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	<title>Blog de M@rcel &#187; Outils technologiques</title>
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	<description>Un blog sur la pédagogie, la technologie et aussi sur un peu de tout</description>
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		<title>Les classes inversées &#8230; paysage ouvert et visite guidée</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 12:24:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est de prime importance, selon nous, de faire les distinctions nécessaires entre les différentes façons de "faire la classe inversée". Sans ce passage par la catégorisation, sans identifier les stratégies variées cachées derrière le concept (le slogan), comment discerner les effets tout aussi différenciés qui nous sont relatés dans la littérature scientifique, dans les blogs, dans les articles de presse ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une analyse des pratiques des enseignants autour du concept de la ou des classe(s) inversée(s) permet de mettre en évidence deux grands types (en terme d’analyse des composantes) ou encore deux dimensions permettant de structurer un vaste paysage au départ des informations recoltées auprès des praticiens interrogés. Notre prochain billet sera consacré à ces recherches empiriques.</p>
<p>On peut d’emblée tracer un continuum entre des pratiques plutôt « centrées sur l&rsquo;enseignant » (même virtualisées par le truchement de vidéos) et d&rsquo;autres davantage « centrées sur l&rsquo;apprenant », ce dernier considéré alors comme acteur et auteur de ses apprentissages. Comme on le sait, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;exacerber des positions contradictoires (deux dimensions à nouveau qui sous-tendent un vaste champ de pratiques) en apparence <a href="http://www.pedagogie-medicale.org/articles/pmed/pdf/2002/03/pmed20023p145.pdf">mais de les réconcilier</a> dans les pratiques de l&rsquo;enseigner-apprendre. On trouve ainsi aux extrémités de ce continuum (de cette variété de possibles plutôt à combiner donc qu’à considérer en tension) :</p>
<ul>
<li>de la vidéo, un média emblématique mais non rédhibitoire, à regarder avant la classe proprement dite pour, intentionnellement, consacrer plus de temps et développer davantage d&rsquo;activités et d&rsquo;interactivités pendant celle-ci (la classe inversée proprement dite, originelle)</li>
<li>des dispositifs construits par les élèves eux-mêmes dans lesquels ils deviennent à la fois « didacticiens » des savoirs récoltés sur Internet et ingénieurs pédagogiques des interactivités qu&rsquo;ils ont préparées à l&rsquo;intention de leurs collègues (avec, à la limite, une pratique en <em>do it yourself</em> appelée « <a href="http://blog.educpros.fr/jean-charles-cailliez/2015/09/18/la-classe-renversee-comment-ca-marche-une-interview-signee-idea/">Classes renversées</a> » par notre collègue Jean-Charles Cailliez).</li>
</ul>
<p><strong>Il est de prime importance, selon nous, de faire les distinctions nécessaires entre les différentes façons de &laquo;&nbsp;faire la classe inversée&nbsp;&raquo;.  Sans ce passage par la catégorisation, sans identifier les stratégies variées cachées derrière le concept (le slogan), comment discerner les effets tout aussi différenciés qui nous sont relatés dans la littérature scientifique, dans les blogs, dans les articles de presse ? Un document scientifique qui ne tiendrait pas compte de cette variété en analysant même finement &laquo;&nbsp;ce qui se passe&nbsp;&raquo; dans une classe donnée et parfaitement identifiée ne pourrait prétendre à la généralisation &#8230; du recul donc. Modestement, c&rsquo;est ce à quoi vous invite ce document et mon approche.</strong></p>
<p>En parlant deS classeS inverséeS, j&rsquo;ai souhaité modestement sortir d&rsquo;une certaine ornière conceptuelle dont les détracteurs de LA classe inversée (singulière, prospective, perçue parfois comme normative et souvent limitée à sa moindre facette : les vidéos à la maison, voir mon <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=868">document</a> sur ce Blog) font leurs choux gras. Pourtant <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">le concept initial &laquo;&nbsp;les leçons à la maison, les devoirs en classe&nbsp;&raquo; a été maintes fois remanié</a> &#8230; il en est ainsi de toute innovation : l&rsquo;idée initiale, souvent imparfaite, se transforme, s&rsquo;approprie, s&rsquo;élargit ici ou se restreint là-bas :</p>
<p><em>The design of flipped classrooms has often been limited to the concept of replacing in-class instruction with videos and using class time for homework. In contrast, we define the ‘flipped classroom’ as an <span style="color: #ff0000;"><strong>open approach</strong></span> that facilitates interaction between students and teachers, and differentiated learning (Bergmann et al., 2012; Keefe, 2007; Lage et al., 2000; Tomlinson, 2003) by means of flipping conventional events both inside and outside of the classroom and supporting them with digital technologies (Hughes, 2012). A notable pioneer of the flipped approach, Lage et al. (2000), <strong><span style="color: #ff0000;">did not limit “flipping” to lectures and homework</span></strong>. (Min Kyu Kim, So Mi Kim, Otto Khera, Joan Getman (2014). The experience of three flipped classrooms in an urban university: an exploration of design principles. The Internet and Higher Education, Volume 22, July 2014, Pages 37–50.)<br />
</em></p>
<p>C&rsquo;est peut-être pour cela que les auteurs du concept initial, Bergmann et Sams, parlent aujourd&rsquo;hui de <a href="https://flippedlearning.org/">Flipped Learning</a>, d&rsquo;apprentissage inversé et non plus tant de &laquo;&nbsp;classe inversée&nbsp;&raquo;.</p>
<h3></h3>
<h3>Différentes dimensions pour structurer le paysage des classes inversées</h3>
<p><a href="http://theconversation.com/profiles/marcel-lebrun-306432/articles">Nous avons maintes fois présenté le schéma ci-dessous</a> qui synthétise notre pensée (confirmée dans nos recherches &#8211; publiées dans <a href="http://revueeducationformation.be/include/download.php?idRevue=25&amp;idRes=268">Education&amp;Formation</a> ) construite au départ des descriptions que nous en ont faites les enseignants et formateurs « adeptes » ou utilisateurs occasionnels de cette pratique).</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Schéma-Parnasse-ISEI.001.jpeg"><img class="aligncenter  wp-image-793" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Schéma-Parnasse-ISEI.001.jpeg" alt="Schéma Parnasse ISEI.001" width="639" height="479" /></a><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Types.jpg"><br />
</a></p>
<p>Mentionnons quelques points d&rsquo;attention à l&rsquo;examen de cette figure :</p>
<ul>
<li>Les deux axes : <strong>l&rsquo;axe horizontal</strong> témoigne de l&rsquo;origine des savoirs transmis (présenté par l&rsquo;enseignant ou amené par les élèves) et du type de savoirs travaillés (savoirs formalisés ou savoirs pratiques) entre « monde des idées » et « monde de l&rsquo;expérience concrète ». <strong>L&rsquo;axe vertical</strong> témoigne davantage des différents rôles ou <a href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=49787">postures</a> tenus par les enseignants (Lavenier <em>et al.</em>, 2015) et par les élèves.</li>
<li>La localisation des activités : les activités menées en classe « en présence » et celles effectuées hors de la classe « à distance » dans une optique d&rsquo;<a href="http://prac-hysup.univ-lyon1.fr/">hybridation</a> (la recherche d&rsquo;informations pouvant, par exemple, se faire dans le centre de documentation à l&rsquo;école ou ailleurs). Le lecteur intéressé reverra <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=579">mon billet de Blog</a> sur &laquo;&nbsp;5 facettes pour construire un dispositif hybride : du concret !&nbsp;&raquo;</li>
<li>Les différents types : on y retrouve le <strong>Type 1</strong> celui de la classe inversée proposée initialement (de manière très caricaturale, les leçons à la maison, les devoirs en classe) et le <strong>Type 2</strong> dans lequel les activités à distance sont effectuées par les élèves eux-mêmes, de manière autonome ou en groupe, en prélude à l&rsquo;activité en classe. La représentation suggère que ces deux types sont fortement prototypiques (quelque peu extrêmes), <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">LES classes inversées</a> les réunissant dans des proportions diverses. Nous désignerons ce mélange par l&rsquo;étiquette <strong>Type 3</strong> dans lequel les deux précédents types en constituent à la fois les ingrédients et les dimensions.</li>
<li>Finalement, nous avons complété la figure par une stratégie de formation, les « classes renversées » dans laquelle les élèves ou les participants à la formation y contribuent maximalement à la fois au niveau des savoirs travaillés, des activités prévues y compris l’évaluation (pour les autres élèves par exemple) en assumant tout à la fois les rôles d&rsquo;enseignant et d&rsquo;apprenant (Cailliez, 2015, voir ci-dessus et une vidéo <a href="https://youtu.be/ni7DeV3iOQk">ici</a>).</li>
</ul>
<p>De manière plus pragmatique, nous pouvons alors imaginer que les différentes activités mentionnées le long des deux axes deviennent <strong>des événements d&rsquo;apprentissage</strong> à organiser au sein de différents scénarios. En voici un donné ici à titre d&rsquo;exemple (les numéros se réfèrent à la figure ci-dessus) :</p>
<p><strong>1</strong><strong> (Type 2, &laquo;&nbsp;distance&nbsp;&raquo;) </strong>: hors la classe <em>ou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même</em>, individuellement ou en groupe, analyser le problème proposé, faire émerger des questions, chercher les informations, instruire la thématique, ramener des éléments des contextes visités, les structurer quelque peu, préparer une petite présentation d’une manière originale … Les compétences visées seraient : recherche d’informations, validation, analyse, synthèse, créativité …</p>
<p><strong>2</strong><strong> (Type 2, présence)</strong> : présenter, en classe, les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes avec les propositions des autres élèves ou d&rsquo;autres groupes, vivre un « conflit » socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … Il ne s’agit pas uniquement de présenter un « PowerPoint » mais de préparer des activités pour les condisciples. Les compétences visées seraient : communication, animation, analyse, réflexivité, modélisation …</p>
<p><strong>3 </strong><strong>(Type 1, &laquo;&nbsp;distance&nbsp;&raquo;)</strong> : hors la classe selon le schéma initial (originel) des classes inversées <em>ou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même</em>, individuellement ou en groupe, prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … Les compétences visées seraient : apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …</p>
<p><strong>4</strong><strong> (Type 1, présence)</strong> : en classe à nouveau, consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l’approche d’autres situations … Les compétences visées seraient : comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d’autres contextes …</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Une vision systémique des classes inversées</h3>
<p>Ce scénario illustratif trouve, dans le cycle de Kolb (1984) à propos de <a href="http://w2.uco.fr/~cbourles/OPTION/Theorie/Kolb/Kolb.htm">l&rsquo;apprentissage expérientiel</a>, des éléments qui à la fois le structurent et le consolident. La figure 2 présentent cette vision systémique des événements d&rsquo;apprentissage mobilisés dans les classes inversées. Nous avons également complété la figure avec <a href="http://www2.csmb.qc.ca/form01/es/F8/F8%20Document%20d'accompagnement%202009.doc">les trois constituants</a> de l&rsquo;enseignement stratégique selon Tardif (1992) :<strong> contextualisation</strong> (ancrer les apprentissages dans les contextes pour leur donner du sens), <strong>décontextualisation</strong> (formaliser et structurer les savoirs d&rsquo;expérience récoltés de manière à les rendre plus généralisables) et <strong>recontextualisation</strong> (appliquer ces savoirs formalisés dans d&rsquo;autres situations, le transfert). Encore une fois, pour en terminer avec ces dialogues de sourds entre présence et distance, dans la figure le mot « distance » peut signifier : hors la classe <em>ou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même</em>, individuellement ou en groupe … l’imagination au pouvoir !</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/02/Kolb-V2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-866" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/02/Kolb-V2.jpg" alt="Kolb-V2" width="708" height="391" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plusieurs auteurs ont déjà approché le concept des classes inversées de manière systémique, au départ de plusieurs théories de l&rsquo;apprentissage, sans cependant aboutir à une détermination de ce système au départ de différentes dimensions en interaction et sans en déterminer d&rsquo;éventuels effets différenciés. Mentionnons ainsi le cycle proposé par J. Gerstein (2011) sur son Blog <a href="https://usergeneratededucation.wordpress.com/2011/06/13/the-flipped-classroom-model-a-full-picture/"><em>User Generated Education</em></a> ; le cycle est construit sur différents types d&rsquo;activités soit pilotées par l&rsquo;enseignant (en début, par la sensibilisation au sujet et la partie conceptuelle) soit prises en charge par les élèves (ensuite, par des applications ou des activités de production et de transfert, de généralisation). Après des recherches, nous avons trouvé une filiation certaine entre ce modèle et le <a href="http://www.institut-repere.com/PEDAGOGIE-ET-FORMATION/institut-repere-base-documentaire-le-cycle-dapprentissage-et-le-4mat-5.html">modèle « 4-Mat »</a> (Format ?) de Bernice McCarthy (1987) qui l’associait (comme Kolb) à la mise en pratique ou à l’exercice de différents styles d’apprentissage (voir en annexe ci-dessous).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Gertein-cycle.png"><img class="aligncenter  wp-image-795" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Gertein-cycle.png" alt="Gertein cycle" width="529" height="394" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ou encore le modèle compréhensif proposé par <a href="http://www.uq.edu.au/teach/flipped-classroom/what-is-fc.html"><em>The University of Queensland</em> en Australie</a> qui propose un cycle inspiré du précédent, ainsi que de celui de Kolb et des <a href="http://blogs.northampton.ac.uk/learntech/2015/01/16/what-is-the-flipped-classroom/">démarches mises en place par Eric Mazur</a>, professeur de physique à Harvard (Mazur, 1997). Ces derniers proposent des scénarios (en fait fortement d’inspiration béhavioriste) qui démarrent (selon le principe originel de la Classe inversée) par une prise de connaissance (une première approche) de la théorie par les étudiants au moyen de différents médias (des textes, principalement des vidéos, d’autres ressources …). L’accent est mis alors, et à juste titre, sur l’activité en classe : elle commence par <strong>(1)</strong> des tests (des questionnaires) résolus interactivement pour assurer la bonne compréhension des concepts de base, <strong>(2)</strong> des questions ouvertes (des applications, des exercices) auxquels les étudiants sont invités à répondre (souvent à groupe), <strong>(3)</strong> des questions de recherche qu’ils travaillent ensemble (le fameux <em>peer instruction</em>, instruction par les pairs) et dont ils partagent (par exemple par de courtes présentations) les résultats négociés et finalement<strong> (4)</strong> un test récapitulatif sur les notions couvertes par la leçon, le module, le cours …</p>
<p>L<a href="https://cft.vanderbilt.edu/guides-sub-pages/flipping-the-classroom/">a définition de l&rsquo;université Vanderbilt </a>résume cette approche de la classe inversée (nous traduisons) : <em>Le concept de classe inversée décrit un renversement de l&rsquo;enseignement traditionnel. Les étudiants prennent connaissance de la matière en dehors de la classe, principalement au travers de lectures ou de vidéos. Le temps de la classe est alors consacré à un travail plus profond d&rsquo;assimilation des connaissances au travers de méthodes pédagogiques comme la résolution de problèmes, les discussions ou les débats.</em></p>
<p>La <a href="http://www.edtechmagazine.com/higher/article/2013/12/why-86-percent-unc-chapel-hill-students-prefer-flipped-classroom">figure ci-dessous</a> résume plusieurs points de cette approche qui démarre le plus souvent (point 1) par l&rsquo;étude souvent individuelle des contenus de cours, vidéos, textes &#8230; pour mieux se consacrer à l&rsquo;apprentissage lors de la rencontre avec l&rsquo;enseignant et les autres élèves (notre Type 1 principalement).</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Cycle-Mazur.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-796" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Cycle-Mazur.png" alt="Cycle Mazur" width="640" height="478" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un cycle &#8230; à parcourir de différentes façons</h3>
<p>Remarquons cependant que, contrairement à notre approche plus inductive (contexte et sens d’abord, concepts et applications ensuite), les cycles ci-dessus démarrent le plus souvent par l&rsquo;approche des concepts d&rsquo;abord (<em>via</em> des vidéos, des textes, des médias enrichis), la recherche de sens ensuite (<em>via</em> des questionnaires ou des discussions en ligne …) pour finalement aboutir sur les applications (projets, problèmes, présentations …). Il s&rsquo;agit là peut-être d&rsquo;une différence à rechercher dans les paradigmes éducatifs qui sous-tendent l&rsquo;enseignement obligatoire (primaire, secondaire que nous étudions ici) et l&rsquo;enseignement supérieur (nous avons montré que le Type 2 était plus fréquent en fin du secondaire, sans doute aussi dans le supérieur, alors que le Type 1 était davantage pratiqué à l’école primaire). Aussi de variétés liées aux disciplines, le Type 1 étant davantage pratique en … mathématiques. C’est peut-être pour cela que la <em>Khan Academy</em> s’est principalement développée autour de cette discipline.</p>
<p>Mais on peut aller plus loin en observant qu’il s’agit peut-être aussi de marques culturelles qui orientent très fort, selon moi, d&rsquo;une part l’univers éducatif anglo-saxon et d&rsquo;autre part l’univers éducatif latin. On sait combien les grandes inventions technologiques (l’écrit, le livre, le numérique …) ont profondément changé notre culture. Dans mon raisonnement, je remonte à l’invention du livre : les « catholiques » (je généralise sans doute un peu) redoutaient cette innovation. Pour eux, il était impensable que &laquo;&nbsp;les gens&nbsp;&raquo; puissent accéder aux savoirs (toujours et depuis longtemps sacralisés) par eux-mêmes sans la « lecture » (le cours « ex cathedra ») et l’interprétation du prêtre, d’un clerc, d’un prof … Luther, dit-on, y voyait tout au contraire une occasion pour les individus d’accéder directement aux savoirs. Une fameuse intuition si on se transporte à l&rsquo;ère du numérique.</p>
<p>Nous résumons notre propos dans la figure ci-dessous (originale) dont le but est tout d’abord de montrer certaines tendances au niveau des types et des scénarios engendrés par le concept ou mieux, la stratégie, des classes inversées et d’illustrer surtout un grand principe pédagogique, selon nous, celui de la variété des approches pédagogiques dans des allers-retours ou mieux dans des cycles ou des scénarios entre contextes et concepts.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Cycl-CI-V21.png"><img class="aligncenter  wp-image-799" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Cycl-CI-V21.png" alt="Cycl CI V2" width="512" height="513" /></a><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Cycl-CI-V2.png"><br />
</a></p>
<p>La figure ci-dessous comporte :</p>
<ul>
<li>Au centre, un schéma illustrant le Cycle de Kolb (<em>Experiential Learning</em>)</li>
<li>Le positionnement de nos deux types de classes inversées (Type 1 et Type 2), le Type 3 les intégrant dans un possible scénario pédagogique (une clé de voûte dans la stratégie des classes inversées) toujours à re-construire</li>
<li>Les styles d’apprentissages associés au cycle de Kolb : divergent, assimilateur, convergent, accommodateur (le lecteur intéressé en trouvera une description ci-dessous)</li>
<li>Le cycle (en brun sur la figure) en 4 étapes (que j’appelle parfois « événements d’apprentissage ») proposés ci-dessus et décrits plus amplement dans deux articles sur <a href="http://theconversation.com/profiles/marcel-lebrun-306432/articles">The Conversation</a>. Nous remarquons que ce cycle est « parallèle » à celui proposé par Tardif et aussi Mérieu : contextualisation, décontextualisation, recontextualisation (ce dernier point étant souvent associé à celui du transfert des apprentissages)</li>
</ul>
<p style="padding-left: 120px;">« Un apprentissage n’est libérateur que dans la mesure où ses acquis sont transférables » et d’autre part, il s’impose comme une exigence pédagogique, pour ouvrir de nouvelles perspectives d’apprentissage : « une connaissance n‘est véritablement appropriée que quand elle est devenue elle-même un outil pour en acquérir un autre. » (<em>Tardif, J., Le transfert des apprentissages, Chap 1)</em></p>
<ul>
<li>Un autre cycle (en violet) dont l’ancrage principal (le point de départ) réside dans l’appropriation des savoirs nécessaires par l’élève (apport de connaissances). Ce dernier cycle est proche de celui proposé par Adeline Colin (Conseillère pédagogique Châlons-Est) dans un <a href="http://animeduc.occe.coop/spip.php?page=presentation_revue&amp;id=256">dossier &laquo;&nbsp;Classe inversée&nbsp;&raquo;</a> de Animation &amp; Education (Janvier-février 2017, N° 256).</li>
</ul>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Collin.png"><img class="aligncenter  wp-image-798" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Collin.png" alt="Collin" width="707" height="414" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous voici au bout de ce billet. Il me semble clair actuellement que le concept (la stratégie) de la classe inversée s’est développée en une variété de pratiques, d’activités d’apprentissage (leS classeS inverséeS) qu’il convient à organiser dans un scénario, une organisation temporelle, orientée vers des objectifs précisés, négociés … ou en tout cas explicités aux élèves par l’enseignant. Parmi ces types, ces scénarios &#8230; faut-il alors choisir. Nous ne le pensons pas. Nous y voyons une synergie, une systémique entre différentes approches entre monde des idées (les concepts, les principes, les lois, les théories ..) et monde des expériences concrètes (les expériences, les pratiques, les perceptions, les intuitions, ce que nous avons d&rsquo;humain &#8230; les émotions aussi) qu&rsquo;il importera de scénariser, de cadencer au profit des apprentissages dans et pour un monde complexe.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Parnasse-ISEI.001.jpeg"><img class="aligncenter  wp-image-800" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/01/Parnasse-ISEI.001.jpeg" alt="Parnasse ISEI.001" width="642" height="481" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors vous, vous commencez où le cycle des classes inversées, vous amorcez comment votre cours ou votre leçon ? Vos commentaires sont les bienvenus et attendus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Annexe : Styles d’apprentissage impliqués dans le Cycle de Kolb :</h4>
<p>Les quatre étapes proposées (expérience concrète, observation réfléchie, conceptualisation abstraite et expérimentation active) suggèrent l’existence de quatre façons d’apprendre, de quatre façons d’aborder l’environnement : concret, réfléchi, abstrait et actif. A la jonction des étapes, on trouve donc les profils suivants :</p>
<ul>
<li>Le style divergent (concret-réfléchi) se caractérise par l’observation et l’interprétation de situations concrètes de différents points de vue. Se mettant volontiers à l’écoute des autres, « le divergent » aime dénicher les informations (qu’il préfère à l’action) et les catégoriser de différentes façons ainsi que faire fonctionner son imagination dans l’identification de divers problèmes ;</li>
<li>Le style assimilateur (réfléchi-abstrait) se caractérise par l’appropriation de nombreuses informations et leur intégration concise et logique. « L’assimilateur » préfère manipuler les idées et les concepts et une bonne explication logique lui paraît plus importante que l’application ;</li>
<li>Le style convergent (abstrait-actif) se caractérise par la recherche d’applications pratiques aux concepts et aux théories. « Le convergent » préfère les tâches techniques, la résolution de problèmes et s’écarte bien souvent des considérations sociales ou interpersonnelles ;</li>
<li>Le style accommodateur (concret-actif) se caractérise par la mise en œuvre d’expériences pratiques dans lesquelles il s’implique instinctivement et personnellement. « L’accommodateur » est un intuitif qui aime relever des défis, mettre la main à la pâte et qui s’en remet facilement à l’analyse ou au jugement des autres.</li>
</ul>
<p>Extrait de : <strong>Lebrun, M</strong>. (2005). <em>Théories et méthodes pédagogiques pour enseigner et apprendre : Quelle place pour les TIC dans l&rsquo;éducation ?</em>, Bruxelles, De Boeck, 206 p., (2<sup>ème</sup> éd. revue).</p>
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		<title>Les classes inversées : intégration d&#8217;idées pédagogiques anciennes pour une réelle innovation</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 09:39:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce billet portera sur la contribution de deux collègues, Alain Beitone et Margaux Osenda, qui ont publié "La pédagogie inversée : une pédagogie archaïque" [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Introduction : répondre ou débattre</h3>
<p>Ce billet portera sur la contribution de deux collègues, Alain Beitone et Margaux Osenda, qui ont publié &laquo;&nbsp;<a href="http://skhole.fr/la-pedagogie-inversee-une-pedagogie-archaique-par-alain-beitone-et-margaux-osenda">La pédagogie inversée : une pédagogie archaïque</a>&nbsp;&raquo; (des extraits de cet article seront proposés <span style="color: #0000ff;">en bleu</span> ci-dessous)</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas pour moi de &laquo;&nbsp;répondre&nbsp;&raquo; à leurs arguments ou de les démonter en tentant de démontrer combien le propos serait incorrect, inapproprié, fallacieux &#8230; Je l&rsquo;ai souvent dit : en matière d&rsquo;innovation (gardons ce concept pour le moment), il me paraît important de considérer tous les points de vue même ceux envers lesquels, personnellement et subjectivement, on ne peut d&rsquo;emblée marquer son accord. En effet, les propos des thuriféraires et autres évangélistes doivent être considérés avec circonspection voire méfiance, ceux des &laquo;&nbsp;grognons&nbsp;&raquo; (comme je les appelle chaleureusement) avec attention en ce qui concerne les alarmes qu&rsquo;ils nous envoient. Les propos des uns et des autres, considérés dans leurs extrémités caricaturales, témoignent tous les deux d&rsquo;une recherche inassouvie de &laquo;&nbsp;la vérité&nbsp;&raquo; (à propos de l&rsquo;école, de ce qu&rsquo;elle devrait être, par exemple) qui se traduirait par des normes auxquelles il conviendrait d&rsquo;adhérer. S&rsquo;il y avait une théorie de &laquo;&nbsp;la gravitation universelle&nbsp;&raquo; en pédagogie, ça se saurait. Notre avis est que cette &laquo;&nbsp;vérité&nbsp;&raquo; est plurielle sous-tendue par des dimensions (non nécessairement contradictoires mais plutôt orthogonales) qui balisent un vaste panorama constitué de pratiques effectives et de référents, il est  vrai, bien souvent implicites : les élèves ne sont pas des particules élémentaires et la tentation des sciences de l&rsquo;éducation d&rsquo;adopter les paradigmes des sciences exactes me semble bien illusoire. Ce sont ces tensions qui déterminent l&rsquo;évolution à la fois de ces pratiques et de ces idées et la connaissance de celle-ci permet à chacun, en connaissance de causes, d&rsquo;agir, d&rsquo;expérimenter, de construire son chemin, son apprentissage &#8230; à la recherche de nouveaux équilibres toujours à reconsidérer. Une certaine façon d&rsquo;apprendre &#8230; ou de concilier de manière interactive <em>doxa</em> (les opinions par exemple) et <em>episteme</em> (la Science).</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.23.12.png"><img class="aligncenter  wp-image-869" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.23.12.png" alt="Capture d’écran 2017-07-11 à 14.23.12" width="568" height="354" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je reprendrai donc <span style="color: #0000ff;">certains éléments de l&rsquo;article en question (en bleu)</span>, non pas pour les démonter, mais pour les mettre en dialogue (socratique) avec d&rsquo;autres interprétations permettant ainsi au lecteur de progresser et pourquoi pas d&rsquo;expérimenter à son tour en praticien réflexif.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3>La classe inversée n&rsquo;a rien d&rsquo;innovant ! Encore ces pédagogies actives déjà fort anciennes ! Et la recherche qui ne nous dit rien ou pas grand-chose</h3>
<p><span style="color: #0000ff;"><em><strong>La pédagogie inversée : une pédagogie archaïque</strong></em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Introduction</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Comment expliquer cette mobilisation institutionnelle en faveur d’une innovation qui, c’est le moins que l’on puisse dire, n’a pas fait la preuve de son efficacité pédagogique et didactique ? La réponse est assez simple : l’un des axes de la « loi sur la refondation de l’Ecole » est formulé ainsi : « L’école change avec le numérique ». Dès lors, tout ce qui permet de favoriser le recours au numérique (TICE) sera soutenu par le ministère. Il se trouve que cette idée enthousiasme aussi les vendeurs d’ordinateurs et autres « tablettes numériques » et que les élus locaux qui dotent les écoles, les collèges et les lycées, de matériel informatique sont tout heureux qu’on les utilise en inversant la classe.</em></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">L&rsquo;argument est proposé pour comprendre l&rsquo;implication (l&rsquo;engouement) des structures institutionnelles dans le mouvement de &laquo;&nbsp;la classe inversée&nbsp;&raquo; (un terme &#8211; en substitution à &laquo;&nbsp;pédagogie inversée&nbsp;&raquo; &#8211; que je préfère à ce niveau car il s&rsquo;agit davantage de changements au niveau de la classe que d&rsquo;un bouleversement de la pédagogie : la classe inversée est une stratégie pédagogique héritière du constructivisme, du socio-constructivisme et d&rsquo;autres courants déjà bien établis). Si l&rsquo;école change (doit changer) avec le numérique, ce n&rsquo;est pas tant une affaire d&rsquo;outils ou de ressources numériques que de comportements, principalement dans le rapport aux savoirs et aux rôles des acteurs. L&rsquo;école doit changer avec le numérique car son ambition est de préparer les élèves à vivre et à oeuvrer dans une société déjà et très largement devenue numérique (le choix est déjà fait !). Comme on le dira plus tard, des pionniers ont pratiqué l&rsquo;inversion sans le recours au numérique &#8230; mais on ne peut dire à la fois que cette &laquo;&nbsp;pédagogie&nbsp;&raquo; est archaïque et qu&rsquo;elle serait le fruit d&rsquo;une société en voie de transformation par le numérique ou encore la source d&rsquo;intérêts juteux attendus par les vendeurs de tablettes. Tout au plus, le numérique a donné une impulsion à la diffusion de cette pratique. Fille du numérique (considéré comme technique), non. Fille d&rsquo;une société en transformation, oui.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Trois traits caractéristiques de l&rsquo;innovation sont présents  dans le mouvement relatif à la classe inversée : (1) il s&rsquo;agit d&rsquo;une émergence propulsée par les enseignants eux-mêmes (la participation au congrès CLIC est illustrative de cette effeversecence et de la diffusion, de la percolation dans les pratiques), (2) cette émergence pionnière est adoptée voire accommodée à large échelle par d&rsquo;autres praticiens et (3) le mouvement est considéré, soutenu, parfois porté par la structure &#8230; Que ce soit les travaux d&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Everett_Rogers">Everett Rogers</a> sur l&rsquo;adoption des innovations ou encore ceux de <a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/article16.html">Charlier, Bonamy et Saunders</a> (les pionniers, les enclaves, les têtes de pont, les pratiques ancrées), on remarque bien cet effet de percolation progressive des idées de quelques uns dans la ou les structures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Enfin, les partisans habituels de la doxa éducative se sont convertis très vite à la pédagogie inversée en soulignant qu’au fond il s’agit d’une utilisation de leurs idées fort anciennes : l’élève au centre, le refus de la « pédagogie descendante », le travail de groupe, la « co-construction » du savoir, etc. On a donc là une puissante coalition d’intérêts qui permet d’expliquer le succès de la pédagogie inversée.</em></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">Oui, la classe inversée est à la rencontre de plusieurs courants qui ont traversé et traversent le champ de l&rsquo;éducation.  On cite souvent les pratiques de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Célestin_Freinet">Célestin Freinet</a> comme précurseur aux classes inversées (utiliser des technologies de l&rsquo;époque, relier la classe à la société qui l&rsquo;entoure et à laquelle elle prépare &#8230;). Oui, peut-être, mais ces pratiques annonciatrices n&rsquo;ont pas vraiment &laquo;&nbsp;fait école&nbsp;&raquo; ou ne se sont que fort peu déployées. L&rsquo;évolution de la société et sa complexification nous conduisent à la recherche d&rsquo;autres cohérences ou d&rsquo;autres équilibres. Cette cohérence est à souligner comme signe de la robustesse de l&rsquo;approche. Cette rencontre, encore à structurer, est potentiellement (seulement) fertile pour construire une cohérence pédagogique entre :</p>
<ul>
<li>les objectifs, <strong>les compétences</strong> à développer chez les apprenants, plus récemment des acquis d&rsquo;apprentissages (ou <em>Learning Outcomes</em>), ce que &laquo;&nbsp;l&rsquo;étudiant sait, comprend, est capable de faire et de, lui-même, le démontrer&nbsp;&raquo;;</li>
<li><strong>les méthodes</strong> d&rsquo;apprentissage en particulier celles congruentes aux facteurs d&rsquo;apprentissage comme les méthodes actives et interactives, les approches par situations-problèmes, par études de cas, les apprentissages collaboratifs ;</li>
<li>les approches innovantes de <strong>l&rsquo;évaluation</strong> (certificative mais aussi formative, l&rsquo;évaluation par les pairs, les approches réflexives);</li>
<li>et enfin, en nous répétant, les changements induits par <strong>le numérique</strong> dans son sens le plus large non limité à l&rsquo;informatique ou à la technique (rapport aux savoirs, aux rôles, l&rsquo;externalisation des ressources de connaissances, les nouveaux modes de médiation et de relations). Il ne s&rsquo;agit pas comme auparavant de &laquo;&nbsp;numériser l&rsquo;école&nbsp;&raquo; mais de prospecter d&rsquo;autres rapports aux savoirs et aux rôles pour continuer à apprendre toute la vie durant en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;externalisation des ressources de connaissances et sur les nouveaux modes de médiation et de relations induits par le numérique.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>On ne peut qu’être frappé par le fait qu’il existe très peu de travaux tentant de répondre à ces questions (Bissonnette et Gauthier, 2012). Certes, beaucoup de textes militants rédigés par des partisans enthousiastes de la pédagogie inversée circulent, mais ils ne reposent pas sur la posture de distanciation critique qui nous semble nécessaire si l’on veut évaluer les effets d’une méthode d’enseignement.</em></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">N&rsquo;oublions pas que le mouvement de &laquo;&nbsp;la classe inversée&nbsp;&raquo; est fort récent. Néanmoins, au-delà de textes militants (bien souvent adeptes du &laquo;&nbsp;côté clair&nbsp;&raquo;), des articles scientifiques récents (à charge et à décharge) sont disponibles :</p>
<ul>
<li>Marco Guilbault et Anabelle Viau-Guay, « La classe inversée comme approche pédagogique en enseignement supérieur : état des connaissances scientifiques et recommandations », Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur [En ligne], 33-1 | 2017, mis en ligne le 06 mars 2017, consulté le 05 juillet 2017. URL : http://ripes.revues.org/1193</li>
<li>Marcel Lebrun, Coralie Gilson et Céline Goffinet, Vers une typologie des classes inversées : Contribution à une typologie des classes inversées : éléments descriptifs de différents types, configurations pédagogiques et effets, Education et formation, e-306, Janvier 2017, http://revueeducationformation.be/index.php?revue=25&amp;page=3</li>
<li>Vincent FAILLET, La pédagogie inversée : recherche sur la pratique de la classe inversée au lycée, Rubrique de la revue STICEF, Volume 21, 2014, ISSN : 1764-7223, mis en ligne le 04/05/2015, http://sticef.org</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3><span style="color: #333333;">Rien de bien nouveau sous le soleil, il s’agit là d’éléments très répandus de la doxa pédagogique.</span></h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>I.Qu’est-ce que la pédagogie inversée ?</strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>I.1. Un conte de fée pédagogique</strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;">De très nombreux professeurs adoptent l’un ou l’autre de ces manuels et le suivent scrupuleusement avec leurs étudiants qui doivent lire les chapitres avant le cours. Les séances collectives en amphithéâtre servent à répondre aux questions, revenir sur des points délicats, aider les étudiants qui n’ont pas pu résoudre les exercices qui figurent en annexe des différents chapitres.  On ne voit donc pas quelle est l’originalité d’E. Mazur et, s’il s’agit bien de « classe inversée », on peut constater qu’il ne s’agit pas d’une innovation, mais d’une pratique fort ancienne [&#8230;]. Rien de bien nouveau sous le soleil, il s’agit là d’éléments très répandus de la doxa pédagogique.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Ce premier point, sur le ton &laquo;&nbsp;il était une fois &#8230;&nbsp;&raquo;, fait le tour de quelques pionniers comme Eric Mazur, Salman Kahn, Jon Bergmann et Aaron Sams &#8230; Personnellement, je cite fréquemment mon professeur de première année d&rsquo;université qui utilisait en effet un <em>textbook</em> dans un schéma de classe inversée &#8230; c&rsquo;était en 1972. La classe inversée est-elle dès lors une innovation ? Même si cette interrogation est inintéressante au possible (il ne s&rsquo;agit pas de &laquo;&nbsp;faire moderne&nbsp;&raquo;, d&rsquo;innover &#8230; pour innover, nous l&rsquo;avons dit ci-dessus), il nous faut comprendre ce qu&rsquo;est une innovation :</p>
<ul>
<li>Même si l&rsquo;outil ou l&rsquo;usage sous-jacent ne sont pas nouveaux, le terme innovation se réfère toujours à un contexte donné particulier, une communauté, un service, un individu. Que quelqu&rsquo;un dans le monde ait déjà, bien avant, mis en place une telle pratique ne change rien dans la considération qu&rsquo;un autre individu, ailleurs, l&rsquo;adopte et l&rsquo;adapte à son contexte personnel, voire la fasse connaître à d&rsquo;autres dans son environnement.</li>
<li>En outre, pour être qualifiée d&rsquo;innovation, il faut encore que cette pratique percole dans le système, se diffuse, provoque des échanges, en bref soit catalytique.</li>
</ul>
<h3></h3>
<hr />
<h3>La pédagogie inversée contre &laquo;&nbsp;le traditionnel&nbsp;&raquo; &#8230; tout contre ?</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>I.2. Pédagogie inversée ? Mais de quoi s’agit-il ?</strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;">Les présentations de cette démarche sont nombreuses et très semblables. Par exemple : « La classe inversée – flipped classroom selon sa désignation anglo-saxonne – est une approche éducative apparue aux États-Unis à la fin des années 1990, pour laquelle la leçon est librement accessible sous format numérique (très souvent vidéogramme en ligne mais aussi diaporama, site web, etc.) ou sous format littéral (livre de classe, polycopié, etc.), à charge aux élèves de la travailler – phase d’acquisition – en amont, hors de la classe. Le temps de présence en classe, est mis à profit, quant à lui, pour des exercices applicatifs et des phases dialoguées explicatives d’une part entre élèves et d’autre part, entre élèves et professeur » (Faillet, 2014, p. 652). Voilà donc en quoi réside l’inversion : le temps passé en classe par le professeur et les élèves, au lieu d’être utilisé à un « exposé du savoir » par le professeur est consacré à des activités coopératives entre professeur et élèves (d’où une dimension d’instruction par les pairs). Marcel Lebrun, dans une vidéo du site Canopé, distingue la pédagogie traditionnelle où on enseigne en présentiel et on apprend à distance et la pédagogie inversée où on enseigne à distance et où on apprend en présentiel. Dans ce qui est appelé « approche traditionnelle » on suppose donc que le professeur enseigne en présence d’élèves qui n’apprennent pas (ne s’approprient pas les connaissances), cet élément essentiel étant renvoyé au travail à la maison dans le cadre duquel les élèves ont seuls la charge de l’appropriation des savoirs. Sur la base d’une présentation aussi caricaturale de la « pédagogie traditionnelle », la classe inversée apparait comme une révolution copernicienne : il s’agit de faire apprendre les élèves en présentiel ! Tout l’argument repose donc sur la véracité de la présentation de la pédagogie traditionnelle.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Comme je l&rsquo;ai dit en introduction, décrire des pratiques, un panorama des pratiques ne peut se réduire à la seule considération de quelques dimensions toutes facilement réfutables : l&rsquo;enseignant ne ferait-il donc que de transmettre des savoirs en classe, des savoirs que l&rsquo;apprenant pourrait très bien apprendre seul &laquo;&nbsp;à la maison&nbsp;&raquo; (ou mieux sans l&rsquo;intervention ou la supervision directe de l&rsquo;enseignant) ? L&rsquo;élève n&rsquo;apprend-il donc pas en classe et l&rsquo;enseignant n&rsquo;accompagne-t-il pas l&rsquo;apprenant dans son apprentissage ? L&rsquo;un contre l&rsquo;autre, l&rsquo;un avec l&rsquo;autre ? On l&rsquo;aura compris, je l&rsquo;espère, ces dimensions (en gros une pédagogie centrée sur l&rsquo;enseignant et une pédagogie centrée sur l&rsquo;élève) sont caricaturales (je l&rsquo;admets) mais sont énoncées afin de faire comprendre la variété de pratiques sous-tendues &#8230; il s&rsquo;agit selon moi d&rsquo;ingrédients à malaxer (à scénariser) afin d&rsquo;optimiser ce qui est recherché : l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;élève. Le concept de classe inversée (&laquo;&nbsp;la classe inversée&nbsp;&raquo;, <em>Flipped Classroom</em>) a démarré il y a une dizaine d&rsquo;années avec un slogan &laquo;&nbsp;<em>Lectures at home and homeworks in class</em>&nbsp;&raquo; (Les leçons à la maison, les devoirs en classe). Ce slogan, tout en portant déjà l&rsquo;idée d&rsquo;une hybridation entre présence (en présence de l&rsquo;enseignant) et distance (en autonomie), prêtait évidemment le flanc à différents propos adversaires à la stratégie en question (isolement de l&rsquo;apprenant, dépossession  des fonctions de l&rsquo;enseignant &#8230;) et l&rsquo;article dont nous débattons est en droite ligne de cette vision dépassée de la classe inversée. Les lecteurs de mon Blog ont <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">bien perçu cette évolution</a> qui conduit de la classe inversée aux classes inversées; Les concepteurs des Flipped Classroom, Bergmann et Sams aussi en rebaptisant le concept initial par <a href="https://flippedlearning.org/wp-content/uploads/2016/07/FLIP_handout_FNL_Web.pdf">Flipped Learning</a>; mes recherches de 2016 ont montré combien le concept initial s&rsquo;était transformé.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Cependant, et quitte à mattirer les foudres des évangélistes enclins à l&rsquo;absolutisme et les reproches des grognons pour mon relativisme, je reste convaincu, rejetant la paresse intellectuelle de la catégorisation, qu&rsquo;un bon enseignement repose sur un large principe de variété des apprentissages : on apprend en faisant, en expérimentant, en cherchant par soi-même, certes mais aussi en écoutant, en imitant &#8230; Tout en restant tellement heureux de transmettre mes quelques savoirs (un peu comme donner la vie en quelque sorte), je suis aussi partisan et de longue date des méthodes actives. Cependant, je reste capable aussi de présenter voire de défendre certains &laquo;&nbsp;avantages&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;traditionnel&nbsp;&raquo; pour mieux consolider à la fois mon argumentaire et mes pratiques actives. A un point tel, qu&rsquo;un jour un collègue m&rsquo;a demandé &laquo;&nbsp;si je retournais ma veste&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est dans l&rsquo;interaction des contraires que se construit la connaissance bien loin des immobilismes et des replis que fécondent &laquo;&nbsp;le côté clair&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;le côté obscur&nbsp;&raquo; de toute invention humaine conceptuelle ou pratique. L&rsquo;analyse et la synthèse de ces contraires aboutit à une pensée davantage systémique. Le propos n&rsquo;est pas de remplacer l&rsquo;un par l&rsquo;autre mais de rechercher les équilibres possibles entre l&rsquo;enseigner et l&rsquo;apprendre, entre présence et distance, entre informations et connaissances, entre savoirs et compétences. Pour cela, pour se faire comprendre, il faut parfois forcer le trait &#8230; j&rsquo;en ai pourtant rencontré de futurs enseignants, des enseignants en fonction aussi qui confondaient &laquo;&nbsp;enseigner&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;apprendre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Néanmoins, une version trop étriquée de la classes inversée (avec un accent fort sur l&rsquo;enseignement porté en ligne par le truchement de vidéos) comme celle mise sur le billot dans l&rsquo;article que nous analysons, risque en effet de conduire à une fossilisation des pratiques (exposé de la matière, réponse aux questions s&rsquo;il y en a, exercices d&rsquo;application) sans bénéfice substantiel. Redonner du sens à la présence à l&rsquo;heure de l&rsquo;externalisation des savoirs tel est le véritable enjeu de la classe inversée &#8230; encore faut-il (savoir) le faire.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="https://theconversation.com/profiles/marcel-lebrun-306432/articles">Mes observations m&rsquo;ont cependant montré</a> que la prise en compte de l&rsquo;inversion (ce que j&rsquo;ai appelé Type 1, la classe inversée originale) conduisait effectivement certains enseignants à modifier les pratiques en classe. D&rsquo;autres ont étendu le concept original en modifiant les pratiques à distance (il ne s&rsquo;agit dès lors plus -seulement- d&rsquo;une transmission virtualisée des savoirs) : les élèves sont ainsi chargés d&rsquo;aller chercher eux-mêmes les savoirs &#8211; de manière guidée ou ouverte &#8211; et de les ramener en classe (ce que j&rsquo;ai appelé Type 2). De nouveau et au sein même du concept de classe inversée, deux tendances s&rsquo;affrontent entre &laquo;&nbsp;savoirs transmis à assimiler&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;savoirs à découvrir et à construire&nbsp;&raquo; &#8230; C&rsquo;est pourquoi, dans une optique toute systémique, j&rsquo;ai proposé un Type 3 &#8211; les classes inversées, le pluriel est important &#8211; dans lequel les deux approches se renforcent mutuellement &#8230; Traditionnel virtualisé (par l&rsquo;usage des vidéos) et pédagogie ancienne (je pense à Piaget, Freinet, Vigotsky, Bruner &#8230; mais aussi à Socrate ou à Ibn Khaldoun) enfin réconciliés. L&rsquo;un, l&rsquo;autre ? Non, les deux à la fois. On est donc selon moi bien loin de :</p>
<p><em><span style="color: #0000ff;">C’est en raison de ce caractère simplement expositif considéré comme suffisant pour accéder au savoir que nous parlons d’une pédagogique archaïque à propos de la classe inversée</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3>La classe inversée : une pédagogie inégalitaire &#8230; pour mieux tenir compte des différences</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;"><strong>I.3. Affirmez, affirmez, il en restera toujours quelque chose !</strong></span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000ff;">Pourquoi la pédagogie inversée apparait-elle comme un moyen efficace d’aider les élèves en difficulté ? Comment cette efficacité est-elle mesurée ? Comment cette efficacité (si elle existe) est-elle expliquée ? Nous n’en saurons rien. Aucun argument ni aucune enquête empirique ne sont mobilisés pour fonder cette affirmation. Les lecteurs sont priés de partager la croyance des auteurs quant à « l’apparition » d’un moyen efficace de lutter contre les inégalités.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Si l&rsquo;enseignement dans nos pays (la France, la Belgique &#8230;) sont parmi les plus inégalitaires, il nous faudra quand même bien mettre en question les formes de l&rsquo;enseignement actuel et tenter d&rsquo;autres approches. L&rsquo;une de nos hypothèses est que les savoirs de l&rsquo;école sont par trop désincarnés (essentiellement <em>episteme</em>) pour que les élèves puissent réellement en comprendre à la fois l&rsquo;essence et la pertinence pour comprendre le monde (<em>doxa</em>) et contribuer à son évolution : on leur enseigne les trois lois de Kepler sans leur dire qui est Joannes Kepler, sans leur expliquer en quoi les énoncés de ces &laquo;&nbsp;lois&nbsp;&raquo;, dans un mouvement caractéristique de la Renaissance, signifient un acte libératoire de la pensée jusque-là subordonnée aux dieux tout-puissants, sans en donner la compréhension qu&rsquo;elles nous offrent du Cosmos bien au-delà de leur pouvoir calculatoire. Ainsi, la classe inversée, dans sa version originale, le Type 1, en s&rsquo;appuyant &#8211; en partie du moins &#8211; sur l&rsquo;externalisation des savoirs à large échelle permise par le numérique, transforme l&rsquo;espace-temps de la classe en un autre lieu de compréhension (prendre avec soi). Une autre hypothèse est que, tout comme l&rsquo;apprentissage n&rsquo;est pas un &laquo;&nbsp;coller-copier&nbsp;&raquo; de l&rsquo;enseignement (ça se saurait) et malgré la robustesse et la pertinence des lois, des modèles, des théories &#8230; l&rsquo;humain les interprète, les reconstruit en fonction du déjà-là et du &laquo;&nbsp;pas encore là&nbsp;&raquo;. La &laquo;&nbsp;bonne réponse&nbsp;&raquo; ne peut faire oublier, n&rsquo;oblitère pas les connaissances &#8211; même si naïves &#8211; construites antérieurement dans des cadres informels, au départ des perceptions, des vécus &#8230; et il y a là sources d&rsquo;inégalités que le savoir formel ne peut combler. C&rsquo;est pourquoi, nous avons proposé un Type 2 dans lequel la classe devient un atelier de déconstruction, reconstruction des savoirs récoltés par les élèves eux-mêmes : contextualiser, décontextualiser, recontextualiser &#8230; C&rsquo;est de la variété, du conflit entre les idées et les perceptions qua naîtra la vérité (c&rsquo;est cela le foisonnement épistémique qui m&rsquo;est reproché dans la suite de l&rsquo;article en question).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.38.14.png"><img class="aligncenter wp-image-871" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.38.14.png" alt="Capture d’écran 2017-07-11 à 14.38.14" width="574" height="352" /></a></p>
<p style="padding-left: 30px;">Les inégalités ou mieux les différences sont mieux prises en charge dans les pratiques des classes inversées. C&rsquo;est un fait que nous avons mis en évidence dans nos recherches (notre article de 2017, ci-dessus). Que ce soit au niveau des contenus travaillés par les élèves, des processus (des dispositifs) mis en place par les enseignants, des productions attendues de la part des élèves, nous avons observé des différences très significatives entre les pratiques usuelles et les pratiques inversées et au sein de ces dernières, des différences entre les différents types que nous avons mis en évidence.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.40.30.png"><img class="aligncenter  wp-image-872" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.40.30.png" alt="Capture d’écran 2017-07-11 à 14.40.30" width="657" height="263" /></a></p>
<p style="padding-left: 30px;">On me dira sans doute qu&rsquo;il s&rsquo;agit de déclarations d&rsquo;enseignants qui pratiquent, qui sont donc suspects &#8230; je dirai &laquo;&nbsp;oui, justement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3>La classe inversée : des résultats incertains</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;">Nous l’avons déjà évoqué, les défenseurs de la pédagogie inversée (comme, de façon générale les promoteurs de diverses innovations pédagogiques) procèdent par affirmations péremptoires. Ils supposent sans doute que la répétition de ces affirmations conduira en fin de compte à les faire considérer comme allant de soi. Nous allons soumettre à examen critique quelques-unes de ces affirmations. [&#8230;] La pédagogie inversée a-t-elle des effets positifs sur les apprentissages des élèves ?L’article de Bissonnette et Gauthier (2012) montre, à la suite d’une méta-analyse des travaux existants, que l’on ne peut pas conclure par l’affirmative à cette question. Mais ces auteurs sont sans doute suspects de conservatisme pédagogique aux yeux des adeptes de la pédagogie inversée.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;"> Oui, cela ne m&rsquo;étonne pas trop. Beaucoup de recherches portant sur les effets de différentes initiatives pédagogiques (utilisation de technologies, mises en place de méthodes pédagogiques particulières &#8230;) conduisent bien souvent à des constats en demi-teinte. A un point tel que des chercheurs férus de ces méta-analyses, en ont déduit une sorte de phénomène baptisé <em>no significant differences</em> (pas de différences significatives). Nous avons déjà eu l&rsquo;occasion de commenter ces résultats décevants pour les uns, rassurants pour les autres (il n&rsquo;y a pas de différence, ça aurait pu être pire), douteux pour certains. A une autre échelle, l&rsquo;enquête PISA 2015-2016 et le travail proposé par l&rsquo;OCDE (<a href="https://www.oecd.org/fr/edu/scolaire/Connectes-pour-apprendre-les-eleves-et-les-nouvelles-technologies-principaux-resultats.pdf">Connectés pour apprendre</a>) concluaient à propos des usages du numérique : <em>les pays qui ont consenti d’importants investissements dans les TIC dans le domaine de l’éducation n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences</em>. Nous avions apporté trois commentaires à ces constats :</p>
<ul>
<li>Bien souvent, nous constatons que l&rsquo;adoption trop rapide d&rsquo;une nouvelle technologie (prenons le TBI, tableau blanc interactif) ou d&rsquo;une nouvelle pratique conduit à l&rsquo;observation fréquente d&rsquo;une fossilisation des pratiques : on refait avec le nouveau outil ou avec la nouvelle pratique ce qu&rsquo;on faisait avant (il s&rsquo;agit en partie du niveau S &#8211; Substitution &#8211; du <a href="https://ecolebranchee.com/2013/09/09/le-modele-samr-une-reference-pour-lintegration-reellement-pedagogique-des-tic-en-classe/">modèle SAMR</a>. En termes d&rsquo;apprentissage, il s&rsquo;agirait d&rsquo;assimilation davantage que d&rsquo;accommodation. Bref, les résultats sont fort peu différents &#8230; parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de différences fondamentales dans les processus.</li>
<li>Ensuite, ces nouveaux outils, ces nouvelles pratiques sont souvent porteuses d&rsquo;intention (d&rsquo;objectifs) visant à étendre ou à apporter des valeurs ajoutées à l&rsquo;apprentissage. Sans exclusive, on dépasse le niveau des savoirs (comprendre, appliquer &#8230;) pour tenter d&rsquo;accéder à des compétences telles la créativité, le travail d&rsquo;équipe, l&rsquo;esprit critique, la communication. Mais à l&rsquo;heure de l&rsquo;évaluation, ce sont les savoirs qui sont interrogés (en savent-ils tout autant ? en savent-ils plus ?) bien souvent par des questionnaires normalisés (pour pouvoir comparer). Bref, les résultats fort peu différents nous apprennent qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de perte au niveau des savoirs &#8230; les apports sont sans doute &laquo;&nbsp;ailleurs&nbsp;&raquo; hors de portée des évaluations actuelles.</li>
<li>Et finalement, même si on tentait de mesurer ces effets-là (les compétences), on pourrait se poser les questions suivantes : forme-t-on vraiment les élèves pour qu&rsquo;ils développent ces compétences (sans penser par un cours d&rsquo;esprit critique) ? Forme-t-on vraiment les enseignants à ces pratiques fertiles en développement de compétences ?</li>
</ul>
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<h3>Des capsules vidéos motivantes en soi &#8230; comme les jeux vidéos</h3>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>La question de la « motivation » des élèves et de leur « participation active » comme moyen d’apprentissage efficace est souvent mise en avant par les partisans de la pédagogie inversée. Par opposition au cours « traditionnel » qui serait « magistral » et « ennuyeux », la pédagogie inversée permettrait de rendre les élèves « actifs » ce qui favoriserait leur réussite : « la pédagogie inversée incite les élèves à être plus actifs en classe et à devenir véritablement acteurs de la construction de leurs savoirs à travers les différentes activités qui leur sont proposées ». Cette pratique pédagogique s’inscrit donc dans le courant des « pédagogies novatrices » visant à promouvoir les « méthodes actives ».  Celles-ci correspondent à un ensemble de procédés dont l’objectif est de « mettre en activité » les élèves. Dans cette optique, favoriser la participation des élèves pour les « motiver » devient un objectif majeur. Un argument fréquemment avancé consiste à dire que les élèves sont familiers avec les écrans et que le seul fait de passer d’une forme ennuyeuse (le cours du professeur) à une forme ludique (l’écran du téléphone, de l’ordinateur ou de la tablette) motiverait les élèves. On aimerait comprendre comment la motivation à participer à un jeu vidéo est transférée par magie au fait d’écouter un professeur expliquer en voix off une démonstration mathématique.</em></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">Je ne puis que partager très positivement les premières lignes de la citation ci-dessus. Oui, apprendre est une opération intellectuelle qui ne peut être réalisée que par l&rsquo;individu lui-même (je le dit souvent &laquo;&nbsp;on ne peut apprendre à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;pédagogie active, un pléonasme&nbsp;&raquo;). Par contre, <a href="http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/lombard/motivation/viau-motivation-tic.html">réduire la motivation</a> ressentie par les élèves à la seule présence des capsules vidéos révèle soit une mauvaise compréhension des facteurs de motivation (voir par exemple <a href="https://youtu.be/CFv7PbRVPUA">les ingrédients proposés par Rolland Viau</a>) soit de la place exacte de la vidéo dans la classe inversée. Par contre &laquo;&nbsp;regarder une vidéo&nbsp;&raquo; n&rsquo;a rien de très stimulant et cette injonction risquerait de conduire à la même inactivité que celle imputée au cours magistral. Mais il ne s&rsquo;agit pas de cela : le contenu du cours étant partiellement à la fois objectivé dans la capsule vidéo et manipulable, il peut (il doit) faire l&rsquo;objet d&rsquo;une activité (d&rsquo;application, d&rsquo;analyse, de synthèse &#8230;) qui dépasse la simple visualisation. Tout cela demande des consignes claires, une tâche précisée à accomplir &#8230; ce qui est bien loin d&rsquo;une pédagogie de l&rsquo;invisible, de l&rsquo;inexplicite ou encore de surface que décrit la suite de l&rsquo;article.</p>
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<hr />
<h3>Une pédagogie centrée sur l&rsquo;élève qui va apprendre seul</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;">L’affirmation revient souvent : « Le dispositif de classe inversée permet le passage d’un modèle centré sur le professeur vers un modèle centré sur l’apprenant afin de répondre aux besoins individuels de chacun. L’idée de base est la suivante : « Il vaut mieux utiliser le temps de regroupement en classe pour interagir et travailler ensemble que de laisser une seule personne exposer, en l’occurrence le professeur » (Roussel et alii, 2013). Dans le même sens : « L’enseignant est un accompagnateur : il va passer de groupe en groupe, apporter de temps en temps des corrections, guider, recentrer… depuis que j’enseigne avec cette approche, j’ai vraiment le sentiment d’être plus utile, de ne plus être face aux élèves mais avec eux » (Rachedi, 2015, p. 27). Nous sommes toujours dans le discours de l’affirmation, de l’expression d’un « sentiment ».</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Encore une fois, si l&rsquo;on comprend la classe inversée uniquement comme un moyen de transmettre les savoirs habituellement transmis par l&rsquo;enseignant en classe, il ne s&rsquo;agit de rien d&rsquo;autre que d&rsquo;une pédagogie centrée sur l&rsquo;enseignant même si ce dernier est en quelque sorte virtualisé. Cette compréhension restreinte prête le flanc à la plupart des critiques : des élèves peu motivés, des enseignants à la fois dépossédés mais qui reste l&rsquo;oracle des savoirs à léguer, une tradition orale qui se transforme tout en perdurant &#8230; J&rsquo;aurais bien envie de dire que la classe inversée s&rsquo;appuie en effet sur des principes pédagogiques archaïques qu&rsquo;elle remet en vigueur en les installant enfin dans les pratiques (une synthèse de maïeutique, de behaviorisme, de constructivisme, d&rsquo;apprentissage social &#8230;). Et pourquoi cette centration sur l&rsquo;élève serait-elle plus efficace ? Une confusion lexicale me semble à l&rsquo;origine de cette empoignade : en français, enseigner et apprendre sont quasi-synonymes car &laquo;&nbsp;on peut apprendre quelque chose à quelqu&rsquo;un&nbsp;&raquo;. Par extension, <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=289">j&rsquo;enseigne, donc ils apprennent</a>. Il suffit pourtant de regarder les résultats des élèves pour se rendre compte que ce &laquo;&nbsp;copier-coller&nbsp;&raquo; des savoirs du maître vers le cerveau des élèves ne fonctionne pas. En espagnol ou en anglais cette confusion n&rsquo;existe pas : selon les dictionnaires de la langue anglaise &laquo;&nbsp;<em>to learn someone something</em>&nbsp;&raquo; n&rsquo;existe pas ou alors est le fait de personnes &#8230; mal éduquées. Apprendre ne se réduit pas à être enseigné, c&rsquo;est à l&rsquo;apprenant d&rsquo;apprendre, lui seul peut le faire. Enseigner, c&rsquo;est donner à cet apprenant des occasions d&rsquo;apprendre. Apprendre à son tour est multifactoriel : on apprend en écoutant (oui aussi), en expérimentant, en s&rsquo;exerçant, en échangeant avec d&rsquo;autres, en cherchant du sens &#8230; oui, tout cela à la fois.</p>
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<h3>La classe inversée : une systémique en mille morceaux</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;">Marcel Lebrun articule la classe inversée et le cycle de Kolb [&#8230;]. On est donc dans la fameuse pédagogie inductive qui repose sur une épistémologie empiriste et pragmatiste. Cette démarche inductive est explicitement revendiquée par d’autres défenseurs de la pédagogie inversée qui affirment vouloir développer une « approche inductive suscitant les essais et les erreurs dans une perspective de régulation continue par et avec les étudiants et l’enseignant » (Nizet et Mayer, 2016 p.4). Tout serait pour le mieux dans la doxa pédagogique si les mêmes auteurs n’affirmaient pas que la pédagogie inversée permet « une exposition préalable systématique et explicite aux connaissances théoriques » (Nizet et Meyer, 2016, p.5). Le lecteur de bonne volonté est plongé dans la perplexité. </span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #333333;">Selon moi, il s&rsquo;agit là d&rsquo;une mauvaise ou très partielle interprétation du cycle de Kolb. Ce cycle comme son nom l&rsquo;indique, repose sur une alternance entre phases de contextualisation (partir des expériences concrètes, des vécus &#8230; pour mieux donner du sens &#8211; c&rsquo;est mon Type 2) afin de préparer la phase de décontextualisation (la nécessité de la théorisation, de la modélisation &#8230; la classe inversée de Type 1 intervient ici) &#8230; Induction et déduction se complètent ainsi.</span></p>
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<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.36.301.png"><img class="aligncenter  wp-image-873" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2017/07/Capture-d’écran-2017-07-11-à-14.36.301.png" alt="Capture d’écran 2017-07-11 à 14.36.30" width="600" height="381" /></a></p>
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<p style="padding-left: 30px;">Nous avions en effet comparé la systémique des Types 1 et 2 (conduisant au concept pluriel des classes inversées) au cycle de Kolb qui doit être considéré dans son ensemble et pas seulement dans ces deux premières phases (1 et 2) qui relèvent en effet de l&rsquo;induction. Les étapes 3 et 4 sont de nature plus déductive. De manière plus conceptuelle, nous pouvons alors imaginer que les différentes activités (1 à 4)  deviennent des « événements d&rsquo;apprentissage » à organiser au sein de différents scénarios. En voici un donné ici à titre d&rsquo;exemple (les numéros se réfèrent à ceux de la Figure) :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>1 (Type 2, distance) </strong>: hors la classe, individuellement ou en groupe, chercher les informations, instruire la thématique, ramener des éléments des contextes visités, les structurer quelque peu, préparer une petite présentation d’une manière originale … Les compétences visées seraient : recherche d’informations, validation, analyse, synthèse, créativité …</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>2 (Type 2, présence)</strong> : présenter, en classe, les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes avec les propositions des autres élèves ou d&rsquo;autres groupes, vivre un « conflit » socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … Les compétences visées seraient : communication, analyse, réflexivité, modélisation …</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>3 (Type 1, distance)</strong> : hors la classe selon le schéma initial des classes inversées, prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … Les compétences visées seraient : apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …</p>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>4 (Type 1, présence)</strong> : en classe à nouveau, consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l’approche d’autres situations … Les compétences visées seraient : comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d’autres contextes …</p>
<hr />
<h3>Les savoirs sont partout, il ne reste qu&rsquo;à les prendre pour apprendre</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;">De ce fait, la fonction de transmission des savoirs est externalisée : « la partie transmissive de la connaissance peut s’appuyer fortement sur les outils technologiques de production multimédia incluant la captation. La diffusion par le réseau et l’accessibilité aisée aux ressources numériques d’enseignement, via différents terminaux, permettent à l’apprenant d’acquérir les connaissances d’une façon asynchrone et en autonomie. Ainsi la classe est réservée pour échanger et interagir autour des connaissances acquises séparément » (Roussel et alii, 2013, p. 11) [&#8230;] C’est supposer résolu un problème central : la transformation des savoirs en connaissances ne peut se limiter à la réception d’informations (même en vidéo). Elle suppose des interactions sociales, et notamment le rôle du professeur, qui doit repérer les obstacles aux apprentissages et donner aux élèves les moyens de les franchir [&#8230;] Toute formation authentique suppose de rompre avec le sens commun, de remettre en cause des représentations jusque-là admises, d’opérer des sauts cognitifs vers des approches et des concepts plus abstraits et dotés d’une plus grande portée heuristique. Bref, c’est ce qui est ardu qui est important et qui permet vraiment de progresser dans les apprentissages et la pensée autonome. Or, les défenseurs de la classe inversée nous disent que quand c’est ardu, on en revient au cours dialogué qui est plus efficace.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Il est question dans les paragraphes suivants de l&rsquo;accessibilité de plus en plus grande de ressources, d&rsquo;informations et de savoirs sur la Toile. C&rsquo;est un fait qu&rsquo;un simple examen permet de confirmer. Les praticiens des classes inversées, tout en s&rsquo;appuyant sur des ressources numériques véhicules de savoirs, me semblent convaincus que ce n&rsquo;est pas là l&rsquo;essence de la classe inversée. Plutôt, ils souhaitent se consacrer davantage, au-delà de la transmission pure et simple et sans nier son intérêt, à l&rsquo;appropriation des savoirs par les apprenants, à la transformation de ceux-ci en connaissance. Encore une fois, limiter la pratique de la classe inversée à l&rsquo;utilisation de vidéos est tout à fait restrictif. Redonner du sens à la présence là est l&rsquo;objectif. Dans cette vision, proclamer la fin de l&rsquo;enseignant alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de se doter des moyens pour mieux exercer le métier formidable d&rsquo;accompagnateur d&rsquo;apprentissage est forcément réducteur.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Dans le cas du Type 2, les élèves sont parfois invités à aller chercher des savoirs &laquo;&nbsp;bruts&nbsp;&raquo; sur Internet. Comme nous l&rsquo;avons dit, il s&rsquo;agit essentiellement de donner du sens (contextualiser) et d&rsquo;éveiller les questions auxquelles la théorie pourra répondre. Nous enseignons trop souvent des réponses aux questions que les élèves ne se posent pas. Evidemment, les savoirs établis (normalisés, validés &#8230;) côtoient les contre-vérités, les opinions fantaisistes, fallacieuses &#8230; Selon nous, être capable &laquo;&nbsp;de distinguer le vrai du faux&nbsp;&raquo; devient une compétence primordiale à laquelle les apprenants doivent être formés très tôt à leur niveau certes. La tendance de croire qu&rsquo;il suffirait de présenter la vérité pour remplacer leurs conceptions naïves, spontanées (qu&rsquo;elles soient internes &#8211; ce que l&rsquo;individu s&rsquo;est construit &#8211; ou externes &#8211; les informations qu&rsquo;il reçoit par son exposition aux contextes) est largement mise en question : faire contre ou faire avec, une vieille question des didacticiens.</p>
<hr />
<h3>Apprendre tout seul devant son écran &#8230; et les autres ?</h3>
<p><em><span style="color: #0000ff;">On semble considérer aujourd’hui comme allant de soi (et cela concerne la doxa éducative dans son ensemble et pas seulement la classe inversée) qu’il faut individualiser les parcours de formation et personnaliser les apprentissages. Mais est-ce bien certain ? Apprendre est une aventure collective qui repose sur des interactions sociales. L’activité d’un groupe au travail pour apprendre dépend souvent de la construction d’une intelligence collective qui vise précisément à rendre intelligible ce qui ne l’était pas jusque-là. Apprendre suppose de coopérer, de mettre à la disposition de tous ce que l’on a compris et comment on l’a compris, de faire appel au groupe pour parvenir à franchir un obstacle cognitif. Bref l’idéal est de rapprocher la classe d’une situation idéale de parole où l’échange public d’arguments fondés en raison permet de se soumettre à la norme du vrai. Faire de chaque apprenant un individu qui apprend seul, avec parfois l’aide de l’enseignant, est pour le moins discutable et réducteur. C’est pourtant ce que suppose la classe inversée.</span></em></p>
<p style="padding-left: 30px;">De nouveau, une interprétation très basique de la classe inversée, dans laquelle l&rsquo;élève apprendrait seul devant son écran (ceci étant considéré comme la modalité principale). Comme je l&rsquo;ai dit, la critique qui se base sur un seul élément d&rsquo;une chaîne d&rsquo;activités orchestrées en vue de favoriser l&rsquo;apprentissage sans en appréhender la systémique, ne peut être que réductrice. Il suffit selon moi d&rsquo;examiner les témoignages des enseignants qui pratiquent (et qui en échangeant entre eux collaborent et apprennent ensemble) pour comprendre combien le collaboratif est aussi présent à ce niveau.</p>
<p>L&rsquo;article de nos deux collègues continue par la critique (toujours intéressante) de différentes capsules vidéos. Nous ne commenterons pas cette partie sauf à dire deux choses maintes fois répétées ici :</p>
<p style="padding-left: 30px;">- La classe inversée ne peut se réduire à <strong>l&rsquo;utilisation de capsules vidéos</strong>. Néanmoins celles-ci, comme les autres productions à portée éducative, doivent correspondre à des critères de qualité de forme et de fonds</p>
<p style="padding-left: 30px;">- Je ne puis juger de la pertinence d&rsquo;une production vidéo (de qualité donc) à portée éducative que si je sais <strong>comment cette dernière est utilisée dans le dispositif dans son entier</strong> et comment les élèves sont informés des tenants (l&rsquo;explicitation des objectifs) et des aboutissants (la ou les productions effectives et attendues au delà du &laquo;&nbsp;regarder la vidéo&nbsp;&raquo;)</p>
<p style="padding-left: 30px;">- Ce dispositif étant alors connu, je dois pouvoir juger de <strong>la cohérence</strong> interne (entre les objectifs, les méthodes, les évaluations) et externe (dans le programme, par rapport aux référentiels &#8230;).</p>
<p><strong>Pour continuer le débat et prendre connaissance des arguments des uns et des autres, n&rsquo;hésitez pas à commenter ici ou sur les réseaux sociaux.</strong></p>
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		<title>Classes inversées &#8230; un parcours pédagogique</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 16:36:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Le parcours que je leur propose est polémique ... il contient des ressources parfois un peu prosélytes composées avec mon comparse, Christophe Batier de l'Université Claude Bernard, Lyon I, mais aussi des propos argumentés repérés sur des Blogs ... et parfois critiques sur certains concepts des classes inversées, sur une "certaine façon de voir" les classes inversées. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #3366ff;">Notre propos</span></h2>
<p><em>Ceci ne sera pas un billet de Blog ordinaire. Généralement, je propose ici quelques réflexions sur des problématiques liées aux TICe que je soumets à la critique des collègues qui travaillent dans ce domaine ou même des personnes simplement intéressées par le sujet. Aujourd&rsquo;hui, je vous livre ici un parcours pédagogique sur la thématique des classes inversées : il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une page &laquo;&nbsp;html&nbsp;&raquo; que je livre à mes étudiant-e-s avec la mission d&rsquo;en prendre connaissance où ils le souhaitent (à la maison ou dans un créneau horaire disponible dans leur programme à l&rsquo;université ou dans un café de Louvain-la-Neuve &#8230;) et comme ils le veulent (en individuel ou en groupe &#8230;). Je leur demande de poster &laquo;&nbsp;à temps&nbsp;&raquo; leurs avis, opinions commentaires voire leurs questions à la fois sur le contenu même de ces ressources et sur leurs perçus de cette forme d&rsquo;enseignement &#8230; Oui, la classe inversée, cela peut être autre chose qu&rsquo;une vidéo YouTube à voir à la maison pour un débat en classe. Il me revient alors de traiter ces apports des étudiant-e-s pour préparer notre moment de rencontre et de construction de connaissances partagées. Un forum, ça ne marche pas &#8230; si l&rsquo;enseignant ne l&rsquo;utilise pas.</em></p>
<p><em>Le parcours que je leur propose est polémique &#8230; il contient des ressources parfois un peu prosélytes composées avec mon comparse, Christophe Batier de l&rsquo;Université Claude Bernard, Lyon I, mais aussi des propos argumentés repérés sur des Blogs &#8230; et parfois critiques sur certains concepts des classes inversées, sur une &laquo;&nbsp;certaine façon de voir&nbsp;&raquo; les classes inversées. Ces propos stimulent notre créativité, ils sont impératifs et je remercie, ceux que j&rsquo;appelle affectueusement les grognons, de ces apports salutaires.</em></p>
<h2><span style="color: #3366ff;">Un billet de Blog, un parcours pour une classe inversée sur les classes inversées </span></h2>
<p><em>Voici donc ce parcours, un voyage aussi dans le temps entre grosso modo 2012 et aujourd&rsquo;hui &#8230; les technologies nous font avancer rapidement</em> :</p>
<div class="myWrapper">
<div id="c23561" class="csc-default">
<hr />
<p class="bodytext">Préalablement à notre prochain cours en présentiel, merci de prendre connaissance des documents mis à votre disposition ci-dessous. Aussi de déposer vos commentaires, opinons, questions &#8230; dans le forum <em>adhoc</em> afin que je puisse préparer ce cours. Vos apports sont attendus quelques jours avant notre prochaine rencontre. Ils porteront à la fois sur le contenu de ces ressources mais aussi sur vos perceptions de cette forme d&rsquo;enseignement.  L&rsquo;objectif est de lancer le débat et de me permettre de répondre à vos questions.</p>
</div>
</div>
<div class="myWrapper">
<div id="c23563" class="csc-default">
<h2><span style="color: #993366;">I. Classe inversée : le concept de base &#8230; et son extension</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 1</span> 2012 </strong>|<strong> Causerie avec Marcel Lebrun : Flippons nos cours </strong>- Christophe Batier @batier AIPU2012 (Spiral TV)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://youtu.be/kYbxdfGxRi4" target="_blank">Voir la vidéo sur Youtube (durée : 11&rsquo;13&nbsp;&raquo;)</a></p>
<p class="bodytext">En voici le schéma d&rsquo;époque assez &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;</p>
<p class="bodytext"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-655" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg" alt="Sans titre.006" width="505" height="379" /></a></p>
</div>
</div>
<div class="myWrapper">
<div id="c23565" class="csc-default">
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;"> DOC 2</span> 2014-2015 | Classes Inversées, étendons et « systémisons » le concept !</strong> Essai de modélisation et de systémisation du concept de Classes inversées</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740" target="_blank">Lire l&rsquo;article du Blog de M@rcel</a></p>
<p>Une illustration des &nbsp;&raquo; niveaux&nbsp;&raquo;  (ou mieux des dimensions) proposée par mon collègue et ami Rochane Kerbouche (@Rochanek)</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-775 " src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Rochane-Classe-Inversée-1024x505.jpg" alt="Rochane-Classe Inversée" width="624" height="308" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #993366;">II. Articles critiques sur la classe inversée</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 3</span> 2016</strong> | <strong>La classe inversée, un modèle à suivre pour l’école numérique ? Pas certain…</strong>, par Michel Guillou (EducaVox)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="http://www.educavox.fr/accueil/debats/la-classe-inversee-un-modele-a-suivre-pour-l-ecole-numerique-pas-certain" target="_blank">Lire l&rsquo;article sur Educavox</a></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 4</span> 2016 </strong>| <strong>Les leurres de la classe inversée</strong>, par Paul Devin (MediaPart)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://blogs.mediapart.fr/paul-devin/blog/130216/les-leurres-de-la-classe-inversee?utm_source=twitter&amp;utm_medium=social&amp;utm_campaign=Sharing&amp;xtor=CS3-67" target="_blank">Lire l&rsquo;article sur Mediapart</a></p>
<h2></h2>
<h2><span style="color: #993366;">III. Commentaires (plus que réponses) de Marcel Lebrun relativement aux critiques &#8230; toutes constructives</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 5</span> 2016 </strong>| <strong>Classes inversées, causerie avec Marcel 4 ans après</strong>, par Marcel Lebrun et Christophe Batier @batier</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://youtu.be/ZOW1MOPBOBg" target="_blank">Voir la vidéo sur Youtube (durée : 28&rsquo;55&nbsp;&raquo;)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
<p><strong> Bonne lecture et n&rsquo;hésitez pas à laisser vos commentaires sur le contenu et l&rsquo;approche</strong></p>
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		<title>&#171;&#160;École&#160;&#187; de demain ? Vous avez dit … Numérique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 14:47:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l'éducation à différents niveaux ("l'école" de l'enseignement primaire au supérieur, un lieu d'apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d'encre. Mais que signifie "numérique" ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #0000ff;">Numérique ? Deviendrions-nous des binaires ?</span></h2>
<p>Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l&rsquo;éducation à différents niveaux (&laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; de l&rsquo;enseignement primaire au supérieur, un lieu d&rsquo;apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d&rsquo;encre (de stylos ou d&rsquo;imprimerie ?). D&rsquo;aucuns lisent dans cet essor en accélération rapide voire exponentielle (quelques milliers d&rsquo;années pour l&rsquo;écriture, quelques centaines pour l&rsquo;imprimerie, quelques dizaines pour le numérique), une forme d&rsquo;aliénation &laquo;&nbsp;de l&rsquo;humain&nbsp;&raquo; par la machine ou encore de dissolution de notre identité dans le réseau voire un appauvrissement sans précédent des interactions édificatrices de notre société. D&rsquo;autres, en constatant ce &laquo;&nbsp;Tsunami numérique&nbsp;&raquo; (Davidenkoff, 2014) ou cette &laquo;&nbsp;Transition fulgurante&nbsp;&raquo; (Giorgini, 2014), prédisent l&rsquo;avènement d&rsquo;un nouveau monde (une nouvelle Renaissance) et, puisqu&rsquo;elle y est incluse et qu&rsquo;elle y prépare, d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;école&nbsp;&raquo; aux vertus émancipatrices. Considérant qu&rsquo;en ce domaine l&rsquo;aliénation et l&rsquo;émancipation sont deux solutions de cette problématique pharmacologique (selon <a href="http://arsindustrialis.org/pharmakon">Bernard Stiegler</a>, le <em>pharmakon</em> de Socrate reste d&rsquo;application pour le numérique comme il l&rsquo;a été pour l&rsquo;écriture et l&rsquo;imprimerie en considérant ces révolutions, toutes et à la fois comme un remède et comme un poison), <strong>nous souhaitons questionner cette effervescence voire cet &laquo;&nbsp;imaginaire&nbsp;&raquo; afin d&rsquo;en dégager les phénomènes précurseurs de la Société de demain et de son école &#8230; déjà et dorénavant numérique</strong>.</p>
<p>Mais tout d&rsquo;abord, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; ? Etymologiquement, la numérisation transforme en données numériques (des nombres, des séries de nombres) un objet continu, analogique : on parlera ainsi d&rsquo;image numérique, de son numérique. <strong>Ce processus de réduction</strong> (ces nombres étant <em>in fine</em> traduits dans un système binaire, les <em>bits</em>) <strong>permet par recombinaison ou superposition de redonner une &laquo;&nbsp;image&nbsp;&raquo; de la réalité entendue, observée, vécue … </strong>cela dépendant bien entendu de la qualité de la numérisation, sa finesse, sa résolution.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-760" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Capture-d’écran-2016-02-12-à-14.36.25.png" alt="Capture d’écran 2016-02-12 à 14.36.25" width="681" height="420" /></p>
<p>Image prélevée du Blog <a href="http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/">http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/</a> et &laquo;&nbsp;numérisée&nbsp;&raquo; par mes soins. On fait mieux au niveau de la résolution !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;évolution du World Wide Web &#8230; tous auteurs, acteurs  ?</span></h2>
<p>Le pas est donc aisément franchi d&rsquo;associer le numérique à l&rsquo;informatique comme nous le remarquons bien souvent dans l<strong>&lsquo;interprétation réductionniste de l&rsquo;école numérique en école informatisée</strong> ou encore de la transformation, tout aussi abusive, d&rsquo;éducation numérique en formation en informatique. Entre condition nécessaire (l&rsquo;utilité et la disponibilité des outils technologiques) et condition suffisante (accéder à la société numérique en évitant la fossilisation des pratiques, de refaire comme avant avec le nouveau) … l&rsquo;amalgame est aisé. L&rsquo;innovation de maintien a la vie dure par rapport aux innovations de ruptures dont nous parlerons.</p>
<p>Mais cette transformation de la variété en chaines de &laquo;&nbsp;0 et de &laquo;&nbsp;1&nbsp;&raquo; (pour reconstituer ensuite une instance de cette variété) a porté très vite non seulement sur les objets mais également sur leurs liaisons (les fameux hyperliens, ces mots en bleu-souligné sur lesquels vous cliquez en passant ainsi d&rsquo;une interprétation à l&rsquo;autre, en passant d&rsquo;un certain degré de précision à un autre &#8230;) donnant ainsi accès à une variété encore plus large de représentations, d&rsquo;interprétations … C&rsquo;est ainsi que naissait, au début des années 90, le Web (la toile d&rsquo;araignée mondiale) d&rsquo;abord accessible, en mode édition ou production, seulement à ceux qui maîtrisaient les codes et les langages informatiques nécessaires pour publier et interconnecter ce vaste système d&rsquo;informations (on se souviendra du <em>html</em> et des protocoles de transfert  <em>ftp</em> devenus depuis lors transparents pour l&rsquo;utilisateur) : on y détecte un nombre restreint d&rsquo;éditorialistes et un grand nombre en augmentation rapide de lecteurs, de spectateurs, de consommateurs ! Dix ans plus tard, utilisabilité et ergonomie aidant, le Web 2.0 allait donner progressivement à ces derniers un rôle de consomm&rsquo;acteurs. Le fait de pouvoir ou de devoir s&rsquo;identifier (les fameux &laquo;&nbsp;<em>login</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mot de passe&nbsp;&raquo;) sur un site leur permettait de <strong>(1)</strong> se faire reconnaître par le Web devenu service et recevoir ainsi les informations qui leur étaient destinées (un site commercial se transformera pour vous donner les nouveautés qui vous intéressent en fonction de l&rsquo;historique de vos visites antérieures), une forme de Web réactif et <strong>(2)</strong> de recevoir (sans vous rendre sur le site) les alertes ou notifications qui correspondent à certains choix que vous avez marqués au hasard des navigations, une forme de Web proactif. C&rsquo;est ainsi que nous publions nos avis, nos commentaires, nos coups de cœur (j&rsquo;aime !), que nous soumettons nos idées sur notre Blog en attendant les commentaires de notre lectorat, que nous établissons une chaîne neuronale toute virtuelle avec la Communauté &#8230; que nous apprenons ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg"><img class="aligncenter wp-image-761" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg" alt="web" width="420" height="323" /></a></p>
<p>Image prélevée sur le site : <a href="http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/">http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/</a> (source originale non identifiée)</p>
<p><strong>Ce faisant, c&rsquo;est l&rsquo;identité même de l&rsquo;utilisateur qui est numérisée au niveau de ses habitudes, de ses intérêts, de sa communauté (les amis)</strong> en voie de virtualisation toujours plus prononcée sur <strong>le Web ou &laquo;&nbsp;nous reprenons connaissance&nbsp;&raquo;</strong>. En parallèle ou en contrepartie, ce consommateur, certes de plus en plus exposé à l&rsquo;hameçonnage (le côté obscur), se retrouve affublé d&rsquo;une panoplie en extension d&rsquo;outils lui permettant lui-même (le côté clair) de publier, de recevoir des commentaires, de s&rsquo;affilier à une communauté qu&rsquo;il va suivre (ses f<em>ollowings</em>) ou encore d&rsquo;en créer une, personnelle cette fois-ci, peuplée de ses <em>followers</em>. Le numérique quitte ainsi, sans la nier ou la déprécier, la sphère de la numérisation des objets pour entrer dans celle de la connectivisation des relations entre humains. Serait-ce aussi notre intelligence &#8211; étymologiquement, le préfixe inter- (« entre ») et le verbe lĕgĕre (« cueillir, choisir, lire ») &#8211; qui s&rsquo;externalise par une sorte <a href="http://www.fondationjeanpiaget.ch/fjp/site/ModuleFJP001/index_gen_page.php?IDPAGE=304">d&rsquo;assimilation et d&rsquo;accommodation piagétienne</a> au niveau global ? <strong>C&rsquo;est là, au delà de la médiatisation des ressources, dans la médiation numérique des interactions, que se niche &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo;.</strong> Vous l&rsquo;avez compris, entre aliénation et émancipation, le chemin est étroit. Une question d&rsquo;école et d&rsquo;éducation (<em>e-ducere</em>, conduire au dehors) sans doute qui dépasse allègrement les utilisations (fonctionnelles) voire même les usages de l&rsquo;outil en lui-même. Pourquoi dès lors ramener la question du numérique à celle des équipements &#8230; c&rsquo;est une condition nécessaire certes mais le risque d&rsquo;enlisement est grand. Apprendre, c&rsquo;est aussi mettre de l&rsquo;ordre dans le désordre, les curateurs du Web comprendront (voir en bas de ce billet quelques prolongations de ce paragraphe).</p>
<p>Ainsi le numérique bouleverse non seulement notre rapport aux savoirs (désormais transmis), nos rôles &#8230; mais aussi nos façons de réagir, d&rsquo;agir et d&rsquo;interagir. &laquo;&nbsp;L&rsquo;ubérisation&nbsp;&raquo; se propage au travers de l&rsquo;horizontalisation des pratiques. Il y a quelques années, nous recourions à &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; pour prendre nos vacances (Le guide Michelin versus TripAdvisor), pour nous soigner (Le médecin généraliste versus Doctissimo), pour apprendre (Le professeur versus les MOOCs ou la Khan Academy) &#8230; le collectif, la validation par le collectif remplacera-t-il &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; ? Les classes inversées ne proviennent pas d&rsquo;une nouvelle théorie pédagogique en vogue, elles sont l&rsquo;émanation de pratiques, d&rsquo;analyse de pratiques, de partage de pratiques &#8230; en dehors de tout décret. Je ne veux être considéré comme un des apôtres d&rsquo;une nouvelle société en construction. Je m&rsquo;interroge sur <strong>comment nous, les humains, allons profiter de ces espaces de liberté</strong>, de décision, de partage et d&rsquo;expérimentation que nous offrent les technologies. <a href="https://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive">Les technologies nous condamnent à devenir intelligents</a> (Michel Serres, 2007). <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=651">Quel sens redonner à la présence ?</a></p>
<p>Comme l&rsquo;explique Joël de Rosnay &laquo;&nbsp;<a href="http://www.carrefour-du-futur.com/conférences/entreprise-du-futur/">Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030</a>&laquo;&nbsp;, Alibaba est considéré comme le plus grand magasin du monde et il n&rsquo;a pas de stocks. Uber, la société de taxis ne possède pas de véhicules. Booking.com est une chaîne hôtelière qui ne possèdent pas d&rsquo;hôtels. Ils minimisent ainsi les coûts inhérents à ces entreprises (stocks, véhicules, bâtiments) les faisant supporter par d&rsquo;autres et en jouant le rôle d&rsquo;une sorte de courroie de transmission horizontale &#8211; sans intermédiaires &#8211; entre les utilisateurs, les consommateurs, les producteurs, nous !  <strong>Et l&rsquo;entreprise-université ou l&rsquo;entreprise-école du futur ?</strong> Considérant que les savoirs sont transmis (bien souvent en Open et en ligne, les OER ou <em>Open Educational Resources</em>), considérant qu&rsquo;une large part des interactions peut aussi être externalisée, combien de temps faudra-t-il pour <a href="https://didac2b.wordpress.com/2016/01/28/luberisation/">&laquo;&nbsp;ubériser&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;googleliser&nbsp;&raquo;  l&rsquo;éducation</a> ? A quand la <strong>MOUC</strong>, la <strong>M</strong>assive <strong>O</strong>pen <strong>U</strong>niversity in the <strong>C</strong>loud ? Si nous allons tous apprendre toute la vie durant, qui seront nos enseignants ? Des structures pourraient alors émerger pour offrir ou vendre le tutorat et l&rsquo;accompagnement. Et l&rsquo;évaluation &#8230; badges, portfolios vous avez dit ? Une façon de répondre à la demande de formations à la carte des futurs apprenants toute la vie durant, non ? Le salut ? Encore une fois, redonner du sens à la présence ! Telle est ma quête face aux opérations que préparent déjà les membres du <a href="http://lepeuple.be/lempire-gafam-big-data-etend-son-pouvoir-mondial/26517">GAFAM</a> (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">Outillage, instrumentation &#8230; médiation aussi ?</span></h2>
<p>En résumé : De tout temps, les Hommes ont inventé des outils pour faciliter leurs labeurs, se libérer des tâches répétitives &#8230; et des instruments pour mieux discerner les événements, la réalité. Le numérique y participe en créant ainsi de nouveaux espaces de liberté. Tout d&rsquo;abord, même si l&rsquo;adjectif &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo; accompagne de plus en plus souvent les nominatifs Société, École, Humanités … ses attributs ou ses valences (la valeur que nous lui attribuons) sont loin d&rsquo;être clairs. S&rsquo;agit-il de la numérisation des médias (le texte, l&rsquo;image, le son &#8230; le MOOC  se réduisant en une succession de symboles binaires pour se diffuser plus aisément), d&rsquo;outils informatiques augmentant notre emprise sur le réel, ses manifestations et sa symbolique ou encore d&rsquo;instruments technologiques (Rabardel &amp; Samurçay, 2001) contribuant à notre intelligence en démultipliant le champ des interconnections possibles ? Depuis la nuit des temps,  les outils, les technologies nous libèrent mais pour quoi faire ? (Michel Serres, 2012). S&rsquo;agit-il tant d&rsquo;outils, de techniques et de technologies que d&rsquo;attitudes, de comportements, de mentalités ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj.jpg"><img class="aligncenter wp-image-762 size-full" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj-e1456242830700.jpg" alt="2001jhgkj" width="340" height="217" /></a></p>
<p>Image prélevée sur : <a href="http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/">http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/</a>   du film &laquo;&nbsp;2001, Odyssée de l&rsquo;espace&nbsp;&raquo; de Stanley Kubrick. Ce futur hominidé découvre le &laquo;&nbsp;marteau&nbsp;&raquo; … quelques instants plus tard, il l&rsquo;utilisera pour éliminer un rival en lui fracassant la tête.</p>
<p>On le comprendra : les techniques tout à la fois contribuent à notre développement en tant qu&rsquo;espèce et nécessitent de nouvelles règles, des balisages pour ces espaces de liberté dont nous avons parlé, un nouvel &laquo;&nbsp;ordre social&nbsp;&raquo;. Comment, dans ce &laquo;&nbsp;changement de phase&nbsp;&raquo; au niveau sociétal, dans cette préoccupation toute systémique allons-nous parvenir à générer de &laquo;&nbsp;<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">l&rsquo;ordre dans le désordre</a>&nbsp;&raquo; ?</p>
<h2></h2>
<h2><span style="color: #0000ff;">Tendances et constatations du connectivisme</span></h2>
<p>Il nous faut donc maintenant essayer de qualifier ce numérique en tentant, par une définition en extension, de discerner certains de ses attributs constitutifs les plus déterminants pour ensuite seulement pouvoir décrire et discuter l&rsquo;école de demain. C&rsquo;est ainsi que nous proposons au débat certains &laquo;&nbsp;shifts&nbsp;&raquo; ou transformations déjà en cours dans notre société connectée (<a href="http://www.itdl.org/journal/jan_05/article01.htm">Siemens, 2005</a>) ; <strong><span style="color: #800080;">nous les relierons avec les tendances et constatations proposées par Siemens :</span></strong></p>
<p><span style="color: #808080;">- Des savoirs diffusés dans des &laquo;&nbsp;cercles fermés&nbsp;&raquo; (par les livres, dans les classes ou amphis &#8230;) <strong>à</strong> des savoirs ouverts et diffusés à l&rsquo;échelle planétaire, connectés entre eux et en perpétuelle re-construction collective &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">De nombreux apprenants vont rencontrer des domaines de <strong>connaissances et de compétences variés et parfois sans liaison (entre elles et avec leurs études) au cours de leur carrière</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des modes de communication, d&rsquo;échanges ou de transactions verticaux (top-down ou parfois bottom up)<strong> à</strong> des communications, des échanges ou des transactions davantage horizontales en mode réseau ouvert (parfois dénommé du terme ubérisation marquant ainsi des modes interconnectés et décentralisés qui échappent aux structures pyramidales actuelles et en profitent)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage informel</strong> devient de plus en plus une partie de l’expérience d’apprentissage</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; fonctionnelle (comment utiliser tels ou tels logiciels de type &laquo;&nbsp;usine à gaz&nbsp;&raquo; &#8230;) <strong>à</strong> une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; relationnelle orientée usages spécifiques eux-mêmes orientés utilisateurs (simplicité, versatilité, utilisabilité, accès direct &#8230;)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>Les technologies sont en train de changer fondamentalement nos façons de penser</strong>. Elles modifient notre «cablage cérébral». <strong>Pas mal de processus</strong> <strong>sont actuellement de plus en plus et de mieux en mieux assumés par les TIC</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;espaces et de temps (de formation, d&rsquo;activités socio-professionnelles &#8230;) fortement localisés <strong>à</strong> une abolition des limites propres aux espaces-temps physiques par le biais des technologies ubiquitaires ou synchrones &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage devient un processus commun aux apprenants, aux acteurs de la société et aux institutions (l&rsquo;entreprise apprenante)</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des temps de l&rsquo;apprendre initiaux ou continus fortement inscrits au début de la vie des individus <strong>à</strong> un apprentissage toute la vie durant</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">L’apprentissage est un <strong>processus continu qui se déroule tout au long de la vie</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;un cloisonnement disciplinaire <strong>à</strong> une nécessité de pluri ou d&rsquo;interdisciplinarité entrainée par la complexité des problèmes rencontrés et des compétences nécessaires pour les résoudre &#8230; aussi d&rsquo;un décloissonement entre théorie et pratique, ces dernières s&rsquo;enrichissant l&rsquo;une l&rsquo;autre en perspective systémique</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">Le Savoir et le savoir-faire (les connaissances déclaratives et procédurales) sont en train d’être supplantés par le « <strong>savoir où et quand</strong> », les connaissances conditionnelles (que se passera-t-il si … ?)</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>La figure ci-dessous essaie d&rsquo;illustrer ces changements que vont encourir les &laquo;&nbsp;citadelles des savoirs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-767" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg" alt="Numérique.001" width="699" height="524" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;L&rsquo;école&nbsp;&raquo; en 2026</span></h2>
<p>C&rsquo;est à partir de ces constats et tendances sociétales encore embryonnaires mais déjà bien ancrés dans nos habitudes, que nous dresserons <strong>les grandes orientations de l&rsquo;école de demain</strong>, de la formation 2.0 des étudiants et des enseignants, des rapports aux savoirs et aux rôles et de l&rsquo;apprentissage numérique pour une véritable intelligence collective. Voici quelques unes de ces orientations proposées lors <a href="http://fr.slideshare.net/lebrun/2024-enseigner-luniversit-dans-10-ans">d&rsquo;une conférence </a>en 2014 à la HES-SO (Haute école spécialisée de Suisse occidentale) pour ses dix ans (j&rsquo;ai un peu adapté pour 2026 !) :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-765" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg" alt="Perspectives 2026.001" width="732" height="549" /></a></p>
<p><strong>Alors, le numérique, dans la société ou l&rsquo;école, le côté clair ou le côté obscur, un remède ou un poison</strong>, Prométhée ou bouc émissaire, dieu Thot inventeur jubilatoire de l&rsquo;écriture ou pamphlétaire luciférien, je ne sais pas. L&rsquo;un ou l&rsquo;autre ? Sans doute les deux à la fois. A chaque fois, l&rsquo;image de l&rsquo;expérience optique des fentes du physicien Young me revient. Dans une compréhension déterministe, la particule de lumière passera-t-elle par la fente A ou la fente B ? En tant que onde, la lumière passe par les deux fentes à la fois apportant alors la variété et la richesse de la figure de diffraction pleine d&rsquo;interférences constructives ou &#8230; destructives. Il faut le savoir, mais que ceci ne nous empêche pas d&rsquo;avancer, d&rsquo;expérimenter, de partager ! Une réponse à la polarisation du <strong>pharmakon</strong>, entre le remède et le poison, faut-il choisir ?</p>
<p>Comme à la Renaissance du XVème siècle, au cours de laquelle l&rsquo;Homme s&rsquo;est débarrassé du cortège de divinités de toutes sortes qui influençaient ses bonheurs et ses malheurs et déterminaient les phénomènes naturels pour les comprendre par la science naissante (héritée de l&rsquo;antiquité), nous assistons probablement à l&rsquo;instauration d&rsquo;une nouvelle Humanité, d&rsquo;une autre Renaissance, ou mieux à un parachèvement de l&rsquo;idéal démocratique. L&rsquo;enjeu est d&rsquo;importance et dans le sens que nous avons décrit l&rsquo;école sera &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;idéal démocratique et la science des anciens grecs, transportés par les arabes et les juifs, ont resurgi lors de la première Renaissance avec une contribution forte d&rsquo;une invention technologique, le livre. A l&rsquo;heure actuelle, le numérique rend possible d&rsquo;autres pédagogies pour les humains connectés même si les ingrédients de ces pédagogies étaient déjà déclarés ou annoncés il y a longtemps déjà. Ainsi, la renaissance numérique a ce potentiel de ravigoter ces idéaux démocratiques (au sens premier, au sens fort) dans une connaissance de mieux en mieux ou de plus en plus partagée. Ne remettons donc pas &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; sur le socle des divinités anciennes en mettant en avant leurs caractéristiques &laquo;&nbsp;magiques&nbsp;&raquo;. L&rsquo;humanité numérique, c&rsquo;est nous !</p>
<p><strong>Et vous, les numériques &#8230;  surtout, commentez, déconstruisez, reconstruisez &#8230;</strong></p>
<p>Voir aussi :</p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">Autant savoir … des savoirs formalisés à l’intelligence collective</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">Ordre et désordre dans l’enseignement et l’apprentissage avec le numérique</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=602">Des Espaces-Temps pour la Formation et l’Apprentissage : Réflexions à la lumière des outils numériques</a></p>
<p>Pour aller plus loin, plus profond &#8230; ailleurs : Milad Doueihi, <a href="https://vimeo.com/39842130">Pour un humanisme numérique</a> (Editions du Seuil, 2011) :</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Autant Savoir &#8230; une épistémologie toute personnelle des savoirs pour comprendre &#171;&#160;l&#8217;enseigner&#160;&#187; et &#171;&#160;l&#8217;apprendre&#160;&#187; à l&#8217;ère numérique</title>
		<link>https://lebrunremy.be/WordPress/?p=673</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2014 14:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au travers de la question (épistémologique, historique, philosophique) du "Comment le savoir arrive-t-il aux Hommes ?" et de celle du "Comment les technologies contribuent-elles à ce processus systémique ?", je proposerai 3 billets sur (1) la question des savoirs et des connaissances, sur (2) les invariants et les spécificités de "l'enseigner" et de "l'apprendre" à (3) l'ère numérique. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de créer sur ce Blog <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">une nouvelle Page</a> (dans le bandeau ci-dessus) pour tenter de comprendre les évolutions de &laquo;&nbsp;l&rsquo;apprendre&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;l&rsquo;enseigner&nbsp;&raquo; à l&rsquo;ère numérique. Au travers de la question (épistémologique, historique, philosophique) du &laquo;&nbsp;Comment le savoir arrive-t-il aux Hommes ?&nbsp;&raquo; et de celle du &laquo;&nbsp;Comment les technologies contribuent-elles à ce processus systémique ?&nbsp;&raquo;, je proposerai 3 billets sur (1) la question des savoirs et des connaissances, sur (2) les invariants et les spécificités de &laquo;&nbsp;l&rsquo;enseigner&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;l&rsquo;apprendre&nbsp;&raquo; à (3) l&rsquo;ère numérique.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/09/Cerveau.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-675" title="Cerveau" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/09/Cerveau-300x79.jpg" alt="" width="403" height="106" /></a></p>
<p>De manière plus précise, je présente <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">en introduction à cette page</a> les questionnement suivants :</p>
<ul>
<li>Les savoirs sont ainsi à la fois <span style="color: #0000ff;">des éléments cachés à découvrir</span> (Képler découvre les lois de … Kepler) et <span style="color: #0000ff;">des constructions historiquement et socialement ancrées </span> (Képler était aussi un homme de la Renaissance). Cette posture par  rapport au savoir, bien souvent composite des extrêmes annoncés,  détermine-elle une certaine façon de considérer l’enseignement,  d’utiliser et de promouvoir ou non des méthodes dites actives  (socio-constructiviste), d’intégrer les technologies comme <span style="color: #0000ff;">un outil  d’accès aux savoirs</span> (les fameux MOOC, par exemple) ou <span style="color: #0000ff;">un instrument  polyfonctionnel d’appropriation des savoirs</span> (les environnements  personnels d’apprentissage, par exemple) ?</li>
</ul>
<ul>
<li>Quelque part, il y a quelques siècles, <span style="color: #0000ff;">les savoirs ont remplacé les dieux de l’Olympe</span> qui déterminaient les saisons, les actions humaines … et regardaient  d’un mauvais œil les Prométhée de l’innovation. Nul besoin d’anges pour  faire tourner les planètes ! Peut-on ainsi mieux comprendre les  résistances de l’enseignement “traditionnel”, de la tradition orale où  uniquement le prêtre, le clerc, le prof dûment institué … peut officier à  la transmission “<em>ex-cathedra</em>” des savoirs “révélés” ? <span style="color: #0000ff;">Les  classes inversées nous conduisent un pas plus loin</span> : dans la société de  l’apprendre toute la vie durant, chacun-e devient un enseignant  potentiel pour les autres.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;">Le savoir étant dès lors un outil de pouvoir agir, de pouvoir influencer … </span>peut-on dès lors comprendre <span style="color: #0000ff;">certaines résistances</span> des  citadelles du savoir et autres tours d’ivoire <span style="color: #0000ff;">devant l’externalisation  des savoirs</span> (déjà commencée il y a longtemps par l’avènement du livre,  un média somme toute subversif) et <span style="color: #0000ff;">devant l’horizontalisation des formes  de formation</span> (l’enseignement mutuel, les communautés d’apprentissage et  le compagnonnage ne sont pourtant pas une invention récente)</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;">La science progresse par décontextualisation</span> à la recherche d’invariants, de lois, de principes, de théories …  Anecdotes et cas particuliers constituent un brouillard qui peut  empêcher de distinguer la théorie sous-jacente. Celle-ci dégagée, il est  tentant d’enseigner la théorie en la privant ainsi du contexte qui l’a  fait naître. Jerome Bruner, dans sa psychologie culturelle, nous dit (je  résume) qu’enseigner les sciences (disons au sens large) s<span style="color: #0000ff;">ans  communiquer l’esprit qui anima les chercheurs ou le contexte qui fut le  terreau de l’invention</span> … est comme “un emplâtre sur une jambe de bois”.</li>
</ul>
<ul>
<li>Ce travail de décontextualisation peut être perturbé  par le fait que le système observé résiste voire trompe l’observateur.  Une prudence s’impose que ce soit à l’échelle quantique (le principe  d’incertitude), à l’échelle cosmique (les mirages intergalactiques) ou  encore les <em>buzz</em>, les <em>fakes</em> … par lesquels les vecteurs  numériques tentent de nous tromper. <span style="color: #0000ff;">Vivre ou survivre à l’ère numérique  demande un esprit critique solidement construit</span>.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;">Les médias ont cependant aussi un potentiel émancipateur</span>.  La bible imprimée des premiers temps de l’imprimerie devait “permettre à  chacun” d’accéder directement aux saintes écritures sans passer par la  lecture et l’interprétation d’un clerc dûment adoubé. Les livres sont  brulés sur la place publique par les dictateurs de tout poil. Les  réseaux sociaux participent dorénavant, et tout aussi bien, aux  insurrections pour la démocratie et à la propagande démagogique. Peut-on  ainsi comprendre que pas mal d’innovations technopédagogiques orientées  pourtant vers la participation active, le développement de l’esprit  critique et de la créativité  … <span style="color: #0000ff;">conduisent bien souvent à une certaine  fossilisation des pratiques</span> (le fameux TBI étant principalement utilisé  comme tableau noir électrique) ?</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;">Les chemins de l’innovation sont scandés d’oscillations successives</span> amorcées par des élans portés par de nouveaux outils, de nouvelles  technologies… habilement détournés par des pionniers (les réseaux dits  “sociaux” sont transformés en <em>Tweet Class</em> à des fins  éducatives). On en a connu de tels élans avec le cinéma, l’enseignement  assisté par ordinateur, le multimédia, le web, le numérique, les MOOC …  mais les forces de rappel (à l’ordre) des systèmes sont fortes. <span style="color: #0000ff;">Peut-on  comprendre ainsi pourquoi les soutiens à ces innovations sont le plus  souvent concentrés sur l’infrastructure, le matériel, les ressources …  sans que les éléments humains soient réellement concernés ?</span></li>
</ul>
<p><strong><span style="color: #800080;">Bonne lecture de cette page et merci déjà pour vos commentaires !</span></strong></p>
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		<title>Claroline Connect the first real LMS ?</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2014 10:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[eLearning]]></category>
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		<description><![CDATA[According to Marcel Lebrun, a professor at the Université catholique de Louvain, the LMS (Learning Management Systems) are in fact TMS: Teaching Management Systems. It is the activity of the teacher that is valued to a far greater extent than the activity of the learner. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blogging, tagging, liking, sharing on Facebook, tweeting</strong> – <strong>social networking is second nature for today’s students. Over the last 10 years the web has steadily evolved, as have its educational applications.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>At the beginning of the “noughties” the University of Lyon 1 developed Spiral, today known as Spiral Connect. Around the same time the Université catholique de Louvain created Claroline, today globally distributed and supported by an international consortium comprised of several international partners.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Now obsolete, Spiral Connect and Claroline have decided to pool their efforts and expertise to create a new generation platform, making it possible to meet a variety of uses in a variety of contexts.</strong> Since 2008 many competing platforms have attempted their conversion to a 2.0 approach, but have often only succeeded in producing &laquo;&nbsp;2.0 look-alike&nbsp;&raquo; solutions. On the strength of this experience, Claroline Connect is poised to bring more transversality (between the different roles, resources, tools) than platforms whose architecture has remained arborescent, linear and compartmentalised.</p>
<h2>LMS are TMS!</h2>
<p>According to <strong>Marcel Lebrun</strong>, a professor at the Université catholique de Louvain, the LMS (Learning Management Systems) are in fact TMS: Teaching Management Systems. It is the activity of the teacher that is valued to a far greater extent than the activity of the learner.</p>
<p>More versatility and flexibility, more user-friendliness, more intuitiveness, more stability, decompartmentalisation of courses and other activity areas, creation of fully-fledged training ecosystems composed of various resources, collaborative activities, involvement of students who themselves become the players and creators of resources alongside the teachers, connection with administrative applications of user organisations, deployment of a global network of interconnected platforms, the embracing of lifelong learning, etc. These are some of the objectives of this new platform.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/05/Claco.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-665" title="logo-claroline-connect" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/05/Claco-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>From generic ideas to revamped features :</strong></span></p>
<p><strong>(1) Moving beyond (without ignoring) the concept of &laquo;&nbsp;course&nbsp;&raquo; towards &laquo;&nbsp;skills development.&nbsp;&raquo;</strong> Current platforms are mainly built around &laquo;&nbsp;courses&nbsp;&raquo; created by teachers and users. Without shelving them entirely, we propose <strong>the concept of activity areas</strong> that would be more versatile in the current environment. A problem-based approach, for example, bypasses several &laquo;&nbsp;courses&nbsp;&raquo; and targets the development of skills – a fertile contextualisation of a body of knowledge and resources. A portfolio is an activity area that is oriented and managed by the students as part of the validation of a curriculum. These capacities are steered and built via a programme approach – the interactive combination of several teachers.</p>
<p>(2) <strong>Using external resources to better focus on the learning tool</strong>. Current educational reforms are geared towards developing autonomous and even self-directed learning (learning to learn) among students. The PLE (Personal Learning Environments) are going from strength to strength in the age of Massive Open Online Courses or MOOC (such as Coursera or EdX). We have therefore focused on the <strong>reservoirs of resources available</strong> through the TDU (Thematic Digital Universities) – even MOOC and digital editions of textbooks. Areas of activities, fully-fledged aggregators of knowledge, could thus be created by the students themselves as part of a clearly defined educational project.</p>
<p>(3) <strong>Working as a network to give new meaning to classroom courses</strong>. <strong>Collective learning, collaborative learning or, better still, co-elaborative learning is where it’s at! </strong>Networks of learners (and we are all lifelong learners) are being created, which can mingle with networks of practitioners from the socio-professional world. &laquo;&nbsp;Traditional&nbsp;&raquo; universities are giving new meaning to classroom courses (the &laquo;&nbsp;campus&nbsp;&raquo;) in the form of broad collaborations either regionally or internationally. The &laquo;&nbsp;Claroline Connect&nbsp;&raquo; platform will thus communicate (or be communicable) with other platforms within the framework of the sharing and building of established knowledge and training tools.</p>
<p>(4) <strong>Managing the collectives, the communities, the groups&#8230;</strong> The collective again. Students, users, researchers are registered individually or cumulatively on &laquo;&nbsp;courses,&nbsp;&raquo; in programmes, in teams, in groups, or they can work in pairs or even solo on a specific project. All these links are clearly difficult to manage and monitor within the <strong>user&rsquo;s desktop</strong>, so this need must be met through prioritizing by offering hoppers (filters) and allowing the desktop to reconfigure itself according to the most pressing choices: the work that I am sharing with a certain other student, the project I am working on with a certain team, my subscriptions to certain services or to the portal of the institution&#8230;</p>
<p>(5) <strong>Sharing teaching tools.</strong> To conclude this brief overview, a teacher or a trainer who has built an interesting scenario, a particular tool (think of a &laquo;&nbsp;peer review&nbsp;&raquo; between students)&#8230; can abstract this tool by making it available as a model, a &laquo;&nbsp;template&nbsp;&raquo; for other teachers and trainers. <strong>The sharing of best practice</strong> is fundamental to the professional development of teachers – something that the new platform will make it possible to objectify.</p>
<p>(6) <strong>Mobile phones</strong>. Mobile devices, smartphones and tablets are increasingly used by our students to view resources, stay connected with their &laquo;&nbsp;groups&nbsp;&raquo; and share information. They have become the effective tools of lifelong learning&#8230; Claroline Connect must adapt to make use of these different screen sizes.</p>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>Two important features distinguish Claroline Connect from other LMS :</strong></span></p>
<p><strong>(1) Simplicity, intuitiveness across the board</strong>. While our  aim is to contribute to the professional development of teachers and to that of the education system on a broader scale, we feel it is important not to hinge the choice of platform on a long list of features or modules. All too often it is <strong>such purely IT-related considerations that drive the selection</strong>. A platform offering all possible modules, thus making it possible to perform complex tasks at a pedagogical level will often make it needlessly complicated to perform a simple task.</p>
<p>(2) <strong>Genericity and specificity</strong>. While wishing and encouraging the development and sharing of more specific modules requested by the member institutions or users, we feel it is important that the platform, through its core, <strong>allows the construction of shareable teaching tools from intelligent basic bricks, </strong>the tools of the platform.</p>
<p>Try it now : <a href="http://www.claroline.net/">http://www.claroline.net/</a> <a href="http://dev.claroline.net/">http://dev.claroline.net/</a></p>
<p>Thanks to AWT (<a href="http://www.awt.be/">Agence Wallonne des Technologies</a>) and <a href="https://twitter.com/elearningawt">Pascal Balancier</a> for the translation of <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=624">my original paper</a> in french</p>
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		<title>Une conférence inversée sur les Classes Inversées</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jan 2014 21:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Section Belge de l'Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) que je préside a lancé il y a quelque temps un nouveau type d'activité : le 10 > 20 > Trente ! Le premier portait sur les Flipped Classrooms, les classes inversées. Vidéo initiale d'introduction et débat en salle. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2>Un <strong>10 &gt; 20 &gt; Trente</strong></h2>
<p>La Section Belge de l&rsquo;Association Internationale de Pédagogie Universitaire (<a href="http://www.aipu-assos.org">AIPU</a>) que je préside a lancé il y a quelque temps un nouveau type d&rsquo;activité : le 10 &gt; 20 &gt; Trente ! En deux mots de quoi s&rsquo;agit-il ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/01/Logo-10-20-30.jpg"><img class="size-medium wp-image-661 alignnone" title="Logo-10-20-30" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/01/Logo-10-20-30-300x84.jpg" alt="" width="300" height="84" /></a></p>
<p><em><strong><span style="color: #0000ff;">A distance</span></strong></em> :</p>
<p>10 minutes de présentation d’un « cas pédagogique ».</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong><em>En présentiel </em>:</strong></span></p>
<p>20 minutes de questions-réponses à propos du cas permettant aux participants d’obtenir des précisions et d’approfondir les aspects de celui-ci qui les intéressent.<br />
30 minutes de débat à partir d’une ou deux question(s) vive(s) sous-jacente(s) au cas.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;"><em>Un suivi </em>:</span></strong></p>
<p>Chaque soiré 10&gt;20&gt;TRENTE  fera l’objet d’un « suivi » sous la forme d’une synthèse (orale ou écrite) effectuée par un professionnel de l’éducation.</p>
<h2>Une première</h2>
<p style="text-align: left;">Le Mardi 17 décembre, j&rsquo;avais le plaisir d&rsquo;inaugurer cette série d&rsquo;activités sur le Campus de l&rsquo;ULB, l&rsquo;Université Libre de Bruxelles. <strong>La thématique, je vous la donne en mille : les classes inversées</strong>. Je partage avec vous les 10 minutes (bon d&rsquo;accord, j&rsquo;en ai fait 15 &#8230; ce n&rsquo;est pas si simple) d&rsquo;exposé dont le ScreenCast était flippé à distance et la discussion qui s&rsquo;ensuivit en présence. <strong>Un bel exemple de Conférence inversée dont devrait s&rsquo;inspirer les organisateurs de colloques</strong> (pour éviter à la fin des communications, ces quelques malheureuses 5 minutes de questions-réponses) &#8230; avec un petit © AIPU !</p>
<p style="text-align: left;">Et voici la chaîne que j&rsquo;ai construite pour cet événement avec tout d&rsquo;abord le petit screencast de présentation des Classes inversées (PlayList 1/2) en ensuite le débat en présentiel qui suivit (PLayList 2/2 pendant environ 50 min) :</p>
<iframe class="youlist" style="width:640px;height:480px;" src="http://www.youtube.com/embed/?listType=playlist&list=PL-fCsG0-Rp6wwfuC8FS9lI4Ga4WaydvTj&#038;modestbranding=1&#038;showinfo=1&#038;theme=dark&#038;controls=1&#038;color=red&#038;rel=1&#038;start=0&#038;loop=0&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;disablekb=0&#038;autohide=2&#038;autoplay=0&#038;version=3"></iframe>
<p>Au passage, cette intégration de Vidéos YouTube dans WordPress (c&rsquo;est pas si facile) a été réalisée avec l&rsquo;extension <a href="http://wordpress.org/plugins/youlist/">YouList</a></p>
<p>Pour ceux qui préfèrent ainsi voici le <a href="http://youtu.be/Zn0XLovTxf4">screencast d&rsquo;intro</a> et le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0e9Hk46Dce4&amp;feature=share">débat</a> !</p>
<p>Voilà pour aujourd&rsquo;hui. Bonne lecture et n&rsquo;hésitez pas à partager et à commenter &#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre xMOOC et cMOOC &#8230; redonner du sens à la présence ?</title>
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		<comments>https://lebrunremy.be/WordPress/?p=651#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2013 14:51:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
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		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (sans TIC)]]></category>
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		<category><![CDATA[campus]]></category>
		<category><![CDATA[Coursera]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans ce billet, je souhaite avancer quelque peu dans cette réflexion dans le sens d'une hybridation (souhaitable selon moi) entre la présence (ce qui se fait ou devra se faire sur le Campus du XXIème siècle) et la distance (l'externalisation des savoirs, les MOOC, les compétences exercées dans les communautés d'apprentissage ou de pratiques en ligne). [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&rsquo;un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hBPSQAPFG_c&amp;feature=share&amp;list=UUIoJG2ZWbxpd3xDBCQ-hPfA">webinaire organisé pour les &laquo;&nbsp;Dix ans de T@d&nbsp;&raquo;</a>, j&rsquo;ai abordé la question de la rencontre entre les xMOOC (des MOOC plutôt transmissif) et les  cMOOC (d&rsquo;approche résolument connectiviste) avec le concept de <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=612">Classes inversées</a> (Flipped Classrooms). J&rsquo;avais décrit il y a quelque temps <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=629">les aspects pédagogiques de cette nouvelle vague</a> en introduisant certaines questions relatives à &laquo;&nbsp;mais que vont devenir les campus ?&nbsp;&raquo;  sur un ton un tout petit peu provocant du style &laquo;&nbsp;De qui se mooc-t-on ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dans ce billet, je souhaite avancer quelque peu dans cette réflexion dans le sens d&rsquo;une hybridation (souhaitable selon moi) entre la présence (ce qui se fait ou devra se faire sur le Campus du XXIème siècle) et la distance (l&rsquo;externalisation des savoirs, les compétences exercées dans les communautés d&rsquo;apprentissage ou de pratiques en ligne).</p>
<p>Ma première réflexion sera de partir de l&rsquo;hybridation, selon moi, le chemin de l&rsquo;innovation. Cette dernière ne choisit pas généralement entre les polarisation exacerbées des &laquo;&nbsp;pour&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;contre&nbsp;&raquo;, entre le &laquo;&nbsp;côté obscur&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;côté clair de la force&nbsp;&raquo;. Elle s&rsquo;insinue dans les pratiques et les usages en les modifiant lentement &#8230; mon cynisme (oui, oui, parfois) par rapport à ces déclarations tonitruantes se transforme en pragmatisme dans l&rsquo;action sous approche expérimentale &#8230; à la recherche de cohérences.</p>
<p>Allez on y va.</p>
<h2>1. Les dispositifs hybrides, un chemin pour l&rsquo;innovation</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.004.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-653" title="Sans titre.004" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.004.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p>Le mot « dispositif » est fréquemment utilisé dans la littérature et ce dans différents domaines : appareillage sophistiqué, stratégie militaire, campagne de presse … <strong>Nous entendons par dispositif</strong> un ensemble cohérent constitué de ressources, de stratégies, de méthodes et d’acteurs interagissant dans un contexte donné pour atteindre un but. Le but du <strong>dispositif pédagogique</strong> est de faire apprendre quelque chose à quelqu’un ou mieux (peut-on faire apprendre ?) de permettre à « quelqu’un » d’apprendre « quelque chose » (Lebrun, 2005).</p>
<p>En ce qui concerne <strong>l’hybridation</strong>, nous la considérons comme un mélange fertile et en proportions variables de différentes modalités de formation, en présentiel et à distance (Charlier, Deschryver et Peraya, 2006) mais aussi entre des postures d’enseignement transmissif (l’enseignement au sens strict n’exige plus la présence physique en un temps et un lieu donnés, mais peut sortir de l’ex-cathedra pour atteindre l’étudiant où il se trouve) et des postures davantage liées à l’accompagnement de l’apprentissage.</p>
<p><strong>Les dispositifs hybrides</strong> que nous considérons ici sont ainsi supportés par une plateforme technologique (un rassemblement d’outils) et leur caractère hybride provient d’une modification de leurs constituants (ressources, stratégies, méthodes, acteurs et finalités) par une recombinaison des temps et des lieux d’enseignement et d’apprentissage : il s’agit donc bien d’un continuum dont une dimension est liée au rapport présence-distance et une autre au rapport « enseigner »-« apprendre ». On trouvera une intéressante typologie des dispositifs hybrides dans l’article de Burton et al. (2011), un fruit de la recherche <a href="http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/webapp/website/website.html?id=1578544">Hy-SUP</a> à laquelle nous participons.</p>
<p>Burton, R., Borruat, S., Charlier, B., Coltice, N., Deschryver, N., Docq, F., Eneau, J., et al. (2011). Vers une typologie des dispositifs hybrides de formation en enseignement supérieur. <em>Distances et Savoirs</em>, 9(1), 69–96.</p>
<p>Charlier, B., Deschryver, N. et Peraya, D. (2006). Apprendre en présence et à distance. Une définition des dispositifs hybrides. <em>Distances et Savoirs</em>, 4(4), p. 469-496.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.005.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-654" title="Sans titre.005" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.005.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;image ci-dessus présente une vue caricaturale (les pôles dont nous avons parlé) de &laquo;&nbsp;l&rsquo;enseignement traditionnel&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;Cours&nbsp;&raquo; a lieu en temps et lieu fixés. L&rsquo;apprentissage (vous connaissez, &laquo;&nbsp;on ne peut pas apprendre à la place de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;on n&rsquo;apprend pas en ligne, on apprend en soi&nbsp;&raquo; &#8230;) se passe bien souvent dans la solitude &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-655" title="Sans titre.006" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Le tableau se complète &#8230; Les savoirs sont externalisés (ils l&rsquo;étaient déjà avec le livre !), les documents, les médias, les MOOC le transmettent largement. Ils sont aussi et déjà accessibles dans ce que nous apprenons de manière informelle &#8230; en dehors de la classe. L&rsquo;apprentissage, lui, est aussi social &#8230; on apprend toujours tout seul mais jamais sans les autres, selon l&rsquo;aphorisme de Philippe Carré (l&rsquo;Apprenance 2005). Vous l&rsquo;avez compris, les classes inversées se nichent dans les images éclairées de la figure ci-dessus : <strong><em>Lectures at home and HomeWork in classes</em></strong>, disais-je.</p>
<h2>2. Le chemin se poursuit dans le &laquo;&nbsp;virtuel&nbsp;&raquo; &#8230; Le flip s&rsquo;étend dans le MOOC</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.009.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-656" title="Sans titre.009" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.009.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Autour de cette conceptualisation des Classes inversées (encadrée en bleu sur la figure ci-dessus), nous avons indiqué des lignes d&rsquo;évolution intégrative (le multimédia ne &laquo;&nbsp;remplace&nbsp;&raquo; pas le livre tout comme la tradition orale est bien toujours présente, le connectivisme n&rsquo;élude pas la réalité du constructivisme &#8230;) à la fois technocentrée (en haut) et pédagogico-centrée (en bas). xMOOC et cMOOC nous arrivent en peu de temps en fait (depuis 2008) avec leurs potentiels (j&rsquo;insiste sur ce mot) qu&rsquo;il s&rsquo;agira d&rsquo;actualiser dans nos contextes, dans nos cadres de vie. En particulier, cette &laquo;&nbsp;mise à distance&nbsp;&raquo; des savoirs et des compétences à exercer et à développer nous revient, comme dans une sorte d&rsquo;effet boomerang, pour nous interroger sur la présence. Très positivement et dans une perspective humaniste, nous devons nous interroger sur les valeurs ajoutées de ces avancées fantastiques promues par les technologies actuelles. Nous n&rsquo;avons pas le cerveau vide, nous avons le cerveau libre &#8230; serons-nous assez intelligents pour profiter de ce potentiel (j&rsquo;insiste à nouveau) émancipateur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-657" title="Sans titre.010" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.010.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">De manière plus schématique, voici comment je vois cette position des Classes inversées au sein des mouvances actuelles des MOOC &#8230; Une chance à saisir pour les Campus !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-658" title="MOOC et Flipp.001" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/MOOC-et-Flipp.001.jpg" alt="" width="614" height="461" /></p>
<h2>3. Plongée en abîme : la reconsidération de la présence &#8230; réorganise la distance !</h2>
<p style="text-align: left;">Nous avons présenté une autre forme d&rsquo;hybridation entre xMOOC et cMOOC (cette fois ci purement &laquo;&nbsp;à distance&nbsp;&raquo;) dans la formation eLearn2 que nous organisons actuellement.</p>
<p style="text-align: left;">Ce <a href="http://www.elearn2.eu/webapp/website/website.html?id=1938035">x-c-MOOC eLearn2</a>, une hybridation entièrement à distance, est construit ainsi :</p>
<p>1) <strong>Une formule tutorée</strong> qui concerne une trentaine de participants (de l’UCL, une vingtaine d’enseignants et de Lyon, une dizaine). Ils viennent avec un projet de mise en ligne d’une formation et les instituts de pédagogie universitaire de ces institutions (IPM à Louvain et iCap à Lyon) les accompagneront pendant 25 semaines dans la construction de leur cours en ligne. Cette formation « formelle » en ligne donne droit à un certificat d’université (à Louvain) et un DU (à Lyon) de 10 crédits.</p>
<p>(2) <strong>Un xMOOC</strong>, constitué à l’heure actuelle d’environ 1200 participants (la Communauté eLearn2) qui suivent les mêmes modules de formation (des vidéos, des exercices, des tâches) que les premiers <strong>mais ici, c’est la communauté elle-même (un cMOOC donc)</strong> qui s’auto-organise pour l’accompagnement … Il est super intéressant de voir cette communauté poser des questions, se répondre, proposer des activités, tenir leurs Blogs … Des participants lancent des visioconférences en ligne, organisent des recherches … La formation continue de demain &#8230;</p>
<p><strong>Originalité</strong> : c’est deux formations emboitées (le coeur des 30 participants tutorés et la communauté eLearn2) se déroulent sur la toute nouvelle plateforme (Claroline Connect) que nous avons développée en concertation avec Lyon .. une plateforme de nouvelle génération qui permet de soutenir la communauté et de faire interagir les participants. Cette plateforme qui a été présentée il y a deux semaines (lors de notre conférence des utilisateurs de Claroline à Oujda, Maroc) est à la fois le support technique et l’objet de la première semaine de formation : découvrir la plateforme mais aussi faire remonter les bugs découverts vers les développeurs …. Une plateforme proche des utilisateurs qui travaillent avec nous à la parachever : une forme de codesign … En quelques semaines, par cette interaction entre les utilisateurs et les développeurs, un travail de plusieurs mois a été effectué !</p>
<p><strong>(3)</strong> Plus loin encore, nous avons créé « autour » de la plateforme Claroline Connect <strong>un réseau Google+</strong> de personnes curieuses, intéressées … Un lien entre la plate-forme ancrée institutionnellement (Claroline Connect) et le réseau mondial (Google+)</p>
<p>Nous pensons que notre initiative qui allie la formation accompagnée et la formation ouverte préfigure peut-être l’enseignement de demain suite à l’externalisation de la transmission des connaissances prônée par les xMOOC. Une formation &laquo;&nbsp;locale&nbsp;&raquo; et hybride (les 30 participants accompagnés) plongée dans une communauté connectée via une plateforme, le tout plongé dans le réseau mondial … Nous avons représenté cette structure dans le dessin ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/eLearn2.017.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-659" title="eLearn2.017" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/eLearn2.017.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Merci pour vos commentaires, vos avis &#8230; et si cela vous plait bien, partagez !</p>
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		<title>Modéliser son PLE ou son EAP &#8230; Essais</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Nov 2013 21:15:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je reprends, dans ce court mais illustré billet, quelques modélisations génériques que j'avais réalisées à l'occasion de conférences données ici et là ... Je ne sais si, en ces années (2011 et 2012), j'utilisais déjà les termes de PLE (Personal learning Environment) ou EAP (Environnement d'Apprentissage Personnel) ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je reprends, dans ce court mais illustré billet, quelques modélisations génériques que j&rsquo;avais réalisées à l&rsquo;occasion de conférences données ici et là &#8230; Je ne sais si, en ces années (2011 et 2012), j&rsquo;utilisais déjà les termes de PLE (Personal learning Environment) ou EAP (Environnement d&rsquo;Apprentissage Personnel) ?</p>
<h2><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><span style="color: #0000ff;">Une modélisation  basée sur un cycle comme le cycle de l&rsquo;eau &#8230; </span></span></h2>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Nos productions envoyées sur la toile constituent une sorte d&rsquo;évaporation qui va être concentrée dans les nuages et redistribuée ensuite &#8230; Vous complèterez à loisir cette image. Cette modélisation un peu fantaisiste est apparue dans une conférence donnée pour la FFFOD (9èmes rencontres) à Orléans en Novembre 2011.</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">- Sur Slideshare : <a href="http://fr.slideshare.net/fffod/apprentissage-20-et-dispositif-de-formation-marcel-lebrun-9r-10284585">http://fr.slideshare.net/fffod/apprentissage-20-et-dispositif-de-formation-marcel-lebrun-9r-10284585</a> (dia 70-71/76)</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">- Sur YouTube : <a href="http://youtu.be/L1fijikaL5c">http://youtu.be/L1fijikaL5c </a> (1.04.54)</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/EPA-Cycle.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-644" title="EPA-Cycle" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/EPA-Cycle.jpg" alt="" width="793" height="513" /></a> NB : je me suis &laquo;&nbsp;un peu&nbsp;&raquo; inspiré d&rsquo;un dessin paru depuis dans : <a href="http://edtechpost.wikispaces.com/PLE+Diagrams">http://edtechpost.wikispaces.com/PLE+Diagrams</a></span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/MyPLEdiagram.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-645" title="MyPLEdiagram" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/MyPLEdiagram-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></span></p>
<h2><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><span style="color: #0000ff;">Une modélisation basée sur le modèle IMAIP</span></span></h2>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Une autre modélisation encore plus générique mais construite sur la base de mon modèle pragmatique d&rsquo;apprentissage IMAIP (Informations, Motivations, Activités, Interactions, Productions) parfois écrit comme :  I&rsquo;aM An Innovative Professor :=). Sérieusement, l&rsquo;idée de base est que l&rsquo;on construit son EAP comme un outil pour apprendre &#8230; d&rsquo;où un modèle d&rsquo;apprentissage.</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/EPA-IMAIP.046.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-646" title="EPA-IMAIP.046" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/11/EPA-IMAIP.046.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a>On remarquera aussi que j&rsquo;ai associé les 5 pôles du modèle avec certaines compétences à développer ou nécessaires pour construire un EAP  (Compétences LLL : LifeLong Learning)</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Cette modélisation a été utilisée dans une Conférence donnée lors de TICE Alpes 2012 (Grenoble, 28 et 29 Juin 2012) : Temps de la technologie, temps de la pédagogie</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">- Sur YouTube : <a href="http://youtu.be/3eAyvzPFmf0 ">http://youtu.be/3eAyvzPFmf0 </a> (1.01.32)</span></p>
<p>Bon travail aux collègues du MOOC eLearn2 (qui bossent sur le Module 0)</p>
<p>NB : Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce modèle IMAIP, rendez-vous <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=579">ici</a></p>
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		<title>A très bientôt sur eLearn2  ! le MOOC pour apprendre à construire  des dispositifs de formation en ligne</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Oct 2013 20:59:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Notre espace de formation ouvert, en ligne et … massif profitera des deux grandes orientations majeures en matière de MOOC … hybridation quand tu nous tiens ! Un mélange de xMOOC (transmettre et recevoir des savoirs, proposer des exercices, accomplir certaines tâches) et de cMOOC (partager les connaissances de chacun et chacune, les confronter à celles des autres, créer de nouvelles connaissances, les renvoyer à la Communauté …) : un xcMOOC en quelque sorte. Et tout cela, sur une toute nouvelle plateforme en codesign avec les participants : Claroline Connect [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours du lancement du <strong>MOOC eLearn2</strong> (ce sera le <strong>28 octobre 2013</strong>), nous souhaiterions vous en dire un peu plus sur notre prochaine aventure : entre bibliothèque de ressources, agora d&rsquo;échanges et de convivialité, atelier de construction d&rsquo;une plateforme nouvelle génération … il nous fallait vous donner notre &laquo;&nbsp;vision&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Un bout d&rsquo;histoire</span></strong></p>
<p>La formation à laquelle vous allez participer (et je pèse mes mots, vous verrez) est née il y a une dizaine d&rsquo;années à l&rsquo;IPM (Institut de Pédagogie universitaire et des Multimédias) de l&rsquo;UCL (Université catholique de Louvain). Cette formation était consacrée au thème à la mode à l&rsquo;époque :  l&rsquo;eLearning, apprendre et enseigner en ligne. A son début, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une formation en présence (en lieu et temps) qui reposait sur deux parties :<strong> eLearning comme apprenant </strong>(vivre une formation en ligne avant de penser &laquo;&nbsp;à mettre son cours en ligne&nbsp;&raquo;) et <strong>eLearning comme enseignant</strong> (construire un dispositif de formation orienté vers l&rsquo;apprentissage des étudiants). Il y a environ 3 ans, nous avons commencé (à Louvain-la-Neuve et à Lyon) à réfléchir et à construire une formation entièrement à distance ce qui a demandé, vous le savez bien, un profond remaniement des ressources, des séquences, des rôles des acteurs, des tâches à effectuer, des processus de validation …</p>
<p>Cela a donné <strong>la formule eLearn2 </strong>(se former en ligne pour former en ligne) <strong>tutorée que nous organisons depuis deux ans révolus</strong> <a href="http://www.elearn2.eu/">(et que nous continuons à organiser)</a><strong> </strong>. Une formule intéressante basée sur les projets de chacun(e) que nous accompagnons tout au long des modules de le formation. Institutionnellement, c&rsquo;est une formule &laquo;&nbsp;lourde&nbsp;&raquo; correspondant à 10 ECTS soit environ 240 h de travail de l&rsquo;apprenant soit environ 7 heures de travail par semaine (oui, seulement une heure par jour mais quand même). Des demandes récurrentes nous arrivaient sollicitant une participation comme élève libre, apprenant butineur … Ce qui était contraire à notre volonté d&rsquo;arriver en terme de la formation avec un projet de formation déjà bien ficelé sur la base d&rsquo;un projet individuel.<br />
Et nous voici en 2013, tout le monde en parle, nous avons voulu aussi faire partie du mouvement … un MOOC ! Oui, mais encore ? (pour ceux qui savent pas encore un <em>Massive Open Online Course</em>)</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Une espèce de MOOC car<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=629"> il y a MOOC et MOOC</a> </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong></strong></span><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/MOOC-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-634" title="MOOC-3" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/09/MOOC-3.jpg" alt="" width="843" height="237" /></a><br />
Notre espace de formation ouvert, en ligne et … massif profitera des deux grandes orientations majeures en matière de MOOC … hybridation quand tu nous tiens ! <strong>Un mélange de xMOOC</strong> (transmettre et recevoir des savoirs, proposer des exercices, accomplir certaines tâches) <strong>et de cMOOC </strong>(partager les connaissances de chacun et chacune, les confronter à celles des autres, créer de nouvelles connaissances, les renvoyer à la Communauté …) : <strong><span style="color: #ff0000;">un xcMOOC en quelque sorte</span></strong>. C&rsquo;est une combinaison qui nous semble a priori intéressante vu nos styles d&rsquo;approche d&rsquo;apprentissage différents en fonction des contextes. Nous sommes tous et toutes un peu entre le &laquo;&nbsp;dites-moi&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;laissez-moi faire&nbsp;&raquo;, non ?</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Oui, mais concrètement</strong></span></p>
<p><strong>Concrètement, notre espace de xcMOOC &laquo;&nbsp;bibliothèque, agora, atelier&nbsp;&raquo; proposera :</strong></p>
<p><strong></strong><em><strong>A. Des modules d&rsquo;apprentissage assez classiques mais des valeurs sûres :</strong></em></p>
<p>1. Enseigner et apprendre en ligne,<br />
2. Valeurs ajoutées de l&rsquo;eLearning,<br />
3. Outils de l&rsquo;eLearning,<br />
4. Objectifs d&rsquo;apprentissage,<br />
5. Méthodes et activités,<br />
6. Evaluation certificative et formative,<br />
7. Interactions et tutorat,<br />
8. Enjeux juridiques,<br />
9. Scénariser son cours et l&rsquo;évaluer</p>
<p>Ces modules comporteront ressources, exercices, des tâches à réaliser …  <strong>un xMOOC en quelque sorte </strong>(oui comme edX, Coursera &#8230;). C&rsquo;est notre façon de mettre à la disposition du plus grand nombre nos ressources. Mais, contrairement à la formule eLearn2 classique, il n&rsquo;y aura pas de tutorat, d&rsquo;accompagnement spécifique par les responsables et accompagnateurs de la formation.</p>
<p><strong><em>B. Une communauté :</em></strong><br />
C&rsquo;est en effet la communauté des participants au MOOC (et nous en serons) qui assurera la vie de cette dernière, qui assurera l&rsquo;accompagnement, la mutualisation des pratiques, le lancement et la relance des débats … <strong>Une communauté d&rsquo;apprentissage se muant en communauté de pratiques, voilà le défi</strong>. Comme nous le disions, certains viendront pour voir ou pour observer, d&rsquo;autres partageront leurs pratiques, certains seront les animateurs, d&rsquo;autres seront des férus technopédagogues ou encore viendront étancher leur soif de connaissances … <strong>Voici notre façon de voir la partie cMOOC</strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Et quels rôles pour chacun(e) ?</span></strong></p>
<p>De manière plus précise encore, <strong>les participants</strong> recevront, s&rsquo;ils ont accompli les parcours et modules proposés, leur <span style="color: #0000ff;">badge de &laquo;&nbsp;Participant au MOOC eLearn2&Prime;</span>. Ceux qui se proposeront comme <strong>animateurs</strong> ou seront appelés à animer notre xcMOOC devront se constituer un portfolio (un dossier, un blog, un document avec les liens … à vos imaginations) contenant les preuves de leurs activités. Ce sera &laquo;&nbsp;<span style="color: #0000ff;"><em>evidence-based</em></span>&nbsp;&raquo; ! Les animateurs pourront alors postuler pour le <span style="color: #0000ff;">badge de &laquo;&nbsp;Animateur du MOOC eLearn2&Prime;</span> qui leur sera décerné par une validation conjointe des responsables et de leurs pairs. Et finalement, certains souhaiteront effectuer <strong>une petite recherche </strong>autour des pratiques, des besoins, des difficultés des uns et des autres dans la communauté. Une synthèse de leur recherche publiée dans la communauté et sur la Toile pourra leur donner accès au <span style="color: #0000ff;">badge &laquo;&nbsp;Chercheur en MOOC : eLearn2&Prime;</span> …</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Et la plateforme ?</span></strong></p>
<p>Notre MOOC sera aussi construit sur une toute nouvelle plateforme <strong><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=624">Claroline Connect</a></strong>. On va se la jouer francophone &#8230; et avec ouverture. A l&rsquo;heure du lancement de cette activité, elle aura été présentée pour la toute première fois à la Conférence Annuelle des Utilisateurs de <a href="http://www.claroline.net/">Claroline</a>. Dans l&rsquo;esprit qui animera notre communauté, <strong>la plateforme sera à la fois le support de cette formation et un objet de réflexion pour les participants</strong>. C&rsquo;est à une importante activité de <strong>Co-design</strong> que nous vous convions. La plateforme disposera certes des fonctions de base mais vous savez que nous voulons aller beaucoup plus loin … et c&rsquo;est avec les utilisateurs que nous avons choisi d&rsquo;y aller. Ces derniers disposeront d&rsquo;un outil en ligne directe avec les concepteurs et développeurs de Claroline Connect.<br />
Bref tout un programme, une occasion de tisser des liens, de glaner des connaissances, de partager ses pratiques, de participer à la construction d&rsquo;un outil pour demain … Bienvenue sur le MOOC eLearn2, un MOOC pour construire des dispositifs de formation en ligne … et pas seulement des MOOC.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Et pour s&rsquo;inscrire </span></strong>: C&rsquo;est <a href="http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/webapp/assessment/assessmentAnswer.html?id=2403374&amp;mode=answer">ici</a> ! (Choisissez bien<a href="http://www.elearn2.eu"> le MOOC ou alors &#8230;  la formule tutorée</a>, cette dernière est payante)<br />
<a href="https://www.facebook.com/mlebrun2?directed_target_id=0">Marcel Lebrun</a>, <a href="https://www.facebook.com/batier?directed_target_id=0">Batier Christophe</a>, <a href="https://www.facebook.com/francoise.docq?directed_target_id=0">Françoise Docq</a> et <a href="https://www.facebook.com/flavia.hinmel?directed_target_id=0">Flavia Hinmel</a></p>
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