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	<title>Blog de M@rcel &#187; éducation</title>
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	<description>Un blog sur la pédagogie, la technologie et aussi sur un peu de tout</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Jul 2018 08:38:36 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Classes inversées ? Et si c&#8217;était remettre &#171;&#160;l&#8217;école&#160;&#187; à l&#8217;endroit !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Considérations et méthodes pédagogiques (avec TIC)]]></category>
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		<description><![CDATA[Introduction
<p>Lors de conférences récentes, j&#8217;ai utilisé différents titres évoquant &#171;&#160;la mise à l&#8217;endroit de l&#8217;école&#160;&#187;. De quoi s&#8217;agit-il au-delà d&#8217;un intitulé qui se voulait interpellant voire légèrement provoquant ? On peut en juger par les titres de ces conférences :</p>
<p>&#8211; En avril 2015, à l&#8217;invitation du SU2IP (Service Universitaire d&#8217;Ingénierie et d&#8217;Innovation Pédagogique) de l&#8217;Université de Lorraine, j&#8217;utilisais [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #0000ff;">Introduction</span></h3>
<p>Lors de conférences récentes, j&rsquo;ai utilisé différents titres évoquant &laquo;&nbsp;la mise à l&rsquo;endroit de l&rsquo;école&nbsp;&raquo;. De quoi s&rsquo;agit-il au-delà d&rsquo;un intitulé qui se voulait interpellant voire légèrement provoquant ? On peut en juger par les titres de ces conférences :</p>
<p>&#8211; En avril 2015, à l&rsquo;invitation du <strong>SU2IP</strong> (Service Universitaire d&rsquo;Ingénierie et d&rsquo;Innovation Pédagogique) de l&rsquo;Université de Lorraine, j&rsquo;utilisais l&rsquo;intitulé : <a href="https://videos.univ-lorraine.fr/index.php?act=view&amp;id=2176">Les classes inversées : enseigner à l&rsquo;envers, apprendre à l&rsquo;endroit ou l&rsquo;inverse ?</a> Un peu d&rsquo;humour bien évidemment mais aussi un retour aux fondamentaux concernant l&rsquo;apprentissage, un concept selon moi applicable aux étudiants, au développement professionnel des enseignants et aussi aux institutions en quête d&rsquo;innovations pédagogiques, de formation et structurelles.</p>
<p>&#8211; En janvier 2016, lors des activités <strong>CLISE</strong> 2016 (Classes Inversées, la Semaine), je proposais lors du séminaire académique qui s&rsquo;est déroulé à l&rsquo;Atelier Canopé du Val-de-Marne le vendredi 29 janvier 2016, un titre &laquo;&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=48o3TX-CxyY">Classes inversées : Quoi ? Pourquoi ? Pour quoi ? Comment ? Enseigner et apprendre à l&rsquo;endroit</a>&laquo;&nbsp;. Au travers de considérations relatives à l&rsquo;alignement pédagogique des objectifs (les compétences), des méthodes (les méthodes pédagogiques dites actives) et des différentes formes d&rsquo;évaluation (dont l&rsquo;évaluation par les pairs) sans compter le tsunami du numérique, je tentais d&rsquo;explorer davantage et de poursuivre mes réflexions sur l&rsquo;école à l&rsquo;endroit.</p>
<p>&#8211; Un peu plus tard en mars 2016, lors des <strong>JIPN</strong> (Journées Innovations Pédagogiques Normandes) qui se sont tenues à Caen le 29 mars 2016, je creusais le sens des apprentissages dans une société numérique avec le titre : <a href="http://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/05_l_ecole_dans_une_societe_numerique_et_si_on_parlait_d_apprentissage_jipn_2016.21142">L&rsquo;école dans une société numérique ! Et si on parlait d&rsquo;apprentissage ?</a> L&rsquo;accent était mis sur les renversements nécessaires entre la posture du maître sur l&rsquo;estrade (J&rsquo;enseigne) et celle orientée vers la mise à disposition de l&rsquo;apprenant d&rsquo;environnements dans lesquels ce dernier pourra (pourrait) apprendre (apprennent-ils ?).</p>
<p>Entretemps, il y eut le livre, écrit avec ma collègue Julie Lecoq  du Louvain Learning Lab &laquo;&nbsp;Classes inversées : enseigner et apprendre à l&rsquo;endroit&nbsp;&raquo; aux <a href="https://www.reseau-canope.fr/notice/classes-inversees.html">éditions Canopé</a></p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/classes-inversees-V2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-778" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/classes-inversees-V2.png" alt="classes inversees V2" width="429" height="285" /></a></p>
<p>Il est temps ici de préciser quelque peu ce que j&rsquo;entends par cette &laquo;&nbsp;école à l&rsquo;endroit&nbsp;&raquo; en disant de suite qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas pour moi de passer brutalement d&rsquo;un modèle magistrocentré (disons l&rsquo;enseignement traditionnel dans son acception &laquo;&nbsp;le maître qui sait sur l&rsquo;estrade&nbsp;&raquo; (<em>Sage on the Stage</em>)  devant les élèves qui écoutent, mémorisent, comprennent et appliquent) à un autre où l&rsquo;enseignant devient conseiller, guide, accompagnateur (<em>Guide on the Side</em>) &#8230; (disons l&rsquo;élève ou les élèves qui apprennent dans des environnements préparés par l&rsquo;enseignant &laquo;&nbsp;chef d&rsquo;orchestre&nbsp;&raquo; et en liaison forte avec les contextes dans lesquels se trouve &laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; et auxquels elle prépare). D&rsquo;emblée, je dirais que, éloigné des propos extrêmes (rationnalisme et empirisme, former et accompagner, culture et nature &#8230;), je tente de les réconcilier dans une systémique féconde &#8230; en apprentissages de diverses natures.</p>
<h4> <span style="color: #0000ff;">Vers une meilleure interaction entre l&rsquo;école et le société</span></h4>
<p>Dans un <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740">précédent billet</a>, j&rsquo;étendais le concept initial de la classe inversée (les <em>flipped classrooms, </em><strong>Mode 1</strong>) : <strong>les leçons à la maison</strong> (<em>Lectures at Home</em>) via différentes technologies (textes, vidéos, animations &#8230; consultés à la maison mais aussi, pourquoi pas, dans des locaux aménagés dans l&rsquo;école sans la supervision directe de l&rsquo;enseignant, individuellement ou en groupe) <strong>et les devoirs en classe</strong> (<em>Homework in Classes</em>) via des exercices, des mises en situations, des problèmes, des projets &#8230; La classe devient ainsi davantage (potentiellement) un lieu d&rsquo;activités et d&rsquo;interactivités (entre les élèves ou étudiants et entre ceux-ci et l&rsquo;enseignant, entre les élèves et des contextes d&rsquo;application &#8230;), un lieu favorable aussi à la différenciation. Mêlant présence et distance, enseignement et apprentissage (j&rsquo;enseigne, apprennent-ils ?), les classes inversées étaient ainsi classées dans la large catégorie des dispositifs hybrides.</p>
<p>Poussant et étendant le concept, je proposais une autre dimension, une autre configuration (<strong>Mode 2</strong>) pour les classes inversées : les élèves sont amenés <strong>à explorer les contenus dans les contextes</strong> à la recherche de documentations (sur les sites Internet, sur les Blogs, sur YouTube &#8230; où ils vont d&rsquo;habitude) , d&rsquo;exploitations dans les environnements qu&rsquo;ils connaissent (la ville, le village, le commerce du coin, les artisans, les entreprises &#8230;) à propos d&rsquo;une thématique donnée. Il s&rsquo;agit bien de cas concrets ou encore de présentations ou de conceptions variées d&rsquo;un concept &#8230; le but est d&rsquo;ancrer et de contextualiser les apprentissages ultérieurs. <strong>Ils reviennent en classe avec tout cela, présentent et mènent le débat</strong> (en somme ils créent le dispositif pour les autres) et le travail du professeur ou des autres élèves est de faire émerger des questions qui se posent, de faire des hypothèses sur les observations, de modéliser, de rechercher des pistes de solutions théoriques ou empiriques &#8230; Répondre à des questions qu&rsquo;ils se posent plutôt que d&rsquo;apporter des réponses à des questions qu&rsquo;ils ne se posent pas &#8230;</p>
<p>Evidemment, présentées ainsi, les classes inversées ouvrent un vieux débat (déjà décrit par Platon dans son allégorie de la caverne) : (1) théorie d&rsquo;abord et applications ensuite ou alors (2) situations fortement contextualisées d&rsquo;abord et décontextualisation (théorisation) ensuite &#8230; un vieux débat selon moi entre <strong>l&rsquo;agitation conceptuelle et rationnelle</strong> du monde des idées permettant de comprendre certains éléments de la réalité perçue (des réalités perçues) et <strong>l&rsquo;approche expérimentale ou empirique</strong> dont l&rsquo;analyse contribuera à la stabilisation voire la genèse de l&rsquo;image théorique du monde  &#8230; aussi entre débat entre béhaviorisme (dominer les comportements &laquo;&nbsp;naturels&nbsp;&raquo;) et constructivisme (construire les schèmes de la pensée rationnelle). Et pourquoi pas une systémique entre les deux approches comme proposées dans le cycle Kolb (voir le billet cité plus haut ou <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">celui-ci</a>) ? Au travail les philosophes !</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Kolb-Classes-inversees.001.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-779" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/04/Kolb-Classes-inversees.001.jpeg" alt="Kolb-Classes inversees.001" width="1024" height="768" /></a></p>
<p>Dans la partie haute, la figure ci-dessus illustre les deux modes proposés ci-dessus (je préfère actuellement les mots &laquo;&nbsp;mode&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;configuration&nbsp;&raquo; au lieu du mot  &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; qui suggère une gradation voire une hiérarchie, ce qui serait contraire à la systémique proposée) et les différents rapports aux savoirs et aux rôles tenus par les enseignants et les étudiants. Dans sa partie basse, je trace l&rsquo;analogie avec le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Experiential_learning">cycle de Kolb</a> (<em>experiential learning</em>). A remarquer aussi que le cycle de Kolb implique la présence ou mieux la conjonction de différents styles d&rsquo;apprentissage (convergent, divergent &#8230;).</p>
<h4><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;école à l&rsquo;envers ? L&rsquo;apprentissage à l&rsquo;endroit !</span></h4>
<p>Dans la vie quotidienne, dans la vie professionnelle, nous rencontrons des problèmes (ça ne va pas ? mais de quoi s&rsquo;agit-il ? pourquoi mon collègue a-t-il dit cela ? &#8230;) ou participons à des projets (on devrait mettre en place, il faudrait travailler là-dessus &#8230;) et nous allons ensuite chercher les (ou des) savoirs empiriques ou théoriques (sur des sites universitaire ou des Blogs de praticiens &#8230; ) pour tenter de les résoudre (problèmes) ou de les mener à bien (projets). Que ce soit par nécessité, par curiosité, par envie, le comportement serait alors (relisant le cycle de Kolb) : (1) faire l&rsquo;expérience de &#8230;, (2) émettre des pistes de solution, des hypothèses &#8230;, (3) rechercher des cas analogues ou des procédures pour comprendre, résoudre &#8230;, (4) expérimenter la pertinence des solutions trouvées, de la démarche construite, le transfert vers d&rsquo;autres cas ou contextes &#8230; Mais alors, pourquoi à l&rsquo;école (encore toujours ou de moins en moins peut-être) commence-t-on par la théorie, le modèle, les solutions, le cours  pour amener ensuite les exercices, les problèmes, les TP ou TD &#8230; S&rsquo;agit-il de vérifier (montrer la véracité de) la théorie seulement ou alors de proposer des occasions de la construire, de la mettre à mal, d&rsquo;en montrer les limites &#8230; de la falsifier ? L&rsquo;école serait-elle dans ce cas à l&rsquo;envers par rapport aux usages, aux pratiques de la société dans laquelle elle s&rsquo;inscrit et à laquelle elle prépare ?</p>
<p>Si on accepte, un temps du moins, la caricature ainsi dessinée, on peut admettre que les classes inversées dans leur mode 2 enchaîné avec le mode 1 en postulant un cycle de contextualisation, décontextualisaton, recontextualisation remettent en fait la classe à l&rsquo;endroit par rapport à la société et à ses pratiques  &#8230;  Ce que j&rsquo;ai tenté de démontrer. Il s&rsquo;agit aussi de mieux construire nos dispositifs pédagogiques en fonction de ce que nous savons des théories de l&rsquo;apprentissage &#8230; c&rsquo;est une autre histoire. Apprenons-nous en écoutant, en lisant les grands livres du savoir &#8230; ou alors en faisant, en agissant ? Les deux certainement ! L&rsquo;un plus que l&rsquo;autre ? Expérimentons !</p>
<p>Merci pour vos commentaires et partages</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;École&#160;&#187; de demain ? Vous avez dit … Numérique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 14:47:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l'éducation à différents niveaux ("l'école" de l'enseignement primaire au supérieur, un lieu d'apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d'encre. Mais que signifie "numérique" ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #0000ff;">Numérique ? Deviendrions-nous des binaires ?</span></h2>
<p>Que ce soit dans la vie quotidienne, dans nos occupations socio-professionnelles, dans nos loisirs et, de manière concomitante, dans le domaine de l&rsquo;éducation à différents niveaux (&laquo;&nbsp;l&rsquo;école&nbsp;&raquo; de l&rsquo;enseignement primaire au supérieur, un lieu d&rsquo;apprentissage toute la vie durant), le numérique fait couler beaucoup d&rsquo;encre (de stylos ou d&rsquo;imprimerie ?). D&rsquo;aucuns lisent dans cet essor en accélération rapide voire exponentielle (quelques milliers d&rsquo;années pour l&rsquo;écriture, quelques centaines pour l&rsquo;imprimerie, quelques dizaines pour le numérique), une forme d&rsquo;aliénation &laquo;&nbsp;de l&rsquo;humain&nbsp;&raquo; par la machine ou encore de dissolution de notre identité dans le réseau voire un appauvrissement sans précédent des interactions édificatrices de notre société. D&rsquo;autres, en constatant ce &laquo;&nbsp;Tsunami numérique&nbsp;&raquo; (Davidenkoff, 2014) ou cette &laquo;&nbsp;Transition fulgurante&nbsp;&raquo; (Giorgini, 2014), prédisent l&rsquo;avènement d&rsquo;un nouveau monde (une nouvelle Renaissance) et, puisqu&rsquo;elle y est incluse et qu&rsquo;elle y prépare, d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;école&nbsp;&raquo; aux vertus émancipatrices. Considérant qu&rsquo;en ce domaine l&rsquo;aliénation et l&rsquo;émancipation sont deux solutions de cette problématique pharmacologique (selon <a href="http://arsindustrialis.org/pharmakon">Bernard Stiegler</a>, le <em>pharmakon</em> de Socrate reste d&rsquo;application pour le numérique comme il l&rsquo;a été pour l&rsquo;écriture et l&rsquo;imprimerie en considérant ces révolutions, toutes et à la fois comme un remède et comme un poison), <strong>nous souhaitons questionner cette effervescence voire cet &laquo;&nbsp;imaginaire&nbsp;&raquo; afin d&rsquo;en dégager les phénomènes précurseurs de la Société de demain et de son école &#8230; déjà et dorénavant numérique</strong>.</p>
<p>Mais tout d&rsquo;abord, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; ? Etymologiquement, la numérisation transforme en données numériques (des nombres, des séries de nombres) un objet continu, analogique : on parlera ainsi d&rsquo;image numérique, de son numérique. <strong>Ce processus de réduction</strong> (ces nombres étant <em>in fine</em> traduits dans un système binaire, les <em>bits</em>) <strong>permet par recombinaison ou superposition de redonner une &laquo;&nbsp;image&nbsp;&raquo; de la réalité entendue, observée, vécue … </strong>cela dépendant bien entendu de la qualité de la numérisation, sa finesse, sa résolution.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-760" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Capture-d’écran-2016-02-12-à-14.36.25.png" alt="Capture d’écran 2016-02-12 à 14.36.25" width="681" height="420" /></p>
<p>Image prélevée du Blog <a href="http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/">http://blog.dubspot.com/understanding-audio-interfaces/</a> et &laquo;&nbsp;numérisée&nbsp;&raquo; par mes soins. On fait mieux au niveau de la résolution !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;évolution du World Wide Web &#8230; tous auteurs, acteurs  ?</span></h2>
<p>Le pas est donc aisément franchi d&rsquo;associer le numérique à l&rsquo;informatique comme nous le remarquons bien souvent dans l<strong>&lsquo;interprétation réductionniste de l&rsquo;école numérique en école informatisée</strong> ou encore de la transformation, tout aussi abusive, d&rsquo;éducation numérique en formation en informatique. Entre condition nécessaire (l&rsquo;utilité et la disponibilité des outils technologiques) et condition suffisante (accéder à la société numérique en évitant la fossilisation des pratiques, de refaire comme avant avec le nouveau) … l&rsquo;amalgame est aisé. L&rsquo;innovation de maintien a la vie dure par rapport aux innovations de ruptures dont nous parlerons.</p>
<p>Mais cette transformation de la variété en chaines de &laquo;&nbsp;0 et de &laquo;&nbsp;1&nbsp;&raquo; (pour reconstituer ensuite une instance de cette variété) a porté très vite non seulement sur les objets mais également sur leurs liaisons (les fameux hyperliens, ces mots en bleu-souligné sur lesquels vous cliquez en passant ainsi d&rsquo;une interprétation à l&rsquo;autre, en passant d&rsquo;un certain degré de précision à un autre &#8230;) donnant ainsi accès à une variété encore plus large de représentations, d&rsquo;interprétations … C&rsquo;est ainsi que naissait, au début des années 90, le Web (la toile d&rsquo;araignée mondiale) d&rsquo;abord accessible, en mode édition ou production, seulement à ceux qui maîtrisaient les codes et les langages informatiques nécessaires pour publier et interconnecter ce vaste système d&rsquo;informations (on se souviendra du <em>html</em> et des protocoles de transfert  <em>ftp</em> devenus depuis lors transparents pour l&rsquo;utilisateur) : on y détecte un nombre restreint d&rsquo;éditorialistes et un grand nombre en augmentation rapide de lecteurs, de spectateurs, de consommateurs ! Dix ans plus tard, utilisabilité et ergonomie aidant, le Web 2.0 allait donner progressivement à ces derniers un rôle de consomm&rsquo;acteurs. Le fait de pouvoir ou de devoir s&rsquo;identifier (les fameux &laquo;&nbsp;<em>login</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mot de passe&nbsp;&raquo;) sur un site leur permettait de <strong>(1)</strong> se faire reconnaître par le Web devenu service et recevoir ainsi les informations qui leur étaient destinées (un site commercial se transformera pour vous donner les nouveautés qui vous intéressent en fonction de l&rsquo;historique de vos visites antérieures), une forme de Web réactif et <strong>(2)</strong> de recevoir (sans vous rendre sur le site) les alertes ou notifications qui correspondent à certains choix que vous avez marqués au hasard des navigations, une forme de Web proactif. C&rsquo;est ainsi que nous publions nos avis, nos commentaires, nos coups de cœur (j&rsquo;aime !), que nous soumettons nos idées sur notre Blog en attendant les commentaires de notre lectorat, que nous établissons une chaîne neuronale toute virtuelle avec la Communauté &#8230; que nous apprenons ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg"><img class="aligncenter wp-image-761" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/web.jpg" alt="web" width="420" height="323" /></a></p>
<p>Image prélevée sur le site : <a href="http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/">http://www.tourisme-tic.com/evolution-du-web/</a> (source originale non identifiée)</p>
<p><strong>Ce faisant, c&rsquo;est l&rsquo;identité même de l&rsquo;utilisateur qui est numérisée au niveau de ses habitudes, de ses intérêts, de sa communauté (les amis)</strong> en voie de virtualisation toujours plus prononcée sur <strong>le Web ou &laquo;&nbsp;nous reprenons connaissance&nbsp;&raquo;</strong>. En parallèle ou en contrepartie, ce consommateur, certes de plus en plus exposé à l&rsquo;hameçonnage (le côté obscur), se retrouve affublé d&rsquo;une panoplie en extension d&rsquo;outils lui permettant lui-même (le côté clair) de publier, de recevoir des commentaires, de s&rsquo;affilier à une communauté qu&rsquo;il va suivre (ses f<em>ollowings</em>) ou encore d&rsquo;en créer une, personnelle cette fois-ci, peuplée de ses <em>followers</em>. Le numérique quitte ainsi, sans la nier ou la déprécier, la sphère de la numérisation des objets pour entrer dans celle de la connectivisation des relations entre humains. Serait-ce aussi notre intelligence &#8211; étymologiquement, le préfixe inter- (« entre ») et le verbe lĕgĕre (« cueillir, choisir, lire ») &#8211; qui s&rsquo;externalise par une sorte <a href="http://www.fondationjeanpiaget.ch/fjp/site/ModuleFJP001/index_gen_page.php?IDPAGE=304">d&rsquo;assimilation et d&rsquo;accommodation piagétienne</a> au niveau global ? <strong>C&rsquo;est là, au delà de la médiatisation des ressources, dans la médiation numérique des interactions, que se niche &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo;.</strong> Vous l&rsquo;avez compris, entre aliénation et émancipation, le chemin est étroit. Une question d&rsquo;école et d&rsquo;éducation (<em>e-ducere</em>, conduire au dehors) sans doute qui dépasse allègrement les utilisations (fonctionnelles) voire même les usages de l&rsquo;outil en lui-même. Pourquoi dès lors ramener la question du numérique à celle des équipements &#8230; c&rsquo;est une condition nécessaire certes mais le risque d&rsquo;enlisement est grand. Apprendre, c&rsquo;est aussi mettre de l&rsquo;ordre dans le désordre, les curateurs du Web comprendront (voir en bas de ce billet quelques prolongations de ce paragraphe).</p>
<p>Ainsi le numérique bouleverse non seulement notre rapport aux savoirs (désormais transmis), nos rôles &#8230; mais aussi nos façons de réagir, d&rsquo;agir et d&rsquo;interagir. &laquo;&nbsp;L&rsquo;ubérisation&nbsp;&raquo; se propage au travers de l&rsquo;horizontalisation des pratiques. Il y a quelques années, nous recourions à &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; pour prendre nos vacances (Le guide Michelin versus TripAdvisor), pour nous soigner (Le médecin généraliste versus Doctissimo), pour apprendre (Le professeur versus les MOOCs ou la Khan Academy) &#8230; le collectif, la validation par le collectif remplacera-t-il &laquo;&nbsp;l&rsquo;expert&nbsp;&raquo; ? Les classes inversées ne proviennent pas d&rsquo;une nouvelle théorie pédagogique en vogue, elles sont l&rsquo;émanation de pratiques, d&rsquo;analyse de pratiques, de partage de pratiques &#8230; en dehors de tout décret. Je ne veux être considéré comme un des apôtres d&rsquo;une nouvelle société en construction. Je m&rsquo;interroge sur <strong>comment nous, les humains, allons profiter de ces espaces de liberté</strong>, de décision, de partage et d&rsquo;expérimentation que nous offrent les technologies. <a href="https://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive">Les technologies nous condamnent à devenir intelligents</a> (Michel Serres, 2007). <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=651">Quel sens redonner à la présence ?</a></p>
<p>Comme l&rsquo;explique Joël de Rosnay &laquo;&nbsp;<a href="http://www.carrefour-du-futur.com/conférences/entreprise-du-futur/">Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030</a>&laquo;&nbsp;, Alibaba est considéré comme le plus grand magasin du monde et il n&rsquo;a pas de stocks. Uber, la société de taxis ne possède pas de véhicules. Booking.com est une chaîne hôtelière qui ne possèdent pas d&rsquo;hôtels. Ils minimisent ainsi les coûts inhérents à ces entreprises (stocks, véhicules, bâtiments) les faisant supporter par d&rsquo;autres et en jouant le rôle d&rsquo;une sorte de courroie de transmission horizontale &#8211; sans intermédiaires &#8211; entre les utilisateurs, les consommateurs, les producteurs, nous !  <strong>Et l&rsquo;entreprise-université ou l&rsquo;entreprise-école du futur ?</strong> Considérant que les savoirs sont transmis (bien souvent en Open et en ligne, les OER ou <em>Open Educational Resources</em>), considérant qu&rsquo;une large part des interactions peut aussi être externalisée, combien de temps faudra-t-il pour <a href="https://didac2b.wordpress.com/2016/01/28/luberisation/">&laquo;&nbsp;ubériser&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;googleliser&nbsp;&raquo;  l&rsquo;éducation</a> ? A quand la <strong>MOUC</strong>, la <strong>M</strong>assive <strong>O</strong>pen <strong>U</strong>niversity in the <strong>C</strong>loud ? Si nous allons tous apprendre toute la vie durant, qui seront nos enseignants ? Des structures pourraient alors émerger pour offrir ou vendre le tutorat et l&rsquo;accompagnement. Et l&rsquo;évaluation &#8230; badges, portfolios vous avez dit ? Une façon de répondre à la demande de formations à la carte des futurs apprenants toute la vie durant, non ? Le salut ? Encore une fois, redonner du sens à la présence ! Telle est ma quête face aux opérations que préparent déjà les membres du <a href="http://lepeuple.be/lempire-gafam-big-data-etend-son-pouvoir-mondial/26517">GAFAM</a> (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">Outillage, instrumentation &#8230; médiation aussi ?</span></h2>
<p>En résumé : De tout temps, les Hommes ont inventé des outils pour faciliter leurs labeurs, se libérer des tâches répétitives &#8230; et des instruments pour mieux discerner les événements, la réalité. Le numérique y participe en créant ainsi de nouveaux espaces de liberté. Tout d&rsquo;abord, même si l&rsquo;adjectif &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo; accompagne de plus en plus souvent les nominatifs Société, École, Humanités … ses attributs ou ses valences (la valeur que nous lui attribuons) sont loin d&rsquo;être clairs. S&rsquo;agit-il de la numérisation des médias (le texte, l&rsquo;image, le son &#8230; le MOOC  se réduisant en une succession de symboles binaires pour se diffuser plus aisément), d&rsquo;outils informatiques augmentant notre emprise sur le réel, ses manifestations et sa symbolique ou encore d&rsquo;instruments technologiques (Rabardel &amp; Samurçay, 2001) contribuant à notre intelligence en démultipliant le champ des interconnections possibles ? Depuis la nuit des temps,  les outils, les technologies nous libèrent mais pour quoi faire ? (Michel Serres, 2012). S&rsquo;agit-il tant d&rsquo;outils, de techniques et de technologies que d&rsquo;attitudes, de comportements, de mentalités ?</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj.jpg"><img class="aligncenter wp-image-762 size-full" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/2001jhgkj-e1456242830700.jpg" alt="2001jhgkj" width="340" height="217" /></a></p>
<p>Image prélevée sur : <a href="http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/">http://myscreens.fr/2010/cinema/culte-du-dimanche-2001-lodyssee-de-lespace/</a>   du film &laquo;&nbsp;2001, Odyssée de l&rsquo;espace&nbsp;&raquo; de Stanley Kubrick. Ce futur hominidé découvre le &laquo;&nbsp;marteau&nbsp;&raquo; … quelques instants plus tard, il l&rsquo;utilisera pour éliminer un rival en lui fracassant la tête.</p>
<p>On le comprendra : les techniques tout à la fois contribuent à notre développement en tant qu&rsquo;espèce et nécessitent de nouvelles règles, des balisages pour ces espaces de liberté dont nous avons parlé, un nouvel &laquo;&nbsp;ordre social&nbsp;&raquo;. Comment, dans ce &laquo;&nbsp;changement de phase&nbsp;&raquo; au niveau sociétal, dans cette préoccupation toute systémique allons-nous parvenir à générer de &laquo;&nbsp;<a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">l&rsquo;ordre dans le désordre</a>&nbsp;&raquo; ?</p>
<h2></h2>
<h2><span style="color: #0000ff;">Tendances et constatations du connectivisme</span></h2>
<p>Il nous faut donc maintenant essayer de qualifier ce numérique en tentant, par une définition en extension, de discerner certains de ses attributs constitutifs les plus déterminants pour ensuite seulement pouvoir décrire et discuter l&rsquo;école de demain. C&rsquo;est ainsi que nous proposons au débat certains &laquo;&nbsp;shifts&nbsp;&raquo; ou transformations déjà en cours dans notre société connectée (<a href="http://www.itdl.org/journal/jan_05/article01.htm">Siemens, 2005</a>) ; <strong><span style="color: #800080;">nous les relierons avec les tendances et constatations proposées par Siemens :</span></strong></p>
<p><span style="color: #808080;">- Des savoirs diffusés dans des &laquo;&nbsp;cercles fermés&nbsp;&raquo; (par les livres, dans les classes ou amphis &#8230;) <strong>à</strong> des savoirs ouverts et diffusés à l&rsquo;échelle planétaire, connectés entre eux et en perpétuelle re-construction collective &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">De nombreux apprenants vont rencontrer des domaines de <strong>connaissances et de compétences variés et parfois sans liaison (entre elles et avec leurs études) au cours de leur carrière</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des modes de communication, d&rsquo;échanges ou de transactions verticaux (top-down ou parfois bottom up)<strong> à</strong> des communications, des échanges ou des transactions davantage horizontales en mode réseau ouvert (parfois dénommé du terme ubérisation marquant ainsi des modes interconnectés et décentralisés qui échappent aux structures pyramidales actuelles et en profitent)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage informel</strong> devient de plus en plus une partie de l’expérience d’apprentissage</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; fonctionnelle (comment utiliser tels ou tels logiciels de type &laquo;&nbsp;usine à gaz&nbsp;&raquo; &#8230;) <strong>à</strong> une &laquo;&nbsp;informatique&nbsp;&raquo; relationnelle orientée usages spécifiques eux-mêmes orientés utilisateurs (simplicité, versatilité, utilisabilité, accès direct &#8230;)</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>Les technologies sont en train de changer fondamentalement nos façons de penser</strong>. Elles modifient notre «cablage cérébral». <strong>Pas mal de processus</strong> <strong>sont actuellement de plus en plus et de mieux en mieux assumés par les TIC</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;espaces et de temps (de formation, d&rsquo;activités socio-professionnelles &#8230;) fortement localisés <strong>à</strong> une abolition des limites propres aux espaces-temps physiques par le biais des technologies ubiquitaires ou synchrones &#8230;</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;"><strong>L’apprentissage devient un processus commun aux apprenants, aux acteurs de la société et aux institutions (l&rsquo;entreprise apprenante)</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- Des temps de l&rsquo;apprendre initiaux ou continus fortement inscrits au début de la vie des individus <strong>à</strong> un apprentissage toute la vie durant</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">L’apprentissage est un <strong>processus continu qui se déroule tout au long de la vie</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color: #808080;">- D&rsquo;un cloisonnement disciplinaire <strong>à</strong> une nécessité de pluri ou d&rsquo;interdisciplinarité entrainée par la complexité des problèmes rencontrés et des compétences nécessaires pour les résoudre &#8230; aussi d&rsquo;un décloissonement entre théorie et pratique, ces dernières s&rsquo;enrichissant l&rsquo;une l&rsquo;autre en perspective systémique</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #800080;">Le Savoir et le savoir-faire (les connaissances déclaratives et procédurales) sont en train d’être supplantés par le « <strong>savoir où et quand</strong> », les connaissances conditionnelles (que se passera-t-il si … ?)</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>La figure ci-dessous essaie d&rsquo;illustrer ces changements que vont encourir les &laquo;&nbsp;citadelles des savoirs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-767" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Numérique.0011.jpeg" alt="Numérique.001" width="699" height="524" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;L&rsquo;école&nbsp;&raquo; en 2026</span></h2>
<p>C&rsquo;est à partir de ces constats et tendances sociétales encore embryonnaires mais déjà bien ancrés dans nos habitudes, que nous dresserons <strong>les grandes orientations de l&rsquo;école de demain</strong>, de la formation 2.0 des étudiants et des enseignants, des rapports aux savoirs et aux rôles et de l&rsquo;apprentissage numérique pour une véritable intelligence collective. Voici quelques unes de ces orientations proposées lors <a href="http://fr.slideshare.net/lebrun/2024-enseigner-luniversit-dans-10-ans">d&rsquo;une conférence </a>en 2014 à la HES-SO (Haute école spécialisée de Suisse occidentale) pour ses dix ans (j&rsquo;ai un peu adapté pour 2026 !) :</p>
<p><a href="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg"><img class="aligncenter wp-image-765" src="http://lebrunremy.be/WordPress/wp-content/uploads/2016/02/Perspectives-2026.001.jpeg" alt="Perspectives 2026.001" width="732" height="549" /></a></p>
<p><strong>Alors, le numérique, dans la société ou l&rsquo;école, le côté clair ou le côté obscur, un remède ou un poison</strong>, Prométhée ou bouc émissaire, dieu Thot inventeur jubilatoire de l&rsquo;écriture ou pamphlétaire luciférien, je ne sais pas. L&rsquo;un ou l&rsquo;autre ? Sans doute les deux à la fois. A chaque fois, l&rsquo;image de l&rsquo;expérience optique des fentes du physicien Young me revient. Dans une compréhension déterministe, la particule de lumière passera-t-elle par la fente A ou la fente B ? En tant que onde, la lumière passe par les deux fentes à la fois apportant alors la variété et la richesse de la figure de diffraction pleine d&rsquo;interférences constructives ou &#8230; destructives. Il faut le savoir, mais que ceci ne nous empêche pas d&rsquo;avancer, d&rsquo;expérimenter, de partager ! Une réponse à la polarisation du <strong>pharmakon</strong>, entre le remède et le poison, faut-il choisir ?</p>
<p>Comme à la Renaissance du XVème siècle, au cours de laquelle l&rsquo;Homme s&rsquo;est débarrassé du cortège de divinités de toutes sortes qui influençaient ses bonheurs et ses malheurs et déterminaient les phénomènes naturels pour les comprendre par la science naissante (héritée de l&rsquo;antiquité), nous assistons probablement à l&rsquo;instauration d&rsquo;une nouvelle Humanité, d&rsquo;une autre Renaissance, ou mieux à un parachèvement de l&rsquo;idéal démocratique. L&rsquo;enjeu est d&rsquo;importance et dans le sens que nous avons décrit l&rsquo;école sera &laquo;&nbsp;numérique&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;idéal démocratique et la science des anciens grecs, transportés par les arabes et les juifs, ont resurgi lors de la première Renaissance avec une contribution forte d&rsquo;une invention technologique, le livre. A l&rsquo;heure actuelle, le numérique rend possible d&rsquo;autres pédagogies pour les humains connectés même si les ingrédients de ces pédagogies étaient déjà déclarés ou annoncés il y a longtemps déjà. Ainsi, la renaissance numérique a ce potentiel de ravigoter ces idéaux démocratiques (au sens premier, au sens fort) dans une connaissance de mieux en mieux ou de plus en plus partagée. Ne remettons donc pas &laquo;&nbsp;le numérique&nbsp;&raquo; sur le socle des divinités anciennes en mettant en avant leurs caractéristiques &laquo;&nbsp;magiques&nbsp;&raquo;. L&rsquo;humanité numérique, c&rsquo;est nous !</p>
<p><strong>Et vous, les numériques &#8230;  surtout, commentez, déconstruisez, reconstruisez &#8230;</strong></p>
<p>Voir aussi :</p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?page_id=668">Autant savoir … des savoirs formalisés à l’intelligence collective</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=604">Ordre et désordre dans l’enseignement et l’apprentissage avec le numérique</a></p>
<p>&#8211; <a href="http://lebrunremy.be/WordPress/?p=602">Des Espaces-Temps pour la Formation et l’Apprentissage : Réflexions à la lumière des outils numériques</a></p>
<p>Pour aller plus loin, plus profond &#8230; ailleurs : Milad Doueihi, <a href="https://vimeo.com/39842130">Pour un humanisme numérique</a> (Editions du Seuil, 2011) :</p>
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