vous mais citez vos sources. Grand merci.</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong> </strong></span></p>
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		<title>Un hackaton pour imaginer l&#8217;université en 2035 : Hack&#8217;apprendre © du LLL</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2016 15:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Que sera "l'école" au XXIème siècle ? Quelles sont les tendances actuelles dans lesquelles se nichent les formes de l'enseignement supérieur en ce début de troisième millénaire ? Quelles compétences pour les dirigeants et les enseignants pour à la fois contribuer à l'émergence de l'innovation et participer à son instauration dans les structures ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Que sera &laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; au XXIème siècle ?</h2>
<p>Quelles sont les tendances actuelles dans lesquelles se nichent les formes de l&rsquo;enseignement supérieur en ce début de troisième millénaire ? Quelles compétences pour les dirigeants et les enseignants pour à la fois contribuer à l&rsquo;émergence de l&rsquo;innovation et participer à son instauration dans les structures ? Une littérature autour du thème <em>21st century universities</em> se développe tantôt visionnaire tantôt éclairée pour tenter d&rsquo;en définir les contours. A l&rsquo;occasion de ces 20 ans d&rsquo;existence, notre institut (précédemment, IPM, Institut de Pédagogie universitaire et des Multimédiasa et dorénavant LLL, <a href="http://uclouvain.be/louvainlearninglab.html">Louvain Learning Lab</a>) a mis en place une formule originale pour préparer dès à présent les 20 ans à venir : Imaginer l&rsquo;université en 2035. Basée sur les principes de l’innovation ouverte, à mi-chemin entre un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hackathon">hackathon</a> et un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tank">thinktank</a>, l&rsquo;activité <a href="http://hackapprendre.be">Hack’Apprendre</a> est conçue comme un laboratoire, un espace où explorer le futur de la pédagogie pour susciter l’inspiration et encourager l’action. C&rsquo;est ainsi que pendant toute une journée (préparée au préalable et collectivement par un large recueil d&rsquo;idées dans lequel les participants étaient invités à piocher ou &laquo;&nbsp;hacker&nbsp;&raquo;) environ 80 participants (responsables, administratifs, enseignants et étudiants … entrepreneurs) travaillant en 8 groupes tutorés ont problématisé la thématique (à l&rsquo;aide de différentes techniques de créativité : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_Problem_Solving">Creative Problem solving</a> (CPS), <a href="http://www.creativewallonia.be/projets/creative-society/le-lab-de-creative-wallonia-232/la-boite-a-outils/le-ppco.htm?lng=fr">PPCo</a> (Pluses, Potentials, Concerns), <a href="http://www.creativewallonia.be/projets/creative-society/le-lab-de-creative-wallonia-232/la-boite-a-outils/l-idea-box.htm?lng=fr">Concept Box</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Design_thinking">Design Thinking</a>  … ) avant d&rsquo;émettre leurs solutions. Le scénario constitué de différents temps de divergence et de convergence était fortement marque par le <a href="https://phgarin.wordpress.com/2014/07/24/le-cqfd-du-brainstorming/">CQFD</a> (ne pas <span style="color: #ff0000;"><strong>C</strong></span>ritiquer, favoriser l&rsquo;émergence du <strong><span style="color: #ff0000;">Q</span></strong>uantité d&rsquo;idées, idées <strong><span style="color: #ff0000;">F</span></strong>arfelues bienvenues et <strong><span style="color: #ff0000;">D</span></strong>éveloppement d&rsquo;idées communes)  propre au brainstorming. La journée s&rsquo;est clôturée par une présentation brève des &laquo;&nbsp;projets&nbsp;&raquo; de chaque groupe par un pitch de 180 secondes et la remise de coups de cœur par des acteurs de l&rsquo;innovation résolus à continuer l&rsquo;accompagnement de certaines propositions.</p>
<h2>8 groupes au travail</h2>
<p>Nous présentons graphiquement ci-dessous les résultats des travaux de ces 8 groupes (Responsables, administratifs, enseignants et étudiants … entrepreneurs, qui ont travaillé de manière indépendante mais en profitant de Hackers) en les résumant déjà ici synthétiquement  :</p>
<ul>
<li><strong><em>L’université n’est plus seulement un lieu de transmission de savoir, c’est un lieu où se tissent des liens forts entre les individus, un lieu ouvert sur la société où l’on accueille des projets impliquant les citoyens, les entreprises…</em></strong></li>
<li><strong><em>L’université propose des parcours à la carte, en décloisonnant les disciplines. Tout individu (quelque soit son âge et son parcours de vie) peut venir y chercher une formation courte ou plus longue correspondant à son besoin : “la bonne formation au bon moment”, et ceci tout au long de la vie. Les périodes de vie ne sont plus autant cloisonnées mais c’est bien une imbrication entre vie, travail, études qui est à l’œuvre.</em></strong></li>
<li><strong><em>L’université est un lieu où l’on vient trouver du sens, construire du sens, trouver son projet et construire son projet avec les autres.</em></strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/11/Capture-d’écran-2016-03-09-à-17.10.54.png"><img class="aligncenter  wp-image-788" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/11/Capture-d’écran-2016-03-09-à-17.10.54.png" alt="capture-decran-2016-03-09-a-17-10-54" width="540" height="423" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici, en résumé, les idées émises par les 8 groupes (numérotés comme sur la figure de 1 à 8) :</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Groupe 1 : </strong></span>En 2035, plusieurs métiers d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;existent plus. Pour s&rsquo;adapter aux besoins en évolution permanente, <strong>l&rsquo;Université est</strong> <strong>modulaire</strong>, les modules sont courts et ciblés … de l&rsquo;emboîtement de ces modules naissent des parcours individualisés … L&rsquo;étudiant de 8 à 108 ans construit son parcours.</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Groupe 2 : </strong></span>En 2035, <strong>l&rsquo;université fait confiance</strong> <strong>et applique la présomption de compétences</strong>. Une bonne nouvelle : une formation basée sur des projets individuels … avec des équipes pluridisciplinaires dans une université qui suit 3 grands principes : partir des expériences de chacun-e pour co-construire des connaissances, des équipes d&rsquo;étudiants d&rsquo;âges et d&rsquo;expériences différents, des étudiants acteurs, producteurs, auteurs … plus de certificats, de diplômes mais la reconnaissance par les pairs …</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Groupe 3 :</span> L’université en 2035 contribuera à l’émergence de nouveaux jobs</strong> et à mieux répondre à la question déjà actuelle « vous avez terminé votre parcours à l&rsquo;UCL en 2035 ? Qu&rsquo;est-ce que cela vous apporté qui serait utile dans mon entreprise ? » (1) Travailler ensemble, être créatif, créer et fonctionner en réseau, se développer en y trouvant du plaisir, (2) Se sentir utile au service de la Société en lien avec les défis écologiques, climatiques, démographiques … c’est multidisciplinaire, ces sujets-là !</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Groupe 4 : </strong></span>La société évolue vite … même plus vite que la technologie. <strong>L’université en 2035 sera systémique. Elle forme des étudiants &laquo;&nbsp;réactifs&nbsp;&raquo; capables de s&rsquo;adapter à cette société et « proactifs » pour la faire évoluer</strong>, et ceci de manière continue et … circulaire.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Groupe 5 :</span> L’université en 2035 sera plus fluide, poreuse</strong>. Notre personnage, Céleste, donne cette image d’un clair de Lune, elle rayonne à la fois par ses apprentissages et ses envies d&rsquo;apprendre … C&rsquo;est une adulte avec une longue expérience professionnelle qui souhaiterait retourner à l&rsquo;Université, un homme ou une femme, une personne âgée … elle vient en questionnement . Mais comment les étudiants universitaires vont aider, accompagner Céleste dans ses apprentissages … et profiter de ses questions perpétuelles ?</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Groupe 6 : </strong></span>L&rsquo;université a  plus de 600 ans, va-t-elle encore vivre 20 ans ? L’université en 2035 est une « intersité » (ou encore une inter-cité), un lieu de création, de transmission des savoirs arcbouté sur la recherche au service du public ! Mais tout le monde n&rsquo;y est pas, ne rate-t-on pas quelque chose ? Une certaine exclusion, certains mots ne sont pas assez riches pour exprimer tout cela ! <strong>L’université en 2035 sera davantage ouverte, tournée vers le vécu des humains bien au-delà « des sciences humaines ».</strong></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Groupe 7 :</span> L’université en 2035 accompagnera les projets des individus</strong>. Pour ce faire, elle propose une cartographie de ses enseignements en proposant des liens entre les savoirs et aussi entre les savoirs, les expériences, les projets  … Le personnage s’appelle Dominique … il ou elle arrête l&rsquo;école en quatrième secondaire, n’a pas de diplôme, bosse depuis 20 ans comme maraicher … pas beaucoup d&rsquo;argent, peut pas quitter son boulot … pourtant son projet à elle c&rsquo;est la permaculture ! Il n’est pas évident (pas de diplôme, pas de temps …) que l&rsquo;Université puisse l&rsquo;aider ! Mais un jour, elle fait une rencontre … avec une accompagnatrice à l&rsquo;Université (sur le réseau social Magellan) : la cartographie devient ainsi un programme à la carte !</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Groupe 8 :</span> En 2035, L’université sera confrontée à une grande hétérogénéité des étudiants</strong> (parcours, origine …).  Les étudiants seront &laquo;&nbsp;pluri&nbsp;&raquo; … des parcours professionnels parfois riches souvent chaotiques. Le groupe constate une inadéquation des formations avec les besoins de la société telle qu’elle se construit déjà maintenant. Les formations auront-elles encore du sens, correspondront-elles encore avec les valeurs  … des mondes professionnel, associatif, culturel … Les métiers deviennent composites, on assiste à un décloisonnement de la société, à de nouvelles formes d’hybridation aussi perceptibles à l&rsquo;université par le mouvement rapide des savoirs, des connaissances et des techniques … tous en interaction.</p>
<p><strong>Référence</strong></p>
<p>Cette activité a été l&rsquo;objet d&rsquo;une <a href="http://www.slideshare.net/lebrun/que-sera-luniversit-en-2035-un-hackapprendre-ralis-par-le-lll">communication</a> dans le cadre du 29ème Congrès International de l’AIPU (Association Internationale de Pédagogie Universitaire). Celui-ci s&rsquo;est déroulé du lundi 6 au jeudi 9 juin 2016 à l’Université de Lausanne (UNIL).</p>
<p>Lebrun, M. et al. (2016). Hack&rsquo;apprendre, l’Université en 2035 : comment la préparer ensemble dès aujourd’hui ? Congrès de l&rsquo;Association Internationale de Pédagogie Universitaire. Lausanne, Juin 2016.</p>
<p><strong>Remerciements</strong></p>
<p><strong>Nous remercions les participants et tous les membres du Louvain Learning Lab qui ont mis en place cette activité avec en particulier Ella Hamonic, Nathalie Kruyts, Julie Lecoq, Véronique Bosschaert, Coralie Delhaye, Françoise Docq, Nathalie Catinus, Léticia Warnier et notre président, Benoît Raucent.</strong></p>
<p><strong>Notre <a href="https://youtu.be/L2tVCbC5sBE">Vidéo</a> sur YouTube</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Classes inversées ? Et si c&#8217;était remettre &#171;&#160;l&#8217;école&#160;&#187; à l&#8217;endroit !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Introduction
<p>Lors de conférences récentes, j&#8217;ai utilisé différents titres évoquant &#171;&#160;la mise à l&#8217;endroit de l&#8217;école&#160;&#187;. De quoi s&#8217;agit-il au-delà d&#8217;un intitulé qui se voulait interpellant voire légèrement provoquant ? On peut en juger par les titres de ces conférences :</p>
<p>&#8211; En avril 2015, à l&#8217;invitation du SU2IP (Service Universitaire d&#8217;Ingénierie et d&#8217;Innovation Pédagogique) de l&#8217;Université de Lorraine, j&#8217;utilisais [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #0000ff;">Introduction</span></h3>
<p>Lors de conférences récentes, j&rsquo;ai utilisé différents titres évoquant &laquo;&nbsp;la mise à l&rsquo;endroit de l&rsquo;école&nbsp;&raquo;. De quoi s&rsquo;agit-il au-delà d&rsquo;un intitulé qui se voulait interpellant voire légèrement provoquant ? On peut en juger par les titres de ces conférences :</p>
<p>&#8211; En avril 2015, à l&rsquo;invitation du <strong>SU2IP</strong> (Service Universitaire d&rsquo;Ingénierie et d&rsquo;Innovation Pédagogique) de l&rsquo;Université de Lorraine, j&rsquo;utilisais l&rsquo;intitulé : <a href="https://videos.univ-lorraine.fr/index.php?act=view&amp;id=2176">Les classes inversées : enseigner à l&rsquo;envers, apprendre à l&rsquo;endroit ou l&rsquo;inverse ?</a> Un peu d&rsquo;humour bien évidemment mais aussi un retour aux fondamentaux concernant l&rsquo;apprentissage, un concept selon moi applicable aux étudiants, au développement professionnel des enseignants et aussi aux institutions en quête d&rsquo;innovations pédagogiques, de formation et structurelles.</p>
<p>&#8211; En janvier 2016, lors des activités <strong>CLISE</strong> 2016 (Classes Inversées, la Semaine), je proposais lors du séminaire académique qui s&rsquo;est déroulé à l&rsquo;Atelier Canopé du Val-de-Marne le vendredi 29 janvier 2016, un titre &laquo;&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=48o3TX-CxyY">Classes inversées : Quoi ? Pourquoi ? Pour quoi ? Comment ? Enseigner et apprendre à l&rsquo;endroit</a>&laquo;&nbsp;. Au travers de considérations relatives à l&rsquo;alignement pédagogique des objectifs (les compétences), des méthodes (les méthodes pédagogiques dites actives) et des différentes formes d&rsquo;évaluation (dont l&rsquo;évaluation par les pairs) sans compter le tsunami du numérique, je tentais d&rsquo;explorer davantage et de poursuivre mes réflexions sur l&rsquo;école à l&rsquo;endroit.</p>
<p>&#8211; Un peu plus tard en mars 2016, lors des <strong>JIPN</strong> (Journées Innovations Pédagogiques Normandes) qui se sont tenues à Caen le 29 mars 2016, je creusais le sens des apprentissages dans une société numérique avec le titre : <a href="http://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/05_l_ecole_dans_une_societe_numerique_et_si_on_parlait_d_apprentissage_jipn_2016.21142">L&rsquo;école dans une société numérique ! Et si on parlait d&rsquo;apprentissage ?</a> L&rsquo;accent était mis sur les renversements nécessaires entre la posture du maître sur l&rsquo;estrade (J&rsquo;enseigne) et celle orientée vers la mise à disposition de l&rsquo;apprenant d&rsquo;environnements dans lesquels ce dernier pourra (pourrait) apprendre (apprennent-ils ?).</p>
<p>Entretemps, il y eut le livre, écrit avec ma collègue Julie Lecoq  du Louvain Learning Lab &laquo;&nbsp;Classes inversées : enseigner et apprendre à l&rsquo;endroit&nbsp;&raquo; aux <a href="https://www.reseau-canope.fr/notice/classes-inversees.html">éditions Canopé</a></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/classes-inversees-V2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-778" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/classes-inversees-V2.png" alt="classes inversees V2" width="429" height="285" /></a></p>
<p>Il est temps ici de préciser quelque peu ce que j&rsquo;entends par cette &laquo;&nbsp;école à l&rsquo;endroit&nbsp;&raquo; en disant de suite qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas pour moi de passer brutalement d&rsquo;un modèle magistrocentré (disons l&rsquo;enseignement traditionnel dans son acception &laquo;&nbsp;le maître qui sait sur l&rsquo;estrade&nbsp;&raquo; (<em>Sage on the Stage</em>)  devant les élèves qui écoutent, mémorisent, comprennent et appliquent) à un autre où l&rsquo;enseignant devient conseiller, guide, accompagnateur (<em>Guide on the Side</em>) &#8230; (disons l&rsquo;élève ou les élèves qui apprennent dans des environnements préparés par l&rsquo;enseignant &laquo;&nbsp;chef d&rsquo;orchestre&nbsp;&raquo; et en liaison forte avec les contextes dans lesquels se trouve &laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; et auxquels elle prépare). D&rsquo;emblée, je dirais que, éloigné des propos extrêmes (rationnalisme et empirisme, former et accompagner, culture et nature &#8230;), je tente de les réconcilier dans une systémique féconde &#8230; en apprentissages de diverses natures.</p>
<h4> <span style="color: #0000ff;">Vers une meilleure interaction entre l&rsquo;école et le société</span></h4>
<p>Dans un <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">précédent billet</a>, j&rsquo;étendais le concept initial de la classe inversée (les <em>flipped classrooms, </em><strong>Mode 1</strong>) : <strong>les leçons à la maison</strong> (<em>Lectures at Home</em>) via différentes technologies (textes, vidéos, animations &#8230; consultés à la maison mais aussi, pourquoi pas, dans des locaux aménagés dans l&rsquo;école sans la supervision directe de l&rsquo;enseignant, individuellement ou en groupe) <strong>et les devoirs en classe</strong> (<em>Homework in Classes</em>) via des exercices, des mises en situations, des problèmes, des projets &#8230; La classe devient ainsi davantage (potentiellement) un lieu d&rsquo;activités et d&rsquo;interactivités (entre les élèves ou étudiants et entre ceux-ci et l&rsquo;enseignant, entre les élèves et des contextes d&rsquo;application &#8230;), un lieu favorable aussi à la différenciation. Mêlant présence et distance, enseignement et apprentissage (j&rsquo;enseigne, apprennent-ils ?), les classes inversées étaient ainsi classées dans la large catégorie des dispositifs hybrides.</p>
<p>Poussant et étendant le concept, je proposais une autre dimension, une autre configuration (<strong>Mode 2</strong>) pour les classes inversées : les élèves sont amenés <strong>à explorer les contenus dans les contextes</strong> à la recherche de documentations (sur les sites Internet, sur les Blogs, sur YouTube &#8230; où ils vont d&rsquo;habitude) , d&rsquo;exploitations dans les environnements qu&rsquo;ils connaissent (la ville, le village, le commerce du coin, les artisans, les entreprises &#8230;) à propos d&rsquo;une thématique donnée. Il s&rsquo;agit bien de cas concrets ou encore de présentations ou de conceptions variées d&rsquo;un concept &#8230; le but est d&rsquo;ancrer et de contextualiser les apprentissages ultérieurs. <strong>Ils reviennent en classe avec tout cela, présentent et mènent le débat</strong> (en somme ils créent le dispositif pour les autres) et le travail du professeur ou des autres élèves est de faire émerger des questions qui se posent, de faire des hypothèses sur les observations, de modéliser, de rechercher des pistes de solutions théoriques ou empiriques &#8230; Répondre à des questions qu&rsquo;ils se posent plutôt que d&rsquo;apporter des réponses à des questions qu&rsquo;ils ne se posent pas &#8230;</p>
<p>Evidemment, présentées ainsi, les classes inversées ouvrent un vieux débat (déjà décrit par Platon dans son allégorie de la caverne) : (1) théorie d&rsquo;abord et applications ensuite ou alors (2) situations fortement contextualisées d&rsquo;abord et décontextualisation (théorisation) ensuite &#8230; un vieux débat selon moi entre <strong>l&rsquo;agitation conceptuelle et rationnelle</strong> du monde des idées permettant de comprendre certains éléments de la réalité perçue (des réalités perçues) et <strong>l&rsquo;approche expérimentale ou empirique</strong> dont l&rsquo;analyse contribuera à la stabilisation voire la genèse de l&rsquo;image théorique du monde  &#8230; aussi entre débat entre béhaviorisme (dominer les comportements &laquo;&nbsp;naturels&nbsp;&raquo;) et constructivisme (construire les schèmes de la pensée rationnelle). Et pourquoi pas une systémique entre les deux approches comme proposées dans le cycle Kolb (voir le billet cité plus haut ou <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">celui-ci</a>) ? Au travail les philosophes !</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Kolb-Classes-inversees.001.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-779" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Kolb-Classes-inversees.001.jpeg" alt="Kolb-Classes inversees.001" width="1024" height="768" /></a></p>
<p>Dans la partie haute, la figure ci-dessus illustre les deux modes proposés ci-dessus (je préfère actuellement les mots &laquo;&nbsp;mode&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;configuration&nbsp;&raquo; au lieu du mot  &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; qui suggère une gradation voire une hiérarchie, ce qui serait contraire à la systémique proposée) et les différents rapports aux savoirs et aux rôles tenus par les enseignants et les étudiants. Dans sa partie basse, je trace l&rsquo;analogie avec le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Experiential_learning">cycle de Kolb</a> (<em>experiential learning</em>). A remarquer aussi que le cycle de Kolb implique la présence ou mieux la conjonction de différents styles d&rsquo;apprentissage (convergent, divergent &#8230;).</p>
<h4><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;école à l&rsquo;envers ? L&rsquo;apprentissage à l&rsquo;endroit !</span></h4>
<p>Dans la vie quotidienne, dans la vie professionnelle, nous rencontrons des problèmes (ça ne va pas ? mais de quoi s&rsquo;agit-il ? pourquoi mon collègue a-t-il dit cela ? &#8230;) ou participons à des projets (on devrait mettre en place, il faudrait travailler là-dessus &#8230;) et nous allons ensuite chercher les (ou des) savoirs empiriques ou théoriques (sur des sites universitaire ou des Blogs de praticiens &#8230; ) pour tenter de les résoudre (problèmes) ou de les mener à bien (projets). Que ce soit par nécessité, par curiosité, par envie, le comportement serait alors (relisant le cycle de Kolb) : (1) faire l&rsquo;expérience de &#8230;, (2) émettre des pistes de solution, des hypothèses &#8230;, (3) rechercher des cas analogues ou des procédures pour comprendre, résoudre &#8230;, (4) expérimenter la pertinence des solutions trouvées, de la démarche construite, le transfert vers d&rsquo;autres cas ou contextes &#8230; Mais alors, pourquoi à l&rsquo;école (encore toujours ou de moins en moins peut-être) commence-t-on par la théorie, le modèle, les solutions, le cours  pour amener ensuite les exercices, les problèmes, les TP ou TD &#8230; S&rsquo;agit-il de vérifier (montrer la véracité de) la théorie seulement ou alors de proposer des occasions de la construire, de la mettre à mal, d&rsquo;en montrer les limites &#8230; de la falsifier ? L&rsquo;école serait-elle dans ce cas à l&rsquo;envers par rapport aux usages, aux pratiques de la société dans laquelle elle s&rsquo;inscrit et à laquelle elle prépare ?</p>
<p>Si on accepte, un temps du moins, la caricature ainsi dessinée, on peut admettre que les classes inversées dans leur mode 2 enchaîné avec le mode 1 en postulant un cycle de contextualisation, décontextualisaton, recontextualisation remettent en fait la classe à l&rsquo;endroit par rapport à la société et à ses pratiques  &#8230;  Ce que j&rsquo;ai tenté de démontrer. Il s&rsquo;agit aussi de mieux construire nos dispositifs pédagogiques en fonction de ce que nous savons des théories de l&rsquo;apprentissage &#8230; c&rsquo;est une autre histoire. Apprenons-nous en écoutant, en lisant les grands livres du savoir &#8230; ou alors en faisant, en agissant ? Les deux certainement ! L&rsquo;un plus que l&rsquo;autre ? Expérimentons !</p>
<p>Merci pour vos commentaires et partages</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;École&#160;&#187; de demain ? Vous avez dit … Numérique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 14:47:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l'éducation à différents niveaux ("l'école" de l'enseignement primaire au supérieur, un lieu d'apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d'encre. Mais que signifie "numérique" ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #0000ff;">Numérique ? Deviendrions-nous des binaires ?</span></h2>
<p>Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l&rsquo;éducation à différents niveaux (&laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; de l&rsquo;enseignement primaire au supérieur, un lieu d&rsquo;apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d&rsquo;encre (de stylos ou d&rsquo;imprimerie ?). D&rsquo;aucuns lisent dans cet essor en accélération rapide voire exponentielle (quelques milliers d&rsquo;années pour l&rsquo;écriture, quelques centaines pour l&rsquo;imprimerie, quelques dizaines pour le numérique), une forme d&rsquo;aliénation &laquo;&nbsp;de l&rsquo;humain&nbsp;&raquo; par la machine ou encore de dissolution de notre identité dans le réseau voire un appauvrissement sans précédent des interactions édificatrices de notre société. D&rsquo;autres, en constatant ce &laquo;&nbsp;Tsunami numérique&nbsp;&raquo; (Davidenkoff, 2014) ou cette &laquo;&nbsp;Transition fulgurante&nbsp;&raquo; (Giorgini, 2014), prédisent l&rsquo;avènement d&rsquo;un nouveau monde (une nouvelle Renaissance) et, puisqu&rsquo;elle y est incluse et qu&rsquo;elle y prépare, d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;école&nbsp;&raquo; aux vertus émancipatrices. Considérant qu&rsquo;en ce domaine l&rsquo;aliénation et l&rsquo;émancipation sont deux solutions de cette problématique pharmacologique (selon <a href="http://arsindustrialis.org/pharmakon">Bernard Stiegler</a>, le <em>pharmakon</em> de Socrate reste d&rsquo;application pour le numérique comme il l&rsquo;a été pour l&rsquo;écriture et l&rsquo;imprimerie en considérant ces révolutions, toutes et à la fois comme un remède et comme un poison), <strong>nous souhaitons questionner cette effervescence voire cet &laquo;&nbsp;imaginaire&nbsp;&raquo; afin d&rsquo;en dégager les phénomènes précurseurs de la Société de demain et de son école &#8230; déjà et dorénavant numérique</strong>.</p>
<p>Mais tout d&rsquo;abord, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; ? Etymologiquement, la numérisation transforme en données numériques (des nombres, des séries de nombres) un objet continu, analogique : on parlera ainsi d&rsquo;image numérique, de son numérique. <strong>Ce processus de réduction</strong> (ces nombres étant <em>in fine</em> traduits dans un système binaire, les <em>bits</em>) <strong>permet par recombinaison ou superposition de redonner une &laquo;&nbsp;image&nbsp;&raquo; de la réalité entendue, observée, vécue … </strong>cela dépendant bien entendu de la qualité de la numérisation, sa finesse, sa résolution.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-760" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Capture-d’écran-2016-02-12-à-14.36.25.png" alt="Capture d’écran 2016-02-12 à 14.36.25" width="681" height="420" /></p>
<p>Image prélevée du Blog <a href="http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/">http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/</a> et &laquo;&nbsp;numérisée&nbsp;&raquo; par mes soins. On fait mieux au niveau de la résolution !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;évolution du World Wide Web &#8230; tous auteurs, acteurs  ?</span></h2>
<p>Le pas est donc aisément franchi d&rsquo;associer le numérique à l&rsquo;informatique comme nous le remarquons bien souvent dans l<strong>&lsquo;interprétation réductionniste de l&rsquo;école numérique en école informatisée</strong> ou encore de la transformation, tout aussi abusive, d&rsquo;éducation numérique en formation en informatique. Entre condition nécessaire (l&rsquo;utilité et la disponibilité des outils technologiques) et condition suffisante (accéder à la société numérique en évitant la fossilisation des pratiques, de refaire comme avant avec le nouveau) … l&rsquo;amalgame est aisé. L&rsquo;innovation de maintien a la vie dure par rapport aux innovations de ruptures dont nous parlerons.</p>
<p>Mais cette transformation de la variété en chaines de &laquo;&nbsp;0 et de &laquo;&nbsp;1&nbsp;&raquo; (pour reconstituer ensuite une instance de cette variété) a porté très vite non seulement sur les objets mais également sur leurs liaisons (les fameux hyperliens, ces mots en bleu-souligné sur lesquels vous cliquez en passant ainsi d&rsquo;une interprétation à l&rsquo;autre, en passant d&rsquo;un certain degré de précision à un autre &#8230;) donnant ainsi accès à une variété encore plus large de représentations, d&rsquo;interprétations … C&rsquo;est ainsi que naissait, au début des années 90, le Web (la toile d&rsquo;araignée mondiale) d&rsquo;abord accessible, en mode édition ou production, seulement à ceux qui maîtrisaient les codes et les langages informatiques nécessaires pour publier et interconnecter ce vaste système d&rsquo;informations (on se souviendra du <em>html</em> et des protocoles de transfert  <em>ftp</em> devenus depuis lors transparents pour l&rsquo;utilisateur) : on y détecte un nombre restreint d&rsquo;éditorialistes et un grand nombre en augmentation rapide de lecteurs, de spectateurs, de consommateurs ! Dix ans plus tard, utilisabilité et ergonomie aidant, le Web 2.0 allait donner progressivement à ces derniers un rôle de consomm&rsquo;acteurs. Le fait de pouvoir ou de devoir s&rsquo;identifier (les fameux &laquo;&nbsp;<em>login</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mot de passe&nbsp;&raquo;) sur un site leur permettait de <strong>(1)</strong> se faire reconnaître par le Web devenu service et recevoir ainsi les informations qui leur étaient destinées (un site commercial se transformera pour vous donner les nouveautés qui vous intéressent en fonction de l&rsquo;historique de vos visites antérieures), une forme de Web réactif et <strong>(2)</strong> de recevoir (sans vous rendre sur le site) les alertes ou notifications qui correspondent à certains choix que vous avez marqués au hasard des navigations, une forme de Web proactif. C&rsquo;est ainsi que nous publions nos avis, nos commentaires, nos coups de cœur (j&rsquo;aime !), que nous soumettons nos idées sur notre Blog en attendant les commentaires de notre lectorat, que nous établissons une chaîne neuronale toute virtuelle avec la Communauté &#8230; que nous apprenons ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg"><img class="aligncenter wp-image-761" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg" alt="web" width="420" height="323" /></a></p>
<p>Image prélevée sur le site : <a href="http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/">http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/</a> (source originale non identifiée)</p>
<p><strong>Ce faisant, c&rsquo;est l&rsquo;identité même de l&rsquo;utilisateur qui est numérisée au niveau de ses habitudes, de ses intérêts, de sa communauté (les amis)</strong> en voie de virtualisation toujours plus prononcée sur <strong>le Web ou &laquo;&nbsp;nous reprenons connaissance&nbsp;&raquo;</strong>. En parallèle ou en contrepartie, ce consommateur, certes de plus en plus exposé à l&rsquo;hameçonnage (le côté obscur), se retrouve affublé d&rsquo;une panoplie en extension d&rsquo;outils lui permettant lui-même (le côté clair) de publier, de recevoir des commentaires, de s&rsquo;affilier à une communauté qu&rsquo;il va suivre (ses f<em>ollowings</em>) ou encore d&rsquo;en créer une, personnelle cette fois-ci, peuplée de ses <em>followers</em>. Le numérique quitte ainsi, sans la nier ou la déprécier, la sphère de la numérisation des objets pour entrer dans celle de la connectivisation des relations entre humains. Serait-ce aussi notre intelligence &#8211; étymologiquement, le préfixe inter- (« entre ») et le verbe lĕgĕre (« cueillir, choisir, lire ») &#8211; qui s&rsquo;externalise par une sorte <a href="http://www.fondationjeanpiaget.ch/fjp/site/ModuleFJP001/index_gen_page.php?IDPAGE=304">d&rsquo;assimilation et d&rsquo;accommodation piagétienne</a> au niveau global ? <strong>C&rsquo;est là, au delà de la médiatisation des ressources, dans la médiation numérique des interactions, que se niche &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo;.</strong> Vous l&rsquo;avez compris, entre aliénation et émancipation, le chemin est étroit. Une question d&rsquo;école et d&rsquo;éducation (<em>e-ducere</em>, conduire au dehors) sans doute qui dépasse allègrement les utilisations (fonctionnelles) voire même les usages de l&rsquo;outil en lui-même. Pourquoi dès lors ramener la question du numérique à celle des équipements &#8230; c&rsquo;est une condition nécessaire certes mais le risque d&rsquo;enlisement est grand. Apprendre, c&rsquo;est aussi mettre de l&rsquo;ordre dans le désordre, les curateurs du Web comprendront (voir en bas de ce billet quelques prolongations de ce paragraphe).</p>
<p>Ainsi le numérique bouleverse non seulement notre rapport aux savoirs (désormais transmis), nos rôles &#8230; mais aussi nos façons de réagir, d&rsquo;agir et d&rsquo;interagir. &laquo;&nbsp;L&rsquo;ubérisation&nbsp;&raquo; se propage au travers de l&rsquo;horizontalisation des pratiques. Il y a quelques années, nous recourions à &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; pour prendre nos vacances (Le guide Michelin versus TripAdvisor), pour nous soigner (Le médecin généraliste versus Doctissimo), pour apprendre (Le professeur versus les MOOCs ou la Khan Academy) &#8230; le collectif, la validation par le collectif remplacera-t-il &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; ? Les classes inversées ne proviennent pas d&rsquo;une nouvelle théorie pédagogique en vogue, elles sont l&rsquo;émanation de pratiques, d&rsquo;analyse de pratiques, de partage de pratiques &#8230; en dehors de tout décret. Je ne veux être considéré comme un des apôtres d&rsquo;une nouvelle société en construction. Je m&rsquo;interroge sur <strong>comment nous, les humains, allons profiter de ces espaces de liberté</strong>, de décision, de partage et d&rsquo;expérimentation que nous offrent les technologies. <a href="https://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive">Les technologies nous condamnent à devenir intelligents</a> (Michel Serres, 2007). <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=651">Quel sens redonner à la présence ?</a></p>
<p>Comme l&rsquo;explique Joël de Rosnay &laquo;&nbsp;<a href="http://www.carrefour-du-futur.com/conférences/entreprise-du-futur/">Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030</a>&laquo;&nbsp;, Alibaba est considéré comme le plus grand magasin du monde et il n&rsquo;a pas de stocks. Uber, la société de taxis ne possède pas de véhicules. Booking.com est une chaîne hôtelière qui ne possèdent pas d&rsquo;hôtels. Ils minimisent ainsi les coûts inhérents à ces entreprises (stocks, véhicules, bâtiments) les faisant supporter par d&rsquo;autres et en jouant le rôle d&rsquo;une sorte de courroie de transmission horizontale &#8211; sans intermédiaires &#8211; entre les utilisateurs, les consommateurs, les producteurs, nous !  <strong>Et l&rsquo;entreprise-université ou l&rsquo;entreprise-école du futur ?</strong> Considérant que les savoirs sont transmis (bien souvent en Open et en ligne, les OER ou <em>Open Educational Resources</em>), considérant qu&rsquo;une large part des interactions peut aussi être externalisée, combien de temps faudra-t-il pour <a href="https://didac2b.wordpress.com/2016/01/28/luberisation/">&laquo;&nbsp;ubériser&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;googleliser&nbsp;&raquo;  l&rsquo;éducation</a> ? A quand la <strong>MOUC</strong>, la <strong>M</strong>assive <strong>O</strong>pen <strong>U</strong>niversity in the <strong>C</strong>loud ? Si nous allons tous apprendre toute la vie durant, qui seront nos enseignants ? Des structures pourraient alors émerger pour offrir ou vendre le tutorat et l&rsquo;accompagnement. Et l&rsquo;évaluation &#8230; badges, portfolios vous avez dit ? Une façon de répondre à la demande de formations à la carte des futurs apprenants toute la vie durant, non ? Le salut ? Encore une fois, redonner du sens à la présence ! Telle est ma quête face aux opérations que préparent déjà les membres du <a href="http://lepeuple.be/lempire-gafam-big-data-etend-son-pouvoir-mondial/26517">GAFAM</a> (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">Outillage, instrumentation &#8230; médiation aussi ?</span></h2>
<p>En résumé : De tout temps, les Hommes ont inventé des outils pour faciliter leurs labeurs, se libérer des tâches répétitives &#8230; et des instruments pour mieux discerner les événements, la réalité. Le numérique y participe en créant ainsi de nouveaux espaces de liberté. Tout d&rsquo;abord, même si l&rsquo;adjectif &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo; accompagne de plus en plus souvent les nominatifs Société, École, Humanités … ses attributs ou ses valences (la valeur que nous lui attribuons) sont loin d&rsquo;être clairs. S&rsquo;agit-il de la numérisation des médias (le texte, l&rsquo;image, le son &#8230; le MOOC  se réduisant en une succession de symboles binaires pour se diffuser plus aisément), d&rsquo;outils informatiques augmentant notre emprise sur le réel, ses manifestations et sa symbolique ou encore d&rsquo;instruments technologiques (Rabardel &amp; Samurçay, 2001) contribuant à notre intelligence en démultipliant le champ des interconnections possibles ? Depuis la nuit des temps,  les outils, les technologies nous libèrent mais pour quoi faire ? (Michel Serres, 2012). S&rsquo;agit-il tant d&rsquo;outils, de techniques et de technologies que d&rsquo;attitudes, de comportements, de mentalités ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj.jpg"><img class="aligncenter wp-image-762 size-full" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj-e1456242830700.jpg" alt="2001jhgkj" width="340" height="217" /></a></p>
<p>Image prélevée sur : <a href="http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/">http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/</a>   du film &laquo;&nbsp;2001, Odyssée de l&rsquo;espace&nbsp;&raquo; de Stanley Kubrick. Ce futur hominidé découvre le &laquo;&nbsp;marteau&nbsp;&raquo; … quelques instants plus tard, il l&rsquo;utilisera pour éliminer un rival en lui fracassant la tête.</p>
<p>On le comprendra : les techniques tout à la fois contribuent à notre développement en tant qu&rsquo;espèce et nécessitent de nouvelles règles, des balisages pour ces espaces de liberté dont nous avons parlé, un nouvel &laquo;&nbsp;ordre social&nbsp;&raquo;. Comment, dans ce &laquo;&nbsp;changement de phase&nbsp;&raquo; au niveau sociétal, dans cette préoccupation toute systémique allons-nous parvenir à générer de &laquo;&nbsp;<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">l&rsquo;ordre dans le désordre</a>&nbsp;&raquo; ?</p>
<h2></h2>
<h2><span style="color: #0000ff;">Tendances et constatations du connectivisme</span></h2>
<p>Il nous faut donc maintenant essayer de qualifier ce numérique en tentant, par une définition en extension, de discerner certains de ses attributs constitutifs les plus déterminants pour ensuite seulement pouvoir décrire et discuter l&rsquo;école de demain. C&rsquo;est ainsi que nous proposons au débat certains &laquo;&nbsp;shifts&nbsp;&raquo; ou transformations déjà en cours dans notre société connectée (<a href="http://www.itdl.org/journal/jan_05/article01.htm">Siemens, 2005</a>) ; <strong><span style="color: #800080;">nous les relierons avec les tendances et constatations proposées par Siemens :</span></strong></p>
<p><span style="color: #808080;">- Des savoirs diffusés dans des &laquo;&nbsp;cercles fermés&nbsp;&raquo; (par les livres, dans les classes ou amphis &#8230;) <strong>à</strong> des savoirs ouverts et diffusés à l&rsquo;échelle planétaire, connectés entre eux et en perpétuelle re-construction collective &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">De nombreux apprenants vont rencontrer des domaines de <strong>connaissances et de compétences variés et parfois sans liaison (entre elles et avec leurs études) au cours de leur carrière</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des modes de communication, d&rsquo;échanges ou de transactions verticaux (top-down ou parfois bottom up)<strong> à</strong> des communications, des échanges ou des transactions davantage horizontales en mode réseau ouvert (parfois dénommé du terme ubérisation marquant ainsi des modes interconnectés et décentralisés qui échappent aux structures pyramidales actuelles et en profitent)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage informel</strong> devient de plus en plus une partie de l’expérience d’apprentissage</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; fonctionnelle (comment utiliser tels ou tels logiciels de type &laquo;&nbsp;usine à gaz&nbsp;&raquo; &#8230;) <strong>à</strong> une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; relationnelle orientée usages spécifiques eux-mêmes orientés utilisateurs (simplicité, versatilité, utilisabilité, accès direct &#8230;)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>Les technologies sont en train de changer fondamentalement nos façons de penser</strong>. Elles modifient notre «cablage cérébral». <strong>Pas mal de processus</strong> <strong>sont actuellement de plus en plus et de mieux en mieux assumés par les TIC</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;espaces et de temps (de formation, d&rsquo;activités socio-professionnelles &#8230;) fortement localisés <strong>à</strong> une abolition des limites propres aux espaces-temps physiques par le biais des technologies ubiquitaires ou synchrones &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage devient un processus commun aux apprenants, aux acteurs de la société et aux institutions (l&rsquo;entreprise apprenante)</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des temps de l&rsquo;apprendre initiaux ou continus fortement inscrits au début de la vie des individus <strong>à</strong> un apprentissage toute la vie durant</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">L’apprentissage est un <strong>processus continu qui se déroule tout au long de la vie</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;un cloisonnement disciplinaire <strong>à</strong> une nécessité de pluri ou d&rsquo;interdisciplinarité entrainée par la complexité des problèmes rencontrés et des compétences nécessaires pour les résoudre &#8230; aussi d&rsquo;un décloissonement entre théorie et pratique, ces dernières s&rsquo;enrichissant l&rsquo;une l&rsquo;autre en perspective systémique</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">Le Savoir et le savoir-faire (les connaissances déclaratives et procédurales) sont en train d’être supplantés par le « <strong>savoir où et quand</strong> », les connaissances conditionnelles (que se passera-t-il si … ?)</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>La figure ci-dessous essaie d&rsquo;illustrer ces changements que vont encourir les &laquo;&nbsp;citadelles des savoirs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-767" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg" alt="Numérique.001" width="699" height="524" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;L&rsquo;école&nbsp;&raquo; en 2026</span></h2>
<p>C&rsquo;est à partir de ces constats et tendances sociétales encore embryonnaires mais déjà bien ancrés dans nos habitudes, que nous dresserons <strong>les grandes orientations de l&rsquo;école de demain</strong>, de la formation 2.0 des étudiants et des enseignants, des rapports aux savoirs et aux rôles et de l&rsquo;apprentissage numérique pour une véritable intelligence collective. Voici quelques unes de ces orientations proposées lors <a href="http://fr.slideshare.net/lebrun/2024-enseigner-luniversit-dans-10-ans">d&rsquo;une conférence </a>en 2014 à la HES-SO (Haute école spécialisée de Suisse occidentale) pour ses dix ans (j&rsquo;ai un peu adapté pour 2026 !) :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-765" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg" alt="Perspectives 2026.001" width="732" height="549" /></a></p>
<p><strong>Alors, le numérique, dans la société ou l&rsquo;école, le côté clair ou le côté obscur, un remède ou un poison</strong>, Prométhée ou bouc émissaire, dieu Thot inventeur jubilatoire de l&rsquo;écriture ou pamphlétaire luciférien, je ne sais pas. L&rsquo;un ou l&rsquo;autre ? Sans doute les deux à la fois. A chaque fois, l&rsquo;image de l&rsquo;expérience optique des fentes du physicien Young me revient. Dans une compréhension déterministe, la particule de lumière passera-t-elle par la fente A ou la fente B ? En tant que onde, la lumière passe par les deux fentes à la fois apportant alors la variété et la richesse de la figure de diffraction pleine d&rsquo;interférences constructives ou &#8230; destructives. Il faut le savoir, mais que ceci ne nous empêche pas d&rsquo;avancer, d&rsquo;expérimenter, de partager ! Une réponse à la polarisation du <strong>pharmakon</strong>, entre le remède et le poison, faut-il choisir ?</p>
<p>Comme à la Renaissance du XVème siècle, au cours de laquelle l&rsquo;Homme s&rsquo;est débarrassé du cortège de divinités de toutes sortes qui influençaient ses bonheurs et ses malheurs et déterminaient les phénomènes naturels pour les comprendre par la science naissante (héritée de l&rsquo;antiquité), nous assistons probablement à l&rsquo;instauration d&rsquo;une nouvelle Humanité, d&rsquo;une autre Renaissance, ou mieux à un parachèvement de l&rsquo;idéal démocratique. L&rsquo;enjeu est d&rsquo;importance et dans le sens que nous avons décrit l&rsquo;école sera &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;idéal démocratique et la science des anciens grecs, transportés par les arabes et les juifs, ont resurgi lors de la première Renaissance avec une contribution forte d&rsquo;une invention technologique, le livre. A l&rsquo;heure actuelle, le numérique rend possible d&rsquo;autres pédagogies pour les humains connectés même si les ingrédients de ces pédagogies étaient déjà déclarés ou annoncés il y a longtemps déjà. Ainsi, la renaissance numérique a ce potentiel de ravigoter ces idéaux démocratiques (au sens premier, au sens fort) dans une connaissance de mieux en mieux ou de plus en plus partagée. Ne remettons donc pas &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; sur le socle des divinités anciennes en mettant en avant leurs caractéristiques &laquo;&nbsp;magiques&nbsp;&raquo;. L&rsquo;humanité numérique, c&rsquo;est nous !</p>
<p><strong>Et vous, les numériques &#8230;  surtout, commentez, déconstruisez, reconstruisez &#8230;</strong></p>
<p>Voir aussi :</p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">Autant savoir … des savoirs formalisés à l’intelligence collective</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">Ordre et désordre dans l’enseignement et l’apprentissage avec le numérique</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=602">Des Espaces-Temps pour la Formation et l’Apprentissage : Réflexions à la lumière des outils numériques</a></p>
<p>Pour aller plus loin, plus profond &#8230; ailleurs : Milad Doueihi, <a href="https://vimeo.com/39842130">Pour un humanisme numérique</a> (Editions du Seuil, 2011) :</p>
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		<title>eLearn2, Saison 2</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 10:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[eLearning]]></category>
		<category><![CDATA[Formation des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Claroline Connect]]></category>
		<category><![CDATA[connectivisme]]></category>
		<category><![CDATA[dispositifs de formation]]></category>
		<category><![CDATA[e-learning]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[formation en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[MOOC]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2014-2015, la formation eLearn2 sera organisée exclusivement sous la forme d'un MOOC (Massive Open Online Course) de nature connectiviste [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #000080;">eLearn2 : Se former en ligne pour former en ligne</span></h1>
<p><strong><span style="color: #ff9900;">- Ouverture Le 3 novembre 2014</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;">- Vous pouvez vous inscrire <a href="http://claco.univ-lyon1.fr/register/form">ICI </a>(directement &laquo;&nbsp;on the MOOC&nbsp;&raquo;)<br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;">- On recherche des animateurs occasionnels (de module) &#8230; les participants de la Saison 1, vous venez ?</span></strong></p>
<p>Cette année 2014-2015, la formation eLearn2 sera organisée exclusivement sous la forme d&rsquo;un MOOC (Massive Open Online Course) de nature connectiviste. Il s&rsquo;agit pour nous d&rsquo;expérimenter cette formule d&rsquo;apprentissage collectif avec l&rsquo;idée centrale que : <em>pour construire une formation en ligne, il faut avoir vécu une telle formation</em>. Un MOOC connectiviste, ça tient à la fois d&rsquo;une communauté d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;une communauté d&rsquo;échange de pratiques.</p>
<p>L&rsquo;espace de la formation sera proposé sur la toute nouvelle plateforme Claroline Connect (Consortium Claroline). Il profitera des deux grandes orientations majeures en matière de MOOC … hybridation quand tu nous tiens ! <strong>Un mélange de xMOOC</strong> (transmettre et recevoir des savoirs, proposer des exercices, accomplir certaines tâches comme sur edX, Coursera &#8230;) <strong>et de cMOOC </strong>(partager les connaissances de chacun et chacune, les confronter à celles des autres, créer de nouvelles connaissances, les renvoyer à la Communauté …) : <strong>un xcMOOC en quelque sorte</strong><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/10/eLearn2-xcMOOC.001.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-678" title="eLearn2-xcMOOC.001" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/10/eLearn2-xcMOOC.001.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Brièvement nous vous proposons : </strong></span></p>
<ul>
<li>Une formation en ligne pour les enseignants et formateurs</li>
<li>Une progression <strong>à votre rythme</strong> au travers de modules d&rsquo;apprentissage</li>
<li><strong>Une formation uniquement à distance</strong> : autonomie maximale dans la gestion de votre temps !</li>
<li><strong>Des interactions </strong>au sein d&rsquo;une large communauté d&rsquo;apprentissage</li>
<li>La possibilité d&rsquo;obtenir des<strong> Open Badges</strong></li>
<li>Organisée conjointement par deux universités reconnues dans leur expertise de l&rsquo;eLearning (UCL, Université catholique de Louvain via l&rsquo;IPM  et l&rsquo;UCBL, Université Claude Bernard Lyon 1, via le service iCap)</li>
<li>Deux GO : Marcel Lebrun (UCL) et Christophe Batier (UCBL)</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Acquis d&rsquo;apprentissage à l&rsquo;issue de la formation :</strong></span></p>
<p>A l’issue du MOOC, vous serez capables de mobiliser, dans l&rsquo;élaboration d&rsquo;un dispositif pédagogique en ligne ou hybride et dans des argumentations pédagogiques, des connaissances relatives à</p>
<ul>
<li>Les valeurs ajoutées des technologies pour l’apprentissage</li>
<li>La conception d’un dispositif pédagogique efficace (cohérence entre objectifs d’apprentissage, activités et évaluation)</li>
<li>Les activités d’apprentissage et les outils de l’eLearning</li>
<li>Les modes de gestion des interactions des formés</li>
<li>Le tutorat en ligne</li>
</ul>
<p>Par ailleurs, vous aurez eu l’occasion de</p>
<ul>
<li>Découvrir et pratiquer différents outils exploitables pour l’eLearning</li>
<li>D&rsquo;analyser concrètement les complémentarités entre plateformes d&rsquo;eLearning et autres possibilités des réseaux sociaux</li>
<li>Vous exercer à la communication médiatisée et aux interactions en ligne</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Concrètement, n<strong>otre espace de xcMOOC proposera :</strong></strong></span></p>
<p><em><strong>A. Des modules d’apprentissage assez classiques mais des valeurs sûres :</strong></em></p>
<p>1. Enseigner et apprendre en ligne,<br />
2. Valeurs ajoutées de l’eLearning,<br />
3. Outils de l’eLearning,<br />
4. Objectifs d’apprentissage,<br />
5. Méthodes et activités,<br />
6. Evaluation certificative et formative,<br />
7. Interactions et tutorat,<br />
8. Enjeux juridiques,<br />
9. Scénariser son cours et l’évaluer</p>
<p>Ces modules comporteront ressources, exercices, des tâches à réaliser …  <strong>un xMOOC en quelque sorte. </strong>C’est notre façon de mettre à la disposition du plus grand nombre nos ressources. Mais, contrairement à une formule de formation classique en ligne, il n’y aura pas de tutorat, d’accompagnement spécifique par les responsables et accompagnateurs de la formation. Ces derniers assureront le bon fonctionnement de la formation.</p>
<p>Ces modules scanderont la formation à raison d&rsquo;un nouveau module toutes les une ou deux semaines (formation de 3 mois).</p>
<p><em><strong>B. Une communauté :</strong></em></p>
<p>C’est en effet la communauté des participants au MOOC (et nous en serons) qui assurera la vie de cette dernière, qui assurera l’accompagnement, la mutualisation des pratiques, le lancement et la relance des débats … <strong>Une communauté d’apprentissage se muant en communauté de pratiques, voilà le défi</strong>. Certains viendront pour voir ou pour observer, d’autres partageront leurs pratiques, certains seront les animateurs, d’autres seront des férus technopédagogues ou encore viendront étancher leur soif de connaissances … <strong>Voici notre façon de voir la partie cMOOC</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Et quels rôles pour chacun(e) ?</strong></span></p>
<p>De manière plus précise encore, <strong>les participants</strong> recevront, s’ils ont accompli les parcours et modules proposés, leur badge de “Participant au MOOC eLearn2″. Ceux qui se proposeront comme <strong>animateurs</strong> ou seront appelés à animer notre xcMOOC devront se constituer un portfolio (un dossier, un blog, un storify, un document avec les liens … à vos imaginations) contenant les preuves de leurs activités. Ce sera “<em>evidence-based</em>” ! Les animateurs pourront alors postuler pour le badge de “Animateur du MOOC eLearn2″ qui leur sera décerné par une validation conjointe des responsables et de leurs pairs. Et finalement, certains souhaiteront effectuer <strong>une petite recherche </strong>autour des pratiques, des besoins, des difficultés des uns et des autres dans la communauté. Une synthèse de leur recherche publiée dans la communauté et sur la Toile pourra leur donner accès au badge “Chercheur en MOOC : eLearn2″ …</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Comme cela va-t-il se passer ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La formation démarrera en début novembre 2014 et se terminera en février 2015</strong>. Cette ouverture de l&rsquo;espace eLearn2 (la plateforme centrale eLearn2 sur Claroline Connect) sera annoncée sur les réseaux sociaux qui encadreront cette formation : Twitter avec le #elearn2 et une communauté Google+. Les inscrits au départ de ce site seront avisés personnellement par un mail contenant les informations nécessaires</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Pour s&rsquo;inscrire au MOOC eLearn2, <a href="http://claco.univ-lyon1.fr/register/form"><span style="color: #ff0000;">cliquez ici</span></a> </span><br />
</strong></p>
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		<item>
		<title>Une conférence inversée sur les Classes Inversées</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jan 2014 21:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (sans TIC)]]></category>
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		<category><![CDATA[Pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[10-20-30]]></category>
		<category><![CDATA[AIPU]]></category>
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		<description><![CDATA[La Section Belge de l'Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) que je préside a lancé il y a quelque temps un nouveau type d'activité : le 10 > 20 > Trente ! Le premier portait sur les Flipped Classrooms, les classes inversées. Vidéo initiale d'introduction et débat en salle. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2>Un <strong>10 &gt; 20 &gt; Trente</strong></h2>
<p>La Section Belge de l&rsquo;Association Internationale de Pédagogie Universitaire (<a href="http://www.aipu-assos.org">AIPU</a>) que je préside a lancé il y a quelque temps un nouveau type d&rsquo;activité : le 10 &gt; 20 &gt; Trente ! En deux mots de quoi s&rsquo;agit-il ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/01/Logo-10-20-30.jpg"><img class="size-medium wp-image-661 alignnone" title="Logo-10-20-30" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/01/Logo-10-20-30-300x84.jpg" alt="" width="300" height="84" /></a></p>
<p><em><strong><span style="color: #0000ff;">A distance</span></strong></em> :</p>
<p>10 minutes de présentation d’un « cas pédagogique ».</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong><em>En présentiel </em>:</strong></span></p>
<p>20 minutes de questions-réponses à propos du cas permettant aux participants d’obtenir des précisions et d’approfondir les aspects de celui-ci qui les intéressent.<br />
30 minutes de débat à partir d’une ou deux question(s) vive(s) sous-jacente(s) au cas.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;"><em>Un suivi </em>:</span></strong></p>
<p>Chaque soiré 10&gt;20&gt;TRENTE  fera l’objet d’un « suivi » sous la forme d’une synthèse (orale ou écrite) effectuée par un professionnel de l’éducation.</p>
<h2>Une première</h2>
<p style="text-align: left;">Le Mardi 17 décembre, j&rsquo;avais le plaisir d&rsquo;inaugurer cette série d&rsquo;activités sur le Campus de l&rsquo;ULB, l&rsquo;Université Libre de Bruxelles. <strong>La thématique, je vous la donne en mille : les classes inversées</strong>. Je partage avec vous les 10 minutes (bon d&rsquo;accord, j&rsquo;en ai fait 15 &#8230; ce n&rsquo;est pas si simple) d&rsquo;exposé dont le ScreenCast était flippé à distance et la discussion qui s&rsquo;ensuivit en présence. <strong>Un bel exemple de Conférence inversée dont devrait s&rsquo;inspirer les organisateurs de colloques</strong> (pour éviter à la fin des communications, ces quelques malheureuses 5 minutes de questions-réponses) &#8230; avec un petit © AIPU !</p>
<p style="text-align: left;">Et voici la chaîne que j&rsquo;ai construite pour cet événement avec tout d&rsquo;abord le petit screencast de présentation des Classes inversées (PlayList 1/2) en ensuite le débat en présentiel qui suivit (PLayList 2/2 pendant environ 50 min) :</p>
<iframe class="youlist" style="width:640px;height:480px;" src="http://www.youtube.com/embed/?listType=playlist&list=PL-fCsG0-Rp6wwfuC8FS9lI4Ga4WaydvTj&#038;modestbranding=1&#038;showinfo=1&#038;theme=dark&#038;controls=1&#038;color=red&#038;rel=1&#038;start=0&#038;loop=0&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;disablekb=0&#038;autohide=2&#038;autoplay=0&#038;version=3"></iframe>
<p>Au passage, cette intégration de Vidéos YouTube dans WordPress (c&rsquo;est pas si facile) a été réalisée avec l&rsquo;extension <a href="http://wordpress.org/plugins/youlist/">YouList</a></p>
<p>Pour ceux qui préfèrent ainsi voici le <a href="http://youtu.be/Zn0XLovTxf4">screencast d&rsquo;intro</a> et le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0e9Hk46Dce4&amp;feature=share">débat</a> !</p>
<p>Voilà pour aujourd&rsquo;hui. Bonne lecture et n&rsquo;hésitez pas à partager et à commenter &#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre xMOOC et cMOOC &#8230; redonner du sens à la présence ?</title>
		<link>https://lebrunremy.be/WordPress/?p=651</link>
		<comments>https://lebrunremy.be/WordPress/?p=651#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2013 14:51:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
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		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (sans TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans ce billet, je souhaite avancer quelque peu dans cette réflexion dans le sens d'une hybridation (souhaitable selon moi) entre la présence (ce qui se fait ou devra se faire sur le Campus du XXIème siècle) et la distance (l'externalisation des savoirs, les MOOC, les compétences exercées dans les communautés d'apprentissage ou de pratiques en ligne). [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&rsquo;un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hBPSQAPFG_c&amp;feature=share&amp;list=UUIoJG2ZWbxpd3xDBCQ-hPfA">webinaire organisé pour les &laquo;&nbsp;Dix ans de T@d&nbsp;&raquo;</a>, j&rsquo;ai abordé la question de la rencontre entre les xMOOC (des MOOC plutôt transmissif) et les  cMOOC (d&rsquo;approche résolument connectiviste) avec le concept de <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=612">Classes inversées</a> (Flipped Classrooms). J&rsquo;avais décrit il y a quelque temps <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=629">les aspects pédagogiques de cette nouvelle vague</a> en introduisant certaines questions relatives à &laquo;&nbsp;mais que vont devenir les campus ?&nbsp;&raquo;  sur un ton un tout petit peu provocant du style &laquo;&nbsp;De qui se mooc-t-on ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dans ce billet, je souhaite avancer quelque peu dans cette réflexion dans le sens d&rsquo;une hybridation (souhaitable selon moi) entre la présence (ce qui se fait ou devra se faire sur le Campus du XXIème siècle) et la distance (l&rsquo;externalisation des savoirs, les compétences exercées dans les communautés d&rsquo;apprentissage ou de pratiques en ligne).</p>
<p>Ma première réflexion sera de partir de l&rsquo;hybridation, selon moi, le chemin de l&rsquo;innovation. Cette dernière ne choisit pas généralement entre les polarisation exacerbées des &laquo;&nbsp;pour&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;contre&nbsp;&raquo;, entre le &laquo;&nbsp;côté obscur&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;côté clair de la force&nbsp;&raquo;. Elle s&rsquo;insinue dans les pratiques et les usages en les modifiant lentement &#8230; mon cynisme (oui, oui, parfois) par rapport à ces déclarations tonitruantes se transforme en pragmatisme dans l&rsquo;action sous approche expérimentale &#8230; à la recherche de cohérences.</p>
<p>Allez on y va.</p>
<h2>1. Les dispositifs hybrides, un chemin pour l&rsquo;innovation</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.004.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-653" title="Sans titre.004" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.004.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p>Le mot « dispositif » est fréquemment utilisé dans la littérature et ce dans différents domaines : appareillage sophistiqué, stratégie militaire, campagne de presse … <strong>Nous entendons par dispositif</strong> un ensemble cohérent constitué de ressources, de stratégies, de méthodes et d’acteurs interagissant dans un contexte donné pour atteindre un but. Le but du <strong>dispositif pédagogique</strong> est de faire apprendre quelque chose à quelqu’un ou mieux (peut-on faire apprendre ?) de permettre à « quelqu’un » d’apprendre « quelque chose » (Lebrun, 2005).</p>
<p>En ce qui concerne <strong>l’hybridation</strong>, nous la considérons comme un mélange fertile et en proportions variables de différentes modalités de formation, en présentiel et à distance (Charlier, Deschryver et Peraya, 2006) mais aussi entre des postures d’enseignement transmissif (l’enseignement au sens strict n’exige plus la présence physique en un temps et un lieu donnés, mais peut sortir de l’ex-cathedra pour atteindre l’étudiant où il se trouve) et des postures davantage liées à l’accompagnement de l’apprentissage.</p>
<p><strong>Les dispositifs hybrides</strong> que nous considérons ici sont ainsi supportés par une plateforme technologique (un rassemblement d’outils) et leur caractère hybride provient d’une modification de leurs constituants (ressources, stratégies, méthodes, acteurs et finalités) par une recombinaison des temps et des lieux d’enseignement et d’apprentissage : il s’agit donc bien d’un continuum dont une dimension est liée au rapport présence-distance et une autre au rapport « enseigner »-« apprendre ». On trouvera une intéressante typologie des dispositifs hybrides dans l’article de Burton et al. (2011), un fruit de la recherche <a href="http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/webapp/website/website.html?id=1578544">Hy-SUP</a> à laquelle nous participons.</p>
<p>Burton, R., Borruat, S., Charlier, B., Coltice, N., Deschryver, N., Docq, F., Eneau, J., et al. (2011). Vers une typologie des dispositifs hybrides de formation en enseignement supérieur. <em>Distances et Savoirs</em>, 9(1), 69–96.</p>
<p>Charlier, B., Deschryver, N. et Peraya, D. (2006). Apprendre en présence et à distance. Une définition des dispositifs hybrides. <em>Distances et Savoirs</em>, 4(4), p. 469-496.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.005.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-654" title="Sans titre.005" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.005.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;image ci-dessus présente une vue caricaturale (les pôles dont nous avons parlé) de &laquo;&nbsp;l&rsquo;enseignement traditionnel&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;Cours&nbsp;&raquo; a lieu en temps et lieu fixés. L&rsquo;apprentissage (vous connaissez, &laquo;&nbsp;on ne peut pas apprendre à la place de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;on n&rsquo;apprend pas en ligne, on apprend en soi&nbsp;&raquo; &#8230;) se passe bien souvent dans la solitude &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-655" title="Sans titre.006" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Le tableau se complète &#8230; Les savoirs sont externalisés (ils l&rsquo;étaient déjà avec le livre !), les documents, les médias, les MOOC le transmettent largement. Ils sont aussi et déjà accessibles dans ce que nous apprenons de manière informelle &#8230; en dehors de la classe. L&rsquo;apprentissage, lui, est aussi social &#8230; on apprend toujours tout seul mais jamais sans les autres, selon l&rsquo;aphorisme de Philippe Carré (l&rsquo;Apprenance 2005). Vous l&rsquo;avez compris, les classes inversées se nichent dans les images éclairées de la figure ci-dessus : <strong><em>Lectures at home and HomeWork in classes</em></strong>, disais-je.</p>
<h2>2. Le chemin se poursuit dans le &laquo;&nbsp;virtuel&nbsp;&raquo; &#8230; Le flip s&rsquo;étend dans le MOOC</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.009.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-656" title="Sans titre.009" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.009.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Autour de cette conceptualisation des Classes inversées (encadrée en bleu sur la figure ci-dessus), nous avons indiqué des lignes d&rsquo;évolution intégrative (le multimédia ne &laquo;&nbsp;remplace&nbsp;&raquo; pas le livre tout comme la tradition orale est bien toujours présente, le connectivisme n&rsquo;élude pas la réalité du constructivisme &#8230;) à la fois technocentrée (en haut) et pédagogico-centrée (en bas). xMOOC et cMOOC nous arrivent en peu de temps en fait (depuis 2008) avec leurs potentiels (j&rsquo;insiste sur ce mot) qu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;actualiser dans nos contextes, dans nos cadres de vie. En particulier, cette &laquo;&nbsp;mise à distance&nbsp;&raquo; des savoirs et des compétences à exercer et à développer nous revient, comme dans une sorte d&rsquo;effet boomerang, pour nous interroger sur la présence. Très positivement et dans une perspective humaniste, nous devons nous interroger sur les valeurs ajoutées de ces avancées fantastiques promues par les technologies actuelles. Nous n&rsquo;avons pas le cerveau vide, nous avons le cerveau libre &#8230; serons-nous assez intelligents pour profiter de ce potentiel (j&rsquo;insiste à nouveau) émancipateur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-657" title="Sans titre.010" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.010.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">De manière plus schématique, voici comment je vois cette position des Classes inversées au sein des mouvances actuelles des MOOC &#8230; Une chance à saisir pour les Campus !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-658" title="MOOC et Flipp.001" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/MOOC-et-Flipp.001.jpg" alt="" width="614" height="461" /></p>
<h2>3. Plongée en abîme : la reconsidération de la présence &#8230; réorganise la distance !</h2>
<p style="text-align: left;">Nous avons présenté une autre forme d&rsquo;hybridation entre xMOOC et cMOOC (cette fois ci purement &laquo;&nbsp;à distance&nbsp;&raquo;) dans la formation eLearn2 que nous organisons actuellement.</p>
<p style="text-align: left;">Ce <a href="http://www.elearn2.eu/webapp/website/website.html?id=1938035">x-c-MOOC eLearn2</a>, une hybridation entièrement à distance, est construit ainsi :</p>
<p>1) <strong>Une formule tutorée</strong> qui concerne une trentaine de participants (de l’UCL, une vingtaine d’enseignants et de Lyon, une dizaine). Ils viennent avec un projet de mise en ligne d’une formation et les instituts de pédagogie universitaire de ces institutions (IPM à Louvain et iCap à Lyon) les accompagneront pendant 25 semaines dans la construction de leur cours en ligne. Cette formation « formelle » en ligne donne droit à un certificat d’université (à Louvain) et un DU (à Lyon) de 10 crédits.</p>
<p>(2) <strong>Un xMOOC</strong>, constitué à l’heure actuelle d’environ 1200 participants (la Communauté eLearn2) qui suivent les mêmes modules de formation (des vidéos, des exercices, des tâches) que les premiers <strong>mais ici, c’est la communauté elle-même (un cMOOC donc)</strong> qui s’auto-organise pour l’accompagnement … Il est super intéressant de voir cette communauté poser des questions, se répondre, proposer des activités, tenir leurs Blogs … Des participants lancent des visioconférences en ligne, organisent des recherches … La formation continue de demain &#8230;</p>
<p><strong>Originalité</strong> : c’est deux formations emboitées (le coeur des 30 participants tutorés et la communauté eLearn2) se déroulent sur la toute nouvelle plateforme (Claroline Connect) que nous avons développée en concertation avec Lyon .. une plateforme de nouvelle génération qui permet de soutenir la communauté et de faire interagir les participants. Cette plateforme qui a été présentée il y a deux semaines (lors de notre conférence des utilisateurs de Claroline à Oujda, Maroc) est à la fois le support technique et l’objet de la première semaine de formation : découvrir la plateforme mais aussi faire remonter les bugs découverts vers les développeurs …. Une plateforme proche des utilisateurs qui travaillent avec nous à la parachever : une forme de codesign … En quelques semaines, par cette interaction entre les utilisateurs et les développeurs, un travail de plusieurs mois a été effectué !</p>
<p><strong>(3)</strong> Plus loin encore, nous avons créé « autour » de la plateforme Claroline Connect <strong>un réseau Google+</strong> de personnes curieuses, intéressées … Un lien entre la plate-forme ancrée institutionnellement (Claroline Connect) et le réseau mondial (Google+)</p>
<p>Nous pensons que notre initiative qui allie la formation accompagnée et la formation ouverte préfigure peut-être l’enseignement de demain suite à l’externalisation de la transmission des connaissances prônée par les xMOOC. Une formation &laquo;&nbsp;locale&nbsp;&raquo; et hybride (les 30 participants accompagnés) plongée dans une communauté connectée via une plateforme, le tout plongé dans le réseau mondial … Nous avons représenté cette structure dans le dessin ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/eLearn2.017.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-659" title="eLearn2.017" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/eLearn2.017.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Merci pour vos commentaires, vos avis &#8230; et si cela vous plait bien, partagez !</p>
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		<title>Les MOOC : entre mirage technologique et virage pédagogique &#8230; le retour !</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Sep 2013 14:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[eLearning]]></category>
		<category><![CDATA[Formation des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[Outils technologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Pédagogie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les MOOC, tout en étant un potentiel formidable pour l'apprentissage, ne peuvent en garantir la qualité, la profondeur, le transfert ... Le numérique, l'apprentissage à l'ère numérique, ce n'est pas qu'une affaire d'outils et de ressources, même pas seulement une affaire de méthodes et d'usages, c'est surtout une affaire de mentalité, d'état d'esprit et de culture [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-weight: normal;">Me préparant à écrire ce billet, j&rsquo;étais il y a quelques semaines, voire quelques jours à peine, en train de consolider ma documentation sur cette résurgence du dernier avatar numérique des technologies éducatives : les MOOC. Et voilà, <a href="http://karsenti.ca/archives/RITPU_VOL10_NO2_MOOCvf.pdf">un article très récent (2013)</a> de Thierry Karsenti &laquo;&nbsp;MOOC : révolution ou simple effet de mode&nbsp;&raquo; fait de manière très documentée le tour de la question. Mais, en fait, m&rsquo;est-il encore besoin de rappeler ce que sont ces </span><em>Massive Open Online Courses</em><span style="font-weight: normal;"> ?  Vous avez suivi des cours en amphi ? Vous avez réalisé des exercices en salle de TP ? Vous avez échangé sur une thématique lors d&rsquo;un séminaire ? Et bien voilà, <a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2012/13r-cisel/sticef_2012_cisel_13r.htm">ce cœur de métier des universités et hautes écoles est là numérisé sur la toile, accessible, gratuit, ouvert</a> à des milliers d&rsquo;étudiants de part le monde. </span></h3>
<ul>
<li><span style="font-size: 1.17em; font-weight: normal;"><strong>Accessible en ligne</strong></span><span style="font-weight: normal;"> via Internet (oui, évidemment il faut être connecté),</span></li>
<li><span style="font-size: 1.17em; font-weight: normal;"><strong>gratuit</strong></span><span style="font-weight: normal;">, on ne paie pas pour y entrer mais la certification c&rsquo;est ou ce sera une autre chose,</span></li>
<li><span style="font-size: 1.17em; font-weight: normal;"><strong>ouvert</strong></span><span style="font-weight: normal;">, chacun peut s&rsquo;y inscrire et il n&rsquo;y a pas de prérequis enfin on dit ça.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: normal;"> </span></p>
<h3><span style="font-weight: normal;"> </span></h3>
<h3><span style="font-weight: normal;"> </span></h3>
<h3>Avant de commencer notre analyse, <a href="http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/2013/06/30/une-typologie-des-mooc/">il est bon de comprendre qu&rsquo;il y a MOOC et MOOC</a><span style="font-weight: normal;">. L&rsquo;enseignement au sens large a toujours été ballotté entre des tendances relativement caricaturales que je qualifierais de &laquo;&nbsp;transmissive&nbsp;&raquo; (transmettre le savoir déjà là) et d&rsquo;autres un peu « idéalistes » davantage orientées vers la construction par l&rsquo;apprenant lui-même de ses connaissances et compétences (ce qui est malgré tout une évidence, on ne peut apprendre à la place de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre). On passe ainsi dans </span>un éternel balancement du &laquo;&nbsp;<em>Sage on the stage</em>&nbsp;&raquo; au &laquo;&nbsp;<em>Guide on the side</em>&laquo;&nbsp;<span style="font-weight: normal;">. Pour ma part, j&rsquo;y ai toujours vu une belle complémentarité, une position difficile à tenir somme toute, chacun demandant à l&rsquo;expert de trancher, de se prononcer sur une position ou sur l’autre. Entre le &laquo;&nbsp;dites-moi&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;laissez-moi faire&nbsp;&raquo;, on y trouve aussi des composantes de styles d&rsquo;apprentissage fortement variées chez les humains en fonction des personnalités et des contextes.</span><br />
<span style="font-weight: normal;">Les MOOC n&rsquo;échappent pas à cette catégorisation rudimentaire. Ils sont nés dans le courant connectiviste de G. Siemens privilégiant le caractère socialement et contextuellement construit des savoirs (le premier « cours » qualifié de MOOC fut celui de G. Siemens et S. Downes sur le … <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Connectivisme">connectivisme</a>).  En conséquence, au début, ils s&rsquo;inscrivent dans le courant davantage constructiviste et socio-constructiviste de l&rsquo;apprentissage et prônent l&rsquo;édification d&rsquo;une intelligence collective (une forme de compagnonnage, une communauté d’apprentissage et de pratiques) soutenue à large échelle par le numérique. Mais, l&rsquo;appellation &laquo;&nbsp;MOOC&nbsp;&raquo; a été reprise (usurpée, oserions-nous dire) plus tard par des systèmes fortement automatisés dans un courant davantage transmissif voire behavioriste (des cours filmés, des exercices en ligne … comme le plus souvent sur <a href="https://www.edx.org/">edX</a> et <a href="https://www.coursera.org/">Coursera</a>). </span>Les premiers, connectivistes sont appelés cMOOC, les seconds plutôt transmissifs, xMOOC. <span style="font-weight: normal;">Cela me rappelle une belle phrase de Philippe Carré : on apprend toujours tout seul mais jamais sans les autres !</span></h3>
<h3><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/MOOC-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-634" title="MOOC-3" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/MOOC-3.jpg" alt="" width="674" height="190" /></a><br />
<span style="font-weight: normal;"> </span><br />
<span style="font-weight: normal;">Comme pour l&rsquo;enseignement ou la formation en général, nous pensons au nécessaire avénement d&rsquo;une hybridation féconde de ces extrêmes. Si chacun(e) de nous va devoir &laquo;&nbsp;apprendre toute la vie durant&nbsp;&raquo;, il sera nécessaire que nous (les mêmes) enseignions toute la vie durant. </span>L&rsquo;enseignement n&rsquo;est plus seulement une &laquo;&nbsp;affaire de profs&nbsp;&raquo;, il nous concerne chacun et chacune.<span style="font-weight: normal;"> Et c&rsquo;est là, que peuvent revenir en force des méthodes comme l&rsquo;apprentissage par problèmes, l&rsquo;apprentissage par projet, l&rsquo;apprentissage par investigation (d&rsquo;où l&rsquo;appellation iMOOC de J-M Gilliot) ou encore par tâches (les tMOOC de Lane) … et aussi des espaces d&rsquo;apprentissage (des « classes » virtuelles ou réelles) ancrés dans les contextes, les communautés, les régions (comme les LearningLabs et les ateliers de co-design …).</span></h3>
<h2><span style="font-weight: normal;"> </span><br />
<span style="font-weight: normal;"><a href="http://www.lalibre.be/debats/opinions/de-qui-se-mooc-t-on-51b8fabae4b0de6db9ca0a17">Des outils : de qui se mooc-t-on ?</a></span></h2>
<h3><span style="font-weight: normal;">Comme à chaque apparition d&rsquo;une nouvelle technologie, le mirage technologique opère. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;outils (je pense au TBI, le tableau blanc interactif ou encore aux tablettes) ou de ressources ( les </span><em>eBooks</em><span style="font-weight: normal;"> ou les </span><em>podcasts</em><span style="font-weight: normal;">, ces véhicules de contenus), le charme agit, les enseignants (certains du moins) sont hypnotisés, </span>les dirigeants sont séduits par cette &laquo;&nbsp;potion magique&nbsp;&raquo; qui tout à la fois agira sur et pour un enseignement du 21<sup>ème</sup> siècle <span style="font-weight: normal;">qui se cherche et qui donnera un lustre renouvelé aux citadelles du savoir confrontées à une intelligence collective qui trouve de plus en plus sa place dans la formation continuée et l&rsquo;apprentissage toute la vie durant. Le rapport entre technologies et pédagogies est <a href="http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2011/03r-lebrun-tice/sticef_2011_lebrun_03r.htm">systémique et multivariable</a>. En réfléchissant linéairement (par des mécanismes simples de cause à effet) et sur une variable à la fois (l&rsquo;équipement des classes, la numérisation des ressources &#8230;) , on perturbe le système, il devient chaotique avec des conséquences inattendues dans d&rsquo;autres champs (sociaux, économiques, culturels &#8230;). Et ce, on le voudrait bien à court terme … à l’intérieur de la durée d’un mandat ! Ce sont pourtant des plans stratégiques et globaux sur au moins une génération (la scolarité obligatoire et l&rsquo;enseignement supérieur) qu’il faudrait mettre en place … primaire, secondaire, supérieur … toute la vie durant.</span></h3>
<p style="padding-left: 30px;">Pourtant, on sait depuis bien longtemps que les ressources disponibles (le livre existe depuis bien longtemps, est-ce que les enseignants utilisent ou ont utilisé vraiment les <em>textbooks</em> ?) ne suffisent pas pour apprendre, que les outils sont ambivalents et que leurs apports, leurs impacts et leurs valeurs ajoutées dépendent largement des usages qui en sont faits. <strong>Comme à chaque &laquo;&nbsp;nouvelle&nbsp;&raquo; technologie, les commentaires s&rsquo;opposent entre &laquo;&nbsp;le côté clair et le côté obscur de la force&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<ul>
<li>S&rsquo;agit-il de <strong>savoirs en boîte</strong> (du <em>fastlearning</em>) promus par les SuperCampus d&rsquo;une éducation devenue mondiale et dont les MOOC seraient les vitrines ?</li>
<li>Ou d&rsquo;un <strong>soubresaut médiatisé d&rsquo;un enseignement <em>ex-cathedra</em></strong> hérité d&rsquo;une époque où la lecture (<em>lecture</em>) était la seule voie de la transmission ?</li>
<li>Ou encore de <strong>la préparation en douce d&rsquo;un guet-apens économique </strong>qui surviendra lorsque les modèles financiers seront révélés aux naïfs séduits par la gratuité toute temporaire de ces opérations pseudo-philanthropiques ?</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;">Ou alors, plus positivement, dans la lignée de l&rsquo;intelligence collective, des communautés d&rsquo;apprentissage et de pratiques, s&rsquo;agirait-il d&rsquo;<strong>une occasion historique de construire ensemble un nouvel humanisme numérique</strong> dont les apprenants (nous tous) seraient les apprentis ? <strong>Une occasion de restaurer l&rsquo;humain, ses contextes et ses cultures, au sein des savoirs normalisés de la Science universelle</strong> (on n&rsquo;est pas loin de l&rsquo;opposition stérile entre savoirs et compétences) <strong>?</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Serions-nous des binaires</strong> séduits par le confort des propos extrêmes et réticents à vivre dans l&rsquo;incertitude ? Perdons-nous si facilement la mémoire de la stérilité de ces polarisations caricaturales ? Déjà Socrate, à propos de l&rsquo;écriture, une fabuleuse invention de Thot, le dieu des technologues, se montrait méfiant en évoquant le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pharmakos">pharmakon</a></em> : ces technologies sont tout à la fois un poison et un remède. Plus récemment, <a href="http://vimeo.com/48060670">Michel Serres</a>, parlant de l&rsquo;externalisation de notre mémoire sur les artefacts mobiles, disait : « On n&rsquo;a pas le cerveau vide, on a le cerveau libre ! ». Par contre, <a href="http://vimeo.com/48060670">Bernard Stiegler</a> nous dit que ce ne sont pas les technologies qui sont toxiques mais notre incapacité à les socialiser correctement.  <strong>C&rsquo;est à imaginer des tierces places que nous devons travailler</strong>. Au-delà de l&rsquo;ambivalence de l&rsquo;outil, les technologies sont et resteront des potentiels qu&rsquo;il revient aux humains d&rsquo;activer et de socialiser.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>Les MOOC, tout en étant un potentiel formidable pour l&rsquo;apprentissage, ne peuvent en garantir la qualité, la profondeur, le transfert.</strong> <a href="http://edutechwiki.unige.ch/en/The_media_debate">Richard E. Clark</a>, en 1983, disait déjà à propos des médias : Pas plus que le camion qui amène les victuailles au Supermarché ne peut <em>per se</em> améliorer la santé d&rsquo;une population … les médias ne peuvent  <em>de facto</em> apporter des valeurs ajoutées à l&rsquo;apprentissage. La relation entre enseigner et apprendre est systémique, non linéaire. C&rsquo;est par le dispositif construit &laquo;&nbsp;autour des ressources&nbsp;&raquo;, un dispositif constitué d&rsquo;outils certes mais aussi d&rsquo;activités signifiantes et d&rsquo;interactivités édificatrices, c&rsquo;est par la formation des étudiants et des enseignants tous apprenants, qu&rsquo;apparaîtront les valeurs ajoutées attendues des technologies. <strong>Quelle vision à long terme et quelle place explicite pour le numérique dans la formation des étudiants et des enseignants ? </strong>C&rsquo;est à ne pas considérer beaucoup ces facteurs humains que de nombreuses initiatives d&rsquo;équipement des écoles ou de leur mise en réseau ont lamentablement échoué en grande partie conduisant davantage à une <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=593">fossilisation des pratique</a>s (on refait avec les technologies nouvelles ce qu’on faisait antérieurement en dérapant dans le virage pédagogique) qu’à une réelle modernisation des pratiques pédagogiques.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/aspirateur.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-631" title="aspirateur" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/aspirateur.jpg" alt="" width="484" height="308" /></a></p>
<h2><strong>Des méthodes oui, &#8230; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=241">et avec méthode</a> s&rsquo;il vous plait !</strong></h2>
<h3><span style="font-weight: normal;">Même si ces outils et ressources constituent un potentiel formidable et une condition nécessaire à l&rsquo;apprentissage, ils sont donc loin d&rsquo;être suffisants</span><span style="font-weight: normal;">. Et même si :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-weight: normal;">les formes traditionnelles, même enrubannées de leurs atours technologiques,  que nous avons évoquées plus haut (cours, exercices, séminaires) demeurent les formes d&rsquo;enseignement les plus répandues (il suffit, au-delà des discours, de le demander aux étudiant(e)s : les plateformes LMS actuelles servent surtout de dépôts de documents) </span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="font-weight: normal;">ces méthodes-là peuvent être largement assumées voire automatisées par les technologies (un <em>podcast</em> du cours, un questionnaire en ligne, un forum de discussion) mettant ainsi en péril le &laquo;&nbsp;cœur de métier&nbsp;&raquo; actuel de l&rsquo;enseignement (que va-t-on faire des campus ?), </span></li>
</ul>
<p>il serait regrettable voire coupable de s&rsquo;en maintenir à cette situation de <em>statu quo</em> voire d&rsquo;un entérinement collectif de cette fossilisation des pratiques pédagogiques.<span style="font-weight: normal;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Il y a longtemps déjà (pour les plus anciens, c&rsquo;était l&rsquo;époque d&rsquo;un autre mirage technologique, l&rsquo;EAO, l&rsquo;enseignement Assisté par Ordinateur) des enseignants me demandaient fréquemment : <em>Est-ce que vous pensez qu&rsquo;un jour l&rsquo;ordinateur va remplacer l&rsquo;enseignant ?</em> Et je leur répondais invariablement : <em>il y a de grandes chances que oui, si vous me posez une question pareille </em>! Les technologies nous libèrent (de notre devoir de transmission) mais nous condamnent à devenir intelligents, à retrouver un rôle d&rsquo;accompagnateur d&rsquo;apprentissage, à redonner du sens aux espaces, à retrouver et à mettre en place des activités et interactivités fécondes pour l&rsquo;apprentissage dans ces campus désormais en menace d&rsquo;extinction … </span><span style="font-weight: normal;">e</span>t c&rsquo;est là encore une question de formation des enseignants<span style="font-weight: normal;">.</span></h3>
<p style="padding-left: 30px;">Agir autrement (c&rsquo;est-à-dire miser gros ou uniquement sur ces résurgences de l&rsquo;enseignement traditionnel que sont les xMOOC) serait faire fi des attentes du monde socio-professionnel  pour le développement des compétences transversales appelées aussi compétences LLL (LifeLong Learning), des usages même embryonnaires des fameux natifs numériques, et aussi de ne pas profiter maximalement du potentiel (j&rsquo;insiste sur ce mot) offert par les ressources externalisées et indépendantes du temps et de l&rsquo;espace … <strong>Enseigner c&rsquo;est mettre en place des conditions dans lesquelles l&rsquo;étudiant(e) pourra apprendre</strong> et cette constatation nous conduit à la nécessité d&rsquo;organiser autour des médias et des outils dont nous avons parlé des espaces, des classes, des dispositifs pédagogiques (en présence, à distance, hybride) à hautes valeurs ajoutées pour l&rsquo;apprentissage.  Comme je le dis souvent : <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=586">J&rsquo;enseigne moins, ils apprennent mieux</a> ! <strong>Et c&rsquo;est là que se niche l&rsquo;avenir des campus.</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">A cet égard,<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=612"> les classes inversées</a> (<em><a href="http://www.techsmith.com/flipped-classroom.html">Flipped Classrooms</a></em>) sont intéressantes  dans la combinaison qu&rsquo;elles proposent entre présence et distance et entre les orientations centrées sur l&rsquo;enseignement et ses ressources et celles centrées sur l&rsquo;apprentissage et son ancrage dans les contextes. <strong>Pour moi, elles sont complémentaires aux approches &laquo;&nbsp;à la xMOOC&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>Les technologies nous libèrent des contraintes de l&rsquo;espace et du temps</strong> (tel cours dans tel amphi à telle heure) mais, faute d&rsquo;une approche intelligente, positive et humaniste, elles risquent aussi de les vider. On le sait depuis longtemps aussi : les plans d&rsquo;équipements des écoles, de numérisation des ressources, d&rsquo;automatisation de l&rsquo;apprentissage … n&rsquo;ont pas apporté les fruits espérés (en termes d&rsquo;apprentissage, d&rsquo;éducation, de culture …). Les recherches sur le <a href="http://net.educause.edu/ir/library/pdf/erm0667.pdf">NSD</a> (<em>No Significant Difference</em>) montrent bien la vanité du propos  … Chaque fois, c&rsquo;est le facteur humain qui a été négligé et pas seulement la formation technique des étudiants et des enseignants : <strong>le numérique, l&rsquo;apprentissage à l&rsquo;ère numérique, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire d&rsquo;outils et de ressources, même pas seulement une affaire de méthodes et d&rsquo;usages, c&rsquo;est surtout une affaire de mentalité, d&rsquo;état d&rsquo;esprit et de culture.</strong> Il est vrai que les outils pourront porter les ressources, qu’ils pourront supporter sans nul doute les méthodes adéquates actives et interactives … mais une large part d’humanité restera insoluble dans le numérique. Enfin, je l&rsquo;espère, et vous ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">Finalement les méthodes élaborées autour des ressources (dont les MOOC) seront construites selon <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=289">le principe de cohérence</a> : une cohérence (inspirée du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Constructive_alignment"><em>Constructive Alignment</em> de J. Biggs</a>) entre les objectifs (une même ressource peut servir à plusieurs objectifs, à développer diverses compétences, nous en parlons ci-dessous),  les méthodes (de la lecture à l&rsquo;apprentissage collaboratif en y adjoignant un soupçon de variété et de scénarisation d&rsquo;activités) et l&rsquo;évaluation (souvent l&rsquo;exploitation de savoirs décontextualisés dans des contextes particuliers). C&rsquo;est encore ici aussi que la formation des enseignants doit jouer et pas seulement dans la scénarisation de &laquo;&nbsp;leur cours&nbsp;&raquo; mais dans une <a href="http://www.polymtl.ca/livreeuap/">approche programme</a> (tout aussi cohérente) à construire : les xMOOC morcelés en sont encore loin &#8230; edX s&rsquo;y intéresse !</p>
<h2><strong>Des compétences &#8230; un lien entre savoirs et savoirs faire et ancrage socio-professionnel</strong></h2>
<h3><span style="font-weight: normal;">« Compétences », voici bien un mot, un concept largement et banalement utilisé dans les contextes éducatifs et socio-professionnels. Les savoirs sont externalisés, les savoir-faire se transforment en procédures automatisées … ouf, il reste aux humains les compétences : quels savoir-faire mettre en route avec quels savoirs dans tel ou tel contexte ? Savoir où et quand davantage que savoirs et savoir-faire ? Exercer des compétences, c’est sortir de l’amphi là où les savoirs sont distribués, c’est sortir du terrain d’entrainement (salle d’exercices ou de TP), c&rsquo;est s&rsquo;évader du MOOC pour revenir sur Terre  …  c’est surtout retourner dans les contextes d&rsquo;émergence et d&rsquo;exploitation des savoirs.</span></h3>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="font-weight: normal;"><strong>Il y a des siècles les savoirs</strong></span><span style="font-weight: normal;"> (ceux construits par l&rsquo;humanité) </span><span style="font-weight: normal;"><strong>ont quelque part remplacé les dieux</strong></span><span style="font-weight: normal;">. Nul besoin d&rsquo;anges pour faire tourner les planètes. Les lois de la gravitation universelle ont remplacé les contes mythologiques. Cependant, ces savoirs sublimés, riches de modèles, de principes, d&rsquo;invariants &#8230;, ne prennent du sens, ne retrouvent leur vertu émancipatrice que replongés dans les contextes humains. Dans cet esprit, le travail du chercheur (qui décontextualise) et celui de l&rsquo;enseignant (qui recontextualise) sont quelque part antagonistes. </span><span style="font-weight: normal;"><strong>Pas simple d&rsquo;être enseignant-chercheur à l&rsquo;ère du numérique.</strong></span></p>
<h3><em><span style="color: #000080;">Il faut fréquenter les bibliothèques, certes ; il convient, assurément, de se faire savant. Étudiez, travaillez, il en restera toujours quelque chose. Et après ? Pour qu’il existe un après, je veux dire quelque avenir qui dépasse la copie, sortez de la bibliothèque pour courir au grand air ; si vous demeurez dedans, vous n’écrirez jamais que des livres faits de livres. Ce savoir, excellent, concourt à l’instruction, mais celle-ci a pour but autre chose qu’elle-même. Dehors, vous courrez une autre chance (Michel Serres, Bibliothèque de l’Ecole Centrale de Lyon).</span></em></h3>
<h3><span style="font-weight: normal;">Les MOOC peuvent apporter la contextualisation (les situations-problèmes, les cas à étudier, une interview d’un acteur du terrain …), ils peuvent apporter la décontextualisation (la théorie, la modélisation, les savoirs et avis des experts …) … ils pourront, en guise de recontextualisation, montrer, démontrer, simuler les contextes d’application … l’action de l’homme sur le contexte ne pourra cependant rester virtuel. Cette réflexion nous ramène au Cycle de Kolb qui distingue bien ces phases d’internalisation (observation, conceptualisation abstraite) et d’externalisation (l’expérience et l’expérimentation active).</span></h3>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=559">Mais que sont ces compétences ?</a> L’approche cognitive (basée sur l’appropriation des savoirs et savoir-faire, qui ne connaît pas la taxonomie de Bloom ?) y est complétée par des éléments qui touchent davantage aux comportements, aux attitudes, à la manière d’anticiper, de se mettre en projet : les savoir-être et savoir-devenir. <strong>Ces « compétences » qui sortent bien souvent du giron des disciplines purement académiques, qui sont également censées se développer toute la vie durant, qui font rarement l’objet d’un apprentissage formel … en prennent un statut de transversalité</strong> : compétences transversales, <em>fuzzy competences</em> ou encore compétences LLL (<em>LifeLong Learning</em>). <a href="http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/publ/pdf/ll-learning/keycomp_fr.pdf">L’Europe les définit dans son cadre de référence </a>qui date déjà de 2006. Elles sont reliées à l’esprit critique, la créativité, l’initiative, la résolution de problèmes,  le travail en équipe, la gestion de projets, l’évaluation des risques, la prise de décision … <strong>Mais où et quand formons-nous les apprenants</strong> à ces compétences ? <strong>Comment validons-nous les étapes de leur développement</strong> et allons-nous octroyer les certificats devenus badges ? L’approche du <em>Learning by doing</em> suffit-elle ou alors ces compétences doivent-elles faire l’objet en amont d’un apprentissage à part entière et en aval d’une opération d’appropriation et de réflexivité, d’un retour vers l’humain et ses environnements ? <strong>Les connaissances devenues numériques sont à compléter par <a href="http://lesclesdedemain.lemonde.fr/organisations/pour-un-humanisme-numerique_a-12-682.html">un humanisme numérique</a> toujours à construire.</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">A cet égard, il est intéressant de retourner plusieurs siècles en arrière à l’époque de l’invention du livre (une fabuleuse invention qui allait permettre déjà la diffusion des connaissances). L’approche « catholique » prônait l’importance d’avoir un clerc, un prêtre, un professeur qui fasse la <em>lecture</em> et délivre les « saints savoirs » et leur interprétation du haut de la chaire « ex-cathedra ». Luther montre le livre comme un moyen d’accès direct à cette connaissance par tout un chacun. A l’heure actuelle, les anglo-saxons (pour aller vite) prônent une éducation moins inféodée aux <em>Textbooks</em> ou aux <em>Massive Open Online Courses</em> (tous deux considérés comme des ressources parmi d’autres) pour l’ouvrir à des temps et des espaces davantage consacrés aux activités et aux interactivités : les anglicismes <em>Problems Based Learning, Flipped Classrooms, Peer Review voir Connectivist MOOC</em> … nous viennent de ces horizons. <strong>Sommes-nous prêts à refonder l’école alors qu’elle n’a pas encore été « réformée » ?</strong> Entre modes transmissifs et socio-constructivistes, <strong>avons-nous compris que c’est à une révolution ouverte, complète, profonde, inscrite dans la durée (de l’école fondamentale au supérieur en continuant vers l’apprentissage toute la vie durant) que ces livres devenus MOOC nous convient ?</strong></p>
<h2><strong>Des plateformes &#8230; inscrites localement, connectées globalement</strong></h2>
<h3><span style="font-weight: normal;">Entre savoirs largement distribués (les ressources proposées par les MOOC en sont une émanation) et apprentissage irrévocablement personnel (Les PLE <em>Personal Learning Environments</em> construits par chacun avec les outils disponibles sur Internet, un clin d’œil aux collègues d’ITyPA, </span>Internet Tout y est Pour Apprendre<span style="font-weight: normal;">), entre l’approche globalisante et planétaire du nuage (le </span><em>Cloud</em><span style="font-weight: normal;">) des savoirs et la nécessité de l’inscription personnelle, locale ou régionale, </span><span style="font-weight: normal;">une tierce place est à re-construire et c’est là que se niche l’avenir du Campus. Aussi dans la validation des acquis, dans l&rsquo;évaluation là où les savoirs et savoir-faire appris repartent à la rencontre des contextes au travers des tâches accomplies, des productions élaborées, des preuves evidence-based rassemblées dans les portfolios</span><span style="font-weight: normal;">. </span></h3>
<h3><span style="font-weight: normal;"> </span>Les MOOC constituent un réel <em>Big Bang</em> dans l’univers éducatif<span style="font-weight: normal;">. Vont-ils donner naissance à une Terre hospitalière plus pédagogique ? <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">Dans le désordre</a> que, à la fois, les xMOOC normatifs (lois, théories, principes, invariants, modèles, tradition) et les cMOOC (pluralité, contextes, sens, innovation) peuvent entraîner, des espaces-temps locaux, des structures d’ordre et de proximité, des lieux tout à la fois d’appropriation personnelle et de contextualisation communautaire vont ou devront apparaître : </span><a href="http://cursus.edu/article/17354/ordre-desordre-enseignement/">« l’école » deviendrait ainsi une structure dissipative</a><span style="font-weight: normal;"> (Prigogine), de réduction d’entropie, de création de sens et de savoirs partagés dans différents contextes.</span></h3>
<h3><a href="http://cursus.edu/article/19570/quelles-plateformes-quels-modeles-enseignement-pour/">Des plateformes véritablement LMS</a><span style="font-weight: normal;"> (</span><em>Learning Management System</em><span style="font-weight: normal;">) bien au-delà des actuelles (en fait, des TMS, </span><em>Teaching Management System)</em><span style="font-weight: normal;"> </span>sont amenées à jouer ce rôle fédérateur communautaire<span style="font-weight: normal;"> (individus, écoles, régions) entre d’une part les PLE individuels et classes locales et d’autre part les ressources largement distribuées.</span></h3>
<h3><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/EM-Lyon-Juillet2013-SHORT.019.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-632" title="EM-Lyon Juillet2013-SHORT.019" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/EM-Lyon-Juillet2013-SHORT.019.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></h3>
<h3><span style="font-weight: normal;">Bref, apporter une valeur ajoutée pour l&rsquo;apprentissage dans des SPOC (Small Private Online Courses) construits sur des MOOC ? A voir ! </span></h3>
<p style="padding-left: 30px;">Ces plateformes ne peuvent donc pas seulement rester des supports matériels de MOOC, des véhicules de transport de savoirs stabilisés, invariants, généraux. Il est à la fois amusant et consternant de constater que des « plateformes à MOOC »  actuelles proposent des outils qui existaient il y a presque 10 ans dans les plateformes devenues classiques aujourd’hui (Moodle, Claroline, Spiral, Dokeos …) : des ressources, des exercices, des dépôts de travaux, un forum de-ci de-là …</p>
<p style="padding-left: 30px;">Nous avons décrit par ailleurs <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=624">les attributs de la plateforme dont nous avons rêvé (Claroline Connect)</a> entre d&rsquo;une part environnement personnel, classe virtuelle et d&rsquo;autre part ressources ou bibliothèque de MOOCs,</p>
<ul>
<li><strong>entre</strong> d’une part appropriation personnelle et collective et d’autre part transmission de savoirs « stabilisés » ,</li>
<li><strong>entre</strong> espaces d’activités et « cours » automatisés,</li>
<li><strong>entre </strong>apprentissages informels et formels, entre ancrage dans la cité, dans la région et ouverture sur le monde,</li>
<li><strong>entre</strong> le monde de la formation initiale et celui de la formation continue toute la vie durant,</li>
<li><strong>entre</strong> projet de formation à « l’école » et innovation sociale ou projets d&rsquo;entreprise,</li>
<li><strong>entre</strong> la nécessité de l’inscription administrative et citoyenneté mondiale …</li>
<li><strong>entre <em>think global</em> et <em>act local …</em></strong></li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;"><em> </em></p>
<h3><span style="font-weight: normal;">En conclusion, quelques citations qui m’ont largement inspiré dans ce débat. Elles illustrent selon moi des propos parmi lesquels une &laquo;&nbsp;tierce vérité&nbsp;&raquo; reste à construire : </span></h3>
<ul>
<li><em><span style="color: #000080;">Je répète. Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c&rsquo;est fait. D&rsquo;une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis. (Michel Serres, 2011. Le Monde. Eduquer au XXIe siècle)</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000080;">L’un des plus nobles devoirs d’une université est l’avancement de la connaissance et sa diffusion, non seulement à ceux qui peuvent suivre les enseignements, mais bien largement au-delà. (Daniel Gilman, 1878. Johns Hopkins University)</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000080;">Les nouvelles technologies nous ont condamné à devenir intelligents. Comme nous avons le savoir devant nous, comme nous avons l’imagination devant nous, nous sommes condamnés à devenir inventifs, à devenir intelligents … Nous sommes à distance du savoir, à distance de l’imagination, à distance de la cognition en général et il nous reste exactement que l’inventivité. C’est à la fois une nouvelle catastrophique pour les grognons, mais c’est une nouvelle enthousiasmante pour les nouvelles générations. (Michel Serres, 2007. INRIA. Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive)</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000080;">Ce n’est pas la technique qui est toxique en soi, c’est notre incapacité à la socialiser correctement. (Bernard Stiegler, 2012. Philosophie Magazine)</span></em></li>
</ul>
<h3><strong>Vos commentaires sont les bienvenus. </strong></h3>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>12 commandements pour le Conseiller pédagogique dans l&#8217;enseignement supérieur ou à l&#8217;université ?</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jul 2013 09:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[eLearning]]></category>
		<category><![CDATA[Essais]]></category>
		<category><![CDATA[Formation des enseignants]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour ma part, j'ai redécouvert un vieux mail datant de 2009 et qui portait sur des points d'attention particuliers relatifs au métier de Conseiller pédagogique en institution. Il s'agissait d'établir un mémo, une liste de principes, d'invariants ... structurels de la posture du Conseiller ou de la Conseillère. Il fait évidemment partie d'un système de relations complexes reliant son Institution, les enseignants (non seulement les professeurs) et les étudiants.  [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps de l&rsquo;été, c&rsquo;est aussi le temps de la mise en ordre des dossiers, la redécouverte d&rsquo;anciens documents à peine esquissés perdus dans la pile des affaires courantes.</p>
<p>Pour ma part, j&rsquo;ai redécouvert un vieux mail datant de 2009 et qui portait sur des points d&rsquo;attention particuliers relatifs au métier de Conseiller pédagogique en institution. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;établir un mémo, une liste de principes, d&rsquo;invariants &#8230; structurels de la posture du Conseiller ou de la Conseillère. Il fait évidemment partie d&rsquo;un système de relations complexes reliant son Institution, les enseignants (non seulement les professeurs) et les étudiants. Ce mail ne constitue en rien un travail scientifique mais il résulte d&rsquo;une synthèse (oserais-je, une opération de réflexivité) que j&rsquo;ai effectuée sur mon métier de Conseiller exercé depuis 1995 à l&rsquo;IPM (UCL).</p>
<p><strong>En voici la teneur :</strong></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Le 20-mai-09 à 16:51, Marcel LEBRUN a écrit :<br />
Bonjour</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Dans le cadre de la préparation de nos formations, j&rsquo;avais émis l&rsquo;idée d&rsquo;établir des &laquo;&nbsp;invariants&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;principes&nbsp;&raquo; ou encore des &laquo;&nbsp;lemmes&nbsp;&raquo; qui nous permettent d&rsquo;avancer dans la construction de notre programme sans toujours devoir revenir sur ces &laquo;&nbsp;principes&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #3366ff;">Pour leur donner, une forme ludique, j&rsquo;ai pensé aux douze commandements (les dix commandements, c&rsquo;est autre chose) :</span></p>
<p><em><strong><span style="color: #3366ff;">-  Aux priorités pédagogiques de ton institution, toujours tu penseras<br />
&#8211; Des questions et besoins des enseignants tu partiras<br />
&#8211; Toi aussi, les LO (Learning Outcomes) des enseignants professionnels en avant, tu mettras<br />
&#8211; Dans la durée, ton accompagnement et tes formations tu organiseras<br />
&#8211; Pour les enseignants, des conditions d&rsquo;apprentissage en place tu mettras<br />
&#8211; A ton imagination et à ta créativité toujours tu feras appel<br />
&#8211; Au principe d&rsquo;isomorphisme, jamais tu ne défailliras<br />
&#8211; Tes collègues, dans le doute, tu consulteras<br />
&#8211; Équipe et réseau, ta nature seconde seront<br />
&#8211; Aux valeurs ajoutées des TIC, attentif tu seras<br />
&#8211; Les conséquences de l&rsquo;évaluation de tes formations toujours tu apprécieras<br />
&#8211; De ton activité, le trois fois distillé tu secrèteras et tu communiqueras</span></strong></em></p>
<p>Retournant alors dans les arcanes de mon ordinateur, j&rsquo;ai retrouvé un schéma d&rsquo;époque et un argumentaire détaillé de ces 12 commandements construit dans les mois voire années qui suivent. Je vous livre ici ce schéma global et présenterai <strong>dans des billets successifs</strong> les argumentaires et documentations associés à ces principes.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/07/Fleur-copie13.013.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-627" title="Fleur - copie13.013" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/07/Fleur-copie13.013.jpg" alt="" width="817" height="612" /></a></p>
<p>Il me semble intéressant de comparer ces principes, ces lignes de direction avec d&rsquo;autres travaux ou d&rsquo;autres documents. C&rsquo;est à ce travail de mettre en lumière des composantes surdimensionnées ou d&rsquo;autre carrément oubliées que je vous convierai dans mes prochains billets.</p>
<table border="1" width="464" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="155"></td>
<td valign="top" width="155"><strong><span style="color: #3366ff;">Lecloux S. &amp; Kozlowski D. (Admee, 2012)</span></strong></td>
<td valign="top" width="155"><strong><span style="color: #3366ff;">TLS Mission and Guiding Principles (McGill)</span></strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Aux priorités pédagogiques de ton institution, toujours tu penseras</td>
<td valign="top" width="155">7. Conseiller l’institution dans le pilotage de la politique d’enseignement</td>
<td valign="top" width="155">6. Alignment of policies, procedures and practices7. Strategic, systemic and sustainable investments</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Des questions et besoins des enseignants tu partiras</td>
<td rowspan="5" valign="top" width="155">2. Sensibiliser et former à la pédagogie en enseignement supérieur1. Accompagner la pratique et conseiller les enseignants, les équipes et les étudiants6. Evaluer les enseignements, les dispositifs et les programmes dans une optique de développement de la qualité de l’enseignement</td>
<td valign="top" width="155"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Dans la durée, ton accompagnement et tes formations tu organiseras</td>
<td valign="top" width="155"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Pour les enseignants, des conditions d&rsquo;apprentissage en place tu mettras</td>
<td valign="top" width="155"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">A ton imagination et à ta créativité toujours tu feras appel</td>
<td valign="top" width="155"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Au principe d&rsquo;isomorphisme, jamais tu ne défailliras</td>
<td valign="top" width="155">1. Fostering significant long lasting student learning</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Toi aussi, les LO des enseignants professionnels en avant, tu mettras</td>
<td valign="top" width="155">3. Valoriser la mission d’enseignement</td>
<td valign="top" width="155">2. Teaching is a scholarly act3. Teaching should be recognized and rewarded as are other forms of scholarly work</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Tes collègues, dans le doute, tu consulteras</td>
<td rowspan="2" valign="top" width="155">5. Favoriser les échanges et développer les réseaux entre tous les acteurs concernés par l’enseignement</td>
<td rowspan="2" valign="top" width="155">5. Working in partnerships</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Equipe et réseau, ta nature seconde seront</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Aux valeurs ajoutées des TIC, attentif tu seras</td>
<td valign="top" width="155">8. Produire et mettre à disposition des ressources, des outils</td>
<td valign="top" width="155"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="155">Les conséquences de l&rsquo;évaluation de tes formations toujours tu apprécieras</td>
<td valign="top" width="155"></td>
<td valign="top" width="155">4. Our practice is evidence based</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Lecloux, S. &amp; Kozlowski, D. (2012). E<em>valuer les compétences professionnelles des conseillers pédagogiques à l&rsquo;université à l&rsquo;aide d&rsquo;un référentiel.</em> Colloque de l&rsquo;Admee, Luxembourg. Consulté le 19 juillet 2013 : <a href="http://admee2012.uni.lu/pdf2012/A37_03.pdf‎"><cite>admee2012.uni.lu/pdf2012/A37_03.pdf</cite>‎</a> (Avec la participation des conseillers (techno-)pédagogiques de l’Académie Wallonie- Bruxelles : Frédérique Artus, Marie Blondeau, Cédric Boey, Marie Boulvain, Joëlle Dequesne, Julie Hellenbosch, Dorothée Kozlowski, Alain Lammé, Sophie Lecloux, Libérat Ntibashirakandi, Nadine Postiaux, Rudy Potdevin, Nicolas Roland, Alice Salcin, Eric Uyttebrouck)</p>
<p>TLS (Teaching and Learning Services) Mission and Guiding Principles. Consulté sur le <a href="http://www.mcgill.ca/tls/about/mission">site du TLS </a>de l&rsquo;Université McGill.</p>
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		<title>Claroline Connect, ça vous dit quelque chose &#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 16:17:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Pédagogie]]></category>

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		<description><![CDATA[Donc, j'en ai parlé avec Christophe (qui lui, pilote à Lyon le projet Spiral Connect, une plateforme découverte lors de mon séjour sabbatique à Lyon) et très vite on s'est mis d'accord : on va bosser ensemble avec nos équipes sur ce nouveau concept de plateforme ... Claroline Connect : l'innovation, l'ingéniosité de Spiral et l'intuitivité, la rigueur de Claroline ... le feu et l'eau, l'ordre et le désordre (j'exagère) ... une des mes métaphores favorites. Plutôt, des espaces de liberté avec des jalons, des indicateurs ... [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait quelques mois qu&rsquo;on en parle à demi-mots, ici et là-bas, <a href="http://www.regional-it.be/2013/01/17/claroline-connect-elearning/">en Belgique</a> et Outre-Quiévrain &#8230;<br />
Mais voilà, les accords sont pris et la campagne de presse s&rsquo;annonce !</p>
<p><strong>Une petite histoire</strong></p>
<p>C&rsquo;était en avril 2012, lors du WWW2012, qu&rsquo;avec mon comparse de causeries (Christophe Batier de l&rsquo;UCBLyon I), nous avons discuté de projets pour un nouveau genre de LMS. Il était temps car la plupart des plateformes actuelles sont nées il y a une dizaine d&rsquo;années. En mai, à l&rsquo;AIPU de Trois-Rivières (Québec), on en parlait lors d&rsquo;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=cs78HVKJqnc">une causerie</a>.</p>
<p>Claroline est née en 2001 à l&rsquo;Université catholique de Louvain et avec toutes ces années, les outils, les usages, les besoins &#8230; se sont développés d&rsquo;une manière tellement radicale, qu&rsquo;on ne pouvait plus faire évoluer ces outils à coups de &laquo;&nbsp;patch&nbsp;&raquo;, de rafistoler la plateforme pour la mettre au &laquo;&nbsp;goût du jour&nbsp;&raquo;. Dans le cadre du <a href="http://www.claroline.net/?lang=fr">Consortium Claroline</a>, nous y réfléchissions depuis quelques années : la décision fut difficile tant l&rsquo;investissement était lourd. Pourtant, il fallait y aller, il fallait reconstruire un &laquo;&nbsp;noyau&nbsp;&raquo;, une sorte de moteur pour le logiciel qui permettrait de tenir compte de l&rsquo;avancée des outils &laquo;&nbsp;déjà-là&nbsp;&raquo; du Web 2.0, des usages des générations (les natifs et les autres), des besoins de la formation initiale et continue, toutes deux secouées par les approches-compétences et les approches-programmes, par la disponibilité des ressources (Tout est transmis, dirait Michel Serres), par les MOOC (Massive Open Online Courses), les EPA (Environnements personnels d&rsquo;apprentissage), l&rsquo;édition numérique, l&rsquo;internationalisation de la formation &#8230; vous complèterez bien la liste.</p>
<p>Donc, j&rsquo;en ai parlé avec Christophe (qui lui, pilote à Lyon le projet <a href="http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/">Spiral Connect</a>, une plateforme découverte lors de mon séjour sabbatique à Lyon) et très vite on s&rsquo;est mis d&rsquo;accord : on va bosser ensemble avec nos équipes sur ce nouveau concept de plateforme &#8230; Claroline Connect : l&rsquo;innovation, l&rsquo;ingéniosité de Spiral et l&rsquo;intuitivité, la rigueur de Claroline &#8230; le feu et l&rsquo;eau, l&rsquo;ordre et le désordre (j&rsquo;exagère) &#8230; une des mes métaphores favorites. Plutôt, des espaces de liberté avec des jalons, des indicateurs &#8230;</p>
<p>Les partenariats avec la Région &laquo;&nbsp;Rhône-Alpes&nbsp;&raquo; (car évidemment nos partenaires de la Région, déjà <a href="http://www.claroline.net/membres/">membres effectifs du Consortium</a> s&rsquo;y sont vite intéressés : Ecole centrale de Lyon, EM Lyon, Saint-Etienne &#8230;), le soutien de la <a href="http://www.awt.be/web/edu/index.aspx?page=edu,fr,tem,020,002">Région Wallonne</a> &#8230; se sont rapidement mis en place, les équipes sont constituées &#8230; le prototype fonctionnel de Claroline Connect est prévu pour septembre 2013 et la migration des plateformes institutionnelles (utilisatrices de Claroline, de Spiral et pourquoi pas d&rsquo;autres plateformes) est prévue à la rentrée (septembre 2014). En outre des projets de recherche-développement sont venus accompagner, soutenir et fertiliser le projet.</p>
<p><strong>Des idées génériques vers des fonctionnalités revues</strong></p>
<p>Sans vouloir faire le décompte exhaustif de nos chantiers et de nos objectifs en voici quelques-uns :</p>
<p>(1) <span style="color: #0000ff;"><strong>Dépasser (sans la négliger) la notion de &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; pour aller vers le &laquo;&nbsp;développement de compétences&nbsp;&raquo;.</strong></span> Les plateformes actuelles sont construites principalement sur des &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; créés par les utilisateurs enseignants. Sans les mettre de côté, nous proposons la <strong>notion d&rsquo;espaces d&rsquo;activités</strong> plus souples dans les contextes actuels : une approche par problèmes, par exemple, est transversale à plusieurs &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; et vise le développement de compétences, contextualisation fertile d&rsquo;un ensemble de connaissances, de ressources ; un portfolio est un espace d&rsquo;activité orientée et gérée par les étudiants dans le cadre de la validation d&rsquo;un parcours ; ces compétences sont pilotées et construites dans une approche-programme association interactive de plusieurs enseignants … Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;une occasion d&rsquo;ouverture à d&rsquo;autres types d&rsquo;activités : des projets de recherche dans une université, un projet d&rsquo;innovation ou de co-élaboration au sein d&rsquo;une entreprise … bref, une plateforme d&rsquo;eLearning et d&rsquo;eWorking &#8230;</p>
<p>(2) <strong><span style="color: #0000ff;">Utiliser les ressources externes pour mieux se concentrer sur le dispositif d&rsquo;apprentissage</span></strong>. Les réformes éducatives actuelles visent au développement de l&rsquo;autonomie voire de l&rsquo;autodidaxie (Apprendre à apprendre) des étudiants. Les EPA (Environnement Personnel d&rsquo;Apprentissage) se développent à l&rsquo;heure des MOOC (tels Coursera ou EdX). Aussi, notre attention est dirigée vers <strong>les réservoirs de ressources disponibles</strong> au travers des UNT (Universités numériques thématiques) voire des MOOC et des éditions numériques des <em>Textbooks</em>. Une plateforme actuelle se doit de tenir compte de ces nouvelles ressources, de ces bases de données de ressources partagées … et aussi d&rsquo;offrir des environnements proches de ceux qui se développent au sein du <strong>Web 2.0</strong> ou du moins de permettre une interaction transparente avec ceux-ci. C&rsquo;est ainsi que des espaces d&rsquo;activités, véritables agrégateurs de savoirs, pourraient être créé par les étudiants eux-mêmes au sein d&rsquo;un projet pédagogique dûment balisé.</p>
<p>(3) <strong><span style="color: #0000ff;">Travailler en réseau pour redonner du sens à la présence</span>. Le collectif, l&rsquo;apprentissage collaboratif ou mieux co-élaboratif est à l&rsquo;ordre du jour</strong>. Des réseaux d&rsquo;apprenants (et nous sommes tous apprenants toute la vie durant) se créent, ils se mêlent aux réseaux de praticiens du monde socio-professionnel. Les universités &laquo;&nbsp;traditionnelles&nbsp;&raquo; redonnent du sens à la présence (les &laquo;&nbsp;campus&nbsp;&raquo;) dans des collaborations larges avec leur région voire à l&rsquo;international. <strong>Des plateformes locales se doivent donc de communiquer entre elles</strong> permettant ainsi la flexibilité et la mobilité des environnements des étudiants, des enseignants, des travailleurs. La plateforme &laquo;&nbsp;Claroline Connect&nbsp;&raquo; communiquera (ou pourra communiquer) ainsi avec d&rsquo;autres plateformes dans le cadre du partage et de la construction des connaissances et des dispositifs de formation établis. <strong>Des banques de dispositifs pédagogiques pourront être partagés</strong> entre des enseignants ou des utilisateurs du monde entier au service de leur développement professionnel (dans une optique de SOTL).</p>
<p>(4) <strong><span style="color: #0000ff;">Gérer les collectifs, les communautés, les groupes &#8230;</span></strong> Le collectif encore. Des étudiants, des utilisateurs, des chercheurs sont inscrits respectivement ou cumulativement dans des &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo;, dans des programmes, dans des équipes, dans des groupes où alors ils travaillent en duo ou même en solo sur un projet précis. On comprendra aisément que toutes ces liaisons sont difficiles à gérer, à suivre au sein du <strong>bureau de l&rsquo;utilisateur.</strong> Ce dernier répondra à ce besoin d&rsquo;ordre en proposant des trémies (des filtres) et en se reconfigurant selon les choix du moment : le travail que je mène avec tel autre étudiant, le projet que je conduis avec telle équipe, mes abonnements à tels services ou au portail de l&rsquo;institution … Selon le choix, <strong>le bureau sera à même de se configurer </strong>en mettant en place, en action, les ressources nécessaires, les autres utilisateurs concernés … et les outils nécessaires à l&rsquo;exécution des tâches.</p>
<p>(5) <span style="color: #0000ff;"><strong>Partager des dispositifs pédagogiques</strong></span>. Pour terminer ce bref aperçu, un enseignant ou un formateur qui aura construit un scénario intéressant, un dispositif particulier (imaginons un &laquo;&nbsp;peer review&nbsp;&raquo; entre étudiants) … pourra abstraire ce dispositif en le rendre disponible sous forme d&rsquo;un modèle, d&rsquo;un patron, d&rsquo;un &laquo;&nbsp;template&nbsp;&raquo; à d&rsquo;autres enseignants, formateurs. <strong>Le partage des pratiques</strong> est une donnée incontournable dans le développement professionnel des enseignants, la nouvelle plateforme permettra de les objectiver.</p>
<p>(6) <strong><span style="color: #0000ff;">Mobiles.</span></strong> Les outils mobiles, smartphones et tablettes, sont de plus en plus utilisés par nos apprenants pour visualiser des ressources, rester connectés avec &laquo;&nbsp;ses groupes&nbsp;&raquo;, partager les informations. Ils sont devenus <em>de facto</em> les outils de l&rsquo;apprendre toute la vie durant &#8230; Claroline Connect devra s&rsquo;adapter pour s&rsquo;infiltrer dans ces écrans de formes variées.</p>
<p><strong>Et vous ?</strong></p>
<p>Notre projet, notre Consortium est largement ouvert. Vous avez des idées, vous voulez les voir à l&rsquo;oeuvre dans le nouvel outil. Rejoignez-nous ! Dès que le noyau sera fonctionnel, les membres effectifs pourront contribuer à la plateforme via son architecture modulaire.</p>
<p>C&rsquo;est vrai, pas mal d&rsquo;institutions ont fait d&rsquo;autres choix (Moodle, Dokeos &#8230; d&rsquo;excellentes plateformes par ailleurs &#8230; et même des LMS commerciaux). Ce que nous vous proposons c&rsquo;est une Communauté proche, largement européenne, d&rsquo;origine francophone et largement ouverte sur la francophonie, latine de coeur mais ouverte aux cultures différentes &#8230; Nous pensons fortement que deux orientations importantes nous démarquent de la concurrence :</p>
<p>(1) <span style="color: #0000ff;"><strong>Simplicité, intuitivité toujours.</strong></span> S&rsquo;il s&rsquo;agit de contribuer au développement professionnel des enseignants et plus largement à celui du système éducatif, il nous paraît important de ne pas orienter le choix de la plateforme sur une longue liste de fonctionnalités, de modules. Trop souvent, <strong>ce sont de telles considérations purement informatiques qui guident le choix</strong>. Une plateforme qui offre tous les modules possibles permettant de &laquo;&nbsp;faire des choses complexes&nbsp;&raquo; sur le plan pédagogique, rend bien souvent la réalisation de &laquo;&nbsp;choses simples&nbsp;&raquo; compliquée. Nous pensons qu&rsquo;<strong>une plateforme simple, intuitive</strong> (une des caractéristiques largement reconnues de Claroline et que nous souhaitons maintenir) est le meilleur moyen de faire entrer les enseignants dans l&rsquo;évolution, pédagogique et technologique, de plus en plus impérative du monde éducatif. Encore faut-il que la technologie ne soit pas l&rsquo;obstacle premier.</p>
<p>(2) <strong><span style="color: #0000ff;">Généricité et spécificité.</span></strong> Tout en souhaitant et encourageant le développement et le partage de modules plus spécifiques voulus par les institutions-membres voire les utilisateurs, il nous semble important que la plateforme, au travers de son noyau, <strong>permette la construction de dispositifs pédagogiques partageables à partir de briques de base intelligentes</strong>, les outils de la plateforme. Les modèles (ou <em>Templates</em> décrits au point 5) sont ainsi plus facilement accessibles et exploitables par les enseignants, étant construits sur les outils génériques (fonctionnalités) de la plateforme. Bon nombre de plateformes  disposent bien évidemment d&rsquo;une large collection de modules spécifiques mais ceux-ci demandent des apprentissages particuliers chaque fois à refaire.</p>
<p>Alors venez nous rejoindre ou pourquoi pas <a href="http://www.claroline.net/collaborer/">soutenez notre projet </a></p>
<p>Marcel, président du Consortium international Claroline :=)</p>
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