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	<title>Blog de M@rcel &#187; dispositifs</title>
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	<description>Un blog sur la pédagogie, la technologie et aussi sur un peu de tout</description>
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		<title>Classes inversées &#8230; un parcours pédagogique</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 16:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Le parcours que je leur propose est polémique ... il contient des ressources parfois un peu prosélytes composées avec mon comparse, Christophe Batier de l'Université Claude Bernard, Lyon I, mais aussi des propos argumentés repérés sur des Blogs ... et parfois critiques sur certains concepts des classes inversées, sur une "certaine façon de voir" les classes inversées. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #3366ff;">Notre propos</span></h2>
<p><em>Ceci ne sera pas un billet de Blog ordinaire. Généralement, je propose ici quelques réflexions sur des problématiques liées aux TICe que je soumets à la critique des collègues qui travaillent dans ce domaine ou même des personnes simplement intéressées par le sujet. Aujourd&rsquo;hui, je vous livre ici un parcours pédagogique sur la thématique des classes inversées : il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une page &laquo;&nbsp;html&nbsp;&raquo; que je livre à mes étudiant-e-s avec la mission d&rsquo;en prendre connaissance où ils le souhaitent (à la maison ou dans un créneau horaire disponible dans leur programme à l&rsquo;université ou dans un café de Louvain-la-Neuve &#8230;) et comme ils le veulent (en individuel ou en groupe &#8230;). Je leur demande de poster &laquo;&nbsp;à temps&nbsp;&raquo; leurs avis, opinions commentaires voire leurs questions à la fois sur le contenu même de ces ressources et sur leurs perçus de cette forme d&rsquo;enseignement &#8230; Oui, la classe inversée, cela peut être autre chose qu&rsquo;une vidéo YouTube à voir à la maison pour un débat en classe. Il me revient alors de traiter ces apports des étudiant-e-s pour préparer notre moment de rencontre et de construction de connaissances partagées. Un forum, ça ne marche pas &#8230; si l&rsquo;enseignant ne l&rsquo;utilise pas.</em></p>
<p><em>Le parcours que je leur propose est polémique &#8230; il contient des ressources parfois un peu prosélytes composées avec mon comparse, Christophe Batier de l&rsquo;Université Claude Bernard, Lyon I, mais aussi des propos argumentés repérés sur des Blogs &#8230; et parfois critiques sur certains concepts des classes inversées, sur une &laquo;&nbsp;certaine façon de voir&nbsp;&raquo; les classes inversées. Ces propos stimulent notre créativité, ils sont impératifs et je remercie, ceux que j&rsquo;appelle affectueusement les grognons, de ces apports salutaires.</em></p>
<h2><span style="color: #3366ff;">Un billet de Blog, un parcours pour une classe inversée sur les classes inversées </span></h2>
<p><em>Voici donc ce parcours, un voyage aussi dans le temps entre grosso modo 2012 et aujourd&rsquo;hui &#8230; les technologies nous font avancer rapidement</em> :</p>
<div class="myWrapper">
<div id="c23561" class="csc-default">
<hr />
<p class="bodytext">Préalablement à notre prochain cours en présentiel, merci de prendre connaissance des documents mis à votre disposition ci-dessous. Aussi de déposer vos commentaires, opinons, questions &#8230; dans le forum <em>adhoc</em> afin que je puisse préparer ce cours. Vos apports sont attendus quelques jours avant notre prochaine rencontre. Ils porteront à la fois sur le contenu de ces ressources mais aussi sur vos perceptions de cette forme d&rsquo;enseignement.  L&rsquo;objectif est de lancer le débat et de me permettre de répondre à vos questions.</p>
</div>
</div>
<div class="myWrapper">
<div id="c23563" class="csc-default">
<h2><span style="color: #993366;">I. Classe inversée : le concept de base &#8230; et son extension</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 1</span> 2012 </strong>|<strong> Causerie avec Marcel Lebrun : Flippons nos cours </strong>- Christophe Batier @batier AIPU2012 (Spiral TV)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://youtu.be/kYbxdfGxRi4" target="_blank">Voir la vidéo sur Youtube (durée : 11&rsquo;13&nbsp;&raquo;)</a></p>
<p class="bodytext">En voici le schéma d&rsquo;époque assez &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;</p>
<p class="bodytext"><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-655" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2013/12/Sans-titre.006.jpg" alt="Sans titre.006" width="505" height="379" /></a></p>
</div>
</div>
<div class="myWrapper">
<div id="c23565" class="csc-default">
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;"> DOC 2</span> 2014-2015 | Classes Inversées, étendons et « systémisons » le concept !</strong> Essai de modélisation et de systémisation du concept de Classes inversées</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740" target="_blank">Lire l&rsquo;article du Blog de M@rcel</a></p>
<p>Une illustration des &nbsp;&raquo; niveaux&nbsp;&raquo;  (ou mieux des dimensions) proposée par mon collègue et ami Rochane Kerbouche (@Rochanek)</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-775 " src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Rochane-Classe-Inversée-1024x505.jpg" alt="Rochane-Classe Inversée" width="624" height="308" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #993366;">II. Articles critiques sur la classe inversée</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 3</span> 2016</strong> | <strong>La classe inversée, un modèle à suivre pour l’école numérique ? Pas certain…</strong>, par Michel Guillou (EducaVox)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="http://www.educavox.fr/accueil/debats/la-classe-inversee-un-modele-a-suivre-pour-l-ecole-numerique-pas-certain" target="_blank">Lire l&rsquo;article sur Educavox</a></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 4</span> 2016 </strong>| <strong>Les leurres de la classe inversée</strong>, par Paul Devin (MediaPart)</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://blogs.mediapart.fr/paul-devin/blog/130216/les-leurres-de-la-classe-inversee?utm_source=twitter&amp;utm_medium=social&amp;utm_campaign=Sharing&amp;xtor=CS3-67" target="_blank">Lire l&rsquo;article sur Mediapart</a></p>
<h2></h2>
<h2><span style="color: #993366;">III. Commentaires (plus que réponses) de Marcel Lebrun relativement aux critiques &#8230; toutes constructives</span></h2>
<p class="bodytext"><strong><span style="color: #ff0000;">DOC 5</span> 2016 </strong>| <strong>Classes inversées, causerie avec Marcel 4 ans après</strong>, par Marcel Lebrun et Christophe Batier @batier</p>
<p class="bodytext"><a title="Nouvelle fenêtre" href="https://youtu.be/ZOW1MOPBOBg" target="_blank">Voir la vidéo sur Youtube (durée : 28&rsquo;55&nbsp;&raquo;)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
<p><strong> Bonne lecture et n&rsquo;hésitez pas à laisser vos commentaires sur le contenu et l&rsquo;approche</strong></p>
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		<title>Classes Inversées, étendons et &#171;&#160;systémisons&#160;&#187; le concept !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 15:31:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
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		<description><![CDATA[Cependant, il nous faut bien constater que les Classes inversées sont souvent associées à la ritournelle "Lectures at home and Homework in classes", une vidéo ou un texte à lire avant le cours et des activités, des débats, des applications en classe … C'est selon moi, le tout premier niveau de ce qu'on peut faire en Classes inversées. Dans ce billet, nous allons essayer d'aller plus loin. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #000080;">Essai de modélisation et de systémisation du concept de Classes inversées</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans ce Blog, j&rsquo;ai plusieurs fois documenté <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=612">la &laquo;&nbsp;méthode&nbsp;&raquo; des Classes inversées</a>.</p>
<p>On y trouvera aussi <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=651">un essai sur le rapport</a> entre le Tsunami des MOOCs et les &laquo;&nbsp;renversements&nbsp;&raquo; proposés par les Classes inversées .</p>
<p>Dans ce nouvel essai, j&rsquo;essaierai de répondre à celles et ceux qui nous disent régulièrement &laquo;&nbsp;Mais, les classes inversées, ça existe depuis longtemps …&nbsp;&raquo;. Ma réponse est : Oui, sans aucun doute. Comme je le raconte, j&rsquo;ai eu en 1972 lors de ma première année à l&rsquo;université, un enseignant qui nous faisait lire un chapitre de son livre avant le cours pour disposer de ce temps de présence pour répondre à des questions, donner des exemples, proposer des applications … Bref, nous en avons eu des enseignants qui nous demandaient de lire un texte, un chapitre, actuellement de regarder une vidéo &#8230; avant le cours. Est-ce bien cela une innovation ? Tout d&rsquo;abord pour qu&rsquo;une telle initiative pionnière soit qualifiée d&rsquo;innovation, il faut encore qu&rsquo;elle percole dans l&rsquo;ensemble du système, qu&rsquo;elle entre dans les habitudes, qu&rsquo;elle dépasse le stade d&rsquo;une &laquo;&nbsp;enclave&nbsp;&raquo; pour devenir une &laquo;&nbsp;tête de pont&nbsp;&raquo; voire une pratique ancrée (voir <a href="http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/bachelor_74111/Cours_2010_2011/semestre1/cours11/charlier_deschryver_peraya_2006.pdf">l&rsquo;article</a> de Bernadette Charlier, Nathalie Deschryver et Daniel Peraya (2006) en particulier la page 481).</p>
<p><strong>Mais, est-ce bien cela, n&rsquo;est-ce que cela, une Classe inversée</strong> … prendre connaissance (le mot est intéressant) de la matière avant &laquo;&nbsp;le cours&nbsp;&raquo; et faire des applications ensuite ! <strong>Quoi de différent avec l&rsquo;enseignement traditionnel, la théorie d&rsquo;abord, les exercices ensuite ?</strong></p>
<p>Dans la première phrase de ce billet, j&rsquo;ai mis volontairement le mot &laquo;&nbsp;méthodes&nbsp;&raquo; entre guillemets pour signifier que l&rsquo;approche des Classes inversées est surtout un changement de paradigme, de mentalités dans les rapports que nous construisons avec les termes &laquo;&nbsp;Savoirs&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Apprendre&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Enseigner&nbsp;&raquo;. Le concept porte donc une grande variété de pratiques, de méthodes et de techniques à la fois relationnelles et techniques.</p>
<p>Cependant, il nous faut bien constater que les Classes inversées sont souvent associées à la ritournelle &laquo;&nbsp;Lectures at home and Homework in classes&nbsp;&raquo;, une vidéo ou un texte à lire avant le cours et des activités, des débats, des applications en classe … C&rsquo;est selon moi, le tout premier niveau de ce qu&rsquo;on peut faire en Classes inversées. <strong>Dans ce billet, nous allons essayer d&rsquo;aller plus loin</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>1. Le <span style="color: #ff0000;">Niveau 1</span> des Classes inversées</strong></h3>
<p>Le concept, ou en tout cas l’appellation de <em>Flipped Classrooms</em>, est apparu il y a quelques années seulement quand deux enseignants en chimie dans l’équivalent de notre niveau secondaire, Jonathan Bergmann et Aaron Sams (2007), ont découvert le potentiel de vidéos (<em>PowerPoint</em> commentés, <em>Screencast</em>, <em>Podcast</em> …) pour motiver leurs élèves à préparer (à domicile ou plutôt hors classe ou encore sans la présence de l&rsquo;enseignant) les activités qui seront proposées en classe, en présence de « l’enseignant », afin de rendre ces dernières plus interactives : <strong><em>Lectures at Home and HomeWork in Class</em></strong>, le slogan était lancé. L’air de rien, comme nous le verrons, cette méthode est à la fois une petite révolution par rapport à l’enseignement dit traditionnel (le magistral, l’enseignement <em>ex cathedra</em>) et une piste d’évolution acceptable et progressive pour les enseignants qui souhaitent se diriger, sans négliger la transmission des savoirs, vers une formation davantage centrée sur l’apprenant, ses connaissances et ses compétences.</p>
<p>Les classes inversées (un bel exemple de <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=579">dispositif hybride</a>) présentent un engouement certain de la part des enseignants de l&rsquo;école primaire à la formation continue. En fait, à l&rsquo;état potentiel, cette stratégie pédagogique est au confluent de trois courants dont nous avons tenté de montrer les rapports systémiques : (1) Les approches par compétences ou par programmes (cohérence des enseignements), (2) Les méthodes actives et aussi finalement (3) un usage &laquo;&nbsp;à valeur ajoutée&nbsp;&raquo; des TIC.</p>
<p>Comme nous le voyons déjà, <strong>ces classes inversées repositionnent les espaces-temps traditionnels de l’enseigner-apprendre</strong> (la figure ci-dessous nous montre le « flip » à l’œuvre).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter  wp-image-741" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Flips.jpg" alt="Flips" width="591" height="360" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) L’enseignement traditionnel transmissif se passe en classe ; les interactions et les activités des élèves y sont bien souvent limitées. Les devoirs se passent à la maison ainsi que la préparation des examens.</p>
<p>(2) Le « flip » va agir en reconsidérant les espaces-temps de l’enseigner-apprendre. Il s’agira de mieux occuper l’espace et le temps, d’accompagner une partie de l’apprentissage (mémorisation, compréhension …) hors de la classe et de rendre à cette dernière sa vocation liée à la rencontre, au caractère social de l’apprentissage.</p>
<p>(3) La figure se complète : la partie transmissive (les nécessaires savoirs, les principes, les théories…) se déroule en dehors de la classe soit à la maison soit dans des lieux spécialement aménagés dans l’école ; l’espace et le temps de la classe proprement dite (de la rencontre avec l’enseignant) sont utilisés pour les activités et les interactivités.</p>
<p>(4) L’hybridation (soutenue par le principe de variété dans les approches pédagogiques) mélange ces différents <span style="color: #0000ff;">modes</span> d’interaction. Les <em>Flipped Classrooms</em> ne sont pas présentées ici comme un mode unique de formation : tout au plus comme une alternative à d’autres méthodes, une configuration particulière ou encore à une stratégie agile composite.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-749" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV1.jpg" alt="NIV1" width="552" height="176" /></a></p>
<p><strong>Autour de ce concept de <em>Flipped Classrooms</em>, les variations sont aussi infinies</strong> et nous vous en proposons une définition de base, une définition construite avec un de nos mémorants, Antoine Defise (2014) :</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Une « flipped classroom » ou « classe inversée » est une méthode (une stratégie) pédagogique où la partie transmissive de l’enseignement (exposé, consignes, protocole,…) se fait « à distance » en préalable à une séance en présence, notamment à l’aide des technologies (ex. : vidéo en ligne du cours, lecture de documents papier, préparation d’exercice,…) et où l’apprentissage basé sur les activités et les interactions se fait « en présence » (ex. : échanges entre l’enseignant et les étudiants et entre pairs, projet de groupe, activité de laboratoire, séminaire,…).</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>2. Le <span style="color: #ff0000;">Niveau 2</span> des Classes inversées</strong></h3>
<p>Comprenons-nous bien. Le &laquo;&nbsp;Niveau 1&Prime; constitue déjà une belle avancée pédagogique permettant de &laquo;&nbsp;redonner du sens à la présence&nbsp;&raquo; en mettant en place potentiellement dans le lieu et le temps de la formation des pédagogies actives davantage orientées développement de compétences, davantage orientées vers le devenir social et professionnel des élèves, des étudiants. Mais, on peut aussi dire qu&rsquo;encore une fois la théorie précède la pratique, le cours précède les travaux pratiques … quoi d&rsquo;autre si ce n&rsquo;est un shift, un glissement spatio-temporel de ces différentes activités <span style="color: #0000ff;">(on pourrait dire, <strong>une classe translatée</strong>)</span> … la théorie avant la classe, la pratique pendant la classe. Pourtant en terme de glissement, nous avions présenté les shits potentiellement possibles induits par les Classes inversées :</p>
<p><em>1) Mieux utiliser les espaces (mobilité, présence-distance) et les temps (flexibilité, synchrone-asynchrone) de l’enseigner et de l’apprendre (flipper l’espace-temps)</em></p>
<p><em>2) Proposer une formation plus individualisée et davantage <strong>en résonance avec les rythmes, les styles</strong> et les activités de chacun (flipper approches globales-analytiques, surface-profondeur)</em></p>
<p><em>3) Mieux balancer la nécessaire transmission des savoirs et le développement des savoir-faire et savoir-être, des compétences et de l’apprendre à apprendre </em></p>
<p><em>4) <strong>Rendre les étudiants davantage actifs et interactifs</strong>, plus impliqués (flipper transmission et appropriation)</em></p>
<p><em>5) Répondre à des questions que les étudiants se posent plutôt que leur donner des réponses à des questions qu’ils ne se posent pas (flipper les rôles, flipper les savants et les ignorants) </em></p>
<p><em>6) Apprendre aux étudiants à apprendre et à enseigner toute la vie durant (un autre flip de l’enseigner-apprendre)</em></p>
<p><em>7) Pour les enseignants, leur permettre une appropriation (un </em><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000; text-decoration: underline;" href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=424"><em>développement professionnel</em></a></span><em><span style="color: #000000;">)</span> progressive … nul besoin de tout “flipper” en une fois. </em></p>
<p>En cohérence et au-delà de l&rsquo;image un peu réductionniste du &laquo;&nbsp;Niveau 1&Prime;, <strong>nous étendrons quelque peu le concept en proposant aussi des activités et des interactivités (individuelles ou en groupe) avant la classe</strong>.</p>
<p><strong>(Temps 1, &laquo;&nbsp;avant la classe&nbsp;&raquo;) </strong>Recherche d’informations, lecture d’un article, d’un chapitre, d’un blog …, préparation d’une thématique à exposer, interviews ou micro-trottoirs, enquête ou observations sur le terrain … à réaliser seul ou en groupe avant une séance en présentiel. Le résultat des investigations peut être déposé dans un dossier sur une plateforme, des avis, opinions, commentaires, questions … peuvent être déposés sur un forum, la vidéo réalisée peut être déposée sur YouTube …</p>
<p><strong>(Temps 2, &laquo;&nbsp;pendant la classe&nbsp;&raquo;)</strong> Présentation de la thématique, débat sur des articles lus, analyse argumentée du travail d’un autre groupe (évaluation par les pairs), création d’une carte conceptuelle commune à partir des avis, opinions, commentaires … récoltés, mini-colloque dans lequel un groupe présente et un autre organise le débat … pendant le moment (l’espace-temps) du présentiel …</p>
<p>Un examen rapide de cette évolution du &laquo;&nbsp;Niveau 1&Prime; au &laquo;&nbsp;Niveau 2&Prime; montre bien le souci de personnaliser et de contextualiser les apprentissages, de rendre les étudiants plus actifs et interactifs, les étudiants allant chercher les ressources (de manière guidée ou autonome) avant la classe de manière à amener ces dernières, quelque peu structurées, dans l&rsquo;enceinte de la classe où seront mises en place des stratégies de déconstruction par conflit socio-cognitif (les apports des autres individus ou des autres groupes), un préalable utile pour reconstruire les connaissances individuelles et développer les compétences de communication, d&rsquo;autonomie et de travail d&rsquo;équipe, d&rsquo;esprit critique … Tout est bien ainsi ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-750" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV2.jpg" alt="NIV2" width="577" height="250" /></a></p>
<p>L&rsquo;approche pèche, potentiellement à nouveau, sur deux aspects : (1) l&rsquo;approche est résolument divergente, le travail de groupe et sa présentation dégagent les horizons, ouvrent les possibles, permettent l&rsquo;explicitation des conceptions préalables (parfois nommées spontanées voire naïves) et (2) on peut s&rsquo;interroger sur les moments de reconstruction, de décontextualisation, de modélisation voire de théorisation … On risque très fort de laisser des étudiants à profil moins synthétique dans un grand désarroi dans leur quête de structure, d&rsquo;explications, d&rsquo;invariants, de modèle …</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Toujours est-il que ces deux niveaux (j&rsquo;aurais pu dire deux dimensions tant ces &laquo;&nbsp;niveaux&nbsp;&raquo; peuvent se combiner) correspondent tous les deux à des évolutions appréciables pour l&rsquo;enseignement, pour l&rsquo;enseignant surtout, deux inversions complémentaires : </span></p>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Niveau 1 :</strong> L’enseignant délègue la transmission des savoirs à un média (texte, vidéo) et retrouve ainsi davantage de temps pour être un accompagnateur d’apprentissage de savoirs lors de la présence. L’acquisition de la matière reste une préoccupation fort louable d’ailleurs.</span></li>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Niveau 2 :</strong> L’enseignant, dans un champ de manœuvre défini (par exemple pour une thématique définie, avec des contraintes, des échéances, des critères définis), envoie l’apprenant sur le terrain, dans le contexte, sur la Toile. Il accompagne la construction des connaissances par chaque apprenant et l’aide à identifier les savoirs nécessaires pour aller plus loin.</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>3. Le <span style="color: #ff0000;">Niveau 3</span> des classes inversées</strong></h3>
<p>De l&rsquo;approche orientée &laquo;&nbsp;déduction&nbsp;&raquo; du Niveau 1 à l&rsquo;approche orientée &laquo;&nbsp;induction&nbsp;&raquo; du Niveau 2, toutes les deux relativement insatisfaisantes au niveau des apprentissages souhaités (Niveau 1 : regarde la théorie avant la classe, tu verras à quoi ça sert pendant la classe, Niveau 2 : va chercher les ressources hors la classe, tu montreras tout cela à la classe). <strong>Encore une fois l&rsquo;hybridation va nous aider : et si on combinait les deux niveaux précédents dans un Niveau 3 plus fécond, plus satisfaisant ?</strong> Et si on quittait l&rsquo;approche déterministe pour aller vers une autre davantage systémique, cyclique ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV3.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-751" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/NIV3.jpg" alt="NIV3" width="670" height="290" /></a></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>✪ Temps 1 (Niveau 2, distance)</strong> : instruire le dossier, ramener des éléments du contexte, les structurer quelque peu, les présenter d&rsquo;une manière originale … (recherche d&rsquo;informations, validation, analyse, synthèse, créativité …)</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>✪ Temps 2 (Niveau 2, présence) </strong>: présenter les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes, vivre un &laquo;&nbsp;conflit&nbsp;&raquo; socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … (communication, analyse, réflexivité, modélisation …)</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>✪ Temps 3 (Niveau 1, distance)</strong> : prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … (apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …)</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>✪ Temps 4 (Niveau 1, présence) </strong>: consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l&rsquo;approche d&rsquo;autres situations … (comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d&rsquo;autres contextes …).</span></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Kolb.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-752" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Kolb.jpg" alt="Kolb" width="451" height="339" /></a></p>
<p><span style="color: #0000ff;">La figure ci-dessus, montrant nos quatre temps, nos quatre &laquo;&nbsp;flips&nbsp;&raquo;, <b>nos quatre événements d&rsquo;apprentissage </b>est complétée par  les « trois phases de l’enseignement stratégique » (Tardif, 1992) adaptées dans un processus de contextualisation-décontextualisation-recontextualisation (Proulx, 1997).</span></p>
<p>Cette approche hybride … des classes inversées nous paraît être un bon agencement de différentes techniques de formation, de différents courants pédagogiques sans compter le développement des compétences, l&rsquo;approche par situations-problèmes, l&rsquo;ouverture vers &laquo;&nbsp;un soutien à valeurs ajoutées&nbsp;&raquo; apporté par les outils numériques.</p>
<p><span style="color: #3366ff;">Pour terminer cette partie, nous soulignons que cette évolution dans le panorama des classes inversées (nous insistons sur ce pluriel) se déployer sur deux dimensions majeures caractérisées de manière étonnante (dans le contexte du développement professionnel des enseignants) par un &laquo;&nbsp;lâcher-prise&nbsp;&raquo; des formateurs (instituteurs, enseignants, professeurs &#8230;) :</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">- <strong>par rapport aux savoirs</strong> qui dépasse la transmission (qui reste nécessaire) vers l&rsquo;appropriation par les élèves ou étudiants. On passe du &laquo;&nbsp;centré sur l&rsquo;enseignant&nbsp;&raquo; au &laquo;&nbsp;centré sur les apprenants&nbsp;&raquo; dans une optique socio-constructiviste qui repose en partie sur des méthodes actives.</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">- <strong>par rapport aux rôles tenus</strong> par les différents intervenants, tous tour à tour, apprenants et enseignants. On passe de postures assez traditionnelles (le traditionnel étant une innovation qui a réussi) de transmission à d&rsquo;autres relatives à l&rsquo;accompagnement, au conseil voire à une posture de chef d&rsquo;orchestre qui scénarise les différentes activités.</span></p>
<p><span style="color: #3366ff;">Dans la figure ci-dessous, ces deux dimensions (avec chaque fois trois exemples d’évolution possible) sont présentées ; elles sous-tendent un plan dans lequel nous avons fait figurer nos deux modalités de classes inversées (« niveau 1 » et « niveau 2 ») en les rattachant avec diverses configurations possibles : <strong>classes translatées, classes inversées, <a style="color: #3366ff;" href="http://blog.educpros.fr/jean-charles-cailliez/2015/12/14/les-classes-inversees-ou-renversees-au-service-de-linnovation-pedagogique-une-interview-signee-jean-pierre-leac-dans-les-cahiers-de-linnovation/">classes renversées</a></strong> (ce dernier terme inspiré ou aspiré de Jean-Charles Cailliez) &#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Oujda-1-1016.001.jpeg"><img class="aligncenter  wp-image-757" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Oujda-1-1016.001.jpeg" alt="Oujda 1-1016.001" width="623" height="467" /></a></p>
<h3><strong>4. Quelques fondements pour le Niveau 3</strong></h3>
<h4><em>Le Cycle de Kolb </em></h4>
<p>Le Niveau 3 que nous venons de présenter correspond assez bien à la vision cyclique proposée par Kolb. Le cycle de Kolb (Kolb’s learning cycle) appelé parfois aussi cycle de Lewin (Kolb, 1984) nous paraît intéressant car il présente une démarche d’apprentissage basée sur l’expérience (apprentissage expérientiel – <em>experiential learning</em>) : l’apprenant progresse au travers d’un cycle dans lequel l’expérience conduit à l’observation et à la réflexion (contextualisation) qui à son tour conduit à la formation des concepts (décontextualisation) qui seront ensuite « essayés » dans diverses situations et donnent lieu à de nouvelles expériences (recontextualisation).</p>
<p>On peut établir un parallèle fructueux entre les 4 étapes du cycle de Kolb et les 4 temps que nous avons proposés dans notre approche &laquo;&nbsp;Niveau 3&Prime; des classes inversées :</p>
<ul>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Expérience concrète </strong>: Temps 1 (Niveau 2, distance) </span></li>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Observation réfléchie</strong> : Temps 2 (Niveau 2, présence) </span></li>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Conceptualisation abstraite </strong>: Temps 3 (Niveau 1, distance) </span></li>
<li><span style="color: #0000ff;"><strong>Expérimentation active </strong>: Temps 4 (Niveau 1, présence) </span></li>
</ul>
<p>Il est aussi intéressant de comprendre que les quatre étapes proposées (expérience concrète, observation réfléchie, conceptualisation abstraite et expérimentation active) suggèrent l’existence de quatre façons d’apprendre, de quatre façons d’aborder l’environnement : concret, réfléchi, abstrait et actif. Une façon probablement de concilier les &laquo;&nbsp;méthodes&nbsp;&raquo; pédagogiques avec les différents styles d&rsquo;apprentissage des apprenants et aussi avec les méthodes privilégiées par les enseignants.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Flip-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-745" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Flip-4.jpg" alt="Flip-4" width="455" height="341" /></a></p>
<p>Référence</p>
<p>KOLB, D.A. 1984. Experiential Learning. Experience as the Source of Learning and Development. Englewood Cliffs. NJ, Prentice-Hall.</p>
<p><a href="http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Theorie/Kolb/Kolb.htm">Le cycle d&rsquo;apprentissage de Kolb</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><em>Le cycle de Nonaka</em></h4>
<p><a href="http://www.creativitequebec.ca/Bulletin_Creativite_Quebec/Site_CQ_Bulletins_2012/Bulletins_articles/Lien_108/Le_modele_SECI_de_Nonakaa_et_Takeuchi.htm">Le cycle de Nonaka et Takeuchi</a> (1995) (ou encore Modèle SECI : Socialisation, Externalisation, Combinaison et Internalisation) traite, à l&rsquo;origine, de la constitution d&rsquo;intelligence collective au sein des entreprises. Il est cependant utile comme grille de lecture de certains aspects de notre Niveau 3 des classes inversées en y ajoutant les notions de connaissances tacites ou implicites et des connaissances explicites partagées ainsi que la nécessaire systémique entre appropriation personnelle et intelligence collective.</p>
<p>La modélisation ci-dessus est sans doute plus hardie mais nous retenons de ce cycle les passages de l&rsquo;intrapersonnel (les conceptions spontanées parfois naïves, les modèles de référence auxquels nous nous référons de manière souvent implicite, notre épistémologie personnelle …) à l&rsquo;interpersonnel (le retour au groupe, la nécessité d&rsquo;expliciter au travers de métaphores ou de contextes &laquo;&nbsp;vécus à partager&nbsp;&raquo;, le conflit socio-cognitif, la recherche du consensus, d&rsquo;hypothèses partagées, de solutions communes à investiguer) pour en revenir à des phases d&rsquo;intériorisation, de restructuration … porteuses de nouvelles connaissances et compétences … partagées.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Flip-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-746" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2014/12/Flip-5.jpg" alt="Flip-5" width="456" height="280" /></a></p>
<p>En voici une interprétation ou plutôt une adaptation au sujet qui nous intéresse ici :</p>
<p><strong>Socialisation</strong> : Seul ou en petit groupe, l&rsquo;apprenant part à la rencontre du contexte, des éléments de la vie quotidienne ou socio-professionnelle. Ces conceptions spontanées peuvent déjà être ébranlées par cette rencontre avec le terrain et aussi au sein du petit groupe d&rsquo;explorateurs dont il fait partie. L&rsquo;implicite se révèle, se traduit en situations, s&rsquo;explicite : Temps 1 (Niveau 2, distance)</p>
<p><strong>Externalisation</strong> : De retour en classe, l&rsquo;apprenant ou son groupe étend ses représentations en les confrontant avec celles ramenées par les autres. Un langage commun s&rsquo;élabore, les concepts apparaissent, des hypothèses s&rsquo;élaborent … l&rsquo;explicitation apporte sa force au collectif : Temps 2 (Niveau 2, présence)</p>
<p><strong>Combinaison</strong> : L&rsquo;organisation des variables, des connaissances explicites devient une nécessité. Le temps est venu pour la synthèse, la modélisation, la théorisation potentiellement organisatrice introduit des paramètres de convergence : Temps 3 (Niveau 1, distance)</p>
<p><strong>Internalisation</strong> : La nouvelle construction collective doit maintenant être éprouvée au niveau de nouvelles situations, de l&rsquo;élaboration du projet collectif, de l&rsquo;application en champ réel : Temps 4 (Niveau 1, présence).</p>
<p>Référence</p>
<p>NONAKA, Ikujiro, TAKEUCHI, Hirotaka (1995). <em>The knowledge creating company: how Japanese companies create the dynamics of innovation</em>. New York: Oxford University Press, p. 284,</p>
<p><a href="http://www.creativitequebec.ca/Bulletin_Creativite_Quebec/Site_CQ_Bulletins_2012/Bulletins_articles/Lien_108/Le_modele_SECI_de_Nonakaa_et_Takeuchi.htm"> Le modèle SECI de Nonaka et Takeuchi</a></p>
<h3></h3>
<h3><strong>5. Une petite synthèse</strong></h3>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="69"></td>
<td width="149">Lebrun (2014)</td>
<td width="80">Kolb (1984)</td>
<td width="163">Nonaka et Takeuchi (1995)</td>
</tr>
<tr>
<td width="69">FLIP 1 Temps 1 (Niveau 2, distance)</td>
<td width="149">Instruire le dossier, ramener des éléments du contexte, les structurer quelque peu, les présenter d&rsquo;une manière originale … (recherche d&rsquo;informations, validation, analyse, synthèse, créativité …)</td>
<td width="80">Expérience concrète</td>
<td width="163">Socialisation : Seul ou en petit groupe, l&rsquo;apprenant part à la rencontre du contexte, des éléments de la vie quotidienne ou socio-professionnelle. Ces conceptions spontanées peuvent déjà être ébranlées par cette rencontre avec le terrain et aussi au sein du petit groupe d&rsquo;explorateurs dont il fait partie. L&rsquo;implicite se révèle, se traduit en situations, s&rsquo;explicite</td>
</tr>
<tr>
<td width="69">FLIP 2 Temps 2 (Niveau 2, présence)</td>
<td width="149">Présenter les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes, vivre un &laquo;&nbsp;conflit&nbsp;&raquo; socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … (communication, analyse, réflexivité, modélisation …)</td>
<td width="80">Observation réfléchie</td>
<td width="163">Externalisation : De retour en classe, l&rsquo;apprenant ou son groupe étend ses représentations en les confrontant avec celles ramenées par les autres. Un langage commun s&rsquo;élabore, les concepts apparaissent, des hypothèses s&rsquo;élaborent … l&rsquo;explicitation apporte sa force au collectif</td>
</tr>
<tr>
<td width="69">FLIP 3Temps 3 (Niveau 1, distance)</td>
<td width="149">Prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … (apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …)</td>
<td width="80">Conceptualisation abstraite</td>
<td width="163">Combinaison : L&rsquo;organisation des variables, des connaissances explicites devient une nécessité. Le temps est venu pour la synthèse, la modélisation, la théorisation potentiellement organisatrice introduit des paramètres de convergence</td>
</tr>
<tr>
<td width="69">FLIP 4 Temps 4 (Niveau 1, présence)</td>
<td width="149">Consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l&rsquo;approche d&rsquo;autres situations … (comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d&rsquo;autres contextes …).</td>
<td width="80">Expérimentation active</td>
<td width="163">Internalisation : La nouvelle construction collective doit maintenant être éprouvée au niveau de nouvelles situations, de l&rsquo;élaboration du projet collectif, de l&rsquo;application en champ réel</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>N&rsquo;hésitez pas à commenter, à ajouter votre propre &laquo;&nbsp;grain de sel&nbsp;&raquo;, vos apports théoriques ou pratiques</strong></p>
<p>Pour citer ce texte :</p>
<p>Lebrun, M. (2016). Essai de modélisation et de systémisation du concept de Classes inversées. Blog de Marcel, janvier 2016. En ligne : <a class="copyable-link v-middle" href="http://bit.ly/ML-Classes-invers%C3%A9es">bit.ly/<span class="copy-hash">ML-Classes-inversées</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>J&#8217;enseigne moins, ils apprennent mieux &#8230;</title>
		<link>https://lebrunremy.be/WordPress/?p=586</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 16:09:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Des lecteurs de ce Blog m&#8217;ont demandé de présenter un dispositif concret où je mets en action les cinq facettes de mon modèle d&#8217;apprentissage ou encore l&#8217;intégration des compétences dans l&#8217;enseignement … Voici une présentation de l&#8217;un de mes cours, un dispositif hybride dans lequel je mets en pratique ces idées (une version antérieure de cette [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des lecteurs de ce Blog m&rsquo;ont demandé de présenter un dispositif concret où je mets en action <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=579">les cinq facettes de mon modèle d&rsquo;apprentissage</a> ou encore <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=559">l&rsquo;intégration des compétences dans l&rsquo;enseignement</a> … Voici une présentation de l&rsquo;un de mes cours, un dispositif hybride dans lequel je mets en pratique ces idées (une version antérieure de cette présentation a été publiée dans notre journal &laquo;&nbsp;<a href="http://www.uclouvain.be/97753.html">Résonances</a>&nbsp;&raquo; de janvier 2011). Je l&rsquo;ai écrite sous la forme d&rsquo;une interview &#8230; que je me fais à moi-même &#8230; une opération de réflexivité !</strong></p>
<h2><strong><span style="color: #ff6600;">PRESENTATION DU COURS LPSY1408</span><br />
</strong></h2>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>La rédaction</strong> : Marcel Lebrun, on vous connaît comme conseiller &laquo;&nbsp;technopédagogique&nbsp;&raquo; à l&rsquo;IPM, moins comme enseignant. Même si on peut le deviner, qu&rsquo;enseignez-vous au juste ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Marcel Lebrun</strong> : Et bien oui, outre mon travail à l&rsquo;<a href="http://www.uclouvain.be/ipm">IPM</a>, je donne des cours de technologies pour la formation, l&rsquo;enseignement et l&rsquo;apprentissage, des cours finalement assez éloignés de la préoccupation instrumentaliste. Ils seraient plutôt orientés vers une conception systémique de notre époque, l&rsquo;âge de l&rsquo;information, avec les changements qu&rsquo;elle implique chez chacun de nous (la façon par laquelle nous vivons, prenons nos loisirs, nous informons, nous apprenons &#8230;), les changements qu&rsquo;elle stimule et qu&rsquo;elle soutient dans la formation et l&rsquo;apprentissage toute la vie durant, les nouveaux rôles des uns et des autres, tour à tour formateurs et formés, avec les statuts du savoir qu&rsquo;elle promeut et développe : vous avez entendu parler des réseaux sociaux, de l&rsquo;intelligence collective, non ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong> : Et vos publics ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Des étudiants d&rsquo;horizons variés allant des BAC3 (NDLR : les licences en Belgique) en psychologie accompagnés d&rsquo;étudiants de diverses facultés qui ont choisi ce cours en mineure (<a href="http://www.uclouvain.be/cours-2011-LPSY1408.html">le cours dont je parle ici</a>)  jusqu&rsquo;aux étudiants futurs formateurs de l&rsquo;Agrégation (la formation des enseignants du secondaire), du Capaes (la formation des enseignants du supérieur) de la FOPA (Faculté Ouverte Pour Adultes)<br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Objectifs et méthodes </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong>: Je suppose que les objectifs, les méthodes requises sont différentes pour ces différents groupes ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Non et oui ! Mon objectif ultime est de développer, au travers de contenus qui sont bien présents mais finalement peu &laquo;&nbsp;enseignés&nbsp;&raquo; par moi mais beaucoup manipulés par les étudiants, de réelles compétences &laquo;&nbsp;transversales&nbsp;&raquo; en matière d&rsquo;esprit critique et d&rsquo;évaluation, de travail d&rsquo;équipe, de synthèse, de communication &#8230; Vous le comprenez, c&rsquo;est un fondement pour la qualité des apprentissages manifestés au travers d&rsquo;un rapport scientifique pour les uns, d&rsquo;un protocole de leçon pour les autres, d&rsquo;un projet de mémoire pour les derniers.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong> : Vous dites que vous n&rsquo;enseignez que peu, inquiétant non ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Une question de cohérence plutôt. Comment voulez-vous développer des &laquo;&nbsp;formations centrées sur l&rsquo;apprenant&nbsp;&raquo; (NDLR : <a href="http://www.uclouvain.be/politique-formation.html">une priorité de l&rsquo;UCL</a>) en occupant tout l&rsquo;espace-temps par mon seul exposé, en court-circuitant leur apprentissage en leur donnant les bonnes réponses, en les privant d&rsquo;occasions d&rsquo;apprentissage, au sens fort, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;occasions d&rsquo;exercer leur créativité, de devenir compétents dans l&rsquo;acte d&rsquo;apprendre dans toutes ses dimensions &#8230; En outre, ce cours est exprimé en ECTS : 5 ECTS près de 150 heures de travail pour l&rsquo;étudiant &#8230; pour l&rsquo;étudiant, j&rsquo;insiste.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">J&rsquo;ai aussi fait mienne cette citation de Brown et Atkins : <em>Enseigner, c&rsquo;est donner à l&rsquo;étudiant des occasions où il puisse apprendre.</em> C&rsquo;est beau, n&rsquo;est-ce pas ?  Deux choses importantes : cette citation n&rsquo;exclut nullement de proposer &laquo;&nbsp;magistralement&nbsp;&raquo; une synthèse orchestrée par l&rsquo;enseignant, nos étudiants ont besoin de balises. Ensuite, c&rsquo;est finalement l&rsquo;expression d&rsquo;un certain bon sens : vous pouvez leur enseigner, mais vous ne pouvez pas apprendre à leur place. L&rsquo;expression &laquo;&nbsp;je vais t&rsquo;apprendre à rouler à vélo&nbsp;&raquo; n&rsquo;a pas beaucoup de sens. Je peux montrer, démontrer, expliquer &#8230; c&rsquo;est à l&rsquo;étudiant d&rsquo;apprendre.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Un scénario qui organise les activités &#8230; des étudiants</strong></span></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/11/LPSY-1408-schema.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-588" title="LPSY-1408-schema" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/11/LPSY-1408-schema.jpg" alt="" width="841" height="595" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong> : Et comment cela se passe concrètement votre cours ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Dans le cours aux étudiant(e)s de BAC3, j&rsquo;ai réduit les exposés magistraux (mais néanmoins interactifs) à 5 cours de 2 heures (une sorte de balisage avec des invités parfois, mes deux collègues Denis Smidts et Françoise Docq tous les deux spécialisés en matière d&rsquo;eLearning) pour leur laisser le temps d&rsquo;apprendre. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Je fais quelque part l&rsquo;impasse sur le deuxième cours en leur proposant de visionner à domicile une vidéo de l&rsquo;une de <a href="http://www.crdp-reims.fr/ressources/conferences/lebrun/lebrun.htm">mes conférences sur le thème</a>. J&rsquo;ouvre en même temps un forum où ils peuvent déposer commentaires, opinions, questions … Au cours suivant, le troisième donc, je travaille avec eux ces productions. Les forums, ça marche pas ?  Mais si, sur une quarantaine d&rsquo;étudiants, j&rsquo;ai reçu 17 commentaires dont certains de plus d&rsquo;une page ! Mais ce qui compte le plus, c&rsquo;est d&rsquo;exploiter leurs productions dans le cours en présentiel. J&rsquo;ai bien évidemment en réserve quelques diapos pour répondre de manière précise à leurs interpellations. Je suis très &laquo;&nbsp;<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=583">flipped classroom</a>&nbsp;&raquo; : Lectures at home and Homework at school … l&rsquo;enseignement du futur.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Je leur ai proposé aussi une formule de mini-colloque (deux cours hebdomadaires successifs à la fin du quadrimestre, l&rsquo;apothéose du cours) dans lequel les groupes d&rsquo;étudiants viennent présenter leurs communications résultant de leurs travaux en groupe. Ils y mettent beaucoup &#8230; C&rsquo;est terrible &laquo;&nbsp;quand les jeunes s&rsquo;en mêlent &#8230;&nbsp;&raquo; : ils créent des vidéos, font des interviews, rendent leur amphi actif &#8230;<br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Chaque fois, un autre groupe est désigné pour réaliser une &laquo;&nbsp;critique&nbsp;&raquo; du travail présenté dans une perspective formative : la critique (basée sur les critères d&rsquo;évaluation que je leur donne dans mon plan de cours) est remise au groupe évalué de manière à ce que ce dernier puisse revoir sa copie. Un exercice de critique (au sens large) et une façon de faire sortir les étudiants du seul thème qu&rsquo;ils ont investigué, du seul rapport qu&rsquo;ils ont écrit. L&rsquo;évaluation porte sur le travail proprement dit et sur la note critique réalisée. Ça fonctionne ? Parfois les étudiants me disent : &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas à nous d&rsquo;évaluer le travail de nos ami(e)s&nbsp;&raquo;. Je leur réponds &laquo;&nbsp;Si ce sont vos ami(e)s, alors aidez-les à mieux faire leur travail avec les critères que je vous ai donné&nbsp;&raquo;. La qualité des travaux a ainsi fortement été améliorée.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Des compétences qui émergent toutes seules ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong> : Mais, vous supposez que les compétences dont vous avez parlé (travail d&rsquo;équipe, communication, esprit critique &#8230;) s&rsquo;acquièrent, en le faisant, Learning by doing, par une sorte d&rsquo;osmose au travers de la méthode ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Non pas tout à fait. Je mets à leur disposition (ou je leur rappelle l&rsquo;existence) de documents relativement courts à propos de l&rsquo;écriture d&rsquo;un rapport scientifique, de l&rsquo;écriture de références, de la communication orale &#8230; même parfois sur comment organiser le travail en groupe sur la plateforme &#8230; Par exemple, en ce qui concerne l&rsquo;exercice de communication lors du mini-colloque, je leur propose la vidéo &laquo;&nbsp;<a href="http://www.dailymotion.com/video/x6hnp0_8-erreurs-a-eviter-lors-d-une-prese_school">les 8 erreurs à ne pas commettre dans une présentation PowerPoint</a>&laquo;&nbsp;, un classique humoristique. Ou alors, un extrait de &laquo;&nbsp;<a href="www.garrreynolds.com/Presentation/pdf/presentation_tips.pdf">Présentation Zen</a>&nbsp;&raquo; de Garr Reynolds. L&rsquo;effet est certain : mes étudiants font des communications a faire pâlir d&rsquo;envie certains enseignants ! Soyons clair : il n&rsquo;est pas question d&rsquo;un cours de méthodologie, ce n&rsquo;est pas ma matière, mais tout à la fois une manière de faire passer mes exigences, de concrétiser mes objectifs transversaux et de faire &laquo;&nbsp;une piqure de rappel&nbsp;&raquo; par rapport aux cours, ateliers et séminaires méthodologiques qu&rsquo;ils ont eu précédemment. C&rsquo;est comme cela que les compétences se construisent petit à petit dans un programme où les différentes parties se renforcent, se complètent, se stimulent.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Et voici l&rsquo;outil &#8230; iCampus</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong>: Ce doit être un travail important de gérer ces groupes, ces thèmes, ce mini-colloque ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Vous avez compris que j&rsquo;utilise la plateforme iCampus (NDLR : Claroline). Un cours dont l&rsquo;objet est la Technologie qui ne profiterait pas de cet outil, ce serait un comble ! iCampus me permet de gérer tout ce petit monde avec un investissement juste légèrement supérieur à un cours traditionnel mais, avec une beaucoup plus grande flexibilité : l&rsquo;outil <strong>groupes</strong> me permet de créer des espaces d&rsquo;échange et de partage entre les étudiants, en un clic. Les <strong>annonces</strong> me permettent de donner des informations, des consignes, de gérer l&rsquo;imprévu <em>just in time</em>.  Les <strong>forums</strong> généraux et spécifiques (à un groupe ou à une tâche) constituent pour moi un véritable observatoire, un tableau de bord des activités des étudiants et pour les étudiants un enregistreur de leurs démarches (<em>verba volant, scripta manent</em>). Vous avez dans un forum donné (le groupe 3 par exemple), typiquement une dizaine de sujets (les étapes effectuées par exemple), chaque sujet contenant une dizaine de messages émis par les étudiants &#8230; un seul message a été vu 40 ou 50 fois me renseigne iCampus ! Vous avez dit mutualisation ! Et finalement, l&rsquo;outil <strong>Travaux</strong> m&rsquo;épargne un travail énorme de gestion des copies (faire passer les copies d&rsquo;un groupe à l&rsquo;autre).</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>R</strong>: une conclusion ?</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>ML</strong> : Favoriser l&rsquo;apprentissage est devenu une plus grande passion encore qu&rsquo;enseigner et &#8230; qu&rsquo;on ne me dise pas que c&rsquo;est la même chose !</span></p>
<h2><span style="color: #ff6600;">RETOUR SUR LE MODELE D&rsquo;APPRENTISSAGE</span></h2>
<p>Alors, vous êtes prêts ? Où se nichent les cinq facteurs d&rsquo;apprentissage ? Vous avez trouvé ? Voici quelques indications !</p>
<p><strong>Informations</strong></p>
<p>&#8211;       les quelques cours en présentiel</p>
<p>&#8211;       les mini-colloques organisés par les étudiants eux-mêmes</p>
<p>&#8211;       les &laquo;&nbsp;capsules&nbsp;&raquo; méthodologiques sur &laquo;&nbsp;Comment écrire un rapports scientifique ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Comment faire une bonne communication ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Comment travailler en groupe ?&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Motivations</strong></p>
<p>&#8211;       le choix du thème travaillé par les étudiants</p>
<p>&#8211;       la contextualisation du travail</p>
<p>&#8211;       le recours à des vidéos</p>
<p>&#8211;       l&rsquo;interactivité</p>
<p>&#8211;       les compétences transversales développées : communication, travail d&rsquo;équipe, esprit critique</p>
<p>&#8211;       le &laquo;&nbsp;chef d&rsquo;œuvre&nbsp;&raquo; (la communication) qu&rsquo;ils construisent</p>
<p><strong>Activités</strong></p>
<p>&#8211;       la recherche des informations</p>
<p>&#8211;       leur projet de mini-colloque</p>
<p>&#8211;       le travail en groupe</p>
<p>&#8211;       la rédaction de commentaires critiques du travail d&rsquo;un autre groupe</p>
<p>&#8211;       la production du travail écrit</p>
<p><strong>Interactions</strong></p>
<p>&#8211;       le travail de groupe</p>
<p>&#8211;       les séances de travail en amphi à répondre aux questions qu&rsquo;ils se posent</p>
<p>&#8211;       l&rsquo;interactivité avec les contextes qu&rsquo;ils explorent</p>
<p><strong>Productions</strong></p>
<p>&#8211;       la présentation lors du mini-colloque</p>
<p>&#8211;       les objets créés pour cette présentation (micro-trottoir, présentation …)</p>
<p>&#8211;       le rapport écrit et les commentaires critiques</p>
<p><strong>Vous avez des questions, des remarques, des suggestions, des interpellations &#8230; et bien, cliquez sur &laquo;&nbsp;<em>Comment</em>&laquo;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Les compétences et les « CCC » : Capacités, Contenus et Contextes, Learning Outcomes, apprentissage et dispositif, approche programme …</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 14:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (sans TIC)]]></category>
		<category><![CDATA[Formation des enseignants]]></category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: left;">L&#8217;université de printemps organisée par l&#8217;IPM s&#8217;est déroulée en mai 2011. Son thème était les compétences, l&#8217;approche-programme, les Learning Outcomes. Des enseignants y ont participé au travers d&#8217;ateliers et de partages de pratiques. Comme &#171;&#160;j&#8217;aime bien redire avec mes mots&#160;&#187; (serait-ce une compétence ou une appétence ?), une façon de mettre mes idées en [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://sites-final.uclouvain.be/universitedeprintemps/Bienvenue.html">L&rsquo;université de printemps</a> organisée par l&rsquo;IPM s&rsquo;est déroulée en mai 2011. Son thème était les compétences, l&rsquo;approche-programme, les <em>Learning Outcomes</em>. Des enseignants y ont participé au travers d&rsquo;ateliers et de partages de pratiques. Comme &laquo;&nbsp;j&rsquo;aime bien redire avec mes mots&nbsp;&raquo; (serait-ce une compétence ou une appétence ?), une façon de mettre mes idées en place, j&rsquo;ai écris ces quelques pages en espérant qu&rsquo;elles puissent servir à mes collègues et amis. Ces pages sont liées à d&rsquo;autres billets de mon blogue : <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=289">un billet consacré à Biggs</a> où l&rsquo;on trouve l&rsquo;histoire de Susan et Robert, un autre sur <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=241">&laquo;&nbsp;mon&nbsp;&raquo; modèle pragmatique d&rsquo;apprentissage</a>, un autre sur les <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=413">méthodes actives </a>&#8230; sans oublier une causerie avec Christophe Batier (Lyon I) sur <a href="http://www.dailymotion.com/video/xf3t9v_causerie-avec-marcel-lebrun-l-align_school">l&rsquo;alignement pédagogique</a> (tournée près des alignements de Carnac !) &#8230; l&rsquo;index ci-dessus devrait vous aider à vous y retrouvez. Votre appréciation (en positif, en négatif, pour y apporter des améliorations) me sera utile ! Vos commentaires sont attendus. N&rsquo;hésitez pas aussi à faire suivre à vos collègues et connaissances par Twitter, facebook &#8230; si cela vous a plu !<br />
</strong></p>
<p style="text-align: left;">Pour la publication en pdf, voir <a href="http://www.calameo.com/read/0007103607f7db81fc33e?authid=mut0u7Odhyms">ICI</a></p>
<h2 style="text-align: left;"></h2>
<h2 style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Les compétences et les « CCC » : Capacités, Contenus et Contextes, Learning Outcomes, apprentissage et dispositif, approche programme …</span></h2>
<p><span style="color: #0000ff;"><br />
</span></p>
<h3>1. Introduction</h3>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image001.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-560" style="border: 10px solid white;" title="image001" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image001.jpg" alt="" width="209" height="243" /></a>Lorsque je fis mes premiers pas en terres pédagogiques, il y a plus de vingt ans, ceux qui furent mes guides (Jean-Marie De Ketele, Philippe Jonnaert, Léopold Paquay …) insistaient, à juste titre, sur <span style="color: #0000ff;">la notion d’objectif</span> : comment construire un dispositif pédagogique (une leçon, un cours, une formation) visant à faire apprendre quelque chose à quelqu’un sans définir où on va le conduire ? Senèque (4 ACN à 65 PCN) aurait dit « il n&rsquo;est pas de bon vent favorable au marin qui ne sait où il va » et Robert Mager (1984) de compléter « si vous n’êtes pas sûr de l’endroit où vous allez&#8230; vous risquez de vous retrouver ailleurs (et de ne pas le savoir) ».<br />
Les objectifs pédagogiques sont généralement rédigés sous la forme d’une <span style="color: #0000ff;">capacité</span> (l’étudiant sera <span style="color: #0000ff;">capable</span> de … résumer…) exercée sur un contenu (un roman de …).</p>
<p>En français, le mot « savoir » est à la fois un substantif (le savoir) et un verbe. <span style="color: #000080;">Les capacités et contenus (tous les deux)</span> sont déclinés en termes de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être et de savoir-devenir (De Ketele, 1986). Arrêtons-nous un instant sur cette dernière phrase et les deux mots « capacité » et « contenu » que nous prendrons au sens littéral :<br />
&#8211;    <strong><span style="color: #000080;">une capacité</span></strong> c’est un état potentiel : on a la capacité de …, on est capable de … ne veut pas dire nécessairement que cette capacité va se traduire dans une action réussie. Un vase d’une capacité d’un litre peut être vide !<br />
&#8211;    <strong>le contenu</strong> peut être un savoir (la biographie de tel peintre), un savoir-faire (la procédure pour extraire une racine carrée), un savoir-être (le comportement à adopter dans telle situation) … <span style="color: #993300;">Le contenu remplit le volume du vase de la capacité !</span></p>
<p>Il peut être intéressant aussi de distinguer le savoir (le contenu, un substantif) et savoir (le verbe). Ainsi, manifester une façon personnelle d’aborder la philosophie de Sartre est une capacité relative au savoir-être (SE) s’exerçant sur un savoir (S). Enoncer les règles de bonne conduite en société est une capacité relative au savoir (S) portant sur un contenu relatif au savoir-être (SE). Synthétiser ses acquis en termes de comportements et d’attitudes lors d’un stage pourrait être un objectif de savoir-faire (SF) portant sur un savoir-être (SE). Citer les étapes de la réalisation d’un cube en papier serait un objectif de savoir (S) portant sur un savoir-faire de type gestuel (SF).</p>
<p>Mager, encore lui, avait déjà écrit en 1984 les caractéristiques importantes d’un objectif pédagogique :</p>
<p>•    Performance. An objective always says what a learner is expected to be able to do; the objective sometimes describes the product or the result of the doing.<br />
•    Conditions. An objective always describes the important conditions (if any) under which the performance is to occur.<br />
•    Criterion. Wherever possible, an objective describes the criterion of acceptable performance by describing how well the learner must perform in order to be considered acceptable.</p>
<p>Ces deux concepts (capacité et contenu), compris comme deux dimensions, organisent un plan comme illustré ci-dessous.</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image003.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-561" title="image003" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image003.jpg" alt="" width="752" height="564" /></a><br />
Un dernier point. Si nous prenons, par exemple, les capacités de nature « savoir-faire », il est clair qu’elles ne sont pas toutes de même niveau. Dans la colonne relative au savoir-faire, nous voyons apparaître les verbes « résumer » (tirer les grandes lignes), « synthétiser » (présenter une organisation personnelle), « appliquer » …</p>
<p>Dès lors, des chercheurs et praticiens pédagogues ont tenté d’organiser ces capacités en différents niveaux. Il est bien important de comprendre que le niveau du dessus n’est pas que le « top », le premier au « Hit Parade » des capacités, mais qu’il repose sur les niveaux inférieurs, les capacités « de bas niveau ».<br />
Dans le domaine cognitif (lié à la connaissance), Benjamin Bloom (1956) propose <span style="color: #0000ff;">une taxonomie</span> (une classification) schématisée par une pyramide dont :</p>
<p>•    la base est <strong><span style="color: #000000;">connaître</span></strong> (définir, dupliquer, étiqueter, lister, mémoriser, nommer, ordonner, identifier, relier, rappeler, répéter, reproduire),<br />
•    le niveau suivant est <strong>comprendre</strong> (classifier, décrire, discuter, expliquer, exprimer, identifier, indiquer, situer, reconnaître, rapporter, reformuler, réviser, choisir, traduire),<br />
•    ensuite <strong>appliquer</strong> (choisir, démontrer, employer, illustrer, interpréter, opérer, pratiquer, planifier, schématiser, résoudre, utiliser),<br />
•    ensuite <strong>analyser</strong> (estimer, calculer, catégoriser, comparer, contraster, critiquer, différencier, discriminer, distinguer, examiner, expérimenter, questionner, tester, cerner),<br />
•    plus haut encore <strong>synthétiser </strong>(arranger, assembler, collecter, composer, construire, créer, concevoir, développer, formuler, gérer, organiser, planifier, préparer, proposer, installer)<br />
•    et finalement <strong>évaluer</strong> (argumenter, évaluer, rattacher, choisir, comparer, justifier, estimer, juger, prédire, chiffrer, élaguer, sélectionner, supporter).</p>
<p>L’importance du « verbe » est manifeste dans nos exemples inspirés d’un article de la Wikipédia (il suffit de chercher « Taxonomie de Bloom »).<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxonomie_de_Bloom">http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxonomie_de_Bloom</a></p>
<p><strong>Une remarque importante</strong> : les capacités données ci-dessus sont liées au domaine cognitif. Il en existe bien d&rsquo;autres dont les capacités psychomotrices, socio-affectives (travailler en équipe, gérer ses émotions… ) et les capacités transversales (parfois appelées plus généralement compétences transversales, nous y reviendrons). <span style="color: #800000;">Elles sont moins liées à une discipline particulière, se développent tout au long de la vie et, hélas, font rarement l&rsquo;objet d&rsquo;un apprentissage formel</span> : communiquer, exercer son esprit critique, travailler en équipe, apprendre à apprendre et continuer à apprendre toute la vie durant … en sont des exemples.</p>
<p>Les « trois petits points » dans la case inférieure droite du schéma ci-dessus montrent bien le caractère formel voire artificiel ou scolaire de l’approche dressée jusqu’ici. Il manque évidemment le contexte dans lequel va s’exercer cette application d’un contenu … scolaire, authentique, en vraie dimension, dans le contexte socioprofessionnel. <strong><span style="color: #800000;">L’école, c’est en fin de compte le lieu d’écolage pour la société devenue société complexe</span></strong>. Nous y arrivons !</p>
<h3>2. Les compétences : définitions et exemples</h3>
<p>La construction d’un module, d’un cours, d’un programme peut se faire par décomposition « en marche arrière » d’un des objectifs dits généraux en objectifs plus spécifiques et ainsi de suite. Le scénario du cours, l’agencement temporel des différents modules, consisterait alors à une juxtaposition des activités liées aux objectifs élémentaires « en marche avant » vers l’objectif général. Un des aléas de cette démarche relativement techniciste est le saucissonnage de la matière en une suite de petits blocs qu’il importe de « maîtriser » avant de passer à l’étape suivante : l’enseignement programmé n’est pas loin. Pour éviter cela, De Ketele reconnaissant que « le tout n’est pas la somme des parties », propose, dès 1989, <span style="color: #800000;">le concept de situation d’intégration</span> dans laquelle les acquis des blocs antérieurs sont réactivés au sein d’une situation complexe, proche d’une situation naturelle, faisant appel à une large variété de savoirs (dont les savoir-être et savoir-devenir) et aboutissant à un produit évaluable qui manifeste l’intégration des différentes composantes. Il appelle cet objectif d’intégration … une compétence.</p>
<p>Pour aborder doucement la notion de compétence, nous proposons au lecteur une définition personnelle construite sur les éléments suivants que nous appelons parfois les « CCC » : la distinction entre les <span style="color: #800000;">Capacités</span> (les opérations élémentaires à effectuer), <span style="color: #800000;">les Contenus</span> (ce sur quoi s’exerce la capacité) et, nouveauté par rapport au point précédent, <strong><span style="color: #800000;">le Contexte</span></strong> (les conditions dans lesquelles s’exercent les opérations et prennent sens les productions).<br />
Citer une règle du code de la route (une activité relative au savoir portant sur un savoir) lors d’une discussion entre amis ou lors du passage du permis de conduire, ce n’est pas la même chose. Le plan sous-tendu par les capacités et les contenus se développe et se concrétise dans un volume à trois dimensions dont la troisième dimension est le contexte (une figure un peu plus loin aidera à imaginer ces trois dimensions).</p>
<p>Il est important de préciser davantage pourquoi nous pensons que le contexte (souvent traduit en termes de situation-problème, de projet, d&rsquo;étude de cas, de stage sur le terrain …) est si important.</p>
<p>−    Pour nous, <span style="color: #800000;">l&rsquo;école</span> (des classes maternelles aux écoles supérieures) <span style="color: #800000;">est et doit rester un véritable lieu d&rsquo;écolage pour la société devenue complexe</span>. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;apprendre le savoir « aseptisé » de l&rsquo;école mais un savoir né ou construit dans des circonstances sociales, économiques, politiques, culturelles et historiques. Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;un savoir complexe qui ne peut se réduire – seulement &#8211; aux principes, aux invariants, aux modèles et théories d&rsquo;une assise disciplinaire forte. Le journal télévisé et la presse quotidienne nous montrent bien ces caractères multidisciplinaire et interdisciplinaire : les OGM (organismes génétiquement modifiés) ne sont pas seulement une affaire de biologie, la fragilité d’une centrale nucléaire n’est pas qu’une affaire de fission d’éléments radioactifs, une crise économique n’a pas que des racines économiques … Nous ne le répéterons jamais assez : <span style="color: #800000;">les connaissances sont une condition nécessaire, loin d’être suffisante</span>.<br />
−    En outre, s’il y a un demi-siècle, il n&rsquo;était pas rare, pour un étudiant fraîchement diplômé, d&rsquo;entrer en carrière pour quelques dizaines d&rsquo;années dans une même entreprise, il est devenu fréquent qu&rsquo;un « jeune » d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années en soit à son deuxième voire troisième emploi dans des entreprises différentes. Si le premier (en fait du millénaire passé) occupait ses premières années actives à apprendre le métier dans l’entreprise, il suffit de regarder les offres d&rsquo;emploi pour comprendre combien l&rsquo;employeur attend aujourd&rsquo;hui de la jeune recrue qu&rsquo;elle soit opérationnelle de suite, <span style="color: #800000;">l’employabilité</span> devient un maître-mot..<br />
−    Et <span style="color: #800000;">le statut du « Savoir »</span> ! Comme nous le prétendons bien souvent, <span style="color: #800000;">l&rsquo;Université, cathédrale des savoirs,  a été créée, il y a des siècles, à une époque où le livre était rare</span>. Il fallait rassembler les futurs érudits en un lieu pour écouter la « lecture » (les anglo-saxons ont gardé le mot lecture pour signifier ce que nous appelons un cours) et, la compétence essentielle était sans doute la mémorisation à la virgule près. Aujourd&rsquo;hui, les connaissances se construisent dans des collaborations internationales et sur les réseaux. Le problème n&rsquo;est plus tant l&rsquo;accès aux ressources que la capacité de trouver l&rsquo;information, de la valider, de la critiquer, de l&rsquo;exploiter dans des contextes différents … Voilà l&rsquo;éducation à donner aux « poucets et poucettes » (ceux qui utilisent frénétiquement leurs pouces sur les mobiles technologiques) chers à Michel Serres. Nous le paraphrasons en disant « <span style="color: #800000;">Arrêtez de transmettre, tout est transmis</span> » !<br />
−    Et les technologies ! Equipement indispensable à l&rsquo;érudit, au veilleur … outil d&rsquo;appréhension du monde dans lequel nous vivons, instrument d&rsquo;appropriation voire prolongation du cerveau humain, <span style="color: #800000;">elles nous condamnent à devenir intelligents, créatifs</span> … toujours selon M. Serres.</p>
<p><strong>N&rsquo;allez pas croire que je dresse ici un pamphlet « anti savoirs »</strong>. Nous connaissons trop bien l&rsquo;importance de ces derniers, la nécessité de les développer encore et encore pour le bien-être de l’humanité et malgré, parfois, les effets collatéraux. Notre propos concerne l&rsquo;appropriation effective et opérationnelle de ceux-ci pour une Humanité instruite, clairvoyante, attentive à chacune de ces composantes, ouverte aux potentiels, aux enjeux et aux défis.</p>
<p>Revenons aux compétences. Le produit (à trois dimensions) de ces capacités (C) exercées sur différents contenus (C) dans des contextes (C) différents pourrait constituer une définition commode et synthétique de la notion de compétences (Roegiers, 1999). Elle est très proche de celle de De Ketele (1996) :</p>
<p>« Une compétence est un ensemble de capacités (activités) qui s’exercent sur des contenus dans une catégorie donnée de situations pour résoudre des problèmes posés par celles-ci »</p>
<p>Tardif (2006) reprend et précise cette définition en insistant sur le choix et la sélection nécessaires des contenus et des capacités pour atteindre l’objectif :</p>
<p>« Une compétence est définie comme un savoir-agir complexe qui prend appui sur la mobilisation et la combinaison efficace d&rsquo;une variété de ressources internes et externes à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une famille de situations ».</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-562" title="Tableau1" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau1.jpg" alt="" width="707" height="249" /></a></p>
<p>La figure ci-dessous illustre graphiquement ces différentes définitions au cœur de l’espace à trois dimensions que nous proposons:</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image005.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-563" title="image005" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image005-1024x961.jpg" alt="" width="612" height="573" /></a></p>
<p>Notre lecteur appréciera à ce stade quelques exemples divers de compétences (Perrenoud, 2000) :</p>
<p>•    <strong>être capable de trouver son chemin dans une ville inconnue</strong> : cette compétence mobilise la capacité de lire un plan, de repérer l’endroit où on est, de demander des informations ou des conseils, mais aussi divers savoirs : notion d’échelle, éléments de topographie, connaissance d’un certain nombre de points de repères géographiques ;<br />
•    <strong>être capable de soigner un enfant malade</strong> : cette compétence mobilise des capacités (savoir observer des signes physiologiques, prendre la température, administrer un remède), mais aussi des savoirs : connaissance des pathologies et de leurs symptômes, des mesures d’urgence, des thérapies, des précautions à prendre, des risques, des médicaments, des services médicaux et pharmaceutiques ;<br />
•    <strong>être capable de voter conformément à ses intérêts</strong> : cette compétence mobilise des capacités (savoir s’informer, savoir remplir un bulletin de vote), mais aussi des savoirs : connaissance des institutions politiques, des enjeux de l’élection, des candidats, des partis, des programmes, des politiques de la majorité au pouvoir, etc.</p>
<p><strong>Un point important</strong> : <strong><span style="color: #800000;">la formulation des compétences souffre souvent de litote </span></strong>(une figure de style qui consiste à dire moins pour suggérer davantage). Ainsi, si en principe, la formulation de la compétence devrait comporter un contenu ou un objet, une capacité et une variété de contextes d&rsquo;application, ce dernier point est omis pour signifier son ouverture … nous l&rsquo;avons bien vu dans les exemples ci-dessus. <span style="color: #800000;">C&rsquo;est souvent dans la méthode pédagogique</span> (ou mieux dans le dispositif pédagogique, nous y reviendrons) <span style="color: #800000;">que les contextes et les terrains d&rsquo;application apparaîtront</span>. On parlera d’apprentissage par projets (compétence de créativité, par exemple), par problèmes (compétence d’analyse, d’esprit critique, par exemple), d’apprentissage collaboratif (compétence de travailler en équipe, par exemple). Mais attention au glissement prévisible, l’application de la méthode n’induit pas nécessairement, pas automatiquement l’acquisition des connaissances et des compétences que la méthode porte « en potentiel ». Ce n’est pas parce que je fais travailler mes étudiants en groupe sur un problème de chimie qu’ils apprennent à travailler en équipe. <strong><span style="color: #800000;">La méthode ne transpire pas de la compétence.</span></strong> Pour y arriver, il faudrait quand même former « un peu » les étudiants au travail d’équipe (les professionnels des entreprises se font former au travail d’équipe par des « professionnels du travail d’équipe » et nos étudiants y arriveraient tout seuls !) et surtout valider non seulement les connaissances en chimie mais aussi la compétence développée à travailler en équipe.</p>
<p><strong>Alerte :</strong> ne pas former les étudiants aux compétences et ne pas les valider dans une perspective d’amélioration et de développement, en espérant seulement qu’ils apprendront « cela » en le faisant (Learning by doing) peut conduire à des inéquités. Les formations dont nous parlons ici risquent de devenir élitistes en réservant leurs apports bénéfiques à ceux qui « savent déjà », à ceux qui ont conduit un projet de camp de vacances dans un mouvement de jeunesse, à ceux qui ont des livres à la maison, à ceux pour lesquels les parents ont le temps ou les moyens de les éduquer … L’école doit rester une école, un levier de promotion pour les moins bien nantis, un lieu de développement et de perfectionnement humain, culturel et social.</p>
<p>Une petite synthèse en graphique :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image007.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-564" title="image007" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image007.jpg" alt="" width="542" height="406" /></a></p>
<p>Cette figure évoque quelques points importants : un croisement de contenus (relatifs à une année d’étude ou à un programme) avec des capacités (des objectifs « l’étudiant sera capable de … ») qui sont validées (évaluées) au travers de situations-problèmes autour desquelles des méthodes pédagogiques (accompagner l’étudiant pour qu’il arrive à les résoudre) se déploieront. Nous y reviendrons dans la section 4 <strong><span style="color: #800000;">Learning Outcomes</span></strong> (en français, <span style="color: #800000;">les acquis de l’apprentissage</span>).</p>
<p>Terminons par un autre point important qui n&rsquo;est pas sans lien avec l&rsquo;envolée sociétale du début de ce paragraphe. Cette approche par compétences s&rsquo;accommode finalement assez mal du découpage traditionnel, disciplinaire en vigueur dans les formations à tous les niveaux, de l&rsquo;école primaire à l&rsquo;enseignement supérieur. Si le développement des compétences demande de confronter l&rsquo;apprenti à diverses situations, à divers contextes authentiques censés établir un pont entre la formation et la vie socioprofessionnelle, ces situations sont souvent multidisciplinaires. Un apprentissage par problèmes chez les ingénieurs demandera à l&rsquo;étudiant de faire intervenir les mathématiques, la chimie, la physique … Une étude de cas relative à l&rsquo;immigration fera intervenir des éléments culturels, religieux, sociaux, politiques, économiques …<br />
<strong>Intégrer donc une approche par compétences</strong> (pour développer des compétences) dans un seul cours est une tâche peu réaliste ou qui reste partielle si ce n&rsquo;est en faisant travailler des enseignants ensemble (pour concevoir, accompagner, évaluer les activités entreprises et les productions) et en réfléchissant non pas cours par cours, contenu par contenu … mais <strong>dans une approche programme </strong>qui organisera l&rsquo;enseignement en modules ou … autour des situations problèmes qui, correctement hiérarchisées, agencées, complémentarisées, permettront à l&rsquo;étudiant d&rsquo;acquérir les connaissances nécessaires et de développer les compétences attendues au terme du cursus. Un fameux défi!</p>
<h3>3. Les compétences au coeur de l&rsquo;apprentissage</h3>
<p>Notre définition de la compétence avec ces 3 &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; est très proche du modèle pragmatique d&rsquo;apprentissage que nous avons construit et qui a été maintes fois présenté dans le cadre de nos écrits, de nos formations et de nos conférences antérieures (Lebrun, 2007, 2009). C’est un modèle qui se veut un pont entre ce que nous savons de l’apprentissage (via les sciences de l’éducation) et l’enseignement, la construction d’un dispositif de formation (avec ou sans les TIC).</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image009.jpg"><br />
</a><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image0091.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-572" title="image009" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image0091-1024x588.jpg" alt="" width="621" height="356" /></a></p>
<p>Les rectangles en ligne présentent un modèle d&rsquo;apprentissage d&rsquo;inspiration constructiviste : les connaissances antérieures, les données, les <strong>informations</strong>, les cas, les problèmes … sont transformés (<strong>activités</strong>) par l’apprenant pour construire des <strong>productions</strong> pour manifester de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences en développement (traduites, par exemple, sous la forme d&rsquo;un rapport, d&rsquo;un projet, d&rsquo;une analyse de cas, etc.) ; les facteurs de <strong>motivation</strong> et d&rsquo;<strong>interaction</strong> (fortement lié aux contextes, à la perception que les apprenants en ont et aux rôles qu’ils vont y jouer) initient, soutiennent, entraînent et valident cette transformation. Ils ont chacun une composante externe (la motivation extrinsèque d&rsquo;une part et le rôle de la communauté d&rsquo;autre part) et une composante interne (la motivation intrinsèque d&rsquo;une part et le rôle, la responsabilité tenus par l&rsquo;apprenant d&rsquo;autre part). <strong><span style="color: #800000;">Ce modèle pragmatique de l’apprentissage est utile pour développer ou évaluer un dispositif d’apprentissage</span></strong> (avec TIC ou pas) censé … favoriser l’apprentissage. Comme les mots-clés sur la figure l’indiquent, des méthodes emblématiques et génératrices de dispositifs pédagogiques pertinents s’y accrochent facilement : apprentissage par problèmes et par projets, apprentissage collaboratif, etc. Le mouvement de retour est particulièrement intéressant : les productions de l’étudiant, ses nouvelles connaissances, ses nouvelles compétences vont rejoindre les « informations » de départ… Les connaissances antérieurement acquises alimenteront les nouveaux cycles d’apprentissage. Ces points sont longuement développés par ailleurs (Lebrun, 2007).</p>
<p>On aura remarqué<strong> le caractère central de l&rsquo;activité</strong>. Bien sûr, nous pensons aux méthodes actives mais un étudiant qui écoute, qui voit ce qui se passe n’est pas inactif ! <strong><span style="color: #800000;">On apprend de plusieurs façons </span></strong>différentes et l’apprentissage vicariant de Bandura tout comme la théorie des neurones miroirs nous enseignent que nous pouvons apprendre en voyant ce qui arrive à d’autres en train d’agir. Cet apprentissage « par procuration » jouerait un rôle dans la cognition sociale, notamment dans l&rsquo;apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, tels que l&rsquo;empathie. Nous souhaitons développer ce point par deux commentaires sur cette notion de méthode pédagogique bien souvent affublée de l&rsquo;adjectif « active » :</p>
<p>−    Tout d&rsquo;abord, et même si la transformation d&rsquo;un enseignement essentiellement transmissif vers des dispositifs centrés sur l&rsquo;activité de l&rsquo;apprenant (apprentissage par problèmes ou par projets, apprentissage collaboratif&#8230;) est effectivement un pas significatif vers une approche par compétences, une compréhension trop étroite risque de ne pas porter ses fruits ou, au mieux, de donner de petits fruits mais qui pourraient être bien meilleurs. <strong>Même encore, si on apprend à forger en forgeant, notre apprenti a besoin tout d&rsquo;abord d&rsquo;observer, de recevoir des conseils …</strong> Prétendre que les étudiants vont apprendre la compétence au travail d&rsquo;équipe uniquement en travaillant en groupe est un leurre. S&rsquo;imaginer qu&rsquo;ils vont apprendre à survivre sur les autoroutes de l&rsquo;information en les envoyant chercher des références à la bibliothèque ou sur Internet en est un autre. <span style="color: #800000;">Est-ce qu’on apprend à se nourrir sainement en entrant dans un hypermarché alimentaire</span> ? Loin de la coupure entre savoirs et savoir-faire, faut-il rappeler qu&rsquo;<strong><span style="color: #800000;">il existe aussi des savoirs sur les savoir-faire</span></strong> (souvenons-nous du premier tableau de ce document), que la méthode repose sur des savoirs et que celle-ci, comme nous l’avons dit plus haut, ne transpire pas automatiquement de compétences. Si les savoirs sur la méthode sont utiles en amont, <span style="color: #800000;">la réflexivité sur l&rsquo;activité entreprise est impérative</span> afin d&rsquo;assurer un apprentissage profond, une intériorisation des compétences exercées. Un travail de groupe, opération riche de conflits socio-cognitifs et divergente s’il en est, doit se clôturer par une phase de convergence, de réflexivité, de regard en arrière sur le chemin parcouru, de synthèse …<br />
−    Et finalement, même si le « <strong>Learning by doing</strong> » n&rsquo;est pas à mettre en cause, on sait très bien que l&rsquo;on apprend d&rsquo;une grande diversité de façons et heureusement. Nous apprenons en écoutant, nous apprenons en voyant les autres faire, en voyant ce qui leur arrive quand ils ont fait … L&rsquo;apprentissage vicariant d&rsquo;A. Bandura permet à l&rsquo;apprenant de comprendre la valeur de ce que d&rsquo;autres font et à quoi il faut s&rsquo;attendre si on le fait soi-même. Les modèles cérébraux des neurones miroirs ne disent rien d&rsquo;autre. On apprend ainsi par observation, par imitation, par procuration.<br />
−    Je risque d’être taxé de vouloir remettre en valeur des méthodes expositives que les approches par compétences risquent de mettre de côté. <span style="color: #800000;">L<strong>oin de ces propos binaires, je plaide vraiment pour un principe premier, selon moi, en pédagogie : le principe de variété</strong></span> qui possède une vertu importante, celle de satisfaire les styles d’apprentissage que nous savons multiples.</p>
<h3>4. Récent rebondissement : les Learning Outcomes, les acquis de l’apprentissage</h3>
<p>Changement terminologique ou raz-de-marée pédagogique, les Learning Outcomes sont arrivés assez récemment dans l&rsquo;univers de la formation. Leur définition est simple. L&rsquo;Union Européenne dans son ECTS Users&rsquo; Guide &#8211; European Credit Transfer and Accumulation System for Lifelong Learning les définit ainsi : il s&rsquo;agit de propositions qui définissent ce que <strong>l&rsquo;étudiant sait, comprend et est capable de démontrer au terme d&rsquo;un parcours d&rsquo;apprentissage</strong> (Learning outcomes are statements of what a learner is expected to know, understand and/or be able to demonstrate after a completion of a process of learning).</p>
<p>Dans d&rsquo;autres définitions, on lit « <strong> … ce que l&rsquo;étudiant sait, comprend et est capable de faire</strong> ». Même si la polysémie de verbe « faire » ouvre des horizons fort larges qui seront adaptés en fonction des contextes, des professions visées, il nous semble que la formulation « … <strong>est capable de démontrer</strong> » est intéressante par la réflexion sur l&rsquo;évaluation qu&rsquo;elle sous-entend : être capable de communiquer, d&rsquo;exercer de l&rsquo;esprit critique … une intention louable, un défi important pour l&rsquo;étudiant, mais comment allez-vous évaluer l&rsquo;atteinte de cela dans une certaine mesure, un palier, à définir ? Les compétences transversales ne sont pas qu’un moyen, elles sont aussi un but … une méthode pédagogique de la méthode s’impose.</p>
<p>Un point à souligner. Le concept de Learning Outcomes n&rsquo;est pas nouveau. Tyler en 1949 déjà écrivait : Learning « takes place through the active behavior of the student. It is what he does that he learns, not what the teacher does ». Biggs (1982) a  développé, dans une perspective évaluative, ce concept au travers de <strong>la taxonomie SOLO</strong> (Structure of Observed Learning Outcomes) et, sans vouloir diminuer son mérite, on retrouve dans celle-ci des capacités (des verbes) que nous avons déjà évoquées à l’occasion de la description de la taxonomie de Bloom : identifier, décrire, combiner, comparer, analyser, critiquer … on trouve d’ailleurs sur le WEB de nombreux articles sur l’écriture et la structuration des Learning Outcomes qui font à peu près tous, référence à Bloom. (une recherche Google portant sur Writing Learning Outcomes vous en convaincra).<br />
Mais, et c&rsquo;est peut-être là l&rsquo;originalité que nous recherchons à cette notion, Biggs et Tang (2007) la prolongent dans ce qu&rsquo;ils appellent le Constructive Alignement souvent traduit par alignement constructiviste ou constructif. Ce dernier mot signifie que <strong>c&rsquo;est à l&rsquo;étudiant de construire ses connaissances et ses compétences</strong> au travers des activités qui lui sont proposées. Biggs préconise en effet une démarche pour accompagner l&rsquo;étudiant dans son cheminement vers les Learning Outcomes. Après la détermination de ces derniers qu&rsquo;il nomme d&rsquo;ailleurs Intended Learning Outcomes (les Learning Outcomes projetés), il nous conseille de nous pencher sur l&rsquo;évaluation (quels sont les critères et les indicateurs qui permettront à l&rsquo;enseignant de dire que l&rsquo;étudiant « sait, comprend et est capable de faire ». Ensuite, ensuite seulement, la méthode, le dispositif que l&rsquo;enseignant mettra en place, et les ressources nécessaires. Voilà décrite brièvement « <strong>l&rsquo;approche Learning Outcomes</strong> ». Il s&rsquo;agit d&rsquo;un alignement entre les méthodes (les tâches qui sont proposées), l&rsquo;évaluation et les  Intended Learning Outcomes … <span style="color: #800000;">l<strong>a fameuse cohérence entre les objectifs, les évaluations et les méthodes</strong></span>.</p>
<p>Finalement, la littérature nous apprend également que <strong>ces Learning Outcomes sont écrits, explicités et qu&rsquo;ils sont communiqués aux étudiants</strong>. Ils peuvent être associés à un module, à un cours … plus généralement à un programme ou à un niveau d&rsquo;étude. Ainsi les descripteurs de Dublin précisent de tels Learning Outcomes généraux dans la nouvelle structure de l&rsquo;enseignement supérieur : Bachelier, Master, Doctorat en Belgique, Licence, Master, Doctorat en France …</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-566" title="image011" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/image011.jpg" alt="" width="1007" height="556" /></a><br />
On retrouve bien dans la première colonne le registre de la connaissance et de la compréhension (ce que l&rsquo;étudiant sait, comprend …) et les registres des capacités ( … et est capable de démontrer au terme d&rsquo;un parcours d&rsquo;apprentissage) avec des capacités cognitives (au sens de Bloom) et des capacités transversales (communiquer, continuer d&rsquo;apprendre par soi-même …).</p>
<p>Bien, mais comment faire concrètement ? Doit-on respecter « à la lettre » les différents registres de ces référentiels ? Un référentiel donne des dimensions qui dessinent le profil attendu en fin de formation, dimensions le long desquelles on pourra mesurer l’évolution des compétences. Libre à chacun, à chaque responsable de formation, à chaque institution, de se positionner dans l’espace que ces dimensions sous-tendent. Prenons deux exemples d’adaptation de ces descripteurs l’un au niveau bachelier et l’autre au niveau master. En référence (première colonne des tableaux ci-dessous), nous avons pris la description détaillée issue d’un rapport intermédiaire à l’intention du Comité de direction de la coordination Bologne (10 décembre 2003) http://bit.ly/imyrzM</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>(1) Le référentiel de compétences du Bachelier en soins infirmiers proposé par l’ISEI</strong></span><br />
<a href="http://bit.ly/mFUAOI">http://bit.ly/mFUAOI</a></p>
<p><strong>Bachelor’s degrees are awarded to students who:</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau2.jpg"><img class="size-full wp-image-567 aligncenter" title="Tableau2" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau2.jpg" alt="" width="708" height="668" /></a></p>
<p>On le voit bien : les dimensions données par les descripteurs de Dublin (première colonne) sont interprétées, contextualisées aux contextes de formation et aux objectifs socio-professionnels visés. Le document à la source de la deuxième colonne mérite d’être examiné de manière détaillée : on y trouve les savoirs, savoir-faire, savoir-être et savoir-devenir impliqués mais aussi, dans une optique d’intégration, les paliers de compétences attendues et les critères associés dans chacune des trois années du programme de Bachelier. A voir absolument.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">(2) Le référentiel de compétences « Ingénieur Civil »</span></strong> de la Faculté des sciences appliquées – Ecole polytechnique de l’Université Libre de Bruxelles et de la Faculté Polytechnique de l’Université de Mons<br />
<a href="http://bit.ly/mv1rvb">http://bit.ly/mv1rvb</a></p>
<p>Dans la première colonne, nous avons repris les acquis d’apprentissage correspondant au Master en indiquant en couleur les prolongations de ces derniers par rapport au programme de Bachelier. Par rapport et en supplément à ce dernier, on y trouve des mots comme : originalité, contexte de recherche, la prise en compte d’environnements plus larges et non-familiers, l’intégration des connaissances et la gestion de la complexité, l’argumentation de ces choix en rapport tout à la fois aux fondements et aux avancées de la connaissance … Nous atteignons les « sommets des taxonomies » avec des concepts qui évoquent la créativité, l’autonomie …</p>
<p><strong>Savoir :</strong> faire preuve d’expertise et de polyvalence dans le domaine des sciences et techniques</p>
<p><strong>Résoudre des problèmes multidisciplinaires </strong>: formuler et analyser des problèmes complexes, adopter une démarche scientifique appliquée, innover, mettre en oeuvre des solutions</p>
<p><strong>Gérer des projets : </strong>Planifier et mener des projets en ingénierie, diriger et travailler en équipe</p>
<p><strong>Maîtriser la communication : </strong>pratiquer une communication scientifique et technique adaptée aux exigences de la tâche, pratiquer une communication interpersonnelle adaptée à chaque contexte</p>
<p><strong>Agir en professionnel responsable : </strong>être un professionnel critique, réflexif et autonome, être une personne responsable, en prise avec les enjeux de la société.</p>
<p><strong>Master’s degrees are awarded to students who :</strong></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-568" title="Tableau3" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Tableau3.jpg" alt="" width="714" height="653" /></a></p>
<p>L’approche Learning Outcomes dans la re-construction d’un programme commence par un croisement des cours (souvent associés à des contenus) et des Learning Outcomes (que nous avons associés aux capacités). L’article « <strong><span style="color: #800000;">Et si on commençait par les résultats ?</span></strong> Elaboration d’une démarche de définition des acquis d’apprentissage d’un programme de formation universitaire » (Warnier et al., 2010) donne des indications précieuses sur ce croisement dans une approche programme et ses développements en termes de dispositifs d’évaluation et de méthodes pédagogiques à mettre en place. En effet, si l’énoncé des acquis d’apprentissage et l’élaboration du référentiel est une tâche importante, il est tout aussi important de se poser les questions : (1) Et comment allons-nous évaluer l’atteinte de ces compétences, au travers de quelles situations-problèmes ? Quels seront les critères et les indicateurs qui permettront de savoir si et dans quelle mesure l’étudiant a atteint telle compétence, tel ensemble de compétences ? et ensuite (2) Comment allons-nous guider (le cheminement, la méthode) l’étudiant pour qu’il atteigne les objectifs ?</p>
<p>Un dernier point important et qui fait couler pas mal d&rsquo;encre. <strong>Mais finalement, les Learning Outcomes, ce ne serait pas une remise au jour, sous de nouveaux habits, de la bonne vieille notion d&rsquo;objectif </strong>?</p>
<p>−    <strong><span style="color: #800000;">Oui,</span></strong> et ce n&rsquo;est pas si mal, à une époque où le « comment » a pris le pas sur le « pour quoi » (le but). Les méthodes fleurissent, les outils sont disponibles ou développés, voilà une occasion de repenser la fonction enseignante.<br />
−    <span style="color: #800000;"><strong>Oui,</strong></span> les Learning Outcomes sont articulés sur les savoirs (ce que l&rsquo;étudiant sait et comprend &#8230;) et les savoir-faire, sur les capacités (… et est capable de faire). Comme nous l’avons dit, il est d&rsquo;ailleurs suggestif de remarquer qu&rsquo;une recherche Google sur ce terme nous conduit invariablement à des textes, fort intéressants d&rsquo;ailleurs, souvent baptisés « Writing Learning Outcomes ». Et là surprise, <span style="color: #800000;">le verbe réapparaît et la taxonomie de Bloom dépoussiérée reprend vigueur.</span><br />
−    <span style="color: #800000;"><strong>Non,</strong></span> les objectifs de naguère étaient souvent écrits en termes d&rsquo;objectifs d&rsquo;un cours ou  de la formation si pas d&rsquo;objectifs que l&rsquo;enseignant se donnait : le cours expliquera les différents éléments relatifs à la culture des &#8230; ». Ici, il s&rsquo;agit d&rsquo;une performance que l&rsquo;étudiant atteindra (devra atteindre) et il revient à l&rsquo;enseignant de mettre en place le dispositif (évaluation, méthodes, outils …, nous y reviendrons) pour qu&rsquo;il en soit ainsi. <span style="color: #800000;">Une pédagogie centrée sur l&rsquo;étudiant, qu&rsquo;ils disaient !</span><br />
−    <span style="color: #800000;"><strong>Non,</strong></span> l&rsquo;approche Learning Outcomes dépasse l&rsquo;écriture d&rsquo;une série de propositions de capacités terminales (comme une sorte de guide pour l&rsquo;action de l&rsquo;enseignant). Cette liste est explicitée à l&rsquo;étudiant, il est investi de la mission de les atteindre, les critères et indicateurs de l&rsquo;atteinte lui sont précisés ainsi que les activités qui lui sont proposées. Sans cela, oui, les Learning Outcomes ne seraient rien de plus que des objectifs plus ou moins bien opérationnalisés. <span style="color: #800000;">Une cohérence est ainsi assurée entre les objectifs, l&rsquo;évaluation, les méthodes et, sans les négliger, les ressources nécessaires (non seulement sur le contenu disciplinaire mais aussi les ressources et guides nécessaires à l&rsquo;activité) et les outils mis à disposition.</span></p>
<p>Mais les compétences sont toujours bien là. Selon nous, la démonstration du ou des Learning Outcomes atteint(s) par l&rsquo;étudiant passe par une réalisation authentique (rappelons-nous du rôle de l&rsquo;école par rapport à la société), par une production significative (au sens littéral) … <strong><span style="color: #800000;">Le contexte resurgit ainsi avec les compétences</span></strong> à y exercer, le caractère multidisciplinaire des situations proposées, la nécessité de la coordination des enseignants, l&rsquo;approche programme.<br />
Dans notre action de conseiller, combien de fois avons-nous observé des redondances, des incohérences, des « à peu près », des implicites. Le croisement des cours enseignés et des  Intended Learning Outcomes est une opération intéressante pour savoir « qui fait quoi ? », ce qui manque ou qui est peu développé, ce qui est redondant. Dans certains programmes, un concept est vu plusieurs fois dans plusieurs cours mais, mal vu, chaque enseignant croyant que l&rsquo;autre le voyait en détail. <span style="color: #993300;">A l&rsquo;heure du connectivisme, un réseau d&rsquo;enseignants s&rsquo;impose !</span></p>
<p><span style="color: #800000;">Le lecteur aura remarqué la proximité de notre modèle d&rsquo;apprentissage et de la définition proposée de la compétence</span> : Informations et Contenus, Activités et Capacités, Productions et Contextes. Nous relions ainsi le pôle &laquo;&nbsp;Productions&nbsp;&raquo; de ce modèle avec cette notion actuelle de Learning Outcomes … ce que l&rsquo;étudiant est capable de faire et de démontrer. C&rsquo;est une synthèse que je propose et qui intègre la modèle pragmatique d&rsquo;apprentissage au centre, le dispositif (voir point suivant) autour et les CCC des compétences en périphérie !</p>
<h3>5. Compétences et dispositifs</h3>
<p>Inspiré par le modèle pragmatique d&rsquo;apprentissage que nous avons proposé, le lecteur-enseignant n&rsquo;aura aucune peine à faire le lien entre ce modèle et notre définition de dispositif fortement inspirée de cette définition de l&rsquo;enseignement : « L&rsquo;enseignement peut être regardé comme la mise à disposition de l&rsquo;étudiant d&rsquo;occasions où il puisse apprendre. C&rsquo;est un processus interactif et une activité intentionnelle. Les buts … peuvent être des gains dans les connaissances, un approfondissement de la compréhension, le développement de compétences en « résolution de problème » ou encore des changements dans les perceptions, les attitudes, les valeurs et le comportement » (Brown &amp; Atkins, 1988).<br />
Quant au dispositif : « <strong>Nous entendons par dispositif un ensemble cohérent constitué de ressources, de stratégies, de méthodes et d’acteurs interagissant dans un contexte donné pour atteindre un but. Le but du dispositif pédagogique est de faire apprendre quelque chose à quelqu’un ou mieux (peut-on faire apprendre ?) de permettre à quelqu’un d’apprendre quelque chose »</strong> (Lebrun, 2005). La figure ci-dessus reprenait ces éléments de dispositif :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/dispo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-569" title="dispo" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/dispo.jpg" alt="" width="455" height="247" /></a></p>
<h3>6. Une tentative de synthèse</h3>
<p>Que voici une tâche difficile, complexe. Je propose au lecteur de dessiner sa synthèse comme je la propose ci-dessous … un dessin vaut-il mieux qu’un long discours ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Approche-Programme.001.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-570" title="Approche-Programme.001" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2011/07/Approche-Programme.001.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a></p>
<p><strong>Quelques indications :</strong></p>
<p><strong>1. </strong>Un référentiel de Learning Outcomes, ce que l&rsquo;étudiant sait, comprend et est capable de faire … en s’inspirant de ce qu’un professionnel est capable de faire (point 4) et en veillant à une bonne progressivité : on ne demande pas la même chose d’un étudiant en BAC ou en Master. Les descripteurs de Dublin et les taxonomies peuvent vous y aider. Un exemple : le référentiel des ingénieurs à l’ULB : http://bit.ly/msmgej</p>
<p><strong>2. </strong>Un examen du programme : quels cours (les contenus ne sont pas absents), quelles activités (on pense à des séminaires, à des stages …) sont-ils susceptibles de développer ou pourraient contribuer (avec un petit effort) à telles ou telles compétences ? On peut déjà commencer à penser à d’autres activités (des situations problèmes, par exemple) qui offriraient une activité d’intégration (point 2)</p>
<p><strong>3.</strong> C’est bien, on avance, mais comment allez-vous percevoir que l’étudiant a développé telle ou telle compétence ? Quels sont les « épreuves », les instruments (QCM, travaux, projets …) que vous allez mettre en place pour que les étudiants les manifestent ? Comment allez-vous mesurer les acquis de l’apprentissage ?</p>
<p><strong>4.</strong> Quels sont les indicateurs, les signes visibles de l’apprentissage effectué ? Comment allez-vous évaluer les savoir-faire, les savoir-être … les acquis de la méthode au-delà des connaissances ?</p>
<p><strong>5. </strong>Il s’agit maintenant de composer les situations problèmes, les situations d’intégration au travers desquelles les étudiants seront conduits à développer les compétences et à les manifester. Quels contextes seront évoqués afin de permettre ce développement ?</p>
<p><strong>6. </strong>Enfin, quel sera le dispositif (les ressources, les activités, les rôles, les méthodes …) pour accompagner et guider l’apprenant sur son cheminement. Le mot « méthode » dérive du mot grec o∂os, le chemin, n’est-ce pas ?</p>
<p><strong>7. </strong>Enfin, au-delà de l’évaluation des apprenants, de l’évaluation des acquis de l’apprentissage, l’évaluation du dispositif (par les étudiants, par les pairs) permettra d’ajuster le dispositif, les situations proposées, les indicateurs …</p>
<h2>Quelques références</h2>
<p>Biggs, J.B., and Collis, K.F. (1982). Evaluating the Quality of Learning &#8211; the SOLO Taxonomy. New York: Academic Press. xii + 245 pp.<br />
<a href="http://www.johnbiggs.com.au/solo_taxonomy.html">http://www.johnbiggs.com.au/solo_taxonomy.html</a></p>
<p>Biggs, J and Tang C. (2007): Teaching for Quality Learning at University, (McGraw-Hill and Open University Press, Maidenhead)<br />
<a href="http://www.johnbiggs.com.au/constructive_alignment.html">http://www.johnbiggs.com.au/constructive_alignment.html</a></p>
<p>Bloom, B.S. (1956). Taxonomy of educational objectives : The classification of educational<br />
goals : Handbook I, Cognitive Domain. New York : Longmans.</p>
<p>Brown, G., &amp; Atkins, M. (1988). Effective teaching in higher education. London : Routledge.</p>
<p>De Ketele, J.M., Chastrette, M., Cros D., Mettelin, P., &amp; Thomas, J. (1989). Guide du<br />
formateur. Bruxelles : De Boeck Université.</p>
<p>De Ketele, J.M. (1996). L&rsquo;évaluation des acquis scolaires : quoi ? Pourquoi ? Pour quoi ? Revue tunisienne des sciences de l&rsquo;éducation, 23, 17-36.</p>
<p>Lebrun, M. (2002a). Des technologies pour enseigner et apprendre (3e éd.). Bruxelles : De Boeck.</p>
<p>Lebrun, M. (2005). eLearning pour enseigner et apprendre : Allier pédagogie et technologie. Louvain-la-Neuve : Academia-Bruylant.</p>
<p>Lebrun, M. (2007). Théories et méthodes pédagogiques pour enseigner et apprendre. Quelle place pour les TICs dans l’éducation ? (2e éd.). Bruxelles : De Boeck.</p>
<p>Warnier,P., Warnier,L., Parmentier,P., Leloup, G. et Petrolito,S. (2010). Et si on commençait par les résultats ? Élaboration d&rsquo;une démarche de définition des acquis d&rsquo;apprentissage d&rsquo;un programme de formation universitaire, Communication présentée au 26ième congrès international de l&rsquo;AIPU,17-21 mai 2010, Rabat, Maroc.<br />
<a href="http://bit.ly/iG1OEE">http://bit.ly/iG1OEE</a></p>
<p>Perrenoud P. (2000, septembre), Construire des compétences : Version française d&rsquo;un entretien avec Philippe Perrenoud. Propos recueillis par Paola Gentile et Roberta Bencini. Nova Escola, 19-31. En ligne <a href="http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_2000/2000_30.html">http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_2000/2000_30.html</a>, consulté le 2 janvier 2010.</p>
<p>Roegiers, X. (1999, mars). Savoirs, capacités et compétences à l&rsquo;école : Une quête de sens. Forum-pédagogies, 24-31. En ligne <a href="http://www.bief.be/docs/publications/savoirs_070223.pdf">http://www.bief.be/docs/publications/savoirs_070223.pdf</a>, consulté le 2 janvier 2010.</p>
<p>Tardif, J. (2006). L’évaluation des compétences : Documenter le parcours de développement. Montréal : Chenelière Éducation.</p>
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